Et si on faisait des micro-réformes turbo-libérales ?

Surprise, bouffée de chaleur, tête qui tourne, cœur qui palpite dans une cage thoracique trop longtemps comprimée par la tristesse et l’effroi… Paf, selon un récent sondage, une majorité de Français approuverait les réformes « libérales » du gouvernement Valls. Rien que le titre donne des petits frissons aux extrémités des membres.

Par Baptiste Créteur et h16

Frissons modérés, cependant : il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.

le honzec - la domination libéraleD’abord, la bonne nouvelle, c’est que, même avec le carpet-bombing anti-libéral permanent d’une presse, d’une opposition et d’une majorité qui ont tout fait pour agglutiner le mot « libéral » avec « mal ultime », « désolation », « enfer aride » et « chatons torturés », des réformes de bon sens qui seraient présentées comme « libérales » peuvent avoir l’assentiment des Français. On peut le dire : c’est, au choix, parfaitement fortuit parce que le sondeur qui interrogeait l’échantillon parlait avec une patate chaude dans la bouche et les sondés auront mal compris, ou, si l’hypothèse d’un défaut de prononciation n’est pas retenue, une véritable performance contre-intuitive.

La mauvaise nouvelle, cependant, c’est qu’il faut vraiment fort peu de choses pour être aujourd’hui qualifié de libéral en France. La moindre déviance déviation du dogme collectiviste est, de ce point de vue, immédiatement taxée de libérale et le rappel que le travail et l’entreprise sont, mine de rien, la première source de richesse déclenche l’utilisation pavlovienne des adjectifs « ultra », « néo » voire « turbo », avec un peu de bave à la commissure des lèvres. Et le pire dans cette mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a qu’une majorité de Français pour approuver. Autrement dit, même au pied du mur, il se trouve encore des gens pour s’y opposer.

Et dans le détail, sur quoi tombe-t-on ?

Concrètement, quatre réformes passent pour libérales. Rien que la faiblesse du chiffre laisse songeur, mais baste, ne nous focalisons pas et retenons que l’ouverture à la concurrence des professions réglementées, la réforme territoriale, celle du marché du travail et celle du logement semblent tenir la corde.

Et si l’on épluche un peu les petites statistiques du sondage, cette idée même d’un vent de libéralisme s’évapore assez vite.

Ainsi, l’ouverture à la concurrence des professions réglementées (qui ne touche pas, par exemple, les taxis toujours aussi protégés par le gouvernement) remporte moins l’adhésion des sympathisants de droite, prompts à dénoncer les droits acquis des fonctionnaires mais refusant qu’on touche aux privilèges des petits notables. Évidemment, on voit mal comment on pourrait s’opposer aujourd’hui à une réforme qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps — ou ne jamais être justifiée — et qui, pour être consensuelle, a été préparée sur le plan médiatique. Mais voilà : il reste quand même 29% de Français pour justifier les privilèges de ces professions, et 37% des sympathisants de droite.

Histoire de ne pas encombrer le billet, évacuons rapidement la réforme territoriale qui serait une bonne blague si elle ne nous était pas, encore une fois, facturée. Las. Elle n’instaure pas le principe de subsidiarité, ne réduit nullement le mille-feuille administratif et alors qu’il aurait fallu supprimer plusieurs couches de ce gâteau inefficient, indigeste et gluant qui crée des doublons au lieu des synergies, on ne supprimera que quelques régions. En plus, les regroupements effectués sont surtout l’illustration de l’influence de quelques barons locaux, démontrant s’il le fallait encore que l’État sert ses intérêts et ceux de ses dirigeants, et pas celui des citoyens.

Enfin, la réforme du code du travail se contente de micro-ajustements dans une tornade de bons sentiments et de pieux espoirs, qui ne modifient ni la physionomie du marché, ni les principales motivations des entreprises pour embaucher (ou plutôt, s’abstenir de le faire). Bref, c’est encore quelques changements à la marge, tout comme la réforme du logement, qui, très concrètement, consiste à annuler (avec un brio largement ouvert à débat) une loi catastrophique dont la mise en application n’a même pas eu complètement lieu. Pour ce qui est d’une remise à plat, d’une réforme ou d’un changement cap, on repassera.

Non, vraiment, les réformes ont beau, de près ou de loin, aller dans le sens d’un léger relâchement de l’étau, elles ne sont pas réellement libérales. La goutte de libéralisme, diluée dans une piscine d’agitation médiatique et plusieurs hectolitres de socialisme rose fuchsia, ne se décèle qu’avec des instruments extrêmement précis, mais dont l’étalonnage a été réalisé il y a 50 ans et plus jamais revu depuis.

Aucune de ces réformes ne s’attaque aux vrais enjeux. Dans leur frénésie surjouée, elles déplacent un peu le curseur mais partent toujours du principe que celui-ci doit être fixé par l’État. En fait, elles sont aussi libérales que le serait une pause fiscale qui stabiliserait les prélèvements à leur niveau actuel de tabassage confiscatoire : comme l’intensité des coups n’augmente pas, et qu’on pourrait, si on voulait, eh bien c’est qu’on est libéral. Mais oui.

Tristement, on voit déjà ce qui se profile : une fois passée cette « tornade libérale » dans un verre d’eau, une fois faites les micro-économies sur un budget ne donnant pas vraiment d’autre choix, le gouvernement, courageux comme pas deux, fera porter le chapeau des conséquences de quarante ans de collectivisme et de dirigisme au (méchant) libéralisme et à la (vilaine, très vilaine) austérité qu’il aura ainsi introduits à doses homéopathiques dans les derniers mois.

le changement c'est sans dent

Moyennant l’appui des médias, impartiaux, analytiques, judicieux et bien lunés, et des années à répéter les mêmes bobards, les Français tomberont dans le panneau.

Oui, certes, bien sûr, ils constatent aujourd’hui l’échec de toute les autres « recettes » et semblent vouloir une France plus libre, plus libérale. Ils sont désespérés et comprennent qu’il faut maintenant revenir à la réalité ; 82% n’ont pas confiance dans l’avenir de l’économie française. Leurs espoirs de « changement » de mai 2012 sont morts (déjà). Sauf ceux des 32% d’indécrottables qui pensent encore que l’État doit réglementer et contrôler plus encore qu’aujourd’hui où ramener son verre au comptoir du bar, c’est du travail dissimulé.

Comprendront-ils que le libéralisme, c’est bien plus que quatre réformettes ? S’ils sont effectivement un peu plus favorables au libéralisme, aux entreprises plutôt qu’à l’État, les Français doivent aller plus loin.

Rome ne s’est, certes, pas faite en un jour. Ni défaite, d’ailleurs. L’URSS a tenu soixante-dix ans avec son idéologie débile, et depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France tient depuis aussi longtemps son collectivisme et son dirigisme à marche forcée. Comme en URSS à l’époque, nos dirigeants tentent d’introduire un peu de liberté et de marché dans un système qui, sans eux, ne tiendrait plus bien longtemps. Et, comme en d’autres temps et d’autres lieux, cela ne suffira pas : on ne détruit pas les effets d’un poison en ajoutant à la mixture un peu de nourriture saine.

communism party is over

Il ne reste plus qu’à espérer que les Français comprendront qu’un pays où la dépense publique représente 57% du PIB et qui vit à crédit depuis quarante ans n’a pas besoin de réformes libérales mais d’une véritable révolution. Un retour aux principes fondateurs de la liberté et de la responsabilité individuelles, la fin des privilèges, la décentralisation des décisions non à divers échelons de vassaux mais jusqu’aux individus, et pas simplement une réduction de la dîme et de la gabelle permettant de maintenir un peu plus longtemps le socialisme féodal français.

Les Français semblent le vouloir ; à eux d’aller au bout.

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Commentaires328

    1. Calvin

      C’est une façon aussi de pousser ceux qui restent à une remise en question.
      Bon, j’y crois moyen, moyen, mais bon, pour ceux qui, lucides malgré tout, restent, il ne leur reste que ça…

      1. petit-chat

        Il y a aussi tous les psychotropes et les drogues hallucinogènes qui, bientôt, entreront dans le PIB.
        Normal, sans ces produits de base une partie de la population serait décimée.

        1. Calvin

          Bof, si ils font cela, cela permettra quoi ?
          PIB « en hausse », donc on peut cramer un peu plus de pognon pour ne pas dépasser les 3%, alors qu’on est à bien plus de 4% ?

          Autant faire entrer le black dans le PIB de l’Espagne ou de l’Italie fait sens, autant dans un Etat aussi centralisateur, moralisant et sûr de son fait, que celui de la France, c’est contreproductif : nos énarques savent que ce sera le point de départ du basculement d’un grand nombre vers le black, ce qu’ils repoussent du tout au tout.
          Un Thévenoud a d’ailleurs été sacrifié, pour des raisons politiques, certes, mais aussi pour montrer que non, le black, c’est le Maaaal.

          1. Olivier Vitri

            Thévenoud, petit gazier-lampiste, sacrifié sur l’autel de la légitimité socialiste, détournant bien l’attention des 4.4% de déficit à la cave et des 30k€ de dette individuelle de chaque habitant ? Le Collectivisme à coups de pelle, c’est pour tous mais chacun se démerde avec sa note hein !?

    2. carpe diem

      moi non plus, les français sont comme des gosses mal élevés à qui on n’a pas appris la frustration et qui manifestent au moindre désir de changement. Le changement c’est sans dents, mais seulement pour les autres,personne n’acceptera qu’on lui prenne son os, à moins que, le dos au mur, il n’y ait plus de fric du tout.

  1. petit-chat

    Un billet optimiste : les fRançais voudraient une touche de libéralisme ? C’est sûrement un sondage truqué : les seules réactions autour de moi c’est « Font chi.. ces salauds du gouvernement qui s’en mettent plein les poches, t’as vu les impôts ? ».
    Deux secondes après, ils disent que les autres (UMP…) feraient pire.
    On est foutu.

      1. Aristarque

        Quand il explosera, le socialisme à la hollandaise, tous ses prêtres se lamenteront copieusement sur le fait que ce pouvait pas être le vrai, l’ unique, l’ incomparable puisque justement, il s’est déglingué en vol, ce qui ne saurait arriver à un si beau concept. Et le pire est qu’ ils trouveront des cordes de Grançais pour le croire. J.F. Revel le constatait déjà dans La Grande Parade, ce tour de force soce de travestir les faits pour continuer à régner sur les esprits crédules et ne demandant qu’ à le rester…

        1. Théo31

          Comme les youpins, la trilatérale et les Amerloques sont déjà pris par les fachos de drouate, les fachos degôche s’en prendront à l’UE, à l’Allemagne et à bien d’autres ennemis imaginaires.

  2. Le Gnôme

    Quand je lis dans les journaux de nombreux appels à l’aide de l’Etat ou des diverses et trop nombreuses collectivirés territoriales appelant à élargir telle ou telle aide ou à obtenir des subventions, l’envie de libéralisme des Français me paraît un tantinet gonflée outre mesure.

    Il faudrait qu’ils comprennent que l’argent qu’ils croient gratuit sort de leurs poches, et qu’ils en auraient bien plus sans tout ce fatras administratif, que que le gratuit a un coût.

    1. petit-chat

      Un exemple vécu : pour économiser la location d’un compteur EDF et l’entretien fort coûteux des multiples lampadaires et bornes d’une copro horizontale, il a été décidé que chacun pourrait mettre un projecteur sur sa façade, branché sur le compteur individuel EDF de l’occupant, et qu’il pourra ou non l’allumer, en fonction de ses propres besoins.
      Tous les locataires ont refusé, comme si les charges qui leur sont facturées étaient de l’argent gratuit.
      C’est une mentalité : quand « on » ne voit pas la dépense, elle n’existe pas.

      1. Gerldam

        Commer disait Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on en voit pas. Les français sont devenus aveugles à force de lavage de cerveau socialiste.

      2. bulltrap

        Je constate en effet ce même raisonnement quotidennement au sujet des complementaires santé (ou assurances de toutes sortes), la majorité ne focalise que sur le remboursement (« il faut que ma mutuelle/assurance me rembourse l’intégralité de mes frais sinon ce n’est pas une bonne mutuelle/assurance »)et ne tient absolument pas compte du versement de la prime mensuelle.

        1. gameover

          Beaucoup de gens ont des mutuelles d’entreprise et le choix tarifs / prestation est imposé comme pour la sécu en fait.
          Quand les gens sont face à un tarif A, B, C il me semble qu’ils font un peu plus de calculs.

          Et pour re-rentrer dans le débat, peu de gens se rendent compte du coût réel d’un acte de santé, d’un acte d’huissier ou d’un notaire car tout cela est abrité derrière une technicité avec un langage abscons à dessein, ni de quoi est composé son coût : personnel de production et d’accueil, infrastructure, location, équipements, entretien, taxes et surtout remboursement du fonds.

          Si le pharmacien a acheté son fonds 2ME il faut bien que le client le paie… et cela ad vitam eternam tous les 10 ans puisque la balle est transmise au suivant. Le problème n’est pas le fonds de commerce en lui-même mais que son prix est corrélé à une distorsion du marché… survaleur qui disparaîtra avec la fin du monopole. Un fonds de boulangerie n’est lui pas survalorisé par la réglementation.

    2. Calvin

      « Il faudrait qu’ils comprennent que l’argent qu’ils croient gratuit sort de leurs poches »

      Un libéral aux commandes se ferait un plaisir de revoir la communication au moment de la déclaration d’impôts !
      Si ces informations étaient, ne serait-ce que présentées, factuellement : pourquoi on donne (enfin, on nous prend), vers quoi cela va, combien est pris au passage, que faut-il rembourser avant et pourquoi, …

      C’est pourquoi le discours creux, les sophismes, la mauvaise foi ont remplacé la juste évocation des faits.

    3. Aristarque

      C’est vraiment étonnant cette illusion parce que dans les petits univers que sont les copropriétés, TOUS les copropriétaires captent et intègrent parfaitement le fait que le pognon de l’ entité copropriété est le leur et qu’ il convient de l’ utiliser au meilleur escient. On pourrait croire que cet apprentissage d’ un Etat en réduction a de grands bienfaits sur leur état de citoyens contribuables et leurs attentes… On pourrait, effectivement mais grande sera la déception. 🙁

      1. gameover

        Je suppose que les décisions sont suivant que la copro est habitée en majorité par les propriétaires eux-mêmes ou des locataires, nan ?

          1. gameover

            petit-chat évidemment… mais lis !

            Souvent les décisions de copro sont différentes si la copro est habitée par les propriétaires eux-mêmes (cas P) ou par des locataires (cas L) :

            Exemple didactique : changement des revêtements de sol légèrement usés des parties communes :
            Cas P : oui
            Cas L : non

        1. Aristarque

          Voui, c’est la tendance globale mais il y a des exceptions. En fait, cela dépend surtout du Conseil Syndical et de la tendance dominante qui y règne.

      2. Jeff84

        Question de taille, je pense. Pour des copro à plus de 500 déjà, la responsabilité est déjà pas mal diluée…

      3. lateo

        J’aimerais avoir les mêmes copropriétaires que toi…
        Ou alors tout dépend de ce qu’on entend par meilleur escient.
        Ou alors tout dépend de la moyenne d’âge des propriétaires ; les générations actuelles me donnant le sentiment de vivre plus que jamais à crédit, plus idéologisées ou bien-pensants que jamais, d’être plus économiquement irresponsables que jamais.

        De ma petite expérience, une petite minorité est opposée à tout, y compris l’indispensable et l’obligation légale (principalement des investisseurs locatifs, caricatures grotesques du rapace économique, ou du couillon ayant dramatiquement sous-estimé les coûts liés à son acquisition immo), et à l’autre bout du spectre on a des paranoïaques sécuritaires (majoritaires) qui claquent à tout va pour transformer la copro en coffre fort. J’attends d’ailleurs le lecteur d’empreintes génitales (dédicace à Hortefeux) pour ouvrir la boite aux lettres, ce qui ne saurait tarder.

        Bien peu se situent entre deux, et encore moins dans la voie du bon sens et de la gestion saine…

        (oui, j’ai essayé de subvertir le conseil syndical de l’intérieur, j’ai difficilement tenu 1 an sans vomir ni massacrer qui que ce soit)

        1. Aristarque

          C’est pire! Je fus syndic professionnel et j’ai donc un lourd passé d’ assassin des économies des pov’ copropriétaires! Blague à part, la scission entre les copropriétaires se fait entre ceux dont le bien est payé et ceux qui sont encore en cours d’ acquisition, compte tenu des prix et de l’ impact dans le budget annuel des gens.

          1. petit-chat

            Les miens sont vachement bien : ils réclament des équipements inutiles et coûteux pour faire comme dans les « vraies » copro, mais ils ne veulent rien payer de plus ! ‘Faut dire, à leur décharge, que 50 € par mois de charge (eau froide comprise), ça fait mal, surtout pour un pavillon…

            1. Aristarque

              Elle n’ est pas chère, la flotte dans ton secteur. Ici, en Essonne, nous en sommes à 4€/m3, soit en ce qui concerne ma famille actuelle (4pers), un budget de 1.000 €/ an…

              1. gameover

                Effectivement, je pensais qu’il parlait de l’eau des parties communes mais il semblerait que non et alors 50E c’est peanuts…
                250m3 Harry pour 4… le doblo doit être propre !

  3. brondillant

    ouais……………….78 % de 200 pékins sont pour des réformes libérables…

    « Les Français semblent le vouloir ; à eux d’aller au bout. » Cela me semble pour le moins très optimiste.

    1. Théo31

      Ils sont pour les réformes à condition qu’elles ne concernent que leurs voisins. Comme les bonnets bouges.

      1. RBF

        Sur ce coup, je suis au moins autant optimiste que vous: les Français veulent plus de libéralisme, et au fond, sont parfaitement capables d’abandonner les structures collectivistes sans aucun souci.

        J’en veux pour preuve, et en connaissance de cause, les assurances maladie privées dont bénéficient (bientôt « bénéficiaient ») les travailleurs frontaliers franco-suisses. Ils sont 90% à avoir choisi une assurance privée, donc 90% à ne pas avoir voulu de l’assurance maladie « que le monde entier nous envie ».

        Il suffirait pour cela de bien expliquer aux Français qu’il est possible de faire mieux pour moins cher, et pourquoi pas, de leurs montrer l’exemple des assurances-maladie privées des frontaliers, de leurs prestations et de leurs coûts.

        Personnellement, j’arrive à en convaincre beaucoup autour de moi. Pour certains c’est une révélation, qu’ils sont bien obligés d’accepter car les chiffres sont indiscutables. Il suffit de comparer ce que donne un smicard en cotisations, et ce que je paie personnellement pour des prestations bien meilleures.

        Et là, survient assez facilement une envie de libéralisme…

        1. sam00

          C’est aussi un constat que je fais régulièrement …

          Quand on met les personnes en face des vrais chiffres sur leur bulletin de salaire, il tombe de haut … le problème c’est que c’est un travail de fou pour arriver à en réveiller un ou deux; alors en réveiller 60 millions, je ne m’en sent pas la force

          J’ai tendance à penser qu’une bonne solution pourrait être de verser le salaire complet, toutes charges comprises même celle dites patronales, et qu’ensuite les personnes payent elle même les différentes caisses et taxes …
          Le simple fait de voir l’argent sortir de leur poche et de ne plus avoir l’illusion que c’est le patron qui paye, ça en réveillerait un bon nombre

          1. Aristarque

            Cela en désolerait aussi un bon nombre que ce ne soit plus le cochon de patron qui soit le cochon de payeur. C’est tellement un totem de la lutte des classes que pareille illusion a encore de l’ avenir… Hélas!

            1. vodkaman

              C’est aussi sans doute pour cette raison que les propagandistes affidés de l’État matraquent que c’est trop compliqué et que cela reviendrait à la perte d’une année de recette. (dans le contexte actuel, c’est pas faux…)

              Mais il y a sans doute la crainte de réveiller la bête (et Dieux sait si le français peut perdre la raison dans un accès de colère « révolutionnaire »)…

              Oui, j’ai pris du dérivé de l’ergot de seigle, et j’ai rêvé d’un Farce vendue au turbo libéralisme.

              1. sam00

                Où est la perte d’une année de recette?

                Je n’ai pas parlé du prélèvement à la source (fusion IS CSG et tout quantité) qui est une vaste fumisterie pour collecter plus sans douleur…

                Non non je parle juste de l’idée que le mois prochain on nous verse le tout, et ensuite on se demerde à payer les caisses … Bon ça va être un peu le bordel au début mais surtout parce que les gens vont se rendre compte des montants

  4. Calvin

    Il y a avait un sondage l’année dernière qui disait que la majorité des Français préfèrerait une retraite par capitalisation.
    Bon, c’est resté lettre morte, les syndicats n’ont même pas été interrogés, comme si la nouvelle avait peu d’importance.
    Mais quelque part, je me dis que si demain, un type propose 10 fois plus (rêvons !) que ce que n’a pas fait Juppé, le Valeureux Courageux Capitaine Flamboyant Plein de Volonté, il n’y aurait pas de soutien aux grévistes comme en ’95.

    ‘Fin, j’vous dis ça, je ne sais même pas si j’étais né, en ’95 !!

  5. Higgins

    Il ne faut pas, hélas, s’illusionner. N’oublions pas, et nos étatistes sauront le faire, que l’URSS a explosé (ce qui lui serait arrivée inéluctablement) quand Gorbatchev a commencé à desserrer l’étau.
    Toute chose égale par ailleurs, nous sommes dans une situation équivalente. Le piège dans lequel nos peintres redoutent de tomber trop rapidement (car la fin est inéluctable comme pour l’URSS), c’est celui qui a entrainé la disparition du pays de travailleurs. Compte tenu de la situation, cette transition, pour douloureuse qu’elle soit, sera plus ou moins rapide eu égard aux décisions prises par nos clowns. Les mesures libérales s’imposeront peut être dans la douleur mais elles finiront par s’imposer (je ne dis surtout pas que ça ira vite) .

    1. Quiet Desperation

      « Nos Peintres » ?

      If we’d thought a bit about the end of it
      When we started painting the town
      We’d have been aware that our love affair
      Was too hot not to cool down….

      Aaaah… Sinatra + Cole Porter…

  6. LeRus

    Votre optimiste est beau à voir. Mais les hommes ne changent que lorsqu’ils sont contraints et forcés. La douce ouate protectrice de l’Etat-môman les isole de toute réalité. Ceux qui comprennent la réalité fuient.

    « Unfortunately, no one can be told what the Matrix is. You have to see it for yourself. »

  7. yoananda

    Autre son de cloche sur la réforme des professions réglementées :
    http://www.contrepoints.org/2014/09/09/180126-reforme-des-notaires-la-verite-qui-derange
    ici c’est un notaire qui explique pourquoi la réforme de sa profession ne profitera pas à grand monde en fait. Il semblerait que dans certains cas le socialisme « modéré » permette à tout un chacun d’accéder a un service à un coût modéré.
    Sinon en mode libéral (sans état derrière) on aurait un service non assuré partout, et au final plus cher, avec des effets de seuil qui exclurait toute une partie de la population (si j’ai bien compris le texte)

    1. Oui et non. C’est, pour le moins, difficile à dire. En gros, des pays où le notariat est non monopolisé et libre, ça existe (en gros, les pays anglo-saxons) et ce n’est pas des zones de non-droit non plus. Les tarifs notariaux sont bien plus faibles. Dans les pays latins, la tradition étant différentes, les métiers sont un peu différents, ce qui justifierait sans doute des tarifs plus élevés, mais pas forcément au dessus de ceux qu’on constate actuellement (en réalité, certains domaines seraient moins chers, d’autres, plus complexes, serait aussi ou plus coûteux).

      L’idée générale d’avoir des monopoles assurés par l’état reste une mauvaise idée.

      1. Flash

        Dans le domaine de la Justice, c’est peut-être un des seuls endroits où les monopoles peuvent éventuellement faire sens, comme d’ailleurs l’intervention de l’Etat.

        Attention, je ne dis pas que rien ne doit changer. Mais j’avoue avoir plus de mal à adhérer à des réformes pour les huissiers. C’est sans doute une des seules professions pour laquelle j’accepterai des limites quant à leur liberté d’installation.

        Pour les avocats, on devrait faire sauter deux règles : la représentation obligatoire devant le TGI, la postulation.

        1. Kazar

          Pour les Avocats, deux fausses bonnes idées.
          Faire sauter la représentation obligatoire devant le TGI, c’est laisser croire au lambda qu’il n’a pas besoin d’Avocat et qu’il peut se débrouiller tout seul. Si cela reste vrai dans de très rares cas, il ne faut pas se leurrer, en face d’un professionnel il se ramassera la plupart du temps vu la complexité du droit.
          Un seul exemple : combien de fois ai-je été confronté devant les tribunaux d’instance à des renvois parce que les justiciables refusaient de me communiquer leurs pièces (« c’est pas pour vous, c’est pour le juge »), témoignant de leur parfaite ignorance du principe du contradictoire et des règles de la procédure civile en général. Perte de temps et d’argent. Sans compter les problèmes d’incompétence vu le nombre de juridictions…
          Sur la postulation, d’accord sur le principe, mais en pratique, si vous avez un dossier à Toulouse et que vous êtes à Paris, vous n’allez pas aller à chaque audience pour dire « voilà mes conclusions », « voilà mes pièces », car aucun Avocat ne peut facturer des tels déplacements à ses clients et c’est économiquement ridicule. Donc en pratique, supprimer la postulation, ok, mais nous continuerons à prendre des correspondants.

          1. « il se ramassera la plupart du temps vu la complexité du droit. »
            Et donc, pourquoi vouloir le protéger contre lui-même ? Les individus prennent leurs responsabilités et c’est tout. Et ça se saura.

            1. Kazar

              Je crains que vous ne preniez les gens pour plus intelligents qu’ils ne le sont…et une fois que leur dossier est perdu, c’est plié. En gros, tant pis pour eux. Bof, pourquoi pas, après tout.

              1. Théo31

                Vous vous cachez derrière la complexité du droit pour justifier de votre utilité et d’une certaine condescendance à l’égard des justiciables. Ce n’est pas parce qu’on ne connaît rien au droit qu’on est une truffe.

                1. Kazar

                  @Théo31 : je n’aime pas trop que les gens qui ne me connaissent pas me prêtent des propos et des pensées qui ne sont pas les miennes.
                  « cacher derrière la complexité du droit » : de toute évidence, vous ne savez pas de quoi vous parlez, car le droit est tout sauf simple, et je suis le premier à la déplorer.
                  « Ce n’est pas parce qu’on ne connaît rien au droit qu’on est une truffe » : je ne traite personne de truffe et ne suis nullement condescendant, maintenant si vous pensez que n’importe qui peut faire du droit ( ce qui suppose déjà un niveau de maîtrise du français correct, alors qu’il y a en France 2.500.000 illettrés), libre à vous. Ceci dit, la procédure, ça ne s’invente pas, il faut la connaître.
                  Pour info, rien que le Code de procédure civile, c’est 3000 pages !!! Bonne lecture…

                  1. Théo31

                    Le code du travail en Suisse, c’est 20 pages. Conclusion : les Français sont des gros cons qui ont besoin d’un avocat pour se défendre. :mrgreen:

                    1. Calvin

                      Sauf Theo qu’en France, aux prud’hommes, tu gagnes à coup sûr contre une entreprise, même sans avocat !!

                    2. Jeff84

                      Kazar, désolé de vous le dire car d’habitude je suis d’accord avec vous, mais en l’occurrence vous tenez un raisonnement de socialiste : présumer que « l’autre » n’est pas capable de faire quelque chose, réglementer, et donc pénaliser ceux qui sont capables.

                    3. Théo31

                      @Calvin
                      Au TASS contre l’URSSAF, même avec un avocat, vous perdez à tous les coups.

                      ’il y a en France 2.500.000 illettrés

                      On se demande comment la justice fut rendue pendant des siècles avec 95 % de la population analphabètes.

                      Si la procédure est si longue et complexe, pourquoi les avocats ne font-ils rien pour exiger sa simplification ? Au fond, ça vous arrange bien, ça vous fait une clientèle captive.

                    4. gameover

                      Calvin, non tu ne gagnes pas à tous les coups aux prudhommes. Voir mon com de ce jour : 40% de jugements favorables au salarié.

                    5. gameover

                      N’empêche Kazar, Sabrauclair etc… que si on vous écoutait on devrait faire réparer nos bagnoles par l’état qui aurait des fonctionnaires BAC+7.

                      Surtout que c’est vraiment une question de vie ou de mort dans ce cas là !

          2. Flash

            Je suis d’accord avec h16 : ils font un choix, pourquoi les en protéger? Parce qu’ils n’étaient pas éclairés? Mais toute personne raisonnable devrait pouvoir mesurer l’état de ses connaissances, notamment en matière procédurale.

            En droit du travail, point de postulation, point de représentation obligatoire, et on ne saurait prétendre qu’il s’agit d’un droit simple et accessible. Et pourtant, ça marche pas trop mal sur ces points-là.

            1. Kazar

              Votre exemple n’est pas pertinent, désolé : en droit du travail en France, le salarié est protégé d’une façon extraordinaire, et le s juges ne sont pas des professionnels du droit mais des élus qui font ce qu’ils veulent pour arriver au résultat qui leur paraît juste. Conséquence : vous pouvez être une brêle et gagner votre dossier parce l’employeur est un vilain exploiteur capitaliste. 80 % des jugements sont favorables aux salariés.

              1. Flash

                C’est pas faux.
                Cela dit, je constate qu’une écrasante majorité des salariés ont bel et bien recours à un avocat tout simplement parce qu’ils ne sont pas cons : ils savent qu’ils y pigent que dalle.

                Et les avocats en droit du travail voyagent en France pour plaider à Rouen, Caen, Nantes, Montpellier, Nice…La France n’est pas la Russie, il y a tout à fait la possibilité d’être mobile, ou de limiter son activité à une région.

                Suffit d’adapter un petit peu la procédure et les comportements, rien d’insurmontable à mon sens.

              2. petit-chat

                Sur ce point, c’est vrai : l’entreprise est systématiquement considérée comme prédatrice au détriment du salarié victime, et les élus employeurs sont ligotés par le Code du Travail.

                1. Flash

                  Pas systématiquement, on trouve des CPH très pro-employeur (ce qui n’est guère plus équitable).

                  Je pense au CPH de Nanterre, section encadrement..

              3. gameover

                @ Kazar… intox sur les 80%

                Les résultats des litiges au conseil des prud’hommes sont assez équilibrés :

                – 25% se soldent par un accord
                – 35% de rejet et/ou abandon
                – 40% de jugements favorables aux salariés

                http://leblogdudirigeant.com/prudhomme-les-6-conseils-pour-sen-sortir-sans-trop-de-dommage/

                Ne pas oublier aussi que les recours sont introduits pratiquement à 100% par les salariés donc tout résultat des litiges serait à pondérer et finalement le paritaire marche pas trop mal même si perso je considère que souvent le droit n’est pas appliqué stricto sensu surtout dans le domaine de la preuve, mais peut être est-ce pour rééquilibrer les parties.

              4. gameover

                Kazar, en appel les juges sont professionnels.
                Le CPH joue un peu le rôle du juge de proximité.

                Si on veut pouvoir aller en appel il suffit d’avoir des prétentions au delà de 4,000E.

                Donc le motif n’est pas recevable.
                Je te condamne aux dépens… na !

                  1. gameover

                    petit chat ça devient pénible !

                    « Le taux de compétence en dernier ressort du conseil de prud’hommes est de 4 000 euros. »

                    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&idArticle=LEGIARTI000018485011&dateTexte=&categorieLien=cid

                    Dans ce cas un jugement est uniquement susceptible d’un recours en cassation (la cassation n’est pas un appel).

                    Quelque cas spéciaux susceptibles d’appel (de mémoire) hormis les cas des demandes non chiffrables :
                    – la suppression d’une sanction disciplinaire ;
                    – la demande d’annulation d’une clause de non-concurrence
                    – la demande d’application de la convention collective

                1. Kazar

                  Vu le niveau des juges de proximité, ça fait peur…
                  Ce que je n’aime pas aux Prud’hommes, c’est qu’ils n’appliquent pas le droit.

                  1. gameover

                    Oui mais justement kazar je pense la même chose des tribunaux de commerce, mais en appel de prudhommes tu as des juges professionnels.

                  2. Cata

                    @Kasar. Les Cph n’appliquent pas le droit, car ils ne le connaissent pas. La formation « juridique » des conseillers est assurée par les syndicats, cqfd.
                    J’ai siégé 9 ans et j’étais la seule juriste de la section, tous syndicats confondus. Nous n’étions pas 10 dans tout le Cph.
                    Le droit du travail français est d’une perverse complexité. Les juges des Cph sont des néophytes. Le résultat est à la hauteur des moyens mis en oeuvre.

        2. Quiet Desperation

          D’un vieil ami Huissier (nobody’s perfect….), qui m’a communiqué sa récente lettre au Parquet :

          Monsieur le Procureur de la République

          Comme vous en avez été avisé par courtoisie sous couvert du Président de la Chambre des Huissiers de notre département, nos études seront en grève pour une durée indéterminée à compter du 15 septembre, ceci concernant aussi bien la tenue des audiences, que les actes en matière pénale.

          Il n’est d’ailleurs nullement exclu que cette grève ne touche, à la suite, les actes civils.

          C’est le cœur lourd que nous avons pris cette décision – une « première » dans notre profession – quand d’autres auxiliaires de justice y ont régulièrement recours pour se faire entendre.

          Mais cette fois, comment compter que nous puissions accepter, benoitement, les « réformes » annoncées par M. Montebourg, puis, à sa suite, par M. Macron ?

          Comment accepter en effet, quand on sait qu’une seule des réformes annoncées signifie la mort de 75% des études, sinon davantage? Sans même cette réforme, trois études ont, d’ores et déjà, fermé dans notre département en 2013….

          * les notifications par LRAR sont une dérision quand on connaît la « fiabilité » des services postaux, dérision d’ailleurs dénoncée comme telle par la commission européenne dans son rapport de l’année écoulée ; nous en voyons tous les jours les effets, avec nos actes pénaux et les invraisemblables annotations de « retour non distribué » (quand nous sommes, nous-mêmes, passés sur place, et sommes certains de l’adresse) ou des envois délivrés par le facteur à une personne trouvée sur place, non identifiée, et avec signature illisible…. et les retours parfois deux mois plus tard…

          Ces significations de citation ou de jugement représentent une part importante de nos actes, mais il n’est pas indifférent de noter que, dans le cadre de la réforme de lege ferenda, les notifications erronées par LRAR engageront la responsabilité de la France au titre du « procès équitable », si les conditions de signification postale demeurent toujours aussi fantaisistes, ce dont il n’y a pas lieu de douter….

          * la baisse d’un tarif, que je n’ai pourtant vu relever que deux fois depuis mon début d’exercice (en 1981) savoir en 1986 et 2007, et dans des proportions très inférieures à l’inflation : à 30% de baisse annoncée, nos trésoreries seront épuisées en quelques mois… Pour prendre un exemple personnel, notre net (avant impôts et IS), relativement au brut, est de 25%…. bien loin des 43% claironnés : comment alors continuer, en travaillant à perte ? les licenciements seront inévitables, mais ne règleront que très partiellement le problème.

          * la liberté d’installation, avec perte du monopole, mais sans indemnisation : une mauvaise plaisanterie, qui sera sanctionnée d’évidence par le Conseil d’Etat, mais au bout de combien de temps?

          * et les retraites : là, je suis concerné à brève échéance, soit début 2016…. j’ai cotisé à la Cavom pendant 33 années à ce jour, mais si même seulement 50% des études ferment, comme la perspective en est évidente, qui va payer ma propre retraite ?…

          * et la compétence nationale ? des A.J. de Dunkerque à Tamanrasset ? quand, déjà, nous travaillons à perte, à 10 euros, même pour aller à 100 km AR, le seul carburant coûtant davantage…. Idem pour les actes pénaux… Ces deux tarifs n’ont pas été ré évalués depuis plus d’un quart de siècle !

          Rien de tout cela n’est naturellement acceptable à nos yeux.

          Quant au rapport (secret !) de l’Inspection des Finances – qui ne nous a pas été communiqué – mais est distillé au compte-gouttes dans les média, prouvant que la manoeuvre est conduite de longue main, on voudrait nous faire accroire que les Ordonnances ne sont pas déjà rédigées, et que l’on « hésite » ? et avec des décrets qui n’interviendraient pas avant 18 mois ?… mais c’est nous prendre pour pis que des benêts !!!!

          Sans compter quelques fines analyses prospectives sur les dangers et finalités de ces réformes (Jacques Attali, fort inattendu sur ce point, dans Lopinion.fr du 24 aout dernier, et Doncel sur Contrepoints qui voit des manipulations financières derrière la « réforme », opinion que je partage) : voir ci-après, avec , pour en terminer, copie d’un courrier que j’avais adressé à M. MONTEBOURG, illo tempore, en 2007, qui recoupe la présente problématique, et qui peut sans doute vous apporter quelques éléments d’explication.

          « Monsieur le Député

          Mon confrère T, dont la compétence recoupe votre circonscription, m’a communiqué vos échanges les plus récents, où il apparaît que vous prenez à partie ma profession, par delà le cas particulier.

          Sans vouloir tomber dans les errements de l’abyssus abyssum invocat, je prendrai la liberté de vous soumettre les quelques réflexions personnelles ci-après, qui peuvent être de quelque utilité au Vice-Président de la Commission des Lois :

          1/ la fonction de l’Huissier est de « signifier les actes de procédure et de ramener les jugements à exécution » : pour ce qui est de la première partie, le Législateur tend de plus en plus souvent à privilégier la notification par LRAR, d’où les innombrables contestations sur les dates, les signatures et autre « contenu de l’enveloppe ».
          La Cour de Cassation ne manque jamais, pourtant, de rappeler l’efficacité essentielle de l’acte, et les pays européens nouvellement sortis du bloc de l’Est, de même que de nombreux pays africains et asiatiques, ont adopté notre mode de signification, ce qui lui reconnaît valeur internationale, à la différence des méthodes anglo-saxonnes.

          Pour ce qui est de l’exécution des décisions de justice, deuxième partie du rôle de l’Huissier, et sauf à croire que tout débiteur n’a qu’une pensée – se libérer de sa dette – l’exécution est, dans la plupart des cas, le seul moyen de faire respecter une décision de Justice.
          Il est loisible de proposer la suspension, voire la suppression, des voies d’exécution, mais la CEDH ne manquerait pas alors, comme elle le fait régulièrement, de condamner la France au titre du procès équitable.

          2/ le coût des actes de procédure : notre taux de base au civil n’a pas été réévalué depuis 18 ans… peut-être l’ignoriez-vous ? il a fallu supporter la forte rétraction du judiciaire – que vous ne pouvez méconnaître – et la hausse des salaires et des charges de toute nature, sans avoir connu la plus minime majoration de tarif depuis 1988. Les actes pénaux n’ont pas été davantage réévalués, non plus que l’Aide Juridictionnelle, quand d’autres Auxiliaires de Justice ont vu leurs UV relevées à quatre reprises…

          3/ Vous soulignez, dans un cas d’espèce précis, la différence entre le principal, les versements du débiteur et le solde dû, imputant également l’importance dudit solde aux intérêts et frais (« exorbitants ») : mon confrère a rétabli la réalité des choses dans sa réponse, la quote-part étant de 4000€ pour les intérêts et de 520€ pour les frais (en 4 ans) sur un global de 9000 € en chiffres arrondis. Les organismes financiers pratiquent des taux à la limite de l’usure, soit : mais c’est au législateur d’intervenir, non pas à l’officier ministériel qui, bien souvent, s’entremettra, sans profit aucun, pour tenter d’obtenir une remise partielle desdits intérêts.

          4/ Nous travaillons, bien souvent également, ad majorem Respublicae gloriam, non seulement dans les prétoires, non seulement pour les AJ, non seulement dans toutes les affaires de surendettement et de rétablissement personnel, mais aussi dans les dossiers de pensions alimentaires : pour salaire, pardonnez-moi un exemple personnel, j’ai failli être assassiné en 2004 dans une telle affaire de pension alimentaire, et l’un de mes confrères de (92) Colombes a été attaqué au couteau, la semaine dernière, dans d’identiques circonstances. Je n’ai pu obtenir une mesure d’interdiction de séjour de mon agresseur, et c’est moi qui ai dû quitter ma ville de résidence….

          5/ vous indiquez à mon confrère qu’au delà « de cette situation particulière, il (me) paraît évident qu’une réforme fondamentale des conditions d’exercice des huissiers de justice s’impose, afin que les débiteurs, faisant preuve de bonne volonté pour s’acquitter de leurs dettes, malgré des moyens financiers particulièrement faibles ne se trouvent acculés par des frais exorbitants et moralement difficilement acceptables ».

          Comme je le rappelais ci-dessus, existent déjà les procédures de surendettement et de rétablissement personnel, et, quant aux voies d’exécution, les différentes réformes intervenues depuis 15 ans en ont singulièrement limité la portée.
          Si vous estimez que faire supporter à un débiteur défaillant des frais – tarifés – relève de la morale, je ne peux rien argumenter sur ce point, la morale relevant du domaine propre de chacun ; j’évoquerai simplement cette citation de Péguy : « Kant a les mains propres, mais il n’a pas de mains »…

          J’entendais hier, sur les ondes de France Inter, l’intéressant Bernard Maris, économiste néo-marxiste, proposer très sérieusement l’institution d’une « allocation minimale de vie » pour « ceux qui choisissaient de ne pas travailler » : cette revendication swiftienne, qui a toutes chances d’aboutir (il suffira de supprimer le I de RMI) n’est que le début du chaos qui se profile à un horizon plus ou moins quinquennal, quand la Chine aura fini de ruiner les économies occidentales, et que la crise des années 1930 nous apparaîtra alors comme une bergerade…

          6/ il est concevable, dans une optique de gauche, de retirer aux Huissiers leurs prérogatives en matière d’exécution : mais comme leur fonction est d’une nécessité à peu près inévitable, ce seront des « contentieux musclés » qui prendront la suite, sans les garde-fous de la tutelle du Parquet et du JEX.
          Il semblerait au reste que cette éventualité soit en train d’être sérieusement étudiée, voire appliquée, par des… précurseurs… Aux marches orientales de l’Europe, ne manquent pas les « spécialistes » oisifs.

          Mon rêve serait – comme tout Français, si l’on en croit les sondages – d’être fonctionnarisé (catégorie A, naturellement) : j’accueillerai avec joie la fin de la semaine de 70 heures, le bonheur des 7 ou 8 semaines de vacances en place de ma semaine annuelle, et la perspective souriante d’une retraite assurée… Je pense pouvoir garantir, en contrepartie, que les débiteurs seront laissés en paix…. Un beau geste : les députés ont bien voté, il y a peu, et à l’unanimité me dit-on, une mesure qui assure, à ceux d’entre eux qui ne seront pas réélus lors des prochaines législatives, 60 mois d’indemnités parlementaires (6900€/mois, je crois).

          Puisque nous évoquions supra la morale, je terminerai par cette définition de la Politique que j’ai trouvée jadis dans mon dictionnaire de Trévoux (1704) : « Politique : la première partie de la Morale, qui consiste en l’art de gouverner et de policer les Etats, pour y entretenir la sûreté, l’ordre, la tranquillité et l’honnêteté des mœurs ».

          Veuillez agréer, Monsieur le Député, les assurances de ma très haute considération. »

          1. gameover

            Un truc énorme est qu’il faudra bien toujours autant de personnes pour faire les actes sauf à penser que les huissiers n’étaient pas efficients… donc il n’y a pas de licenciements.

            D’autre part pour la remise en mains propres, pourquoi pas des clercs équipés d’une gopro : même mieux qu’un exploit d’huissier ou une LRAR.

            1. Quiet Desperation

              GO : qui va payer les clercs dont tu parles, et qui finance la Gopro et ses analyses (Mohamed Merah?) ? avec une baisse de 30% il me paraît évident que l’équilibre comptable d’une étude est rompu. Au surplus le débat est académique, dès lors qu’ il est expressément prévu que les actes soient remplacés par des LRAR, avec toute l’inefficience prouvée de la Poste…

              Aux dernières nouvelles, le Syndicat de la Magistrature se prononce en faveur d’un Service Public de l’Exécution : ce qui ravit mon ami, qui l’avait lui-même proposé à Montebourg, sans suite apparente…

              F11 : j’ai rappelé à cet ami que faire pleurer sur les Huissiers, même dans les chaumières, c’était une mission ingrate…
              En fait, je lui ai conseillé d’accepter la réforme, de se lancer dans le recouvrement sauvage, hors tout tarif et cadre juridique. J’ai des copains chez BlackWater, qui, eux-mêmes, ont des contacts chez d’anciens Spetnaz… Je vais les mettre en rapport, et les encaissements vont se faire… à la cravache, maintenant…

              Je pense que les « créditeurs » vont apprécier…

              1. gameover

                Kazar,
                Je ne suis pas en train de valider ou pas un projet gouvernemental.

                S’agissant de la signification d’un acte, la signification n’a pas eu lieu si l’acte n’a pas été remis au destinataire ou a été remis en un endroit ou à une personne sans lien avec le destinataire.

                La LRAR n’est pas une plus mauvaise méthode que la remise en mairie quand le destinataire est introuvable, car dans ce cas là pas d’AR.

                Je trouvais simplement que la Gopro (500E) était certainement plus fiable que le contôle par rapport à une pièce d’identité. Sachant qu’une signification de jugement c’est 81E à l’arrache… et qu’elle ne nécessiterait pas un personnel qualifié : go, no go.

                1. Quiet Desperation

                  pff… tu lis à l’arrache, GO, mon bon…

                  1/ ce n’est pas Kazar, et je viens d’interroger mon vieil ami sur ce que tu avances

                  2/ la « signification » n’est pas ce que tu crois, et surtout, la remise à mairie n’existe plus depuis quelques années

                  3/ il n’existe pas de contrôle de signification sur pièces d’identité

                  4/ 81 euros? plutôt la moitié, dont la moitié encore en Taxe Forfaitaire et TVA…

                2. gameover

                  Oops mon com’ ci-dessus était destiné à HB.

                  Et j’ajoute HB que ce n’est pas la première fois que tu en viens à défendre l’indéfendable comme tous les pseudo-libéraux car tu sembles avoir un intérêt dans cette profession. La dernière fois, il me semble que c’était pour les greffiers.

                  NIMBY… comme d’hab.

                  1. Quiet Desperation

                    Ad hominem, certes, mais sur le fond de « l’indéfendable » que je soulevais?

                    Ceci dit, je suis pour la suppression totale de la profession d’huissier, et la liberté d’installation de « debt-collectors » à l’anglo-saxonne…

                    No more Mr Nice Guy…

                    La perceuse à percussion dans la rotule permet de convaincre les plus récalcitrants…

                    1. gameover

                      HB

                      Ok pour l’arrêt de la signication en mairie (depuis 2007), je n’étais pas à jour.

                      Sinon ton discours est parfois ambigu et je ne fais pas des attaques ad hominem.

                      Ma proposition de Gopro c’est simplement parce que je trouve débile qu’un huissier puisse dire qu’il a fait une signification à personne sans avoir contrôlé l’identité.

                      Ma référence à l’ID concerne le retrait d’une lettre recommandé qui ne peut se faire que contre preuve d’identité… et à ce titre je trouve qu’une photo c’est encore mieux.

                      Ne pas réduire les actes d’huissier à du recouvrement de dettes svp puisque ce n’est pas là que la réglementation est la plus invasive. D’autres travaillent déjà sur le secteur même s’ils n’ont pour l’instant pas les mêmes moyens de coercition.

                      Quant à mes 81E j’ai repris le coût de ma dernière signification (pour 1,584E) et la TVA est d’un montant fixe de 9.15E. Juste pour porter le papier.

                    2. Quiet Desperation

                      Nan, GO… pour ce qui est des actes, ils supportent et la TVA à 20% et la taxe forfaitaire fixe de 9.15 euros… double peine… mais qu’importe…

                      Il y a peu encore, les Princes de l’Administration qui nous gouverne affirmaient que les Professions Réglementées étaient, je cite, et depuis les rapports des années 60, « des Causes Structurelles d’Inflation »…

                      On se plaint actuellement d’une déflation, M. Sapin déplore une inflation disparue, et, dès lors, on se réjouit de l’existence de pareilles Professions !!!

                      oh! Wait…. comme dirait Calvin…

                      Hé bé non, par une feinte de balayeur, les PR sont devenues tout soudain des « Freins à la Croissance »…

                      comme le dit le très Social-Libéral M. Emmanuel Maqueron du 29 de l’avenue de Messine (« Allons à Messine, pêcher la …mais je m’égare…). Emmanuel qui, comme chacun sait, signifie « Dieu est avec Nous » en hébreu, mais passons, même si M. Hollande en ce moment reçoit avec faveur toutes les assistances possibles…

                      En bon Libéral, donc, après avoir préconisé la suppression des Huissiers (remplacés par le Spetnaz à Perceuse dans la Rotule, car, en effet, outre l’efficacité dudit, à quoi peut bien servir de « porter du papier », hein, je vous le demande ?), je verrais bien la suppression totale non seulement de la profession, mais même de la fonction de Notaire.

                      Comme il est hors de question de les remplacer par des fonx, examinons froidement leurs rôles :

                      1/ en matière foncière, ils donnent force légale aux mutations de propriété… Bon, cela a-t-il encore une utilité pratique ?

                      Il devient alors évident que non !

                      On en revient, tout naturellement, à mon ami le Spetnaz, qui – en toute efficience, et pour un coût minime – assumera facilement ce rôle, soit en défense (il éliminera les malfaisants qui veulent s’emparer de votre bicoque) soit en attaque (la même bicoque peut vous intéresser, si elle est occupée par votre voisin).

                      Cette pratique rendra, par là même, totalement inutile l’administration du Cadastre et des Hypothèques, poussiéreuses survivances des Temps Gothiques. Un Libéral conséquent ne pourra que s’en réjouir.

                      2/ Outre les mutations immobilières, les notaires s’occupaient des « obligations » et des successions : mais, et là encore, la solution Spetnaz s’impose ! pour ce qui est des défunts, notre bon Russe dispose de la poudre de succession la plus éprouvée, et peut régler les litiges – entre héritiers – les plus complexes de façon rapide et peu coûteuse.
                      Et je n’évoquerai que pour mémoire les « obligations » car on se retrouve, là, dans la configuration « Perceuse »…

                      J’ai aussi quelques idées pour notre ami Spetnaz dans le cadre de la réforme touchant les Avocats, les Médecins et les Pharmaciens, tout ceci à moindre frais, mais il se fait tard, mon insomnie créatrice s’achève et je reprendrai en rentrant de ma semaine de congés…

                    3. gameover

                      Là HB tu tombes dans le « après nous le déluge » et vous allez tous mourir, on ne saura plus quoi est à qui, les successions vont se règler à la Winchester etc…
                      C’est pathétique. †

      2. Kazar

        Loin de moi l’idée de protéger exagérément l’ensemble des professions réglementées. Par exemple, mettre à la charge du créancier un droit de recouvrement sur les sommes que recouvre l’Huissier pour son compte me paraît être aberrant. De la même façon, les greffiers des tribunaux de commerce devraient revoir tarifs et fonctionnement.
        Ceci dit, ne nous leurrons pas, cette annonce est destinée à faire diversions et à flatter la gauche qui n’aime pas les riches.
        Taper sur les pharmaciens, c’est juste oublier qu’une pharmacie ferme en France tous les trois jours, par exemple.
        Et l’exemple des pays anglos-saxons n’est guère flatteur pour les professions juridiques : le recours à un Avocat coûte une fortune !!!
        Ceci dit, il est clair qu’une réforme raisonnable en concertation avec les professionnels concernés serait sans doute utile, mais certainement pas à la hache pour flatter ce qu’il reste de l’électorat socialiste.
        Enfin, je note avec un certaine plaisir que la presse se fait l’écho des déclarations allemandes selon lesquelles nos voisins refuseraient tout nouveau délai à la France et seraient prêt à demander des sanctions financières. Pour l’instant au moins, Merkel ne plie pas, pour rebondir sur le billet d’H16 d’hier.

        1. gameover

          Kazar, intox sur le montant des honoraires anglo-saxons :

          Alternative à notre aide judiciaire, leur rémunération se fait alors souvent à 100% au résultat et c’est une bonne méthode pour faire faire un tri en amont : un avocat qui n’y va pas c’est certainement un dossier « diificile » et c’est beaucoup mieux qu’un avocat qui vous fait miroiter une issue favorable pour que l’on engage la procédure… lui prend ZERO risque.

          1. Kazar

            Grosse erreur : la rémunération uniquement au résultat n’a qu’une’ effet, celui d’inciter les Avocats à engager toujours plus de procédures, transformant encore plus la profession en pure profession commerciale. C’est ainsi qu’on voit les Avocats américains se précipiter sur les lieux de toutes les catastrophes et autres accidents de voiture, tels des vautousr, pour proposer d’engager des procès moyennant 50% des gains. Différence notable avec les USA : en France, nous n’avons pas de dommages intérêts punitifs. Mais si vous voulez arriver à un système ou votre meilleur ami vous fera un procès pour avoir ruiné son tapis à cause d’un verre de whisky renversé, le système US me semble parfait, c’est vrai.
            Et paradoxe de votre proposition, plus aucun Avocat ne prendrait de « dossier difficile », c’est à dire qu’il ne soit pas sûr de gagner. Pourtant, lorsqu’on écoute un client, dans 90% des cas, son dossier est facile et il est sûr de gagner…J’ai pris le parti d’éviter soigneusement ce type de client.
            Enfin, l’Avocat qui prend zéro risque, ça me fait bien rire. Il est payé pour son travail, ce qui me semble normal, et s’il est mauvais, il est sanctionné par la loi du marché, il perd le client, et il n’en aura pas d’autres par la voie de ce dernier. La loi du marché, ça devrait pourtant parler aux libéraux de ce blog.

            1. gameover

              Dossiers difficiles : le client paie pour avoir un avocat.

              Risque zéro : l’avocat a juste une obligation de moyens.

              Pour contrer la judiciarisation il suffit de faire payer les procéfures abusives et les dépens.

      3. Deres

        Les honoraires « libres » des notaires seraient probablement plus élevés chez nous surtout à cause de la lourdeur de la législation et des procédures administratives …

        1. Vous oubliez qu’à honoraires libres correspond aussi installation libre, ce qui veut dire une plus forte concurrence. Donc rien d’évident.

          1. Kazar

            Vous oubliez que sur très grosse part de l’activité des Notaires et de leur facturation, c’est l’Etat qui se taille la part du lion. Donc, si sur le principe je suis pour plus de concurrence, pas sûr que cela fasse beaucoup baisser le coût. Et de plus, comme c’est l’Etat qui fixe les tarifs (sauf pour les prestations de conseil), plus de Notaires ne signifie pas baisse des prix si l’Etat ne révise pas lesdits tarifs.

            1. Soyons cohérent deux minutes. Si on réclame la perte du monopole et la libéralisation, ce n’est pas pour laisser l’état se servir. C’est évident.

              1. Kazar

                Alors là vous rêvez debout, vous voyez l’état libéraliser les tarifs ? MDR.
                Et même si les tarifs étaient libres, je réitère que sur les ventes immobilières par exemple, l’Etat perçoit à peu près 75 à 80% des frais dit « de notaire », donc sur des frais de notaire à 10.000 euros, on aura toujours un fixe de 7.500 euros de fiscalité. En admettant une baisse des honoraires du Notaire de 20%, le coût global passerait de 10.000 à 9.500 euros. Pas terrible comme baisse.

                1. « Alors là vous rêvez debout, vous voyez l’état libéraliser les tarifs ? MDR. »
                  Formidable. Vous confondez le postulat (libéralisation) avec un souhait, le tout hors du contexte.

                  1. Kazar

                    Ah, c’est un postulat ? Sérieusement, comment pouvez-vous imaginer que l’État libéralise les Tarifs ? ET vous ne répondez pas sur la fiscalité, à moins que vous ne partiez aussi du postulat que celle-ci sera abaissée…

            2. Higgins

              Sur le monopole des notaires, Eolas sur son blog laisse la parole à l’un d’entre eux (qui, avis tout personnel, défend assez mal sa profession): http://www.maitre-eolas.fr/post/2014/09/08/Monopole, sucré-monopole
              Il y confirme cependant que c’est quand même l’Etat qui se taille la part du lion dans les émoluments versés.

              Personnellement, j’opinerai pour une libre installation du moment que le candidat rempli les critères de compétences requis. J’ai assez de mal à admettre que la concurrence soit limitée au nom de je ne sais quel principe foireux. Ceci dit, nous sommes avant tout face devant un rideau de fumée et nous ne pouvons être certain que d’une chose, c’est que de toutes les solutions envisageables, nos clowns choisiront la plus mauvaise.

              1. L’état se paye la part du lion, ok, mais pour arriver à un revenu médian de plus de 17K€/mois, il doit rester de jolies miettes.

                1. Kazar

                  Oui, il reste de jolies miettes et alors ? On est libéral ou pas, on a le droit de gagner de l’argent ou pas ?

                  1. Que l’état se paye la part du lion n’a donc finalement aucune importance. Ce sera neutre en cas de changement de tarification. Ce seront les marges des notaires qui s’adapteront au service réel rendu. Et compte tenu des émoluments et du service rendu, il y a une bonne marge de progression. On est libéral, ou on ne l’est pas. On est prêt à accepter la concurrence ou pas, et donc, une remise en question de ses statuts. Ou pas.

                    1. Kazar

                      Sur ce point, tout à fait d’accord. Comme vous le savez, je suis avocat, et à ce titre, totalement soumis à la concurrence, surtout à Paris (26000 avocats).

                    2. Flash

                      Cela dit, ce doit être difficile pour un notaire d’adhérer à un libéralisme à deux vitesse, où on critiquerait au nom de la liberté son statut, mais où d’un autre côté on ne toucherait pas au parasitisme étatique de son activité.

                      ça marche pour les autres professions, les pharmaciens par exemple.

                    3. gameover

                      h16 : « Ce seront les marges des notaires qui s’adapteront au service réel rendu. »

                      Je préfèrerais que l’on parle de service attendu.
                      On ne peut pas comparer les vols air france et easy jet car le client de l’un n’en attend pas la même chose que le client de l’autre.

                      Perso je n’ai pas besoin de conseils donc en allant chez un notaire actuellement je paie pour quelque chose d’inutile dans la package… surtout que je me marre quand je vois leur niveau.

                  2. Othello

                    Cher Kazar,

                    Autant je peux admettre que dans le cas d’un règlement de succession le travail d’un notaire puisse être compliqué et technique, autant je n’y arrive pas lorsqu’il s’agit de l’enregistrement d’une transaction immobilière… N’est-ce pas le genre de travail qui devrait être entièrement informatisé, par exemple? Je crois fermement que cela permettrait de réduire grandement les frais « de notaire ».
                    N’est-ce pas parce que cet enregistrement est chasse gardée pour les notaires, d’une part, et que l’état veut entretenir le flou sur la part qu’il touche sur ces « frais de notaires » d’autre part que l’informatisation de ces enregistrements n’est pas encore en place?

                2. Tess

                  J’ai lu le rapport, et il s’avère que le revenu net médian est de 13 k€ et le salaire moyen est non pas de 19k€ mais 16k€.par contre, 25% des notaires gagnent + de 19k€. Bon, je sais, ça fait un peu enculeuse de mouche mais j’aime bien vérifier les chiffres balances dans la presse. Selon un sondage, toujours dans le rapport, 16% des sondes estime que le notaire ne rend pas un service de qualité, les avocats 20%, et pourtant à entendre certains, le notaire est véreux, nantis, voleur pour 80 % d’entre eux.
                  Autre information intéressante, page 34, la corrélation entre la hausse de l’immobilier et la hausse des revenus des notaires ( il aurait fallu revoir la rémunération des notaires en fonction de l’explosion des prix de l’immobilier, nan ). Ex à Paris entre 2000 et 2010 196 % d’augmentation de l’immobilier, et l’augmentation des revenus des notaires 159%. En tout cas je suis d’accord pour réformer ces professions qui dépendent en plus de la justice (avec son petit budget riquiqui). Et un organe tout a bien indépendant comme chacun sait.

            3. gameover

              Kazar :
              « …pas sûr que cela fasse beaucoup baisser le coût.

              Ben justement alors pourquoi s’y opposer ?!
              Les notaires qui penseraient à leur client avant de penser à eux-mêmes ?
              Si les prix montent, il leur suffira d’appliquer le tarif d’avant et ils auront plein de clients !

              Tu comprends ça ?

          2. Deres

            Je voulais dire que tout travail méritant salaire, si la législation française demande plus de travail pour la même chose qu’une autre législation, cela sera probablement plus cher. De toute façon, en intégrant les prélèvements français beaucoup plus élevés que chez tous nos voisins, cela sera de toute façon plus cher même si la quantité et le coût du travail était le même …

      4. Jeanpierre

        Question à la fin avec un préambule dont je m’excuse pour la longueur.
        L’état veut réformer les professions réglementées. Il commence par les notaires et les huissiers. Mais ces gens ont une action en rapport avec la justice, domaine régalien qui devrait rester dans le giron de l’état, pour la simple raison que c’est sa fonction. Je ne dis pas que toute leur activité devrait rester sous la protection du monopole. Je pense par exemple aux notaires dans le cadre des transactions immobilières : pourquoi doit-on passer chez le notaire pour une baraque à 90 miles euros et pas quand on achète un piano ou une bagnole à 100 miles? Une histoire de cadastre? ça doit pas être plus compliqué qu’un formulaire de déclaration d’impôt. Les agents immobiliers pourraient s’en charger. En revanche, je pense que certains actes doivent rester dans le cadre d’une activité réglementée si le bénéfice d’une ouverture à la concurrence dans ce domaine précis est contrebalancé par des dommages intolérables (au sens le plus primaire du mot) au niveau social, politique, judiciaire… Bref, là où je veux en venir avec cette longue introduction c’est que l’état commence par ouvrir à la concurrence des professions qui devraient être les dernières à voir leur statut attaqué pour la seule raison que leur activité est en étroit rapport avec un domaine régalien : la justice. Comme vous le soulignez dans l’article, les taxis, la sncf, la sécurité sociale, etc… ne sont pas touchés et personnes n’en parle sauf pour confirmer leur monopole illégitime. Mais pourquoi font-ils toujours ça? Quand ils réforment, c’est soit dans le mauvais sens au bon endroit, soit dans le plus ou moins bon sens à un endroit inepte? Pourquoi?

        1. LeRus

          Je suis assez d’accord avec vous. Libéraliser les Notaires est le cadet de mes soucis. Beaucoup de français n’y mettent jamais les pieds et ne savent même pas ce que c’est. Idem pour les huissiers et les greffiers. Je comprends que les politiques en parlent, eux ils connaissent bien ces gens là bien sûr!

          Qu’on commence par les taxis et les transports, et on verra ensuite.

        2. Kazar

          C’est simple ils attaquent cs professions pour ce qu’elles représentent, à savoir des vilains qui gagnent out plein d’argent, or la gauche n’aime pas les riches !!! Et qui aurait le courage de s’attaquer à la SNCF, soyons sérieux !!!

            1. Loulou

              Pour cette histoire de notaire et d’enregistrement immobilier…ayant travaillé dans ce domaine il y une dizaine d’années, je peux affirmer que les agences immobilières ne peuvent pas le faire. Pas de rigueur du tout, pas le niveau. A mois de réformer la profession et d’exiger un niveau d’étude minimum, ainsi qu’une obligation de « sérieux », pas possible. J’ai vu passer je ne sais combien de torchons complètement faux et illisibles venant des agences, sympa sur des bien à plusieurs milliers d’euros…
              Niveau constitution d’un dossier de cession immobilière, il s’agit surtout de vérifier les données (cadastre, identités, voir si le bien est hypothéqué ou non, vérifier la propriété sur 30 ans…). Ca se corse quand il y a un pb sur les données (généralement pb d’enregistrement dans telle ou telle administration). La rédaction de l’acte en soit n’est pas bien complexe (surtout qu’il y a des logiciels proposant les paragraphes tout faits juste à customiser).

              Je ne parle pas forcément des notaires, mais pour tout ce qui est professions juridiques, une chose est claire: les français sont pieds et points liés à cause de la complexité du droit français, et de son administration.

              1. gameover

                Et alors vous croyez que dans un marché libre, celui qui fait de la daubasse reste longtemps sur le marché ?

                Vous croyez que le conducteur responsable de trop d’accidents trouve une assurance ?

                1. Loulou

                  Qu’est-ce que vous n’avez pas compris dans mon commentaires? J’ai dit « à moins de réformer »…Je suis libérale, mais j’estime que ce n’est pas au particulier de se retrouver dans des ennuis pas possibles parce que la libéralisation s’est faite sans préparation et qu’il se retrouve aux mains d’incompétents…Ce qui serait le cas si on disait « demain, les agents immobiliers peuvent établir des contrats de cession immobilière ». Oui les plus mauvais disparaîtraient, mais ça mettrait quelques mois/années quand même, avec pas mal de gens mis dans des situations difficiles en attendant.
                  D’où le fait de préparer le terrain si ça doit se faire…

                  1. gameover

                    Bah, il semble Loulou que vous ayez bien compris le mien de commentaire.
                    C’est curieux quand même ce besoin de vouloir protéger les gens… on sait où ça nous a amené, et ça ne sera jamais assez.
                    C’est curieux aussi ce besoin des compagnies d’aasurance et des loueurs de voiture de vous demandez le n° de votre permis de conduire pour pouvoir vous assurez.
                    C’est curieux que le débat ait dérivé de l’ouverture du monopôle à « n’importe qui pourra faire n’importe quoi ».
                    C’est curieux cette anaphore 🙂

        3. gameover

          JeanPierre,

          J’y vois une autre raison que l’on retrouve aussi quand il est question de baisser les dépenses : on sucre le budget essence de la police.

          C’est à dire que c’est une façon indirecte de montrer aux gens que les monopoles sont utiles… le discours c’est « le monopole c’est la sécurité, vous voyez bien qu’il faut que ce soit l’état qui tienne le registre sinon on ne saura plus quoi est à qui. » et on va tous mourir.

          Alors que si on s’en prenait aux monopoles complètement absurdes en premier on montrerait que c’est possible.

          Regarde la SNCF-RFF. On a pris comme excuse des accidents pour mettre ça sur le dos du libéralisme et on va s’empresser de re-regrouper les 2 entités pour masquer le fait que LE DEFICIT EST UN DEFICIT DE FONCTIONNEMENT et on va pouvoir dire que le déficit c’est normal car on investit, ce qui est faux.

          Même chose à La ¨Poste qui se fait tailler des croupières sur les colis car le prix du timbre est ridicule et que les colis subventionnent le courrier. On va donc vers un timbre à 1E et on va dire que c’est à cause du libéralisme… et masquer le fait qu’on peut actuellement envoyer un colis par d’autres moyens pour 30% mini moins cher.

      5. Toufou

        @ H16

        Pour les lawyers anglais on parle souvent d’un coût de 0,5 à 1% pour chacune des parties.
        Ce qui grosso modo est à peu près le même cout qu’un notaire actuel.
        Comme vous le dites, le notaire du « sud » a un travail plus étendu (publication, garantie, archivage, ..), mais il est compensé par un monopole et un tarif qui évite de perdre du temps à négocier avec le client. Grosso modo on peut donc dire que c’est à peu près pareil en terme de cout sauf pour les particuliers vraiment aisés qui pourraient sans doute négocier un tarif plus bas qu’actuellement, et peut-être aussi certains institutionnels.
        Personnellement la promesse de gain de pouvoir d’achat me parait douteuse, puisque la productivité du notaire ne sera en tout état de pas meilleures et que ses semblables « libres » facturent autant.
        Il faut aussi prendre en compte le nombre de procès (assez nombreux semble t’il) que le systeme anglo saxon génère et qui représente un coût pour le contribuable, même s’il s’agit ici « d’argent gratuit » que le vendeur ou acheteur ne paie pas.

        @Flash
        Pour les avocats. Ca me parait impossible.
        Imaginez le temps que va perdre un juge qui recevra Madame Michu venue venue sans avocat lui présenter ses doléances, pour lui expliquer qu’il faut baser ses demandes sur des textes juridiques ..
        Le monopole pourrait etre étendu à tous les juristes ( notaires, huissiers, …) mais plus ça me paraitrait couteux pour l’Etat qui paie les juges.

        @Kazar
        Vous voulez que ce soit qui qui paie l’huissier ? Le débiteur ? Dans un systeme libéral, c’est toujours celui qui demande un service qui le paie. Je ne comprend pas.
        Pour les pharmacies. Ils ne font que vendre des boites désormais. Donc pourquoi pas laisser Carrefour le faire effectivement. Personnellement j’aime bien l’idée qu’un type effectue un controle à posteriori sur l’ordonnance du docteur. Il y a aussi le problème des produits dangereux. A voir donc.

        Mais dans tout ça, je me dis qu’il n’y a pas de problème majeur avec aucune de ces professions. Il y en a un très gros en revanche avec l’Etat qui dépense vraiment trop, et qui le plus souvent agit mal. L’Etat doit se réformer et tailler lourdement dans ses dépenses. Le reste c’est du secondaire. A mon avis.

        1. Kazar

          Pour les frais d’huissier, dès lors que la loi met à la charge du perdant les dépens (qui incluent les frais d’huissier), oui, cela me paraît normal que ce soit le débiteur qui supporte le coût du recouvrement. Après tout, il a perdu et pourrait payer spontanément ce qui lui éviterait les frais d’huissier !!
          Mais surtout, ce qui m’énerve, c’est que l’Huissier a droit à la fois à un article 8 (% payé par le débiteur sur les sommes recouvrées) ET à un article 10 (% payé par le créancier sur les sommes recouvrées). Moralité : il est payé par les deux parties, et en plus, en pratique, le créancier ne peut jamais obtenir la totalité de sa créance puisqu’une partie est prélevée par l’Huissier.

        2. gameover

          Toufou, il me semble que tu éxonères chacun des ses resposabilités afin de la reporter sur un tiers. Celui qui se présente sans avocat ou le médecin qui se plante dans son ordonnace sont responsables, point.

          Quand au particulier qui fait perdre du temps au juge, qu’il en supporte le coût ainsi que les parties qui font du report à outrance. Une consignation.

          1. Kazar

            Le juge n’en a rien à faire, il n’est pas payé au temps passé, et se fiche comme d’un guigne du justiciable. Pour info, en 2014, les tribunaux d’instance convoquent toujours à 9h ou 14h, 40 ou 50 dossiers en même temps, et nous sommes condamnés à attendre en fonction de notre chance d’être appelé au début ou en fin d’audience…Bonjour la perte de temps.

            1. gameover

              Justement je pense que la justice a beaucoup à gagner à faire payer son véritable coût et cela pourrait abonder grandement son budget.
              Celui qui succombe paie.
              Excepté l’article 700 pour la partie adverse, tes clients ont-ils souvent payé les débours du tribunal… moi jamais même des frais d’expertise grapho et informatique sont passés à la trappe.

        3. Nemrod

          Vous connaissez vraiment très mal le métier de pharmacien.
          C’est très, très éclectique et il faut une bonne formation et beaucoup d’expérience pour assurer au comptoir.
          Surtout dans les territoires ruraux abandonnés par tous depuis 30 ans.

          1. gameover

            Oh! mais vous savez Nemrod vous connaissez très mal le métier d’ingénieur polytechnicien, il faut une bonne formation et beaucoup d’expérience pour assurer la sécurité des installations.

            Pour autant on n’a pas squatté les DRIRE…

            Mais encore une fois, c’est de la liberté d’installation dont on parle en premier ici.

            Pour ce qui est de la nécessité du diplôme actuel, je ne vous parle pas de la stagiaire qui vendanit des médicaments cet été pendant que le boss de la pharma était en vacances… et qui se débroullait très bien pour prendre les boîtes dans les casiers…

    2. Othello

      Ah ben ça ton notaire ne va pas te dire que ce serait mieux sans lui…

      C’est du foutage de gueule absolu : ces gens-là ne créent rien, n’inventent rien, ne font qu’appliquer les règles existantes. Ce sont les épiciers du droit. A 20000 euros par mois. Pour rien, en termes d’évolution/amélioration de nos sociétés.

      N’importe quelle secrétaire pourrait faire ce boulot à leur place (et d’ailleurs, c’est en gros ce qui se passe aujourd’hui)

      1. Alecton

        Comme pour les architectes qui sont devenus infoutus de faire le moindre calcul de structure, les notaires ont leur clerc, les archis leurs ingénieurs…. ces professions sont moisies

        1. dede

          Je ne connais pas le degre de reglementation de la profession d’architecte mais a ma connaissance, il n’y a ni monopole, ni prix fixes par l’Etat…

            1. Aristarque

              Cela dit, ne rêvez pas. Connaissez vous beaucoup d’ amateurs qui soient capables, comme cela, de concevoir un immeuble >170m2 de SHON, c.a.d. un pavillon. Rien que dessiner plans, façades et coupes l’occupera et le métier ne se limite pas qu’àcela, de plus. Ici, ce que je n’ apprécie pas chez certains intervenants est cette manie de croire ou de laisser croire que tout devrait être dérèglementé à donf, au motif que ce pays croule sous les règlements, y compris abscons. Que telle ou telle profession réclamant une compétence de savoirs théoriques ou pratiques ne puisse être assurée que par des gens prouvant la qualification nécessaire n’ est tout de même pas exorbitant! Quand j’ai besoin d’un médecin, je préfère avoir affaire à un docteur en médecine plutôt qu’ à un rebouteux. En revanche, il est légitime de lutter contre toutes les autres barrières à l’ établissement comme les numerus clausus absurdes, les restrictions territoriales, des monopoles d’ actes, des licences en nombre rabougri (pour ne citer que les taxis parisiens, il y en avait parait-il, plus de trente mille qui exerçaient à l’ avènement du Front Popu qui a entamé le malthusianisme en ce domaine. Soit le double d’actuellement alors que Paris était moins bien peuplé en plus…), etc…

        2. Toufou

          @Alectron.

          Notaires, archis, tout le monde fait mal son travail …
          Sauf vous j’imagine.
          Débat idiot.

          « les notaires ont leur clerc, les archis leurs ingénieurs ». Et Martin Bouygues manie t-il bien la truelle ?? Il est moisi aussi ?

            1. Toufou

              C’est important ? C’est un débat d’idées ici, pas un club de rencontres. Sans compter que tu ne pourrais pas vérifier ce que je te dis de toute façon.

            2. Toufou

              @ Gameover
              Je cherche pas la baston, mais je pense que l’idée c’est d’être constructif.
              Dire que les fonctionnaires, les avocats les notaires etc sont des pourris c’est bien si tu le démontres.
              Ensuite cracher sur les professions qui gagnent plein de fric, pour ce seul motif, c’est la même chose que dire « j’aime pas les riches ».
              Dénoncer ce qui fonctionne mal en disant pourquoi et proposer des meilleures solutions, ça je peux l’écouter et en débattre.

              Surtout, et ce n’est pas pour toi spécifiquement, mais je lis pas mal de commentaires assez mal documentés. Critiquer, ok, mais avec des arguments et des sources, sinon ça reviens à dire des choses aussi vide de substance que  » j’aime pas les riches ».

              Alecton n’argumente pas, il insulte uniquement. Explique moi l’intérêt.

              1. gameover

                @ toufou

                Le débat n’est pas de dire : x ou y est pourri ou de dire que les gens qui gagnent plein de fric ce n’est pas bien., ni de dire que les pilômes c’est pas bien mais souvent vous aiguillez le débat dans ce sens là.

                Le débat est : est-il normal de gagner sa vie en profitant d’une rente d’état à cause d’un numerus clausus ou plus généralement d’une profession empêchant la libre installation.

                Cela revient à une subvention ou à une taxe.

            3. Marc Bloch

              Bonjour,

              Faut-il vraiment laisser en vente libre tous les médicaments ?

              Un jour que j’allais chercher des médicaments chez la pharmacienne, celle-ci a remarqué que la médecin avait surdosé de 10 fois ce que je devais donner à mon bébé !
              Si j’avais été le chercher au supermarché , pas sur que la caissière l’aurait remarqué :p

              1. Toufou

                Même vécu.

                Malgré tout je suis pour la libération des drogues, alors ce serait le comble que je dise le contraire pour les médicaments 🙂

                Mais dans ce cas je pense que l’assurance qu’une maturité et une information préalable correcte est nécessaire.

                Je serais malheureux si j’apprennais que Carrefour avait vendu 5g d’amphétamines ou 15g de tri-térapie à mon gamin de 10 ans qui pensait que c’était des smarties.

                1. gameover

                  @ toufou

                  « Je serais malheureux si j’apprennais que Carrefour avait vendu 5g d’amphétamines ou 15g de tri-térapie à mon gamin de 10 ans qui pensait que c’était des smarties. »

                  Commentaire débile !

                  Je vais reprendre l’exemple du garagiste qui répare une voiture. Il n’y a pas d’ordonnance, pas d’acte authentique authentifiant la réparation et pourtant il s’agit bien de vie ou de mort et un garagiste a uniquement besoin d’avoir 3 ans d’expérience pro pour s’installer.

              2. sam00

                Nous n’en sommes pas là et de très loin …

                Les personnes qui font du lobbying pour la fin du monopole des pharmacie demandent pour la plupart qu’on les laissent vendre les médicaments sans ordonnance, et son près à accepter l’obligation qu’il y ai des pharmaciens dans leur magasins

                D’ailleurs, chaque fois que j’entend Leclerc parler de ce sujet, je me demande si c’est bien la fin du monopole qu’il demande ou si c’est juste qu’il veut faire sauter l’autorisation d’installation …

                1. Aristarque

                  C’est la dernière hypothèse qui est la bonne puisque ses pubs vantaient la présence d’un pharmacien diplômé pour tenir ce rayon. Ne perdez pas de vue que M.E.L. est doué pour créer un buzz d’enfer sur le sujet qu’il choisit de « défendre » et qu’aussi philanthrope qu’il puisse paraître, il n’oublie à aucun moment ses intérêts et ceux de son groupe.

              3. gameover

                Et alors Marc Bloch ?
                Il faut mettre un vérificateur derrière le pharmacien et aussi un vérificateur derrière la maman qui donne le médicament au bébé ?

                Chacun ses responsabilités. Si le médecin a fait une erreur il doit être sanctionné. Ce qui n’est pas le cas ici d’ailleurs. outre que ça laisse quelqu’un de dangereux dans le circuit, ça permet au pharmacien d’avoir un motif de chantage sur le médecin et de lui faire prescrire plus de ceci que de cela en retour.

                D’autre part, il serait aussi temps de responsabiliser les parents et qu’ils lisent les notices : le temps du curé ou de l’instit ou du maire qui avait le savoir est révolu.

                1. Marc Bloch

                  Sauf que là il s’agissait d’une préparation à faire et ensuite à administrer en fonction du poids du bébé

                  1. gameover

                    Et alors ? Qui a été sanctionné ? Personne !
                    J’assimile ça à la non dénonciation de crime puisque vous et le pharmacien avait laissé un criminel dans le circuit. Exactement pareil que quelqu’une qui ne dénoncerait pas son violeur.

                    Alors, ne venez pas en plus vous en venter.

                    1. Quiet Desperation

                      bof, j’avais bien laissé passer « vigilent »… j’aime bien de pouvoir me convaincre que tu n’es pas parfait…

                    2. Nemrod

                      Je propose que vous alliez prendre votre Haldol GO, vous avez du dépasser l’heure depuis une bonne semaine.

                      Le toubib s’est trompé, le pharmacien a rattraper le coup.
                      Le système a fonctionné.
                      Il n’y a pas eu de préjudice donc pas de criminel.
                      Ca arrive tous les jours ce genre de truc, même aux meilleurs au moins une ou deux fois dans leur vie.
                      Vous n’avez jamais fait de grosses conneries rattrapées par un autre vous ?
                      Evidemment que si.
                      Même les prix Nobel de médecine en ont fait, qu’est ce que vous croyez ?
                      C’est pour ça que des garde-fou sont utiles de temps en temps.
                      « non dénonciation de crime » : n’importe quoi.
                      Prenez vos gouttes, je vous dis.

                    3. Quiet Desperation

                      De fait, notre ami GO semble en voie de développer une vision paranoïaque et fort amère de la vie en société… peut-être un effet secondaire de tout ce poisson qu’il ingurgite pour le phosphore dont son Giant Brain a besoin ?

                    4. gameover

                      Nemrod, donc ça justifie le pharmacien ! et donc de mettre un vérificateur derrière chaque professionnel…

                      Il va falloir embaucher pour en mettre un derrière chaque maçon, garagiste, vitrier, conducteur… etc… des emplois à la clef.

                      Si j’ai commandé du béton à 350kg, faudra que j’envoie un huissier vérifier que le dosage est correct.

                      Dans mon monde on est payé pour assumer ses responsabilités.

                    5. gameover

                      @ oli71
                      …et les mêmes viendront se plaindre en cas de récidive : « c’était déjà arrivé », « ce n’est pas la première fois, mais les autres fois il avait eu de la chance »…
                      Dans un marché libre les acteurs ne se protègent pas les uns les autres car celui qui a failli est éjecté pour ne pas nuire.

            4. Nemrod

              Tenez un petit exemple pour que vous compreniez bien .
              J’ai été confronté il y a 17 ans à une erreur de dosage pour une préparation; un sous dosage de 1 à 10 pour ma fille.
              Sous dosage détecté et communiqué au professionnel en question.
              Je ne l’ai pas dénoncé à qui que ce soit.
              Il faut dire qu’il s’agit surement d’un des plus grands chirurgien pédiatrique de France qui a sauvé la vie de ma fille car c’est le seul capable d’opérer la malformation urinaire dont elle souffrait à l’age de 13 mois.
              Les autres le font à 5-6 ans.
              Mais elle à 5-6 ans seraient morte depuis longtemps car elle n’avait qu’un rein.
              Alors, je l’ai appelé, il a été consterné de son erreur et ne l’a plus jamais refaite.
              Voilà.
              Avouez qu’il aurait été dommage que je dénonce son « crime ».

              1. gameover

                « Alors, je l’ai appelé, il a été consterné de son erreur et ne l’a plus jamais refaite.

                T’as vérifié ? MDR !

                Monsieur le Juge, je suis tellement consterné par le meurtre que je viens de commettre. Et personne n’a vérifié derrière moi, c’est bien le problème. Mais je suis certain que je ne recommencerai plus.

                Ok, acquitté.

                  1. gameover

                    HB, je me demande à quoi rime un argument comme « t’es malheureux derrière ton clavier ». ca n’apporte rien au débat.

                    1. Quiet Desperation

                      En lisant ton commentaire de 3h59, ami GO, je comprends mieux cette compulsion d’imprécateur qui t’anime…

                1. Nemrod

                  Il y quand même très peu de domaines ou l’excellence des pros est telle qu’il ne soit pas souhaitable qu’un pair les contrôle dans certaines circonstances.
                  Peut être dans vôtre domaine, parce que vous êtes excellent et infaillible, mais c’est tout de même rare pour le commun des mortels.

                  De fait , l’existence du Pharmacien n’est pas conditionné uniquement par le contrôle des délivrances mais par le fait qu’il est responsable d’une structure qui permet l’approvisionnement du malade en temps et en heure et le plus souvent tout de suite , là , maintenant !
                  Alors même s’il disparait, il faudra quelqu’un pour faire ça, que l’on nommera autrement peut être mais qui permettra à GO d’avoir son traitement et rapidement car les « pointures » n’aiment pas attendre en général.

                  Après, que l’on discute sur la liberté ou non d’installation : ok.
                  Perso je suis pour la liberté partout ou c’est possible.
                  Mais le pharmacien, gardien des poisons, distributeur de pilules est utile et existe depuis la nuit des temps et existera encore des siècles après que les jobs ou l’on est »payé pour prendre ses responsabilités » Yeah ! auront disparus des tablettes.
                  Car une chose est sur, un jour ou l’autre tout le monde est malade et cherche son salut dans les remèdes .
                  Le plus fier, le plus inflexible, le plus hautain comme le plus humble.
                  C’est nôtre lot à tous GO.

                  1. gameover

                    Nemrod,

                    Il me semble que beaucoup pensent que la santé est un domaine à part et cela certainement parce qu’elle est reliée à la vie ou à la mort.

                    C’est oublier que dans l’industrie il y a environ 500 morts par an de nos jours (2,500 dans les années 70) dont 1/4 sont des accidents de la route.

                    Il y aura toujours des morts, ça stagne plutôt en ce moment et ça ne sera pas possible de descendre à zéro ne serait-ce parce qu’un arrêt cardiaque sur le lieu de travail est assimilé à un accident de travail et que cette défaillance peut avoir un impact sur d’autres intervenants (défaillance d’un grutier, d’un chauffeur par exemple).

                    Les vérifications de respect des consignes sont ponctuelles, les comportements dangereux sont punis (licenciement) mais on n’est pas derrière chaque intervenant.

                    A part des poussières dans les yeux et quelques coups de marteaux sur les doigts je n’ai eu jusqu’à maintenant dans mes équipes qu’un accident invalidant : le manipulateur du pont roulant s’est posé lui même en vitesse lente une pièce de 500kg sur le pied à 9h00 du matin : c’était en Australie et l’agent du Worksafe, après enquête, m’a exonéré de toutes responsabilités, sinon c’était interdiction d’exercer et retour en France.

                    Personne ne vérifie en interne ce que je fais. La seule vérification vient en général d’une autorité externe qui peut sanctionner et j’assume MES RESPONSABILITES.

                    Jeune j’ai été irradié à la centrale de Creys-Malville car un abruti avait oublié de fermer à clef une porte dans le bâtiment GV lors d’une tir radio. Mon film dosimétrique a été complètement voilé et conformément au diagnostic médical j’ai été stérile pendant pas loin de 10 ans. L’affaire a été étouffée par la médecine du travail car c’est un agent délégué par EDF qui n’avait pas fait son boulot. J’ai revu quelques années après cet agent en activité qui travaillait avec le même je m’en foutisme.
                    Il n’avait malheureusement pas pris de grade.

                    Depuis j’ai pris l’habitude de me balader avec un compteur Geiger en zone contrôlée car ma sécurité c’est moi avant tout qui la gère… et mon compteur m’a servi quelque fois.

                    Il n’y a pas de différence entre un médecin, un pharmacien, et dans l’industrie un responsable opérationnel ou un monteur ou un soudeur : la moindre négligence, c’est la mort ou l’handicap assuré à plus ou moins brève échéance.

                    En France on a développé des chaînes complexes de décision dont le but est de sécuriser au maximum l’information et les décisions et on se dit : on a tout prévu.
                    Ca déresponsabilise les gens à un tel point qu’en aval du processus de décision, plus personne ne vérifie rien… puisqu’ils supposent que tout a été prévu, même ce qui ne l’est pas. Et ce n’est pas propre à l’industrie lourde.

                    S’ils prennent un véhicule, ils vérifient tout juste qu’il y a le plein. S’ils enlèvent leur PC portable du socle ils supposent que la configuration a été correctement faite et que la sauvegarde s’est faite automatiquement sur le système.
                    Dans les Bill of Materials ils rentrent la quantité et laissent le système calculer automatiquement le poids sans même vérifier qu’il n’y a pas une aberration, poids qui sera imprimé sur la caisse de transport… et la grue a basculé… c’est la faute à l’informatique.

                    Désolé, mais ceux qui ne font pas le job doivent être retiré du circuit et déplacé dans des activités dans lesquelles ils ne peuvent pas nuire : quand on a mis en danger la vie de quelqu’un on n’a pas droit à une 2ème chance.

      2. Kazar

        Vous, vous gobez tout cru les discours des gauchistes. 20.000 euros par mois, c’est une moyenne qui ne signifie pas grand chose tant les écarts sont importants. De plus, votre « ne font qu’appliquer les règles existantes » témoigne de votre totale méconnaissance du droit. Le droit est devenu hyper complexe, et je suis le premier à m’en plaindre. mais si cela vous semble si facile, pourquoi ne vous tapez vous pas les 6 ans de droit pour exercer une profession juridique ?

          1. Kazar

            Le but n’est pas faire pleurer,mais d’éviter que les médiocres viennent se plaindre que certains réussissent mieux qu’eux. Après tout, les Notaires sont des chefs d’entreprise qui emploient du personnel et font faillite, comme tout le monde.
            Réforme oui, dénigrement à deux balles parce que ce sont des riches, non.

            1. dede

              Mouais. A ma connaissance, la plupart achetent une charge, monopole d’Etat. Comme pour les taxis, il est ensuite complique de reformer.
              Et en ce qui concerne la fixation des prix, j’ai souvenir d’avoir fait la moue sur la facturation d’un acte (je ne me souviens plus lequel mais ce n’etait pas une taxe) et la, j’ai eu droit a un sourire et « desole, le prix est fixe par l’Etat »

            2. Othello

              Ah mais non! Les notaires sont des chefs d’entreprises qui ne prennent aucun risque, et encore une fois, ne créent rien, ni n’inventent rien. Les charges de notaires ne sont absolument pas des entreprises au sens libéral du terme, ce sont juste des notables qui s’engraissent grâce à un système jacobin (voire même plus acien : j’ai dans ma famille une longue lignée de notaires depuis le 17e siècle…)

              Depuis 100 ans avez-vous vu cher Kazar un notaire faire faillite (sans être allé en prison pour abus de biens sociaux) ?

              1. Toufou

                Un exemple (2 secondes de recherche sur internet) :
                http://www.lavoixdunord.fr/region/dourlers-jacqueline-beyls-notaire-dans-la-tourmente-ia12b45185n1746036

                « un notaire faire faillite (sans être allé en prison pour abus de biens sociaux) »
                Réfléchissez : c’est souvent lié. Vous commencer à magouiller quand ça commence à mal tourner, pas quand ça rentre tout seul sans rien glander (mais dans la vraie vie on n’a jamais rien sans rien, il faut être naïf pour le croire) .

                1. Othello

                  Dans l’article que vous citez : « « J’ai été assailli de plaintes de clients de Me Beyls qui lui reprochaient son inertie. Elle devait venir s’expliquer, elle n’est jamais venue », souligne irrité Bernard Beffy, procureur de la République. Elle a également fait la sourde oreille aux demandes d’explication de la chambre départementale des notaires qui pointent, elle, plusieurs manquements et entorses à la déontologie : des retards de cotisations à la chambre, le non-respect de règles fiscales, un prêt sous seing privé (interdit pour un notaire), un refus d’obtempérer, des tarifs inadaptés et des actes écrits non respectueux de l’authenticité. Sont venus s’ajouter à cette série, de graves problèmes financiers qui ont conduit à la liquidation judiciaire de l’étude. Jacqueline Beyls s’était portée caution pour son fils lorsque celui-ci a fait l’achat du restaurant l’Auberge Fleurie à Sars-Poteries. L’affaire du fils n’a pas marché et la caution pour le fonds de commerce, les murs et le matériel, engageant tous les biens du notaire de Dourlers, a été activée. »

                  J’ai peur que votre exemple soit contre-productif…

                2. Nocte

                  Ou pas ? Je connais une étude très très bien installée, elle est l’étude préférée de tout le gratin politique par chez moi, et ca n’est pas pour rien.

            3. gameover

              Le problème n’est pas de s’enrichir Kasar mais de le faire grâce à une protection de l’état.
              Ne déplace pas le débat s’il te plaît.

            4. Aristarque

              Kazar, vous allez vite en besogne pour taxer vos contradicteurs de médiocres. Le problème des notaires est qu’ils sont 8.800 (nombre au 01er Janvier 2009 selon l’INSEE) et qu’il y a un peu moins de 800.000 dossiers de vente immobilière à traiter annuellement (chiffres 2010). Arithmétiquement, chaque notaire en exercice est assuré en moyenne de traiter 8 à 9 dossiers le mois et cette moyenne lui est garantie par le numérus clausus bloquant la concurrence de nouveaux notaires indépendants. Dans de telles conditions, ce n’est pas trop difficile d’être chef d’entreprise puisque le gateau n’est pas menacé par de nouveaux entrants en nombre… C’est bien pour cela que le prix des études est astronomique puisqu’il y a une rente automatique du seul fait du macaron au dessus de la porte… Si leur rémunération résultait de leurs capacités à l’ obtenir dans un univers de concurrence pure et dure, alors là nous serions chapeau bas devant eux, du moins ceux qui sont libéraux et saluent les capacités professionnelles au niveau requis.

          2. Toufou

            D’accord avec Kazar.
            Le droit est complexe auojurd’hui. On est passé d’un code civil unique de 300 pages à une véritable machine à gaz en à peine 200 ans.

            Un exemple : lorsque vous avez une Duflot qui pond un pavé de 300 pages remplies de renvois à des décrets « qui viendront préciser, blabla » , derriere, il y a tout un travail de comprehension, de mise en adéquation avec les lois existantes, les tracas administratifs et les responsabilités subséquentes, qui est bien plus que faire uniquement qu’ « appliquer les règles existantes ».
            Regardez, le bouzin Duflot est à peine sorti qu’on va maintenant « détricoter » le bouzin.
            Ils vont éliminer des trucs mais à condition que si ceci ou cela et gnagnagni et gnagnagna. Je serais vraiment étonné que les choses soient simplifiées.

            Je vous invite aussi à vous plonger dans une loi récente. C’est mieux que des mots pour comprendre.
            Dans les faits, il devient bien difficile pour un juriste d’avoir des certitudes sur ce qui est légal ou non. C’est tout de même le comble.

            1. Je lole.
              Le problème : le droit est complexe. Votre solution : il faut des avocats, et un monopole.
              La vraie solution : revenir à un droit moins ou plus du tout complexe. Et ne me dites pas que c’est impossible, des trouzaines de pays l’ont fait.

              1. Toufou

                @H16

                Mon seul propos ici : le droit n’est pas simple.
                Le métier de juriste devrait être seulement d’utiliser les textes, pas de s’interroger sur leur sens (en admettant tout de même que le législateur n’est pas un surhomme et qu’il peut aussi se louper parfois, mais là il y a vraiment de la marge).
                Je partage votre avis sur la solution.
                Ma solution : arrêter de pondre des textes dans tous les sens. Supprimer 2 textes chaque fois qu’il en sort 1 pendant un bon moment. Reflexion d’au moins 2 ans avant de pondre un texte, et applicabilité après 2 ans minimum (sauf vraie urgence).

                1. Calvin

                  A la base, le droit c’est simple, cohérent, logique.
                  Et puis des malades mentaux ont décidé qu’il fallait que les citoyens soient en insécurité totale.

                  1. Toufou

                    Exactement.
                    En théorie nul n’est sensé ignorer la loi.
                    Si déjà il te faut un professionnel pour la comprendre, il y a dejà un problème.
                    Si en plus le professionnel ne peut pas te donner de réponse, c’est un gros gros problème.

                  1. Flash

                    Le droit n’a jamais été simple.

                    Cohérent et logique, oui. Simple, non.

                    Le juriste n’a jamais été une machine à appliquer la loi mécaniquement.

                    Soit parce que la loi ne pose que les principes, et il faut alors l’adapter aux faits, ce qui n’est pas toujours si simple. Soit parce que la loi veut tout régler, et elle fait 300 page, est contradictoire, et devient impossible à manier.

                    Il y aura toujours besoin de juristes.

                    Par contre, leur nombre est, à mon sens, artificiellement élevé de nos jours. Les subtilités et incohérences excessives de la loi en ont tué la majesté et ont fait passer les juristes du statut d’auxiliaires et de supports utiles à celui de parasites indispensables.

                    1. Aristarque

                      Le Législateur grançais a la manie de vouloir pondre des textes qui veulent tout régler, et le reste, dès l’apparition de la loi. Des multitudes de cas et de sous-cas, uniquement limitées par l’imagination de ceux qui en portent le projet sur les fonts baptismaux, en garnissent donc des pages et des pages et finalement plus grand monde n’y comprend quoi que ce soit du premier coup… Il y a quelques jours, j’avais décortiqué une loi de Juillet portant réforme pour l’artisanat, en 77 articles; OK, sauf qu’un bon paquet d’articles, un fois en code, devaient dépasser chacun une longueur de plusieurs pages d’affilée, au vu du nombre de rolls de molette du mulot pour faire défiler le texte… Le bon vieux Code Civil est dépassé et enterré sur ce plan… Et ce n’est donc pas demain que l’on pourra se passer d’avocats et de conseils juridiques sauf à avoir le loisir de se fader les codes nécessaires….

      3. Calvin

        Ce boulot de secrétaire, certains le font très très mal…
        Quand à confirmer leurs écrits de visu, histoire de vérifier la conformité, d’en faire un acte disons vraiment authentique, circulez, c’est pas le genre de la maison…

    3. Aristarque

      Il y a bien d’autres intervenants sur Contrepoints (Vincent Le Coq) qui démontent couramment les argumentaires des notaires et taillent en pièces leur valeur ajoutée prétendue.
      Votre article cité reprend un à un tous les poncifs des notaires pour que rien ne change dans leur profession sauf à la limite de la limite de la marge si vraiment ils ne peuvent éviter d’y toucher. Rien qu’un argument comme celui que leurs actes ne seraient pas rentables en dessous du seuil de 270.000€ ne signifie rien d’autre que de la poudre aux yeux puisqu’alors seuls ceux d’IDF, de la Côte d’Azur et de quelques autres régions favorisées arriveraient à survivre à grand peine. L’INSEE indique lui, que c’est bon à partir de 50.000 €. Toujours est-il que les notaires vivent très grassement (il y en a en proportion de la population quatre fois moins que sous le Premier Empire) et je le sais parfaitement puisqu’une cousine de mon épouse est femme de notaire, même en devant rembourser leur étude (qui coûte du fait du monopole) les yeux de la tête au moins!

      1. Higgins

        Sans parler, j’ai eu un exemple dans ma famille, que les candidats admis sont soigneusement filtrés (mieux vaut être fils ou fille de pour acheter une étude).

      2. Kazar

        La mauvaise foi ça me fatigue : je n’écris pas que rien ne doit changer, mais quand je lis que tout le monde peut faire ce boulot et qu’en substance, ils sont trop bien payés pour ce qu’ils font (« vivent très grassement »), ça m’énerve parce que ça me fait penser à tous les pleurnichards qui envient l’assiette du voisin.
        Après, supprimez leur monopole sur les ventes immobilières, pas de problème, mais ça va me faire un sacré boulot si ce sont les agents immobiliers qui s’en chargent, vu leur niveau d’incompétence, et la complexité administrative d’une vente. Et ce n’est pas les récentes réformes qui vont simplifier.

        1. Flash

          Suffit de virer quelques règles pour les notaires.

          Ainsi : liberté d’installation et suppression du contrôle des prix = plus de notaires, et concurrence possible.

          Rien que ça, ça devrait jouer.

        1. gameover

          Oui merci pour le lien et je trouve bien que CP ait donné la parole à un notaire. Je pensais qu’on allait s’écarter des poncifs mais ce n’est pas le cas.

    4. yoananda

      Merci !
      C’est donc plus compliqué que ce mon lien laisse paraître.

      La question serait-donc, qu’est-ce qu’on met sous la responsabilité de l’état ?
      Peut-on tout libéraliser ? y compris la police ? la santé (au risque qu’elle deviennent très inégalitaire) ? l’éducation ?

      Ou bien trouver un compromis ? (l’état qui distribue des bonds que les gens utilisent pour choisir leur école dans certains pays je crois)

      Les français on souvent peur des effets néfastes de la « privatisation » souvent perçue comme un mal absolu, a cause de quelques exemples réels …

  8. Skwal

    « Les Français semblent le vouloir ; à eux d’aller au bout. »
    Ce pays ne serait (peut-être) pas foutu ?

      1. Nocte

        Je la fais façon sournoise ces temps derniers grâce aux lois de merde qui sont pondues façon diarrhée.
        Récemment, un collègue se plaignait que les TAPs soient payants, les écoles, c’est gratuit !
        Là, je suis intervenu en disant qu’aux seules et uniques conditions qu’il n’achète rien en France, ne paye pas d’impôts et que son salaire soit versé sans être déclaré, alors il la payait.
        Gros yeux ronds façon mekeskidicekonnar?.
        Je reprends donc en lui disant que l’école est payée par le budget de l’Etat et donc les taxes diverses et variées, les éventuels impôts et les blagues sur sa fiche de paie, ainsi que le déficit qui devra un jour ou l’autre être remboursé par le peuple. Et que partant de là, il paye l’école toute sa vie durant plutôt que le temps que son fils y soit. Ensuite, je lui ai demandé s’ il souhaitait voir sa taxe d’habitation et son éventuelle taxe foncière être réévaluées à la hausse pour ne pas avoir à payer les TAPs. RIEN n’est gratuit, rien.
        Touché, coulé.

        J’imagine qu’il a du faire le tour de son bocal depuis, néanmoins, pendant une ou deux secondes, il a vu le monde différemment, ca peut initier quelque chose.

        1. Adrien

          L’étape qui survient généralement après, c’est « ah non, moi je paye déjà beaucoup trop d’impôts, je suis célibataire/marié/locataire/propriétaire/fonctionnaire/salarié/gros/mince/beau/moche/etc., par contre ils pourraient augmenter pour les mariés/célibataires/etc. parce que c’est injuste quand on voit ce qu’ils ont et ce dont ils profitent et que moi je le vaux bien et pas eux ou alors franchement moins et scrogneugneu » (le tout de façon plus ou moins rationnelle et argumentée).

          Généralement, quand le « ils » impersonnel arrive dans la conversation, c’est foutu, votre interlocuteur est dans un trip égotiste profond qui implique qu’on améliore sa petite situation à lui-tout-seul au détriment de celle « des autres ».

  9. Aristarque

    Une constante dans ce type de sondages est que les sondés sont toujours majoritairement pour des réformes. Ça oui, on en veut, on en réclame! Mais curieusement, dès que le sondeur approfondit, la réforme doit exclusivement porter sur les autres, leurs conditions de travail, de vie, etc… Il n’y a aucune inclination à un jeu collectif mais plutôt à la juxtaposition de micro-univers dont le centre réclame qu’on aille réformer ceux qui sont ailleurs que le sien qui va, pour le compte, mieux que bien…

    1. Kazar

      Le problème, c’est qu’il ne faut pas confondre réforme et jeux romains. Quand un Montebourg parle de »ces professions qui captent le revenu des Français », c’est de la démagogie gauchiste et il ferait mieux de fermer sa gueule, lui qui a vécu de la politique et s’est gavé d’argent public, le politicien étant l’exemple même du professionnel qui capte le revenu des Français !!!

      1. gameover

        pas faux… mais alors tu veux dire que c’est quelqu’un de non payé par les impôts qui devrait lancer les réformes ? Tu te mords la queue là !

  10. jeff

    Le problème de ces journalistes qui utilisent le mot libéralisme à tout crin et sans savoir ce que c’est.
    On ne s’en sortira JAMAIS !
    Les enfants sont éduqués par des marxistes. comment voulez vous qu’ils deviennent libéraux ? On les aliène en plus avec des téléphones portables et des émissions TV débiles.

  11. Christophe

    Pourquoi faire des sondages ? Quand on a des élections, genre présidentielles, grandeur nature ?
    Hum ?

    En 2012, c’est à dire hier, si on additionne les gogos sarkozystes et les sans-dents hollandesques… ça fait très exactement 34 861 353.

    Ca vaut tous les sondages, non ? Et ça fait beaucoup.

    Il n’y aura pas de « réformes » et encore moins « libérales ». Ces deux mots sont des hochets qu’on agite devant les Français depuis… 30 ans.

    Raison supplémentaire : la stratégie Sarkozy pour 2017 est maintenant très claire : « Bonne chance à ceux qui veulent gagner en promettant la retraite à 68 ans et les 39 heures payées 35 »

    http://tinyurl.com/q8ekh2j

    Tout en mélangeant l’UMP et l’UDI… objectif le mythique (et néantesque) « CENTRE ».

    Bref les gars c’est plié… Jusqu’en 2017… la mouise. Et ensuite de 2017 à 2022… la merde.

    On n’en sortira jamais.

    La seule solution, sans mauvais jeu de mot, c’est la révolution.

    Faire imploser littéralement l’état français, les institutions et tout ce qui va avec… Et prier pour que quelque chose de… meilleur en sorte.

    1. « prier pour que quelque chose de… meilleur en sorte »
      On parle d’une bonne blague pour les sondages et les réformes libérales, mais celle de la révolution qui aboutit à qq chose de meilleur, elle n’est pas mal non plus.

      1. Caton

        En effet, l’histoire ne recense pas de cas où le résultat d’une révolution a été positif à moyen terme. La faillite, par contre, a permis à certains de rebondir efficacement: la Russie d’aujourd’hui est plus riche et plus libre que ne l’était l’URSS, par exemple.

      2. Christophe

        C’est une simple question de logique.

        -avec les « réformes » : je perds à chaque fois
        -avec la « révolution » : je peux gagner une fois sur 1000

        … Seul le fou choisirait la première option.

        Non ?

        En tout état de cause, face à l’impossibilité de « réformer » le mammouth, il faudra bien à un moment donné admettre que seule l’extinction du mammouth pourrait nous sauver.

        1. Tout dépend de ce que vous perdez. Si c’est du pognon dans le premier cas, et la vie dans l’autre, pardon, mais les choix ne sont plus les mêmes.

        2. Toufou

          @ Christophe

          Mais c’est faux.
          Suède, Canada, Allemagne. Voilà des exemples de pays qui ont réussi à se réformer. Sans tout casser.
          Car dans la révolution Russe de 1991 vous oubliez les oligarques, la justice à deux vitesses, un exécutif pour le moins « autoritaire ».. c’est ça que vous voulez ?

          1. Aristarque

            Les trois premiers pays cités se sont réformés aussi et surtout parce qu’ils ont vu la faillite arriver et que, soit ils déviaient vite fait de leur route avec un grand coup de barre, soit ils se prenaient l’iceberg…
            Pour l’instant, la Grance arrive à repousser l’inéluctable et croit qu’elle pourra ainsi continuer grâce à la princesse Ophredla..
            Ne pas oublier que ces réformes ne se sont pas forcément « bien » passées sur le coup. Dans le cas de Maggie :
            « Arrivée au pouvoir dans un pays en situation d’instabilité, Margaret Thatcher en redresse l’économie en mettant en place une série de réformes radicales. Remportant trois élections générales consécutives, elle effectue le plus long mandat ininterrompu de Premier ministre au Royaume-Uni depuis le début du xixe siècle (11 ans et demi) »

            Bien que la honte soit sur les Anglais du fait de la présence du FMI quand elle est arrivée au pouvoir, lesdits Anglais n’étaient pas tous décidés à la suivre… Rappelez-vous des grèves dures des mineurs, de l’IRA provisoire, etc… qui n’ont surement pas été un partie de plaisir…
            Ses opposants avaient juste perdu de vue que :
            – – elle était plutôt du genre main d’acier dans un gant d’acier que main de fer dans un gant d’acier (si une lady s’était aussi nettement imposée dans le monde politique conservateur machiste anglo-saxon , ce n’était surement pas à cause de son indécision ou de sa timidité ou de sa pratique du macramé).
            – elle déboulait avec un programme de gouvernement soigneusement élaboré et mis en oeuvre immédiatement.
            – elle avait été élue SUR la base de son programme en parfaite connaissance de cause et elle bénéficiait du soutien de la majorité des électeurs. Quand ils ont vu les résultats au rendez-vous, que vouliez vous qu’ils fissent d’autre que de la réélire ?

            Par voie de conséquence, tant que les Grançais rêveront au socialisme éthéré qui n’est jamais celui (un horrible ersatz pour le moins ) qui fait faillite chez le voisin, nous continuerons à débattre sur ce blog…

  12. petit-chat

    Au fil des billet, on voit que notre hôte garde confiance en l’Humanité, confiance que le quotidien nous amène à négliger.
    Et pourtant, un Ameyric Carron, socialiste bobo et parfumé, moins viril que Natacha Polony, a montré que même une larve peut se révéler être un combattant.
    Peut-être le monde est-il ainsi plein de ce genre de surprises, et qui donnent raison à h16.

    1. Kazar

      Ouaouh, trop courageux le Caron pour critiquer Israël dans un studio de TV !!! On dirait le sketch des Inconnus sur Florent Brunel avec les politiciens vraiment « crès crès méchants » !!!

        1. Calvin

          Bof non.
          Il y a le bon et le mauvais antisémite.

          Le mauvais, ah ça, c’est une raclure, il vomit les israéliens, le sionisme, bref, c’est un mauvais antisémite.
          Le bon, par contre, il rappelle que les juifs sont des capitalistes apatrides, il vomit sur les juifs, le capital, mais du coup, c’est un gentil antisémite…

          1. gameover

            Caron-BHL il y a une semaine à ONPC. Je l’ai regardé hier soir en replay.

            Caron qui soutient Poutine… j’en tombe de l’armoire… ah bah en fait c’est parce que Poutine soutient les palestiniens !

            A voir : BHL qui à chaque intervention de Caron lui dit : moi j’y étais en Bosnie, en Lybie, en Syrie, vous n’y étiez pas donc boi-boite… hilarant… 2 pignoufs.

              1. gameover

                C’est ça qu’il y a de bien avec le replay, tu regardes juste ce que tu veux, quand tu veux :mrgreen:
                Avec ONPC je me marre aussi d’entendre les poncifs de Ruquier sur le sociétal.

                Valoche s’en ait pris encore plein les dents. J’ai lu son livre en pdf (gratos) c’est intéressant et bien écrit, des phrases courtes.. J’en déduis aussi que les sans-dents c’est vrai puisque FH a sous-entendu que c’était sorti de son contexte. Et donc le bouquin semble sincère.

                1. Aristarque

                  http://www.lefigaro.fr/livres/2014/09/12/03005-20140912ARTFIG00224–livre-de-trierweiler-des-passages-supprimes-par-l-editeur.php

                  Rhôôôô! Anastasie a frappé ! Mais il lui reste du boulot :

                  « Cependant, l’ombre de Ségolène Royal plane bel et bien sur le livre de Valérie Trierweiler. L’auteur raconte son reportage pour Paris Match à la maternité à l’occasion de la naissance de la fille de François Hollande et de Ségolène Royal en 2005,(…)  »
                  Impayable le Figaro. (mère à 52 ans. Trop forte !)

    2. vegeta

      caron un combattant ? ce type n’est juste qu’un vulgaire antisémite avec les mêmes facultés mentales que les animaux qui vendent de la drogue dans les cités.
      qu’est ce qu’il est combattant le caron surtout quand il défend les milliers de goss qui meurent dans les guerres comme en lybie, irak syrie yemen et dans toute l’Afrique et bas non caron est comme une petite pute il vend son cul, ou plutôt sa bouche avec sa parole au plus offrant

  13. dede

    Il y a vraiment des gens pour associer l’adjectif « liberal » a la reforme territoriale?

    Jour apres jour, je decouvre de plus en plus l’usage du newspeak et du doublethink…

  14. Peste et coryza

    Je tiens à souligner que Cuba a tenu grâce à sa réforme agraire (pas celle des débuts, celle des années 90): grosso modo, cultiver là où vous voulez, ce que vous voulez…
    et que les cubains n’ont jamais aussi bien mangé.
    Bon, ils auraient sans doute voulu bien d’autre choses, mais pour cela, il faudra attendre la mort (au combien symbolique) de Castro…

    En France, nos dirigeants n’ont pour la plupart même pas le peu de bon sens ou de décence des cocos cubains…

    1. dede

      Ce n’est pas tres encourageant pour la France cette histoire parce qu’il y a encore un peu de marge avant d’arriver a la situation ou nous serons heureux d’avoir le droit d’elever trois poules et un cochon et de donner ainsi un appel d’air au gouvernement…

  15. JeVoudraisVivreAilleurs

    Pole Emploi va se retrouver au cœur d’un nouveau scandale :

    « l’existence de préretraites déguisées pour certains de ses agents proches de la retraite.

    Licenciés par le biais d’une rupture conventionnelle à 58, 59 ou 60 ans, ces anciens de Pôle emploi bénéficient tous d’un suivi et de contrôles très allégés, ce qui leur permet d’attendre la retraite sans avoir à rechercher d’emploi. Pour eux, les rendez-vous sont souvent réduits au minimum… quand ils ont lieu. Tel ce cadre de Rhône-Alpes, parti début 2013 avec plus de 170 000 euros d’indemnités de rupture conventionnelle et immédiatement inscrit au chômage, avec 5 000 euros d’allocation par mois. Sa retraite est prévue début 2016, pile trois ans après son inscription, le délai maximal pour percevoir les allocations. Un autre, originaire de Haute-Normandie, n’a eu qu’un seul entretien – pour son inscription – en trois ans de chômage. »

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/11/les-petits-arrangements-de-pole-emploi-avec-ses-cadres-proches-de-la-retraite_4485935_3224.html

    1. Adolfo Ramirez Jr

      tout les chômeurs proches de la retraite bénéficient d’une exemption de recherche d’emploi.
      De plus les agents PE cotisent comme tout le monde, pendant 40 ans à une assurance chômage dont il y a très peu de chance qu’ils en aient besoin… En effet « ils ne seront jamais au chômage car il y aura toujours des chômeurs ».

      1. Adolfo Ramirez Jr

        j’ajoute que de toute façon, salaire de PE ou indemnité chômages trouvent leurs sources au même endroit. Donc ça revient moins cher à l’assurance chômage de payer une indemnité à 80% du salaire net qu’un salaire chargé à 42% au dessus du brut.

          1. Adolfo Ramirez Jr

            Il n’y en a pas forcément.
            « Vous restez chez vous et touchez 70-80% du salaire net en attendant la retraite » Combien signent sans demandez d’indemnités?
            En revanche Il y a aussi des cadres qui ont été recruté à prix d’or, sans diplôme aucun (pas même le bac), dans les années 80 parce qu’ils connaissaient un peu d’informatique… Ils foutent plus rien depuis longtemps car dépassés mais restent là bien après l’âge minimum de départ et coutent une fortune à PE…

            1. Adrien

              En cas de rupture conventionnelle, il y a forcément des indemnités légales « qui ne peuvent être inférieures à l’indemnité légale de licenciement » (cf. service-public). J’imagine assez bien 1/ qu’il y a des accords spécifiques à Paul Emploi pour faire monter la sauce et 2/ que chaque cadre va tenter de grapiller un max de tune à son départ.

      2. Tess

        Non les agents de pole emploi ne cotisent pas à l’assurance chomage. Par contre les ex salariés de l’assurance chômage cotisaient jusqu’en 2009, pas les agents de l’Anpe.

  16. Borgowrio

    Un seul moyen , un référendum pour ou contre l’interdiction de la grève dans le secteur public , SNCF RATP EDF POSTE compris . Pour avoir la liberté de réformer dans l’intérêt général sans trembler devant une paralysie de l’économie françaises par les saboteurs privilégiés

    1. petit-chat

      Un état totalitaire pour remplacer un état totalitaire.
      Qui va aller les remettre au boulot ?
      Il vaut mieux tout privatiser, même si ça revient à nous faire payer deux fois les infra déjà payées par le vol fiscal, il me semble.

  17. Deres

    CPEF.
    Même la tenue du déficit de 3% en 2017 est basée entièrement sur des prévisions optimistes de croissance en 2016 et 2017 qui n’ont aucune chance de se réaliser sans aucune réforme de fond …

    http://www.lesechos.fr/journal20140912/lec1_france/0203768460456-le-retour-a-3-de-deficit-repose-sur-des-hypotheses-de-croissance-optimistes-1041724.php

    Personnellement, je reste sur mes affirmations de 2013 comme quoi AMHA, le déficit ne descendra jamais en dessous de 4% pendant ce quinquenat. J’avoue par contre que j’ai pêché par optimiste : je n’envisageais quand même pas qu’ils arriveraient à augmenter le déficit sur la période !

      1. Deres

        Cela dépends beaucoup de nos partenaires européens, sachant que l’on va dépasser allègrement les 100% de dette en 2015. Si ils laissent cela passer, cela revient à laisser les fissures détruire le barrage. Nos bons socialistes vont tout de suite s’engouffrer dans la brèche. Tout événement ou mauvaise nouvelle sera alors utilisé comme argument pour ne pas tenir les promesses minimales actuelles. MLP commence déjà à être avancer comme argument/chantage aux européens pour mettre en place des mesures populistes par exemple. Pour le moment, je pense que la tendance actuelle d’augmentation du déficit va probablement continuer par absence de vrai réforme et non tenue des prévisions, toujours basés sur des entrants tous systématiquement optimistes. Il faudra aussi tenir compte des mesures populistes en vue des élections de 2017. 0.1% ou 0.2% d’augmentation du déficit par an est donc prévisible … Donc 4.4% en 2014, 4.6% en 2015, 4.8% en 2016 et 5% en 2017.

        J’ajoute d’ailleurs que l’augmentation de TVA (et des autres taxes plus discrètement) aura nécessairement lieu en 2015 car après ce sera trop proche de élections.

        1. Calvin

          Je partage ton analyse avec un déficit légèrement moindre en 2016 (pour cause de TVA augmentée) mais un bon retour de bâton en 2017. Dépasserons – nous 5% ?

          1. Deres

            D’ailleurs, dans la foulée des annonces main sur le cœur des derniers jours que les hausses d’impôt sont terminés, ils nous prépare une nouvelle hausse de la TIPP. Et on apprend au passage qu’une hausse était déjà voté pour 2015 de toute façon … Le pire est l’explication tout jésuitique de cette contradiction : comme c’est pour compenser la suppression de l’écotaxe, ce n’est pas une nouvelle hausse, mais une ancienne. Et l’argument de la baisse actuelle du prix du pétrole est fabuleuse quand on sait que l’euro dégringole de jour en jour et donc que le prix du pétrole va nécessairement monter spontanément.

            1. Nocte

              On augmentera le prix de l’électricité de 10% ! Finalement ca sera 5% cette année, donc les Français font des économies, cette année…

        2. royaumont

          J’en viens presque à souhaiter une mise sous tutelle de la France : l’affront et l’humiliation seraient tels que la réaction serait obligée et, avec un peu de chance, salutaire.
          Sans un electro-choc de cette nature, je ne crois pas que les choses puissent réellement changer, chacun étant d’accord pour les réformes… qui concernent les autres.
          De plus pour faire sauter les verrous des bolcheviks de service (Cheminots…) il faudra être motivés et prêts à supporter un conflit long et pénible. Le jeu en vaut la chandelle, encore faut-il en être convaincu.

          1. Calvin

            D’accord avec toi !
            La mise sous tutelle du R-U a permis l’arrivée d’une Thatcher, et une inversion de la tendance.
            Cela n’arrivera pas sans ce genre d’électro-choc.

            1. Quiet Desperation

              Comme disait Sainte-Beuve (une grande sainte, allez) : « aucun réforme ne peut aboutir en France sans une conjonction du sentiment et de l’intérêt »…. or words to that effect (je cite de mémoire).

            2. Nocte

              Hum… tu as vu masse de changement en Grèce ? Parce que c’est ce chemin là, que prendra la France et pas celui des U.K. (on a du mal avec les teutons, imagine si la Fraônce copie la perfide Albion de Thatcher… des suicides en masse !)

              1. Théo31

                Le seul vrai changement constaté est que depuis que les Chinois ont acheté le port du Pirée, les dockers communistes bossent.

    1. Théo31

      Comme c’est un ratio totalement bidon, les grosses tanches gouvernementales vont vite intégrer les putes et la drogue dans leurs calculs, comme en Italie.

      Ratio bidon car si le PIB augmente plus vite que le déficit son ratio baisse alors qu’en fait il a augmenté. Le seul ratio correct c’est déficit/recettes et là on est à -37%. On comprend pourquoi les tocards ne le donnent jamais.

  18. Gerldam

    La remarque de Sarkozy « Bonne chance à ceux qui veulent agganer en proposant le retour aux 39h payées 35…. » montre que c’est un politicard qui part perdant.
    Je ne suis pas du tout certain qu’un vraie campagne de fond avec diagrammes et explications claires ne puisse convaincre les français qu’une autre politque est possible. A condition d’être un peu machiavélique (indispensable avec les cons), notamment d’être plus ou moins sur une ligne anti-islamique (très porteur ça) et ne pas tout dire non plus avant pour ne pas effrayer la veuve et l’orphelin. Il restera toujours un gros paquets de collectivistes acharnés, mais il suffit qu’ils ne remportent que 49,9% des voix.

    1. Deres

      Comme expliqué par tout le monde ci-dessus, tout les français sont pour les réformes, tant qu’ils ne se sentent pas concernés. C’est pareil pour les hausses d’impôts d’ailleurs. Tant que cela tombe sur les autres, ils sont hilares. Le secret des politichiens est de restreindre leur action du moment à une minorité et de faire tourner pour que tout le monde soit touché au final. D’un côté, il a peut être raison de dire que des propositions « tapant » sur trop de français risquent surtout de faire gagner MLP qui ne tape grosso modo que sur les étrangers et l’Europe qui ne votent pas à nos élections, donc des boucs émissaires parfaits. Rappelez vous le succès des 60 promesses de Flamby, chaque promesse correspondant à un caressage dans le bon sens d’une minorité précise.

    2. Honorbrachios

      s’il dit ça c’est parce qu’il a expérimenté le gouvernement de la france!
      Mais son esprit est complètement perverti car il ne voit pas LA solution qui est toute simple : mettre un temps maximal de travail par semaine par ex 50h et laissé les gens faire comme ils veulent ! (par contrat : si quelqu’un à envie de bosser 45h et un autre 30, pourquoi l’état s’en mêle?

        1. Othello

          Ca me rappelle les semaines de 100 heures que je faisais de temps en temps quand j’étais trentenaire… Limiter à 50 heures? LOL

  19. Honorbrachios

    même homéopathiques, quelqu’un pourrait nous faire la liste des réformes « libérales » de ce gouvernement dont les merdias nous bassinent tous les jours?
    parce que les gens qui ne regardent qu’eux les croient ! par exemple mes parents croient que les entreprises sont bien favorisées en ce moment et sont étonnés quand je leur dit que l’urssaf a augmenté de 7% et qu’il augmente encore l’année prochaine.
    ou pour les joyeux proprios, la nouvelle taxe (certes peu chère pour le moment) sur le foncier non bâti s’il te reste du cos dans ta maison !

  20. Kazar

    Ligne anti-islamique : à part le FN, et un ou deux UMP isolés dans leur camp, aucun parti n’aura ce courage.

    1. gameover

      parce que c’est peut-être taper à coté de la plaque et exactement la même chose qu’avoir une ligne anti-riches.

        1. gameover

          Tu en as déjà parlé hier. Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. Ils ont déjà du mal à respecter des traités alors…
          Mais il faut quand même rester vigilent.

          1. Quiet Desperation

            « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre »…

            Expression typiquement chiraquienne…. curieux…

  21. sabrauclair

    Dans l’ouverture aux professions règlementées, notamment les huissiers, il y a la possibilité de faire entrer des sociétés commerciales comme actionnaires dans les sociétés d’huissier.

    Comment croyez-vous que va évoluer le droit, quand l’exécutant de base aura des directives de rentabilité en provenance des actionnaires de grosses banques, fonds de pension et autres General Electric?

    Ne voyez-vous pas que ce sera la porte ouverte au n’importe quoi? Ces sociétés pourront même directement faire exécuter pour leur propre compte, l’huissier étant leur salarié. Où sera l’indépendance de la justice?

    Cette réforme, si elle voit le jour, sera la disparition du maillage territorial, les sociétés ne s’installant que dans les très grandes villes de France.

    Par leur puissance financière considérable, en faisant travailler leurs avocats sur la France entière (suppression de la postulation), elles entraîneront la chute des petits cabinets de province qui ne conserveront que les petits litiges non rémunérateurs.

    Cette réforme est d’autant plus stupide que le modèle français s’est exporté jusqu’en Chine. Eh oui, les Chinois ont préféré le modèle libéral français au modèle anglo-saxon, car ils ont remarqué que celui-ci fonctionnait mieux.

    On parle de privilège et de rente, mais les hauts fonctionnaires de Bercy qui ont imaginé cette réforme touchent 17.000€ PAR MOIS, outre avantages en nature, et ce quel que soit le travail fourni. Si ce n’est pas la définition d’une rente…

    Et d’ailleurs, quand on voit le résultat de leur travail dans le redressement de la France 🙄

    Pour ma part, vous l’aurez compris, je suis l’une de ces professions règlementées que l’on décrie comme rentier.

    J’ai 7 ans d’études après bac, me suis installé au bout de 9 ans après le bac, ai emprunté et me suis endetté (encore 8 ans de prêt), travaille comme un forcené (8h-20h; je mange devant mon ordi, car je n’ai pas le temps de rentrer chez moi le midi), tout ça pour une rémunération qui est bien en-deçà de celle invoquée dans le rapport de l’inspection générale des finances, dans l’exercice d’un métier ingrat où je suis le seul juriste de proximité qui ose s’aventurer dans les « quartiers sensibles » où la police rechigne à m’accompagner. 🙁
    Tous les 2 ans je suis obligé de me séparer de ma stagiaire huissier,car il ne me resterait plus assez pour rembourser mes prêts et pour VIVRE. Je dois donc en former une nouvelle à chaque fois.
    L’Etat me fait travailler en matière pénale pour un coût inférieur au coût de revient. Il me paye maintenant UN AN après, mais je dois payer mes charges et impôts à temps.
    Je paye un salarié à perte pour tenir les audiences du tribunal et suis payé quand la régie a des sous, c’est-à dire des mois après.

    Alors me voir stigmatisé comme cela m’écœure et me révulse.

    Je vous laisse. N’espérez pas trop de réponse à vos éventuels commentaires, je n’en ai guère le temps… 🙁

    1. Encore une fois : comment font les pays qui n’ont pas ces monopoles ? Ils s’en sortent très bien.
      Vous illustrez (et d’autres avec vous) le paradigme du « le libéralisme, oui, mais pour les autres ».

      1. Before

        Il y a dans la libéralisation de ces professions le même problème que les taxis : le coût d’entrée c’est-à-dire l’achat de la charge ou de la licence.
        Comme pour les taxis, on ne peut pas changer les règles du jeu en cours de route sans prendre en compte cet aspect.
        Je précise que je suis favorable, bien sûr, à toute libéralisation de l’économie, mais justement, en tant que libéral, je pense qu’on ne peut pas jeter aux orties un contrat passé entre le professionnel et l’Etat, même si ce contrat est forcé.

        PS : un ami huissier prend tout ça avec philosophie, il a prévu de réduire la voilure et de licencier 5 ou 6 employés sur les 8 de de son effectif …

        1. « on ne peut pas changer les règles du jeu en cours de route sans prendre en compte cet aspect. »
          Si si, et c’est même institutionnalisé dans la loi. Et accessoirement, il y a des solutions pratiques (cf autres pays où le problème s’est posé, encore une fois).

          1. Before

            Quand j’écris « on ne peut pas », c’est une remarque d’ordre général qui ne s’applique pas à l’Etat français, bien sûr 😉
            Et oui, je suppose qu’il y a des solutions pour surmonter ce problème et il ne faut pas les ignorer

          2. Kazar

            On a bien supprimé les Avoués, mais on les a indemnisés. Le problème, il n’y a plus de fric pour faire la même chose avec les autres.

          3. M51

            Pour moi pas de souci. Je suis ravi d’accueillir de futurs confrères chirurgiens dentistes. 1 ca va renflouer notre caisse de retraite et 2 ca va être avec plaisir de récupérer les merdes qu’ils ne vont pas manquer de faire et de remettre tout ca d’équerre contre $$$$$$ . -)))))

    2. Le Gnôme

      Si ce n’est pas rentable, il faut faire autre chose. L’apostolat, c’est bien, c’est méritoire, mais pas pour gagner sa croûte.

    3. gameover

      MDR Sabrauclair… libéral mais pas trop !
      Tu es un socialiste comme les autres au FN point barre.

      Sabrauclair 17 avril 2014, 9 h 50 min
      Sous l’ancien régime le roi accordait des pensions. Aujourd’hui, le président normal accorde des nominations rémunératrices.
      Rien n’a changé, hormis la sémantique!

      Sabrauclair 8 août 2014, 10 h 36 min
      Je confirme. Mon but est désormais d’attendre la chute, avec pleurs et grincements de dents, afin que ‘peut-être’ une amélioration se fasse jour après cette tempête.

      Sabrauclair 16 mai 2014, 10 h 59 min

      Donc, il faut que cela soit dit:
      – je n’aime pas vivre ensemble avec les gens que l’on m’impose
      -je ne suis pas éco-responsable
      – je ne suis pas un citoyen
      – je ne suis pas républicain

      Sabrauclair 27 mai 2014, 11 h 13 min

      Bien sûr qu’il y a des personnes qui travaillent et qui s’en sortent, et heureusement d’ailleurs. Mais pour une personne qui est productive, combien resteront assistés?

      Sabrauclair 27 mai 2014, 12 h 38 min

      Vous avez raison sur le fait qu’il faille supprimer les aides distribuées inconsidérément, lesquelles n’incitent pas à se bouger pour s’en sortir.

      Sabrauclair 27 mai 2014, 11 h 23 min
      Pareil pour moi, avec mon petit bac+6 et qui vote pour le parti du mal (j’ai plusieurs copains qui sont dans le même cas que moi, dont certains votaient avant pour la drouaâte républicaine)

      Sabrauclair 29 mai 2014, 12 h 28 min

      Combien de temps nous faudra t-il attendre pour repartir sur de nouvelles bases?
      Y aura t-il d’ailleurs un nouveau départ ou bien serons-nous astreints toute notre vie (et nos enfants) à subir ce régime totalitaire collectiviste?

      Sabrauclair 4 août 2014, 10 h 32 min
      Lisez cet article du Point, concernant les « rentes » de certains corps de fonctionnaires.

  22. Giraud

    Bien dit et bien vu, mais, ni notre gauche, ni notre droite y compris le FN ne sont capables de réellement réformer…

    Pour eux, il n’y a qu’une seule politique, celle « électorale » de leur « future élection » et du pognon qu’ils espèrent en tirer …

    Pour l’instant, le débat des reformes, les vrais est clos en France, seule la faillite du pays le rouvrira par la suppression de tous les privilèges payes, organisés ou, tolérés par notre état

  23. zelectron

    tout va mal et plus que ça . . . et les propositions concrètes c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

  24. Calvin

    Les politiciens français ne savent pas réformer.
    Ils ne savent que déformer.
    Ça tombe bien, les médias savent désinformer.

    1. Nemrod

      Ok …banco !
      Mais il va falloir indemniser tout ce petit monde…non ?
      Avec quoi ?
      Noter que ça m’arrangerais de toucher l’oseille du Moloch agonisant et me casser avec.
      Ah ça oui !

      1. Kazar

        Il n’y a PLUS de fric. Tiens d’ailleurs les petites retraites ne seront pas revalorisées au 1er octobre, ça vient de tomber.

    2. bob razovski

      Je me demande si finalement, les politiciens ne font pas simplement ce que les frouzes attendent d’eux : rien

      Parce qu’en effet, ce pays se caractérise de plus en plus par l’envie de faire passer aux autres leurs privilèges, mais sans toucher aux notres.

  25. Alx

    Attendez, vous n’avez même pas entendu les torrents de bouses qui vont être déversés a la fete de l huma ce week end!!!
    (Et mes excuses à l’hôte pour ecrire « fete de l’huma » sur son espace…..)

  26. calc80

    Allez, la bonne nouvelle du jour (sic) : L’huma veut relancer Pif Gadget !
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/12/97002-20140912FILWWW00150–l-humanite-veut-relancer-pif-gadget.php
    Une saine lecture (re-sic) que l’on trouvera fréquemment entre les mains de nos députés, à la chambre. Imaginons le numéro 1 (j’invente) :
     » Toi aussi, détermine tout seul ton genre ! Utilise le gadget du jour et s’il te plait très plaisir, alors tu es une fille, sinon, tu es un garçon  »
    Ou encore :
     » Utilise le sifflet, ton objet gratuit de ce jour, lorsque tu manifesteras contre les méchants pour obtenir plus d’argent gratuit, allez ! siffle !  »
    A n’en pas douter, la France est sauvée…

    1. bob razovski

      Moi j’aimais bien pif gadget.

      Faut croire que le message est mal passé, je bouffe du communiste (et du chaton) au petit dèj.

    2. gameover

      Pif gadget n°2 :
      Toi aussi fabrique des roquettes et envoie les sur les israéliens en les tirant depuis les écoles et les hopitaux ! Gagne des points pour chaque hopital détruit ! Si tu passes à la télé, tu gagnes en bonus le droit de faire le djihad avec toute ta famille !

      Pif gadget n°3 à n°25 :
      Fabrique toi un tunnelier !

      1. Théo31

        Pif n° 4 : si tu arrives à pêter les dents d’un socialiste, tu gagnes une semaine en colonie de vacances avec Léonarda. 😀

        1. vegeta

          pif n°5 épouse un bébé au nom de ta culture et de ta religion tu pourra travailler dans une école républicaine

      2. petit-chat

        Pif n°26 : apprend à envoyer des rockets sur tes propres terres
        Pif n°27 : apprend à faire une guerre préventive pour en éviter une curative

        1. vegeta

          pif n°28 vend de la drogue pour financer des lieux de prières, des cellules terroristes et si la police t’arrête, accusez les de racisme

  27. Buck Danny

    Carpet bombing anti libéral ça fait quand même rigoler. Que ce soit sur bfm, tf1, rmc, rtl, ce n’est que succession « d’experts » expliquant qu’il faut réformer la France, réduire les dépenses, baisser les impôts, mais que malheureusement en France on est des gros nuls et on le fait pas.

    Les medias ça ne se résume pas à libé, marianne et nouvel obs, que d’ailleurs pas grand monde ne lit. Les médias avec le plus d’audience ne font que répéter en boucle la même chose que vous (Nicolas Doze, Eric Brunet, etc etc).

    1. douar

      Oui mais même en affichant ces recettes « libérales » (réduction des dépenses, des impôts), on voit souvent en filigrane, un bon fond de socialisme, du style, « transition écologique », c’est à dire ne pas faire confiance au marché.
      Avec un résultat assuré: explosion des coûts et/ou perte de compétitivité, donc retour à la case départ.
      C’est réellement ancré dans les cerveaux de nos élites politco journalistiques

          1. vegeta

            carpe diem ton cerveau appartient à l’Etat qui s’occupe de te divertir, de te former et de te laver le cerveau et si tu refuse je t’envoi les anarchistes ou les racailles de cité te taper dessus pour te faire perdre des neurones ou te faire peur

        1. M51

          C’est marrant cette histoire de « sans dents ». Dans notre pays les soins dentaires conservateurs sont au raz des pâquerettes (30 % de 40 euros max pour soigner une carie, si pas de mutuelle et pas de cmu). On peut imaginer plusieurs scénarios :
          1 Le patient est négligent et ne consulte que quand il a mal.
          2 le praticien payé au lance pierre s’en fout et fait de la merde. ( mais c’est pas possible hein, la haute autorité de santé veille)
          3 Le praticien n’a pas les moyens de s’acheter des lunettes (hors de prix) ne voit pas et ne peut donc pas soigner pour 2 balles les lésions débutantes.

          Je ne vois pas l’intérêt de supprimer le numérus clausus dans ces conditions, a moins bien sur de sélectionner les candidats sur des critères visuels comme les pilotes de chasse et faire des controles réguliers de leur capacité visuelle , le fait de faire un travail de précision altérant rapidement cette dernière.-))))

    2. royaumont

      Comme d’habitude, tant qu’on en reste aux généralités, tout le monde est d’accord…
      Dès qu’on rentre dans les détails, c’est plus dur.
      Qui est près à toucher au RSA, CMU et allocations diverses ?
      Qui est près à moderniser les administrations centrales des grands ministères pour faire l’économie de 1 million de fonctionnaires ?
      Qui est près à tailler à la hache les diverses règlementations pour économiser des contrôleurs ?
      Qui est près à toucher aux régimes spéciaux ?
      Qui est près à lacher le SNCM et à privatiser les ports et autres MIN ?
      Qui est près à diminuer d’1/3 le nombre d’élus ?
      Qui est près à diviser par 10 les budgets « culture et communication » des différentes collectivités ?
      Qui est près à toucher aux 35 heures pour gagner en compétitivité ?
      qui est près à passer à une retraite par capitalisation sans âge légal de départ à la retraite ?
      liste non exhaustive…
      Aucun dirigeant politique n’ose évoquer 1 seul de ces points. Pour le faire, il faudra d’abord faire faillite.

        1. passim

          Cela dit, je suis d’accord avec ton programme. Sur tous les points.
          L’ennui, c’est que je ne suis pas président.
          J’ai su rester simple.

          1. Théo31

            lâcher

            Sinon

            « Qui est près à diviser par 10 les budgets « culture et communication » des différentes collectivités ? »

            Insuffisant. Suppression définitive des collectivités : elles sont les courroies du social-clientélisme.

          2. gameover

            Je suppose que c’est parce que l’on dit « prêt à » mais « près de »,
            mais je la fais très souvent celle-là et je ne suis même pas sûr ue ce soit une règle impérative. Nobody is perfect.

            Mais sur le fond, je crois qu’il faut plus que ça et même plus qu’un nettoyage des écuries d’Augias au Kärcher.

      1. Gillen

        Tous (ou presque) sont près de le faire (plus exactement les lucides). – cf. promesses préélectorales et/ou discours lénifiants et creux répétés lors d’interview ou talk-show « d’experts »-. Non seulement « les conseilleurs ne sont pas les payeurs » mais comme l’avait dit qqun (Pasqua ?) « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

        Le problème est qu’AUCUN n’est prêt à le faire. cf réélection oblige, et application du « Touche pas au grisbi » : les réformes c’est d’abord pour les autres, l’annulation ou modération de mes prérogatives ou prébendes, ce n’est qu’en dernier (en admettant que ce soit admis).

  28. Karamba!

    On nage tellement dans le libéralisme en France que notre parti communiste parle de relancer Pif Gadget. Ils ont beau faire faillite, à partir du moment qu’ils ont la combine pour se refaire avec l’argent public, c’est une histoire sans fin…

    1. petit-chat

      Pif gadget, c’est pas le même budget que « la pluralité de la même désinformation », ce doit être celui de la kulture.

  29. pouf pouf

    Une histoire, n’importe quelle histoire dépend d’un point de vue, c’est le problème de l’expérience qui ne peut compter que depuis les yeux de quelqu’un. D’abord, les paramètres de l’expérience, topologie classique de l’observation. Action, temps, lieu, a aime b de quatorze heures trente à quinze heures vingt-deux, dans les fesses. Onomastique bien pour bien digérer la chambre minable de l’hôtel « court séjour », la lumière en halos blafards autour des ampoules basse consommation du phare spirituel mondial ; je pense à une pyramide, je pense aux saisons du renouveau, et puis j’oublie, tous les anciens empires sont relégués au rang des curiosités. Vu d’assez loin tout est anecdotique, en partant de l’amibe reine pour arriver jusqu’au dinosaure presque disparu, que dire alors du premier feu maitrisé et de l’impression en grandes séries de la bible ? On s’éteint toujours massivement dans l’indifférence totale des étoiles, tout ce qui peut être nommé est voué à disparaitre. Il n’y a pas de point de vue autre, pas d’avis qui différerait de celui du déjà-mort qui le lèguera au déjà-mort d’après.

  30. Yves

    du pipeau tout ça … à 46 ans je n’ai plus le temps d’attendre, ma vie se poursuivra hors de France, en Asie plus précisement. Donc vente de tous mes actifs physiques de France et placements permettant une mobilité immédiate et solde de tous comptes.

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