Seul l’État donne le droit de faire un travail

D’après les derniers calculs du Bubulotron 2000, un ordinateur (c) Demaerd Industries employé 24h/24 par l’ensemble du gouvernement français (surtout en août), il apparaît de façon claire que le chômage, en France, augmente dans des proportions alarmantes. Eh si. je vous assure. Pour lutter contre cette dérive évidente du capitalisme apatride sans foi ni loi, de la mondialisation galopante et des délocalisations de patrons méchants, notre brochette de minustres s’est totalement lâchée pour trouver des solutions qui dépotent.

LOL-emploi.gouv.frEt c’est donc un joli bouquet de nouveautés qu’on nous tend pour relancer l’emploi en France : bricolages juridiques mal boutiqués enveloppés dans l’éternelle mousse politicienne et médiatique, on trouve ainsi les emplois-francs, dont le nom seul met la puce à l’oreille tant il sonne faux, et dont tout indique qu’ils vont surtout coûter pas mal d’euros et qu’ils ne marcheront pas, et les contrats d’avenir, qui n’apportent en réalité rien de neuf et ressemblent beaucoup aux précédentes usines-à-gaz.

Et pendant que la brochette de clowns qui se sont improvisés ministres batifole dans les salons pour distribuer les dépliants colorés vantant les mérites de leurs inventions, l’éléphant, au milieu de ces salons, continue de jouer des claquettes sans que personne n’y prête attention tant la frénésie de gobage de petits-fours bat son plein.

Et pour bien brosser le portrait de cet éléphant, j’aimerais revenir sur quelques faits divers, plus ou moins récents. Chacun d’eux permet de voir une des parties de l’éléphant.

Par exemple, je pourrais rappeler le cas typique de ce patron qui employait une douzaines de personnes, qu’il a dû licencier, et qui aura abandonné son activité en France, avec d’ailleurs tout ce que ça suppose de taxes non collectées par l’État, tout simplement parce qu’il n’avait pas les bons papiers pour pouvoir continuer. Il avait un défaut (en plus d’être un patron, donc parfaitement méprisable auprès de toute la clique de cancrelats subventionnés qui lui sont passés dessus) : il était immigré, et sa situation était donc totalement dépendante du bon vouloir de l’administration. Ce patron créait une richesse qui ne sera pas ou peu remplacée, et il répondait donc à un besoin de marché. Ses clients semblaient satisfaits des performances de son entreprise puisqu’elle fonctionnait. Une situation win/win intolérable à laquelle l’État a heureusement mis le holà.

Par exemple, je pourrais mentionner le cas à la fois étonnant et parfaitement symbolique de cet individu qui aura construit de nombreuses maisons, des immeubles HLM, des bâtiments publics, des écoles à Limay et même la polyclinique de Mantes-la-Jolie. Les bâtiments sont encore debout. Ceux qui y habitent ou y travaillent sont parfaitement satisfaits du service rendu. Mais voilà : l’individu se faisait passer pour un architecte et n’en était pas un. L’imposteur qui sévissait depuis 1983 avait tout de même répondu à 47 marchés entre 2009 et 2013. Comme, malgré son absence de diplôme, les réalisations menées ne se sont pas écroulées, l’État est intervenu pour s’assurer qu’un type compétent n’aurait pas le droit de continuer à fournir ses services.

Par exemple, je pourrais évoquer l’histoire de ces bars et discothèques clandestins dont le nombre ne cesse de croître en toute discrétion, au détriment évident des établissements qui respectent la myriade de règlements, de licences et d’autorisations obligatoires pour fonctionner. Bien évidemment, toute comparaison avec la période de la prohibition aux États-Unis dans les années 20 et 30 sera repoussée par les bienpensants puisque l’alcool n’est pas interdit en France. Et on oubliera donc le reste de l’éléphant.

Je pourrais aussi, sans grand mal, revenir sur l’actuelle polémique qui occupe les Véhicules de Tourisme avec Chauffeur (VTC), en concurrence directe avec les taxis : quand bien même les clients des VTC sont parfaitement heureux de trouver ce service, quand bien même les chauffeurs sont très contents d’exercer ce métier différent de taxi, quand bien même l’État se gave des impôts et cotisations sur ces emplois et des taxes sur ces prestations, ce dernier a rapidement décidé que tout ce plaisir et toute cette satisfaction devait être interrompue au plus vite pour ne surtout pas remettre en question le métier de taxi, connexe mais pas semblable. Et bien évidemment, l’éléphant continue de faire des claquettes.

Taxis démotivants

L’éléphant, c’est l’ensemble des lois, règlements, licences et autres barrières qui ont été méticuleusement mises en place pour empêcher les individus d’exercer le métier de leur choix et, par voie de conséquence, de se responsabiliser en tant que professionnel et, de l’autre côté, en tant que client.

L’éléphant, c’est cet ensemble compact de codes, décrets qui fixent les ordres, les numerus clausus, les façons d’agir qui gravent dans le marbre d’une république de copains et de coquins les corporatismes, les cercles, les petites ententes entre amis, et par voie de conséquence, les corruptions, les retours d’ascenseur et les pots-de-vin, en espèces ou en nature.

Et cet éléphant, par nature, écrase de ses grosses pattes maladroites, les tentatives de création d’emploi, les initiatives personnelles, fait disparaître des créateurs de richesse que d’autres sont parfaitement prêts à payer, entre adultes responsables. Dans chaque cas que j’ai cité, les barrières introduites par l’État sont, en pratique, totalement artificielles : sa présence ne garantit en rien un résultat final adéquat. Eh oui : des taxis malhonnêtes existent avec et sans licence, des architectes diplômés qui produisent des bâtiments mal conçus sont légion, les bars ou les restaurants à la propreté douteuse existent malheureusement. L’obtention d’une licence ou d’un diplôme, quel qu’il fut, n’a jamais été la garantie que son possesseur s’en montrera parfaitement digne, du médecin au plombier en passant par le notaire ou le « quant » à un desk de la Société Générale. La création d’un numerus clausus n’a jamais garanti l’excellence des happy fews en bénéficiant.

Et si oui, les diplômes, les licences et les numerus clausus peuvent être utiles, ils ne sont en rien nécessaires, et certainement pas partout, et certainement pas en tout temps.

Corporatisme

En revanche, ces barrières à l’entrée, dans le cas d’une crise dont les conséquences se montrent tous les jours plus dramatiques, occasionnent à l’évidence des rigidités qui s’ajoutent à un droit du travail déjà obèse. Par exemple, la limitation du nombre de licences de taxis parisien, totalement arbitraire et parfaitement obsolète puisque datant du début du XXème siècle, période où les clients locaux étaient franchement moins nombreux que maintenant, provoque à la fois un renchérissement de la plaque tant convoitée, un mécontentement croissant des clients qui ne trouvent pas de voitures, et empêche la création d’emplois correspondants. Je n’évoque même pas les embouteillages parisiens, ce n’est pas fair-play. Du reste, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ce qu’on observe à Paris est observable aussi à New-York où le prix de la licence de taxi dépasse maintenant le million de dollars.

Ces exemples illustrent à qui en douterait qu’en France (et dans un paquet de pays sociaux-démocrates dans lesquels le mot « corporatisme » est douillettement considéré), c’est avant tout l’État qui décide qui a le droit de travailler ou non. Ce ne sont pas les individus, au sein d’un marché dans lequel les responsabilités des uns et des autres sont engagés, mais c’est bien l’État qui, s’insérant au milieu des transactions, détermine à la fois qui a le droit d’effectuer la transaction, et à quel prix, en l’échange d’une garantie de bonne fin qu’il est en pratique incapable d’assurer (tout comme la sécurité sur son propre territoire).

Et chaque barrière qu’il crée ainsi entraîne naturellement des pénuries. Plus hautes les barrières à l’emploi, plus forte la pénurie. Avec plus de trois millions de chômeurs (et probablement plus de quatre en réalité), l’État français a construit de formidables barrières qu’aucun politicien ne semble vouloir attaquer. Pire : on peut en voir une myriade qui entend les consolider.

Ce pays est foutu.

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Commentaires189

  1. Aristarque

    Des solutions sui dépotent ?
    On a un premier ministre cumulard qui retire le pain de la bouche d’un djeune en faisant l’ animateur de centre aéré…
    Si c’est comme cela qu’ on part à l’assaut du chômage, ce dernier peut continuer tranquillement à prospérer…

    1. vengeusemasquée

      Je suis sûre que chaque matin, tu es posté devant ton ordi avec excitation à 8h55 en attendant la publication du billet du jour ! :mrgreen:

          1. vengeusemasquée

            d’abord suis fonctionnaire, je vous le rappelle. Je fais honneur à la réputation. :mrgreen: Ensuite, je suis en vacances. 😉

          2. Mario

            hussardbleu, tu forces trop sur le bourbon…
            Dans la vraie vie, je suis aussi barbu que mon avatar, pas choisi complètement au hasard…

    1. vengeusemasquée

      Comme d’hab, tout ceci sera bientôt corrigé. Un petit éclat de rire d’Eurostat et c’est réglé.

    2. Pere Collateur

      Apparement, c’est pour 0.3% du aux augmentations de la conso d’énergie (merci les hausses de prix, et l’hivers rigoureux), et 0.2% proviendrait de l’augmentation des ventes de voitures neuves.

      Je profite de la fréquentation importante de ce blog pour passer une annonce:

      Que le type qui à acheté une voiture neuve en France le semestre dernier veuille bien se manifester et nous expliquer ce qu’il lui ait passé par la tête!

      1. Nyamba

        Le « type » a une maman qui voulait lui offrir une voiture à la place de sa vieille guimbarde d’occase…

        Je n’sais pas, avant d’avoir les frais d’assurance supplémentaires, ça me paraissait une bonne idée…

      2. Aristarque

        Par exemple, le fait qu’ il y a des gens qui redoutent la panne automobile ou les gros frais de reparation et veulent absolument rouler en voiture neuve. Il y a aussi les achats réguliers des entreprises par les leasings, les loueurs automobiles, etc…
        Le particulier acheteur de neuf est plutôt minoritaire depuis longtemps.
        D’ un autre côté, il faut aussi voir le niveau des remises de prix qui finissent toujours par en faire « craquer ». Mais, cela dit, je n’ en suis pas, ne roulant qu’ avec des antiquités: ma plus jeune voiture a 10,5 ans et ma plus vieille, en état de rouler, a 29 ans… Bref, le mauvais consommateur qui ne paie pas assez de TVA comme l’ espèrerait notre gouvernement de glandeurs. 🙂

        1. Pascale

          De même : ma voiture (Une Peugeot) date de 1992, elle démarre au quart de tour même par -11 alors que celle de mon voisin avec tout plein d’électronique dedans le laisse souvent en carafe.
          Mais le gros avantage c’est qu’elle ne peut rouler vite ce qui m’a fait échapper à de nombreux flashages radars.
          J’en profite pour rajouter que la répression des automobilistes ne doit pas encourager ces derniers à investir dans une voiture dont ils ne pourront utiliser que 10% de ses capacités …

          1. Aristarque

            A propos de chasse aux geonpis, c’était open hunt ce lundi à Paris… Échappé à trois contrôles en moins de deux heures dans le 3me, le 11me et le 13me. Mon wikango transformé en jacquemart!…

          2. Théo31

            « ma voiture (Une Peugeot) date de 1992 »

            Tout comme moi. La mienne a un peu de mal au démarrage (c’est une essence). Elle a encore passé avec succès le CT mais elle a la maladie des 205 (sniff-sniff). Comme je n’ai pas les moyens de m’acheter une A3 cabriolet même d’occase, je vais essayer de la garder quelques années de plus parce que mine de rien, la 205, c’est une sacrée bagnole !

        2. Aristarque

          @theo31
          Quelle est la maladie des 205 qui ne frapperait pas la mienne ( 205 GT de 1985 – 175.000 kms avec deux double-corps pas coton à régler sans dépressiomètre) ?
          A part les castagnettes de la distribution à cascade de pignon, je ne vois pas.

      3. Boraluer

        Moi j’ai changé de voiture l’ancienne avait fais son temps donc je l’ai revendu et j’en ai pris un neuve. Je vois pas vraiment où est le problème.

        1. Black Mamba

          Aucun problème !
          C’est juste pour vous taquiner…
          L’idée général aujourd’hui est d’affamer le Léviathan et pour cela il faut diminuer au maximum nos depenses .
          Pas de TVA ….si on achète d’aucasion

          1. vengeusemasquée

            Moi je viens d’en acheter une d’okkaz (une française très très décotée bien qu’elle ne soit vraiment pas vieille) mais même comme ça, le leviathan s’est bien gavé! 🙁
            Je n’aurais pas dû!

          2. Pascale

            Et puis aussi une vieille voiture ça n’est pas écolo-bisou-compatible (je suppose que ça consomme beaucoup) et ça aussi ça participe au grand plaisir de ne pas être dans les rails.

      4. Nemrod

        Bof…il y a bien des gus qui jouaient du violon pendant que le Titanic coulait, alors…
        Pas mal de dépenses obligatoires quoi ( chauffage )
        Tout ça me rappelle les résultats mirifiques de la planification soviétique.
        Le nième plan était en avance sur les prévisions, les camarades faisaient du stakanovisme à tout crin, la félicité au bout du chemin…
        On en presque là.

        Le seul truc qui cloche est le très mauvais chiffre de l’emploi salarié…va me falloir manipuler ça plus sévèrement, bordel !

      5. Higgins

        J’aurai plutôt parier sur les bonnes ventes d’Airbus au salon du Bourget. Sinon, pour les voitures, je suis dans ce cas à mon corps défendant (voiture détruite à remplacer de toute urgence). Le gagnant a été une marque française qui en bien besoin (au passage, mes différents passage chez les concessionnaires n’ont pas suscité une agitation importante. Et pourtant, je tapais plutôt dans le haut de gamme).
        Pour en revenir au billet de notre hôte, cette petite réflexion au sujet du code du travail. Je me suis entretenu récemment avec un ami magistrat qui officie dans le droit du travail. Pour sourire, je lui ai déclaré que son travail n’était pas difficile tant qu’on avait envie de bouffer du patron. C’est avant tout un fin juriste et, à mon assertion qui se voulait surtout amusante, il m’a répondu: « Tu ne crois si bien dire. Ce code est tout, sauf basé sur des fondements juridiques solides et le plus souvent, il est surtout destiné à affaiblir le patronat mais c’est la loi de ce pays… »

        1. Aristarque

          Les bonnes ventes d’airbus ne se transforment pas immédiatement en espèces sonnantes et trébuchantes… Les avions en option, réservés, etc… sont encore à construire…

        2. hussardbleu

          Vous êtes surpris ? il suffisait de demander au Président Lyon-Caen ses critères de jugement (‘il faut favoriser le salarié contre le patron, la femme contre l’homme, ou l’immigré contre le français de souche » or words to that gross effect) : la jurisprudence de la Chambre Sociale est édifiante à cet égard….

          1. Higgins

            Je souligne, à juste titre, que mon ami est un fin juriste. De notre conversation il ressort que ce code est très loin du modèle juridique qu’il prétend être. Mais la loi est la loi et, quelque soit son courant de pensée, un juge est tenu de l’appliquer.Certains vont y mettre du zèle, d’autres non.
            Maintenant, pour y avoir été confronté, je suis heureux qu’il existe des textes qui répriment le harcèlement moral par exemple. Mais, et ce à titre personnel, je considère que ce code a trop souvent servi de refuge à tous les poncifs entrepreneuriaux qu’à réellement servir les intérêts et du responsable et de son subordonné. Cette conversation en est un triste exemple. Je peux vous confirmer que mon correspondant n’appréciait pas cet état de fait.

      6. Nocte

        Je voulais changer la mienne pour une neuve avant 2014 mais…

        Je ne suis pas certain d’échapper au chômage
        Risque de déflation

        Donc je vais faire en sorte, et j’espère, que ma caisse tiendra 5 ans de plus.

    3. Lambda Expression

      « Rebond inattendu de l’activité, la France sort de la récession »
      Attention, les danseuses vont enviler leur tutu, ca va danser la gaudriole.
      Il l’avait bien dit que ca fremissait hein ?

      En progres mais reste nul.

      1. channy

        Moi aussi, je disais il y a un truc qui cloche…je suis en asie du sud est, et la thailande a deja annonce une forte reduction de sa croissance, Singapour s inquiete , la malaisie a enregistre un mauvais deuxieme semestre, l indonesie en pleine campagne presidentiel ne va pas mieux avec un fort vent protectioniste a faire rever notre Meluche et ses dents jaunes…et je lis dans le journal que la france est sortie de la recession avec un +0.5 sans que notre gros mou a teinture et sa clique de clowns a roulettes n aient fait quelque chose de tangible pour redresser la barre
        merci pour le lien Higgins

      1. doh

        Putain maintenant ils vont fanfaronner partout que leur politique est efficace. On est pas dans la merde 🙁

    4. Fred

      Vous ne comprenez donc rien. La crise était due à la politique ultra-libérale de Sarkozy et à sa politique de baisse des impôts et de déréglementation à tout crin. Cette croissance inattendue est due à la magnifique politique de Pépère 1er : hausse des impôts et accroissement de la réglementation sont les recettes de ce succès. Ceci justifie pleinement que notre gouvernement ultra-compétent continue sur cette lancée pour franchir les 10 % de croissance nécessaires pour rembourser notre énorme dette qu’a laissé les horribles fascistes à la tête du pouvoir pendant 10 ans, et qui ont mis le pays à feu et à sang. Non, mais !

  2. Black Mamba

    Il est vrai que certains métiers le diplôme n’est pas indispensable .
    Dans mon cas je sais qu’il suffit d’une petite formation interne, en moins de 15 jours on peut être opérationnel si on a un peu de jugeote mais maintenant il nous est demandé une formation en alternance sur 2 ans en entreprise.
    Nous n’avons plus envie de faire un tel investissement de temps et d’argent pour avoir un boulé pendant 2 ans car il est interdit de licencier pendant cette période .
    Et les réglementations ridicules et les cotâtions à respecter qui ne correspondent plus à la réalité économique .
    Avec ses chaînes au pied c’est sûr que la France ne peut plus créer de nouveaux emplois.
    Ce pays est dans la tombe…

  3. GG

    « les emplois-francs, dont le nom seul met la puce à l’oreille tant il sonne faux »

    C’est exactement cela, joli sens de la formule !

    1. Cataphractaire

      Les emplois « francs » ne seraient-ils pas plutôt des emplois « sarrazins » ?

          1. Peste et coryza

            Les diplômes et autres numerus closus ont des raison d’être, mais pas forcement celles de former des gens compétents :
            – retarder l’entrée de jeunes sur le marché du travail en les gardant à l’univ le plus longtemps possible
            – instaurer des castes privilégiées qui voteront bien comme il faut.
            – rigidifier le marché du travail (allez vous faire embaucher comme technicien ou assit ingé avec un master, juste pour voir… malgré le fait que le poste de tech proposé est super intéressant, bien payé et dans vos cordes…)

    2. vengeusemasquée

      Quand j’ai entendu ça, j’ai failli m’étouffer avec mon café. C’est tellement pathétique quand ça fait rire.

      1. Aristarque

        Le café a tendance à favoriser la miction.
        Tu devrais pas, au cas où un éclat de rire un peu appuyé te ferait perdre ta contenance…
        😉

  4. Le Gnôme

    Et que dire des drive, où les clients viennent chercher les emplettes commandées par le net , qui ne sont que de simples entrepôts et qui vont être soumis à une autorisation avec commission de l’urbanisme commercial et tutti-quanti, probablement pour empocher de juteux pots de vin.

    Autant dire qu’une nouvelle activité vient de se prendre une balle de gros calibre en pleine poire.

    1. Aristarque

      Comment peut-on penser cela d’ honnêtes travailleurs politiques, si dévoués au Bien et dont on est toujours surpris de la batterie de cuisine qu’ ils remorquent obstinément… tseu, tseu…

  5. Karizoc

    C’est comme cette institutrice de maternelle à la retraite qui veut devenir nounou, enfin plutôt Assistante Maternelle Agréée. Elle doit suivre une formation de deux semaines pour obtenir l’agrément. Attention, ce n’est pas comme si elle avait passé toute sa carrière à s’occuper d’enfants ! Si ? Oui, mais bon, enfin, ça n’a rien à voir …

    CPEF

    1. ironbooboo

      La faute à l’EdNat, aux 35 heures, au salaire minimum etc …
      Fût un temps où le bac suffisait à ouvrir la plupart des portes et où une entreprise pouvait se permettre de perdre un peu de rendement pour former ses employés.

      Maintenant il faut un master pour passer le balais parce que le dernier des cons peut avoir des diplômes sans jamais ouvrir un bouquin, il faut faire en 8h le boulot qu’on faisait en 12, il faut être opérationnel à son poste le jour même sinon la boîte perd un pognon pas possible, les entreprises se tâtent tellement avant d’embaucher qu’il faut se battre pour se faire une place, les jeunes sans expérience et les vieux qui commencent à sentir leur âge l’ont dans l’os quelque chose de formidable.

      Enfin voilà quoi, le socialisme nous promettait d’adoucir nos conditions de vie, c’était tout mignon, maintenant on s’aperçoit en faisant le bilan que c’est pire qu’avant …

      1. Peste et coryza

        Faut dire que avant, le bac valait quelque chose.
        Aujourd’hui, on a une bonne quantité de nazes avec le bac.

        En sciences, faut taper BTS, L3pro ou master pour avoir des gens corrects, même pour les agents de labo…

        Ajoute en plus un blocage récurrent :
        tu veux faire tes preuves dans la boite en acceptant le poste de tech ? et ben non, tu ne peux pas, car « trop diplomé/convention collective de mes deux ».

  6. max

    Des clowns à roulette, puis des éléphant à claquettes, quel cirque…

    Emplois-francs donc dévalués, forcément.

  7. Dahu

    Au sujet des diplômes:

    Actuellement en France je suis sous-payé car mon diplôme ne rentre pas dans la bonne case de la grille des DRH. Un collègue touche 20% de plus que moi pour le même poste. Pour ma part, j’ai un parcours un peu atypique avec changement de cursus, mais tout ça est très logique. Lors de mon recrutement, j’ai eu un mal fou à expliquer à la DRH que du lycée au doctorat, on évolue, les gouts s’affinent, et qu’on cherche sa voie. Elle était suspicieuse que je n’ai pas suivi un parcours classique bac+prepa+ecole ingé. Elle ne voulait pas m’embaucher, mais c’est un chef qui me voulait qui a fait pression…

    Actuellement je viens de décrocher un job en Australie. Le processus de recrutement aura été d’une simplicité et d’une coolitude à faire pâlir Segolène. Apres avoir envoyé un mail, on m’a répondu qu’ils avaient vu mon site web où je présente mes travaux, qu’il étaient impressionnés et interessés, et hop, vous voulez commencer quand ? Même pas demandé mon école, mon diplôme, rien. Ce que j’ai fait leur suffit à juger. Ils s’occupent même des formalités pour le visa et l’immigration. Le salaire est X5 par rapport à la France (ok ils ont pas la secu ni la CAF, c’est horrible je ne sais pas comment je vais survivre).

    Ce pays est foutu, ou alors il ne correspond pas à ma conception de la liberté

    1. Tribuliste

      Sans compter qu’avec les grilles de salaires (agents de maîtrise/cadres) monter en grade est presque un retour en arrière! Les jeunes diplômés sont effectivement touchés de plein fouet par un marché frileux. Mais combien acceptent la mobilité pour leur première expérience? J’ai des exemples édifiants de jeunes ayant refusé des postes en raison d’éloignement géographique avant de parler salaire.
      Les cons, ça ose vraiment tout 🙂

      1. Pierre

        Plusieurs de mes amis ont préféré rester sur Paris plutot que de traverser la Manche, ou les missions sont plus interessantes, le cadre de vie plus agréable (essayez donc de prendre un taxi sur Paris, a 4h du matin, sans vous faire arnaquer) et le salaire plus élevé.

        ils s’en mordent les doigts maintenant

    2. « Même pas demandé mon école, mon diplôme, rien.  »
      J’ai eu une brève discussion avec un type, sur les interwebs, probablement issu d’une « grande école fraônçaise » et qui m’a soutenu que c’était improbable.
      En général, admettre que le diplôme n’est en rien un gage de quoi que ce soit est une étape d’autant plus difficile à franchir qu’il aura fallu cravacher pour un diplôme dont le prestige n’est finalement reconnu que dans 1 seul pays.

      Evidemment, quand on voit comment ça se passe vraiment partout ailleurs, je ne peux qu’abonder à ce que vous dites.

      1. Pierre

        Je suis diplômé d’une « grande école fraônçaise » et peux te confirmer que la qualité de l’enseignement y est excellente, mais qu’il en sort tout de même une bonne proportion de cons très intelligents…

          1. Norel

            Décidément personne n’y échappe… Moi qui suis encore étudiant dans une des plus « prestigieuses » écoles d’ingé je trouve qu’on apprend surtout à trouver des stages qui nous forment plus qu’à nous former concrètement… Et que quand on demande à un centralien ce qu’il a retenu de son école c’est la vie associative, les responsabilités extra scolaires, les cuites…euh non pas les cuites !
            Finalement ce genre de diplôme en soi ne vaut pas grand chose si ce n’est l’assurance que le type en question sait faire des maths… Mais rien ne vaut la partie « expériences professionnelles » que « formation académique » dans un CV..

        1. Pc

          « il en sort tout de même une bonne proportion de cons très intelligents… »

          Pour y être passé aussi, je confirme. Dire qu’ils seront chefs…
          J’ai déjà repéré la grande masse de futurs hauts fonctionnaires et politiciens idéologues, donneurs de leçons et imbus de leur personne.

          La reproduction des élites étatistes a de beaux jours devant elle…

      2. vengeusemasquée

        Et lorsque vous êtes ingénieurs, vous avez à peine un aperçu de ce que ça peut être. Imaginez quand on a fait une école de commerce, Sciences po, voire même l’ENA parce que tous les énarques ne sont pas des abrutis (même s’ils sont majoritaires, on est bien d’accord).
        On en a chié comme un Russe pour entrer avec la conviction que c’était une bonne stratégie pour pouvoir découvrir par la suite que personne dans le monde ne connaît son école en dehors de quelques clampins en France, que son école n’est même pas référencée dans le classement de Shanghai, ou alors si loin que vaut mieux oublier et que quand on veut changer de métier, c’est impossible dans ce pays de cons. Comme on n’entre pas dans les grilles RH, malgré une réelle expérience et, ce qui ne gâte rien, un rapport qualité/prix dont on sait qu’il est intéressant pour tout un tas de boîtes qu’on a ciblées, bah pas de réponse ! que dalle !!
        marre 🙁

        1. Tribuliste

          Hi hi ! Et le pire, plus ça va et plus y a d’ingés partout partout, et plus ça va moins on aime bosser avec 😛

      3. Dahu

        Je tiens à préciser une chose. Mes « recruteurs » se sont totalement désinteressés de mes diplômes et écoles, en revanche ils ont contacté mes « références », à savoir directeur de thèse et précédents collaborateurs, pour savoir ce que je valais. Je ne crois pas qu’en France on puisse procèder de la sorte, on hurlerait d’emblée au pistonage.

        1. Peste et coryza

          @Dahu

          Pas dans la recherche : contacter le dir thèse et les principaux collaborateurs, c’est la règle… y compris en France.
          Comme le doctorat est un diplôme français qui veut dire quelque chose à l’international, les français se sont callés sur les us et coutumes des anglosaxons et des allemands.

    3. Boraleur

      Dans mon ancien métier de base très technique j’avais un diplôme de niveau bac. Dans une grande boite, vu que je bossais bien mon chef d’atelier me poussait chaque année pour les rallonges. La DRH lui refusait un an sur deux car j’était trop haut dans sa grille diplôme/ancienneté/salaire. Il fallait absolument, selon elle, que j’aille passer un BTS en cours du soir sur 2 ou 3 ans. A l’époque on travaillait avec des allemands pour qui j’étais le référent technique et qui ne comprenaient pas que le jeune gars qui savait bien bossait était en bas de l’échelle.
      Je me suis tiré dans une petite boite pour 20% d’augmentation mensuel + des primes.
      Dans cette petite boîte où j’ai été chef d’atelier, j’ai vu les désastres de l’éducation nationale. Dans une filière d’ouvriers qualifiés ou la pratique et la transmission de savoir par les professionnels est essentiel on monte le niveau des matière dite générales pour « revaloriser le diplôme ». Résultat les gars en BTS font autant de fautes de français que moi (voir plus) mais sont incapables de se débrouiller de leur dix doigts et ne pense qu’à trouver un boulot dans les bureau. Au final, on délocalise car il n’y a plus de personnel qualifiés et qu’on n’a pas envie de perdre 3 ans à former un type à des savoir de base du métier.

    4. Aristarque

      Vous devriez vous méfier de cet ex-goulag, version anglaise. Tout le monde, heu…, au moins la France sait farpaitement qu’ on y meurt dans les rues sans pouvoir recourir au moindre médecin, au moindre service de secours, dans horribles souffrances qui font périodiquement la une des journaux bien-pensants…

    5. Waren

      Mais, mais comment allez-vous faire pour vous soigner maintenant ???? (Désolé, la perche était beaucoup trop grande 🙂

    6. max

      En France, ayant 3 bacs plus 5 tout à fait complémentaires dans mon domaine, offerts pour un seul salaire, alors on me trouvait atypique et ne comprenait pas la synergie des domaines étudiés.

      En Allemagne, ils ont tout de suite compris et pas besoin de passer des tests psychotechniques ou entretiens avec des RH qui ne connaissent rien au domaine concerné. De plus si un salarié a des bonnes idées, ils ne se demandent pas quel est son diplôme pour savoir le montant des primes.

    7. Peste et coryza

      Petite question ?
      Quelle filière ? informatique ?

      Sinon, y a la fac. Comme on vous y apprend que vous serez toujours à la traine des ingés, ça vous apprend l’humilité.
      (avec en plus le double boulet pour qui est en sciences du vient : les cours en gestion de projet et en stats sont …inexistants).

      1. Peste et coryza

        « Vivant », pas « vient », désolé.
        Clavier pourri.

        L’intérêt des grandes écoles et écoles d’ingés françaises, c’est de choper un bon boulot en France (fonctio ou cac40), en jouant le nom de l’école et les anciens élèves.

        A l’étranger, il n’y a souvent que la fac. Et il y a fac et fac (sortir de l’ivy league ouvre bien des portes).

        @Boraleur
        Le niveau des BTS a parait-il baissé avec les années.
        C’est également le cas des licences (n’oubliez pas les « 50% de licenciés »).
        Heureusement, il y a encore la sélection sur dossier avant l’entrée en master1.

        Autre chose : en règle générale, un non diplômé sait mieux se débrouiller qu’un diplômé à des postes demandant peu de spécialisation.

          1. Rickiki

            Je me suis lamentablement raté de toute évidence…
            A l’université on gère un flux, tant d’entrants, donc tant de sortants. Donc aujourd’hui, quelques masters peuvent encore se permettre de faire une vraie sélection à l’entrée, pour les autres on écarte simplement les plus mauvais, très mauvais.

            En doctorat il y a déjà pas mal de moyens, d’ici quelques années les mauvais ne seront plus anecdotiques…

  8. Pascale

    Le drame dans cette situation c’est que la majorité des gens se sent bien mieux « protégés » et donc parfaitement en sécurité avec tout cet arsenal qui oblige tout le monde à ne pas s’écarter du chemin dessiné et balisé pat l’État.
    J’en ai tous les jours constatation avec des personnes de mon entourage qui se disent pourtant de droite. La réflexion la plus récente que j’ai entendue dans ce sens c’est : « heureusement parce que les gens font n’importe quoi ».
    On voit donc que petit à petit s’est installée la certitude que les hommes étaient des enfants ou des abrutis et qu’il faut une autorité supérieure qui veille bien à ce qu’ils ne sortent pas des rails (qu’ils ne déraillent pas ou qu’ils ne dérapent pas non plus d’ailleurs).

    1. Nocte

      Le pire dans ce genre de cas, c’est qu’ils ne réalisent même pas que l’autorité supérieure en question est composée d’êtres humains et tout ce que cela comporte comme biais…

      1. Pascale

        Ils ont déifié le « République » et tout son clergé. Ils ne se rendent même pas compte qu’ils ont remplacé le pouvoir de l’Église par un autre pouvoir devant lequel ils s’agenouillent et auquel ils s’imaginent tout devoir.

        1. FaLLaWa

          Si vous n’avez pas encore lu La Route de la Servitude de Hayek c’est le moment, tout est dit dedans! (par rapport à votre remarque).

        2. ph11

          C’est ce que je pense aussi. Au moins, dans l’ancien régime, le Clergé et l’État étaient distincts…
          Ici, l’État sot-cialiste s’occupe des domaines qui étaient à la charge du Clergé : la solidarité, la charité, l’école, la morale…

          1. GM

            C’est ça. Techniquement, on a régressé. Et paradoxalement, ou pas, l’ahuri moyen qui constitue le gros des troupes votantes est intimement persuadé, lui, d’être au pinacle de la civilisation.

            C’est probablement le plus grand tour de force du socialisme, avoir formaté tout un tas d’individus qui éliminent désormais d’eux-mêmes tout questionnement critique, toute possibilité de remise en question de son fonctionnement de base parce que « tout de même, en 2013, il ne saurait être question de penser autrement » nous explique-t-on, les yeux exorbités d’indignation, comme alpha et oméga de toute discussion de société.

  9. Tribuliste

    On a éduqué les français dans la facilité, qu’elle soit financière, intellectuelle et morale.
    Faire des efforts et mériter le fruit de son travail sont des injures, le copinage par contre est très productif!

    J’ai encore la nationalité mais je me demande si j’ai envie de continuer à administrativement cautionner ce gaspillage, cette mascarade.

    Même à l’étranger les touristes français se font remarquer par leur manque d’éducation et de savoir vivre.

    « Vous êtes français?! Vous avez de la chance! »
    AVIEZ s’il vous plait, maintenant en dehors de sa culture, ses terroirs, ses savoir faire et autres savantes recherches (que l’on ne met pas en avant cela va de soi) ce pays est décérébré dans la masse.

    La facilité rend con et l’argent gratine l’ensemble.

    Ce pays est foutu? Non loin de là, enfin, pour ceux qui s’accommodent de la médiocrité.

    1. Théo31

      Il y a quelques jours, j’ai dit à mes collègues féminines « quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas des enfants ». Evidemment, pas une seule approbation : les gosses, ça fait aussi partie des « droits à » financés par l’argent gratuit des autres.

  10. Pascale

    Si on prend par exemple le CAP « petite enfance » qui demande tout simplement de savoir ce que n’importe quelle mère de famille qui a élevé des enfants sait instinctivement, est indispensable pour devenir dame pipi dans les maternelles (on les appelait comme ça de mon temps, maintenant ce sont des ASEM = Agent Spécialisé des Écoles Maternelles), eh, bien, moi qui ai élevé 3 enfants je ne pourrais pas devenir « dame pipi » dans les maternelles. Pas le diplôme pour.

    1. Pascale

      Je viens de m’apercevoir que j’ai « dérapé ». Jamais je n’aurais dû utiliser le mot « mère de famille » profondément sexiste et discriminant par rapport au père.

      1. Johnbear

        …ainsi que le terme « dame-pipi » à forte teneur discriminante pour les « hommes-pipi »!

      2. Aristarque

        Je te souffle la bonne appellation: parent 1 ou 2 (le choix est à discrétion, encore pour le moment). 🙂

        1. Norel

          Ce choix risque d’être rigolo à suivre quand les couples divorceront pour cause de dispute dans les numéros (ben oui, le 1 est avant le 2,c’est tintolérâble) de patents attribués.

        2. vengeusemasquée

          Je propose plutôt parent 1 et parent A parce que 1 et 2 ou A et B, ça implique une hiérarchie que je trouve fondamentalement rétrograde et nauséabonde, avec des vrais relhants d’avan-gherr dedans, comme dirait notre minustre de la kulture d’Etat.

          1. MadeInCH

            J’allais proposer « Parent 1 » et « Parent Jaune ».

            Mais je pense que ce serait drôle d’en revenir à l’Alchinie:
            « Parent Terre » et « Parent Air ».

        3. bob razovski

          Nouvelle maxime chez le JAF à appliquer aux nouveaux divorces:

          Quand parent 1 parent vrille, parent 2 parent bagnole chez ses parents. 😉

    2. Lambda Expression

      Ba oui Pascale mais le probleme n’est pas qu’il faille un diplome, il est

      1. Que de desormais il faut un diplome pour tout i.e : la normitude et l’ouverture-de-parapluie-au-cas-ou-ca-merde-itude

      2. Le diplome ne vaut plus rien. i.e il ne garanti en rien les aptitudes de l’impretrant.

      Il faudrait donc:

      1. S’assurer de la qualification du postulant
      Le diplome etant un critere parmis d’autres, c’est le job du recruteur. Je rejoins ici le commentaire de Dahu (Il semble qu’en Australie non seulement on chasse le Dahu mais en plus on le trouve)

      2. Revaloriser les diplomes en arretant de les donner par pitie.

      1. Pascale

        D’ailleurs je viens d’imaginer avec horreur que ceux qui sont chargés de « veiller sur notre bonheur » pourraient bien exiger un jour qu’avant d’engendrer un enfant il faudra que le citoyen passe un CAP petite enfance. En effet, il pourrait très bien ne pas savoir torcher un enfant, le moucher, le débarbouiller, lui changer ses couches, etc… Ce serait troporrible d’exposer ainsi nos chères têtes blondes à de tels risques !

          1. FaLLaWa

            C’est la prochaine etape je pense, le certificat d’aptitude a la parenté, sinon si on vous prend en train d’enfanter sans l’avoir, hop avortement! Et si vous avez deja acouché, confiscation de l’enfant et mise en adoption!

          2. Pascale

            Certes mais ce n’est pas parce qu’on a un CAP petite enfance que l’on ne peut pas être un bourreau d’enfants et à l’inverse tous ceux qui n’ont pas de CAP petite enfance ne sont pas des bourreaux d’enfants.

          3. Nyamba

            C’est exactement le sens de mon propos (et de bien d’autres commentateurs, en fait) :/ La valeur ou la compétence ne se mesurent pas au diplôme… mais notre système étatique tentaculaire impose à tout va ce préjugé débile.

          4. Nyamba

            « Le permis de conduire n’est pas critiqué. Son utilité est reconnue. »

            Bon, le mec il a faux aux deux premières phrases. Otez-moi d’un doute : il est payé pour « thinktanker » ?

          5. MadeInCH

            Ben, vu que dans certains endroit, en Suisse, il faut un permis pour pouvoir avoir un chien… C’est vrai quoi! Il faut protéger les animaux! Il faut être sûr qu’il vivront dans un bon environnement!

            Les enfants valent-ils moins que des chiens? Est-ils acceptable qu’ils soient moins protégés?

            Perso, je serais presque pour un tel permis. Peut-être que ça enquiquinerait ceux qui font une guerre démographique à la France.

          6. Théo31

            Vous souvenez-vous de ces deux mouflets qui sont entrés dans un local électrique EDF sans leur habilitation H0-B0 ?

          7. Nyamba

            J’avoue qu’à ce stade du débat, je ne sais trop que répondre. Une famille, c’est un cas particulier, et on peut y trouver tous les cas de figure ; des plus sordides aux plus poignants, en passant par des ovnis sociétaux qui fonctionnent en dépit de toute logique… bref, me méfiant de toute généralisation en général (c’est malin, hein ?), je ne vois pas en quoi un « permis d’être parent » – encadré par l’Etat, en plus – serait autre chose qu’une avancée vers la « société idéale d’une minorité »…

          8. FaLLaWa

            Je précise que je suis horrifié par l’idee d’un certificat d’aptitude à la parenté. Le fait de voir ce sociologue de mes cou***es proposer l’idee me fait juste gerber.
            Ce serait un nouveau coup de boutoir sur l’organisation immemoriale de la famille ou un certain nombre de savoirs sont transmis. Ainsi on retirerait une attribution de plus a la famille et l’individu se retrouverait encore plus isolé tout seul face a l’Etat, le plus froid des monstres froids, tout seul face a un fonctionnaire qui lui annoncerait, sinceremment desolé : « Je suis desole, monsieur, mais vous avez echoué au test d’aptitude a la parenté, vous ne pouvez pas avoir d’enfant… »
            Ca me semble abherrant…

        1. Tribuliste

          A voir le résultat issu de certains couples, je me demande même si dans certains cas leur dossier de demande de formation ne devrait pas être écarté. Allant plus loin je me dis que ces mêmes parents n’ont pas obtenu leur CAP « Adulte et comportements adaptés » , la validation des acquis est aussi promise à un bel avenir 😛

        2. FaLLaWa

          En fait la question c’est: Est-ce que le fait qu’il y ait un certain nombre de demeurés dans la population qui élèvent leurs enfants n’importe comment suffit à légitimer la mise en place d’un certificat d’aptitude à la parenté?
          Quel est votre avis? Pour moi c’est non.
          On retombe sur le bon vieil argument du planisme: L’individu lamdba etant un grand enfant idiot qui fait n’importe quoi, il faut que l’Etat l’encadre…

          1. Black Mamba

            S’il doit y avoir CAP se serait pour avoir droit éventuellement aux allocations Familiales et aides aux logements.
            Mais bon on va trouver que c’est discriminatoire .
            Je suis vraiment une égoïste .

          2. Nyamba

            Je plussoie, en revenant à mon précédent commentaire : obtenir un diplôme ou une attestation quelconque (en France, j’entends), c’est être capable de répéter mot pour mot/appliquer lors de l’examen oral/pratique ce que le gentil monsieur au tableau a énoncé lentement et intelligiblement pour qu’on ait bien le temps de prendre des notes.
            Ca n’a jamais rendu les gens intelligents, compétents, ou aptes à élever des enfants. Les perce-oreilles sont des mères-courage, les guenons aussi… Chez les Hommes, eh bien parfois, ça se passe mal, et parfois ça se passe bien ; mais on ne le voit qu’au résultat final.

            Pour vous rejoindre, Mme Mamba, c’est ce que ce sociologue semble suggérer – non pas par rapport aux allocs, mais aux congés parentaux…

      2. FaLLaWa

        « 2. Revaloriser les diplomes en arretant de les donner par pitie. »

        Ah ah ca me rappelle une news qui est sortie il y a pas longtemps, je ne sais pas si cetait fake mais ca depote.
        Il s’agit de la note minimale pour etre recu au concours des profs qui aurait ete baissee à 4/20 pour que l’education nationale puisse recruter 40000 profs.
        Quelqu’un se souvient?

          1. FaLLaWa

            En fait, on s’emeut de ce niveau de recrutement à 4/20 pour etre admissible pour etre prof mais on raisonne dans le cadre d’une education nationale monopolistique centralisée.
            Si le marché de l’ecole etait libéré (liberte de creer son ecole, meme si elle doit suivre certains standards, et si les eleves peuvent voir leurs frais de scolarite payes par une alloc (a la limite l’une des seules alloc qui ne me choque pas trop a premiere vue), les profs seraient recrutes par entretien d’embauche et le concours de professeur des ecoles serait tout bonnement aboli

          2. Peste et coryza

            @H16

            Sur ce concours, c’est le libre marché que tu as vu :
            – académie de m*rde : personne ne veut y aller. Donc note d’admissibilité basse car manque de candidats valables (en fait, manque tout court).

            Regarde d’autres concours du même genre pour te faire une idée : les postes les plus désirés sont les plus sélectifs.

    3. Nyamba

      A cette liste, j’ajouterais que le système éducatif fraônçais s’enorgueillit d’une multitude de formations et diplômes aussi obscurs qu’invendables à l’étranger (ou même en France, quand j’y pense).

      Parenthèse « maviemonoeuvre » : Ingénieur machintruc (parce que quand on a 20 ans, une vision made in EdNat de la vie et qu’on veut faire de l’écologie – la science, pas la connerie – on devient ingénieur machintruc. Ca veut rien dire, mais ça « ouvre des portes », qu’ils disent.), je me voyais bien m’exporter. Sauf que le métier que je fais n’existe pas ailleurs. Condamnée à rester en France pour défaut de compétence, que j’pensais !

      M’enfin, depuis j’ai découvert ce blog, lu le commentaire de M.Dahu (merci m’sieur !) et je suis (un peu) rassurée que le diplôme ne fasse pas tout à l’étranger . Contrairement à ce que je pensais, finalement, je n’ai pas besoin de me réenrôler à la fac (c’est dire si les mécanismes de pensée relèvent du réflexe pavlovien !). Juste un CV à mitonner…

      1. Dahu

        Pour info, aux USA (c’est peut être aussi valable dans tous les autres pays anglo-saxons), « ingénieur » correspond à technicien. Pour avoir un poste avec « responsabilité », il faut un PhD (doctorat). Et le différentiel de salaire est assez énorme me semble-t-il.

        Ca veut dire qu’en dehors de la France, le bac+5 Ecole Polytechnique ou Centrale ne vaut pas grand chose. Il faut pousser en thèse si on veut songer à l’exil dans de bonnes conditions !

      2. Dahu

        J’ai oublié de rajouter:

        Attention, dans mon cas je vais vers un poste d’universitaire et qui requiert donc un PhD. Quand je dis qu’ils n’ont pas regardé mon diplome, je veux dire qu’ils n’ont pas regardé ce qu’il vallait en terme d’école, de dénomination, etc… J’aurais pu le faire à l’UPMC ou une obscure université de province, c’était pareil. Mais il faut bien un PhD tout de même dans mon domaine. C’est partout pareil dans le monde, on ne devient pas Assistant Professor sans doctorat ! Et dans mon cas ils ont aussi contacté mon directeur de thèse et mes collaborateurs pour se faire un avis supplémentaire. Mon message initial était un peu cavalier, je ne voudrais pas faire croire que c’est facile de se faire embaucher à l’étranger juste avec beau site web !

        1. Peste et coryza

          @Dahu

          Et tu es passé assistant professor sans post doc ?

          Petites questions ?
          – ta discipline ?
          – ton nombre de papiers et de citations ?
          – t’as fais un « nature »?

          @Nyamba
          La thèse, dans les pays anglo saxons, est très reconnue. Ne serait-ce que parce que tu ne passes pas tes journées dans un amphi, mais à mettre ton savoir et tes compétences en pratique sur un vrai projet de recherche. Et tu es aussi responsable en cas d’échec.
          Tu peux aussi avoir la gestion financière de ton projet, voir même avoir à trouverle pognon toi même (c’est le problème que je rencontre, on m’a proposé un post doc en Finlande, mais c’est à moi de trouver l’argent pour le financer).

          Un bémol tout de même : la thèse française, c’est 3 ans. Certaines écoles doctorales sont sélectives (dans mon cas, un papier publié, dans d’autres ça va jusqu’à trois, et ça dépend aussi des disciplines : on publie plus en physique qu’en biochimie).
          La thèse US, ça peut durer beaucoup plus longtemps que ça.
          Dans d’autres pays genre Finlande, c’est 5 ans, 5 articles.

          Bref, un thésé français débarque avec une expérience de junior, un thésé US peut se targuer d’être expérimenté.

          Par contre, la thèse est bien reconnue. On a vu des thésés en histoire ou ethnologie aller occuper des postes d’analystes dans la banque… il y aussi le journalisme, l’industrie, la veille, etc…

          En France, les ingés sont préférés aux thésards, en raison notamment du réseau des écoles (la politique de la fac française étant ce qu’elle est : démerdes toi).
          Y a qu’à voir le CEA et le CNRS : le premier paye bien et recrute des ingés, l’autre des facards.
          En France, on a aussi un taux de reconversion et d’abandon des thésards (lettres ou sciences) assez délirant… alors que d’autres pays (genre chine), c’est le pot de fer ultime : pour l’employeur chinois, la thèse est l’assurance que tu as des compétences, mises à l’épreuve et validées par ta production personnelle.
          Un de mes ex collègues thésards chinois, biochimiste végétaliste, est ainsi devenu cadre dans une chaine de télévision chinoise. En moins de dix mails, il a décroché le poste.

          D’autres bémols :
          – le piston est souvent maitre. Certains labos ne marchent qu’à ça.
          – les dir thèse et les instituts ne se valent pas. Un conseil aux futurs thésards : éviter de bosser au CIRAD, sauf si vous voulez bosser au CIRAD entant que CR…
          – il faut avoir du réseau pour choper les bonnes bourses de thèse.
          – la carrière n’est pas assurée, du moins tant que vous n’occupez pas le poste de « tenured professor ». Ceux ci sont peu nombreux, et dirigent des armées de AP, PD et autres pHD students.
          – et le dernier point, le plus important : dans le monde acadélmique, publish or perish.

          1. Nyamba

            Je vous remercie, chacun, de vos réponses (^^)

            Entendons-nous bien : j’aime mon métier (pas très glamour, mais il me plaît). Je m’inquiète juste de la possibilité de ne pas pouvoir continuer à le faire en France. Donc, je m’interroge sur mes options. Mieux vaut fuir que périr ; et quitte à fuir, autant fuir vers quelque chose qui pourra me faire vivre (mais je ne suis pas gourmande, et j’ai des goûts simples 🙂 )
            Pour avoir quelques amis thésards ou chercheurs ; avoir, moi-même, contribué à quelques travaux et publis ; n’avoir pas vraiment bataillé pour décrocher un sujet (oui parce que pas glamour, OK, mais chiant à mourir, non merci), quand il a fallu savoir si je me lançais dans le monde du chôm… du travail, ou si je persistais pour vivre aux crochets de mes parents pendant 3 ou 4 ans supplémentaires (et je vous rejoins ici, M. Peste et co, sur votre liste de bémols, tout en y voyant d’autres encore) ; bref, pour toutes ces raisons, j’avoue que l’aventure thèse/post-doc ne m’intéressait que très moyennement.
            Bon, c’était il y a looooongtemps, j’étais jeune et naïve, je pensais qu’ingénieur c’était déjà pas mal comme plan de carrière, et je ne lisais pas d’ouvrages libéraux.
            Ah, j’aurais pas dû m’écarter de la bienpensance… c’était mieux, avec des oeillères :/

          2. Peste et coryza

            Ingénieur, c’est très bien en france.

            Moi, j’ai fait la fac, car :
            – j’étais trop loin des écoles d’ingés géographiquement parlant.
            – mes parents n’avaient pas une thune.
            – de toute façon, je ne savais même pas que les écoles d’ingés existaient (je voulais faire technicien à l’époque)
            – ma mention au bac qui n’était pas assez élevée pour faire une prépa.

            La thèse, c’est le seul boulot que j’ai trouvé en envoyant 800 CV en 3 ans, et le seul plan que j’avais en dehors de SDF…

            Je te rassure, l’état d’esprit du thésard change avec les années :
            – la première année, tu te demandes ce que tu fais là.
            – la seconde,tu as envie de te pendre
            – la troisième, tu hésites entre une sorte de béatitude (c’est fini !) et la panique car tu as tes 200 pages à rédiger, tes pubs à finir, et des manips en cours si ton chef veut que tu pousses plus loin…

          3. Nyamba

            .. et la quatrième année, « dépression post-thèse ». Je ne savais pas que ça existait, mais une amie en a fait (et ça continue) les frais.
            La cinquième et la sixième année, quête d’un boulot et refus à la chaîne parce que « trop diplômé ».
            Parfois, le fameux passage de concours dans la fonction publique…
            Et, dans un (!!!!!!!!!) cas, un job pas mal à l’étranger après des années de chou blanc.

            Après, comme toujours, on fait comme on peut avec ce qu’on a 🙂 Y a les chanceux, les débrouillards, et pour le reste, y a l’Etat fraônçais qui régale (enfin, dans la limite des taxes disponibles)…

          4. Peste et coryza

            C’est aussi le plus pénible (et ce qui me déprime) : chercher un nouveau travail et présenter des concours, alors que vous n’avez pas encore fini.

            Sachant que vous êtes cramé après 3 ans de chomdu.
            Je connais des gens qui en ont 5 dans les pattes…

            Vu que j’ai déjà fait 3 ans de chomdu, je ne peut pas me permettre d’en reprendre une couche.

    4. Aristarque

      Et plus les dénominations de postes sont ronflantes, plus les rémunérations s’ abaissent…

      1. Nyamba

        T_T vous prêchez une convaincue… Ma signature pro fait presque deux lignes sur un mail, et je me demande comment je pourrais vivre sans rallonges financières parentales régulières…

      2. vengeusemasquée

        Ahahah ! c’est bien vrai ça. Mes intitulés de postes n’ont jamais rien voulu dire. Quand j’essaye d’expliquer, les gens me regardent avec des yeux ronds. Je laisse tomber tellement c’est con. Quand j’aurai réussi à me décider à me casser, je vais avoir tout intérêt à trouver des dénominations plus simples et plus neutres.
        @Nyamba : j’ai eu aussi ce genre d’idée il y a peu de temps mais quelques recherches (et lectures et conseils chez H16 notamment) m’ont bien aidée à comprendre que tout est généralement affaire d’enrobage.
        Où envisages-tu l’exportation ?

        1. Nyamba

          Je suis perdue dans l’océan Indien, n’importe où ailleurs à mon niveau c’est Perpèt’ les oies et 15h d’avion… donc pour mes prochaines « vacances », je me disais qu’il faudrait vraiment _bien_ choisir et en profiter pour faire du réseautage… Je me prenais à rêver de la NZ… (pas forcément évident avec zéro ou presque économie, un profilàlacon et en étant sortie de la case « jeune », sans toutefois suffisamment d’expérience pour en imposer grave… bref… je rêvasse, je rêvasse, mais CPEF, et moi aussi… *PAN*)

          1. vengeusemasquée

            CPEF mais je pense que ni toi ni moi ne le sommes 😉
            Moi je réfléchis peut-être plus au Canada et aux US avec pas tellement plus d’économies et une situation assez proche de la tienne : plus vraiment « jeune », des années dans la fonction publique et un diplôme qui fait bien mais juste en France.
            Allez courage, on va s’en sortir !!

          2. Nyamba

            🙂 Canada, j’ai peur des ours ; US, j’ai peur des guns…
            NZ, je n’y ai jamais mis les pieds (et qui sait, ils voudront peut-être d’une écologue !).

            En tous cas, merci :’) ; du fond du coeur, pour m’avoir reboosté le moral, aussi naturellement. Je suis ébahie !
            Et je t’adresse tous mes encouragements, pour que ton projet aboutisse ! Merci, merci, merci !

          3. Peste et coryza

            @Nyamba

            Va sur « nature job » : y a souvent des offres. Même en « engeener » ou « technician ».

            Noter qu’il n’y a pas de « tenured position » sur le marché néo zélandais.

            Sinon, je suis dans la même situation que vous (peut être un peu plus de pognon, mais je le paye en ayant une vie très simple, et sans famille à charge).

  11. Nocte

    Plus ça va, et plus je trouve cet extrait de chanson parfaitement en phase avec ma pensée, tant pour moi-même que pour ce pays…

    So
    This is my life and you can’t break me down
    Go
    I will decide who can come in and heal my desease
    Burn it in flames
    Kill it and maim
    Why can’t you see that you need to be freed ?

    Epica – Storm the Sorrow (et ce passage déboite :D)

  12. FaLLaWa

    Je suis en train de lire La Route de la Servitude de Hayek, et votre article fait écho à pas mal de choses qu’il raconte, notamment le libre choix de son métier (cf chapitre Securite et liberte).
    En fait quand je lis ce livre et que je mets en parallele avec la direction que l’on suit actuellement en France, je realise pleinement qu’on est lancé a toute allure sur cette route de la servitude en France!
    Cf sa these du socialisme qui fait le lit du totalitarisme.

    1. Aristarque

      Et ce livre n’ est pas édité de la dernière pluie, ce qui n’ arrange rien, n’ est-ce pas ? :'(

        1. Aristarque

          Celui là, non plus !
          Tout de même, prévoir un siècle à l’avance, mieux prédire ce qui se passerait si d’aventure l’Etat mettait ses gros doigts boudinés dans les Caisses de Secours.
          On comprend pourquoi Bastiat est relégué dans le Tartare, de la part de nos-z-élites… 🙁

    2. zecrocwhite

      Pas de spoiler, s’il vous plait.
      Il est dans les starting blocks avec Atlas Shrugged, mais point encore commencé

        1. vengeusemasquée

          Parfois, c’est ce que je me demande. Il faudrait expliquer à tous ces ânes qui nous gouvernent que ce livre n’est pas un mode d’emploi… -_-

  13. Olivier Vitri

    Le volume des complications éléphantesques est directement issu du statut des exécutants de l’État c’est-à-dire des fonctionnaires, Invirables à vie. Comme il est impossible de virer qu’il faut le faire bosser, Ce pays empile des stupidités depuis plus de trois générations…

  14. Olivier Vitri

    Oups mail posté trop vite : le corrigé : (…) Comme il est impossible de les virer et qu’il faut les faire « bosser », ce pays empile…

  15. Sansintérêt

    Si nos représentants ne font rien contre la marchandisation de tous les commerces, qui le fera ?
    Le seul moyen d’éviter qu’il y ait des dominants et des dominés, c’est qu’il n’y ait que des dominés et que seul(e)(s) le(s) représentant(e)(s) légitime(s) prennent absolument toutes les décisions (même les plus anodines en apparence peuvent s’avérer discriminatoires ou égoïstes). La liberté, c’est l’esclavage.

  16. Tea Party

    La France a tout faux, dans tout :
    – Se baser uniquement sur les diplômes ? Idiot, les patrons, ont le choix, quelque soit le poste recherché, le nombre de bac +, donc la différence se fait sur la personnalité, l’ardeur au travail, la volonté de réussir, la résistance et la capacité de résolution des problèmes de tous les jours. Le diplôme, ouvre les portes, mais n’est en rien une finalité, mais un début où l’on doit prouver ce que nous valons. La grande majorité des professions imposent un diplôme, agence immo, coiffeur …. mais quand on est  » patron », ce n’est plus nous, qui sommes le plus en contact avec la clientèle ! Nous avons trop à faire, nous guidons de loin, ou s’occupant uniquement des dossiers importants.
    – Comble de bonheur, nous avons une progression de l’organigramme pyramidale. Il faut que le chef d’atelier parte par exemple, à la retraite, pour que celui juste derrière prenne sa place, même si parmi les  » jeunes  » certains sont beaucoup plus aptes, et doués. On peut avoir une bonne technicité, une certaine ancienneté, et ne pas savoir gérer correctement une équipe, savoir dispatcher le travail.

    – Rajoutons un code du travail, en plusieurs volumes ! avec articles souvent contradictoires, à l’appréciation in fine, des inspecteurs du travail, toujours à gauche ……détestant les  » patrons » pour ceux qui aiment les pléonasmes.

    – Les employés aux USA, ont une progression parallèle, beaucoup plus judicieuse. Jamais en France, nous ne verrons un Lee Iacocca, partit quasiment du bas de l’échelle, devenir vice président de Ford (la mythique Ford Mustang, c’est lui), puis devenir président de Chrysler, au bord de la faillite, et redresser la marque.
    De plus ils basent plus leur embauche sur le  syndrome de la promotion Focus appelé complexe de Peter : Nous avons tous, une marche supplémentaire, à ne pas franchir, un seuil d’incompétence, un maximum, au delà duquel, nous devenons mauvais, quel que soit nos diplômes, notre expérience, notre ancienneté. Les aptitudes ne sont pas du tout les même pour gérer 10, 100, 1.000 ou 10.000 personnes, être employé et devenir  » chef  » tout simplement.
    Cela explique au passage, la ruine totale de notre service public : un diplôme ouvre la porte, après, terminus, tout va bien, la vie est un long fleuve tranquille, la progression, les augmentations s’ effectuons invariablement ……et la retraite arrivera en toute tranquillité, à moins de tuer son chef de service ce qui est assez rare !! dommage !!!

    1. hussardbleu

      Les augmentations, la retraite et toussa…. me rappelle la fin de carrière de l’excellent M. Le Duigou… du corps des Impôts, où il n’a jamais bossé (count your blessings), étant délégué syndical CGT, et chargé notamment des négociations sur les retraites, Sarko regnante…

      Que croyez-vous qu’il advint ? il fut nommé Conservateur des Hypothèques pour sa dernière année, ce qui lui assura une retraite des plus confortables, puisque calculée sur les six derniers mois : joli, non?

      1. Tea Party

        Le Duigou, fut un temps sévissait régulièrement dans l’émission soporifique et consensuelle au possible :  »C’ dans l’air  ». Obtus, endoctriné, jusqu’à la caricature.
        Conservateur aux hypothèses ! un des plus beaux fromages de la république, hautement payé avec commissions ! en fonction des rentrées d’argent du secteur, où ils officiaient.
        Depuis le 1 janvier 2013, ils ne sont plus responsables en cas de litiges, donc plus de commissions ! c’est l’état qui prend le relais. Moralité un fonctionnaire, responsable doit être hyper payé !! bien plus que la moyenne, sinon, circulez il n’y a rien à voir, même coupables, ils ne sont pas responsables.

  17. Galuel

    Magnifique post très bien ficelé, comme souvent !

    J’y aurais ajouté que la somme de ces actes privateurs de libertés sur 40 ans, ne sera pas effacée par une libération sur une moins longue période. Autrement dit, négliger la réparation du dommage intégré sur 40 ans, c’est comme imaginer que l’on pourrait reboucher un trou gigantesque creusé sur des générations, en seulement trois jours.

    C’est peut-être possible, mais dans ce cas il conviendra d’appeler cela un miracle.

    1. Nocte

      Si au moins, ils prenaient la voie du rebouchage, mais non, ils creusent toujours plus profondément.

  18. NEVdD

    L’article sur les taxis NY est édifiant de la débilité des états, payer des taxes pour se faire enfiler à sec, c’est ce que le peuple a choisi.
    Un jour, dans les cours d’histoires on verra l’ère religieuse ou les gens donnent du pouvoir à des cons pour se faire dicter comment vivre la misère, vient ensuite l’ère sociale ou les gens donnent du pouvoir à des cons pour se faire dicter comment vivre la misère, mais en dénigrant les religions parce que bon à ce temps là les gens étaient cons quand même.

    1. channy

      Vous voulez des histoires de taxis aussi debiles? a kuala lumpur le gouvernement a decide en mars dernier de donner l exclusivite des trajets aeroports-centre ville a une seule compagnie de taxi, employant majoritairement des malais de souche(bumiputra)…
      La ou cela devient comique c est que la semaine passee a vu la fin du ramadan et que l immense majorite des chauffeurs de taxis sont rentres dans leurs villages laissant les voyageurs en plan…
      bien sur on a interdit aux taxis des villes environnantes( car il y aussi 25 pour cent chinois et et 10 d indien dans le pays) de palier a ce manque temporaire( z avaient pas verse leurs commissions au gros corrompus en charge de l attribution).
      euh et les voyageurs dans tous cela? on s en tape on ne leur a pas demande de venir et ils n ont qu a prendre le bus ou le train
      Bref les histoires de taxis c est toujours consternant partout ou l on est.

    1. Aristarque

      La justice et les peines prononcées varient du tout au tout :
      un RER pris d’assaut et mis en coupe réglée : rappel à la loi pour les meneurs, les autres, on ne sait pas.
      un TGV chahuté : de la taule et un parquet qui fait appel pour verdict trop clément à son goût…
      Bref, tous égaux mais certains plus que d’autres…

  19. Villon89

    Très drôle : En 1861, L’impératrice Eugénie reçoit Narcisse Pelletier, marin abandonné pendant 18 ans sur une île aux abords de la Nouvelle Guinée.
    Il connait plus sa langue maternelle et à adopter la langue, les rites et les croyances des autochtones. L’impératrice, émut par cette histoire, lui demande : « Vous n’avez pas de métier, pas de situation ? ».
    Pour toute réponse, il baisse la tête.
    L’impératrice s’adresse alors à un capitaine à ses ordres et lui dit « Capitaine, je veux qu’on trouve à ce malheureux un emploi dans l’administration. Vous verrez avec le comte ce qui pourra lui convenir. « (Rapporté dans l’excellent ouvrage de François Garde « Ce qu’il advint du sauvage blanc »)

      1. Nocte

        parce que le Français moyen doit être trop con pour regarder soit en magasin, soit sur le web, le prix des consommables pour les produits qu’il achète…
        Curieusement, la redevance copie privée n’est toujours pas prévue au programme d’affichage (on se demande bien pourquoi)

      2. Nemrod

        Parce que maman doit veiller à tout voyons !
        Pauvre petite choses fragiles que vous êtes !
        Si vous achetez un appareil qui coûte cher en consommable vous devenez de fait une victime!
        On ( qui est un con !) vous a obliger à l’acheter…vous n’aviez aucun moyen d’y couper; d’ailleurs les moyens d’informations manquent cruellement !
        Ah ça maman sait s’occuper de vous!
        Vous seriez perdus sans elle !
        Comment ça vous en avez marre de Maman ?
        Elle vous étouffe ?
        Elle vide votre frigo ?
        Elle squatte chez vous ?
        Ingrats va !
        Vous vous plaigniez mais sans moi ce serait pire !

        Clic ???
        Non !
        Déconnez pas !
        PAN !

        Bon j’arrête et vais prendre mes gouttes…

      3. Black Mamba

        Ce qui est CON dans l’histoire comme d’habitude l’Etat se tire une balle dans le pied …
        Cette minustre ne se rend même pas compte sue c’est un manque à gagner car il va y avoir une baisse de la TVA et autres Taxes et impôts annexe. ..

  20. Fred

    En attendant, je n’ai jamais vu une telle propagande sur la TV française, même sur la chaîne de Bouygues. D’où l’on voit que le gouvernement a surtout soudoyé les médias pour nous faire croire à cette jolie reprise.

    1. Tea Party

      Il faut reconnaître que de tout temps, les médias français sont complaisants outrageusement avec le gouvernement en place, hormis celui de Sarkozy ! mais actuellement effectivement, Goebbels, ou Staline seraient épatés, c’est un vrai festival !! Ils sont à gerber. Consolons nous, en nous disant que plus dure sera la chute, car les socialauds vont se vautrer lamentablement tôt ou tard, malgré tous leurs mensonges éhontés, tous les voyants sont au rouge leur couleur préférée.
      La dernière en date: il n’y a aucun problème entre Valls et Taubira !!

      1. Tea Party

        La presse de la fausse droite que vous appelez d’opposition, (re joke) comme le Figaro, permet de faire des  »ballons d’essais », pour tester l’opinion mieux que ne le ferait aucun sondage, technique bien connue des communicants, dont le gouvernement use et abuse, ne sachant pas de vraies décisions.

        1. Fred

          En effet, pour moi, seul Valeurs Actuelles reste à droite, au point de se faire traiter de magazine fasciste par ses détracteurs gaucho- bobos…

          1. hussardbleu

            Fasciste ? avec l’excellent Michel Gurfinkiel dans le comité de rédaction ? mais il est vrai que l’extrême-droite israélienne est tout à fait acceptable puisqu’elle n’est pas antisémite !!!

  21. atchoum

    L’Etat continue de bloquer par le numérus clausus le nombre de médecins et de spécialistes en France.
    Résultat concret pour le patient:
    Aujourd’hui, je dois accompagner un parent ,aux urgences ophtalmiques d’un grand hôpital parisien.
    Temps d’attente, passé dans les couloirs puis dans une salle d’attente bondée et sale, avant d’être reçu et vu par un médecin.: 4 h 30.
    Merci à la soviétisation de la médecine et des hôpitaux en France ! !

    1. hussardbleu

      Soviétisation ? si on veut, mais tout cela était – et est toujours – organisé par des Enarques et des Polytechniciens (de bureaux), qui – comme nul n’en ignore et ne risque de l’oublier tant ils insistent sur la chose – sont omniscients : on voit actuellement le résultat de ces brillants cogiteurs… que ce soit pour la médecine ou le reste…

      Finalement, hein, Saint Louis et les Quinze-Vingt ? et puis Saint Louis, quand même : « ne commence jamais à discuter avec eux, mais plonge leur ton épée dans le ventre »… un peu ma tentation quand je rencontre un de ces sinistres guignols qui ont la prétention de diriger le pays…

      1. Peste et coryza

        Ah oui.
        N’oubliez pas les médecins maghrébins ou africains, aux compétences parfois douteuses (au canada, ils leur font passer des examens tellement ils n’ont pas confiance dans leurs capacités).

        Au Maghreb, il parait que c’est le contraire : il ne faut surtout pas faire médecin, tellement c’est bouché.

  22. Mortimer

    Hé hé, le coup des taxis Parisiens m’a rappelé une scène de New york prise par hélicoptère.
    Qu’est ce que je vois?! Des voitures jaunes à la pelle!
    Merde alors! Y a que des taxis dans cette ville?!

    Deuxième rigolade:
    Nos éliteeees sont surprises par le taux de croissance inespéré!
    Gouverner c’est prévoir qu’on nous dit!
    Y a quelque chose qui se passe, mais quoi?

        1. FaLLaWa

          Attendez une seconde: les chiffres concernant les taxis à NY (je n’y suis jamais allé je précise) semblent encore pire que pour Paris:
          New Yorkers are suffering from the same problem as Parisiens: 13,336 taxis for 8.3 millions inhabitants and the price of the medallion (the right to drive a cab) is now at 1,3 million $ !!!
          http://www.zerohedge.com/news/2013-08-11/yellow-asset-best-performer-past-year-hint-not-gold
          Meanwhile in Paris:
          En février 2012, on compte 17 137 taxis parisiens.
          Le nombre de taxis parisiens a culminé à 25 000 en 1920.
          Le préfet de police a annoncé en 2003 une augmentation limitée de 1 500 licences sur cinq ans.
          source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxis_en_France

          Pouvez-vous m’expliquer?

          1. Y’a rien à expliquer. L’état régule à NYC comme à Paris, il y a forte pénurie, les prix de la course sont élevés et fixés par la municipalité, et le prix de la licence est juste astronomique. C’est ce que je dis dans le billet : même cause, mêmes effets.

        2. johnny_rotten

          A propos des taxis newyorkais.
          Dans le film « Un Sherif A New- York », Clint Eastwood , policier texan atterrit à l’aéroport de New-York et prend un taxi.
          Au moment de payer, il trouve la note salée et demande.
           » Il y a combien de magasins x…. à New-York ? »
          le chauffeur répond  » Un seul pourquoi ? »
          Clint Eastwood répond « Donc comme j’en ai compté trois, c’est que vous m’avez fait faire une balade » et il règle seulement une partie du prix demandé sans que le taxi ose broncher.

    1. Fred

      En ce qui concerne les fameux chiffres de la croissance : il se passe que les mêmes chiffres seront très fortement revus à la baisse dans quelques semaines par l’INSEE. Ce que les merdias complaisants appellent de la communication gouvernementale n’est rien d’autre que de la propagande de très bas étage….

  23. M51

    Chez moi. Ville de 10000 h aucun bar ouvert ce soir veille de 15 aout. Les 6 troquets fermant à 1 h du mat ayant fermé. Ajoutez à ca le blitz avec l’extinction des vitrines et des éclairages publics la vie « durable »est trépidante ! LOL !. La RDA c’est maintenant.

  24. hussardbleu

    Je n’avais pas attention à la vignette de Corporatism : superbe !!! sacré Bernankiki… une vrai pub pour le Iron Heel de Jack London…

    1. kobus van cleef

      Moi, je l’ai pas lu le talon de fer
      Mais j’ai lu le quai de Wigan ( ou approchant, je ne me souviens plus de l’orthographe exacte..)
      Hé bien, j’ai retrouvé le même aspect de cave dortoir, avec trous dans les murs pour poser les cloisons, dans la cave d’un vieil immeuble brestois sis à Recouvrance et épargné par les bombardements et le siège
      Comme quoi, si la condition des prolétaires était rude chez les kapitalists triomphants, elle l’était tout autant ici, chez les inventeurs du front popu et du cartel des gauches

      1. hussardbleu

        Tu parles de the Road to Wigan Pier, de George Orwell, je suppose… un sacré bonhomme, que je n’arrive pas à renier, même pour ses conceptions politiques des années 30… comme dans Homage to Catalonia… après 45, c’est plus facile… mais il est toujours resté dans le politiquement incorrect, avec des gens comme Gollancz, ou Vera Brittain… à propos de cette dernière, avec le centenaire de 1914 qui approche, je te conseille Testament of Youth…

  25. Nocif

    Cet article est une pure vérité…
    Droit: de (sous) l’homme: « Tout homme à droit au travail », oui mais, après avoir participé au steeplechase sélectif de l’état.

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