Pourquoi diable l’avortement redevient-il un sujet chaud aux États-Unis ?

Le 2 mai dernier, Politico publiait en exclusivité un article basé sur la fuite d’un projet de jugement de la Cour suprême américaine dont l’objet est la remise en cause d’un précédent jugement de cette même cour, Roe vs Wade.

Ce précédent arrêt avait posé les bases juridiques rendant l’avortement légal dans tous les États américains et limitant l’intervention de l’État dans la décision d’avorter, jugée alors du domaine de la vie privée. Le projet actuellement en discussion et dont le contenu a fuité vers Politico renverrait à nouveau la responsabilité d’interdire ou d’autoriser l’avortement au niveau de chaque État et non plus au niveau fédéral.

Le sujet de la légalisation de l’avortement aux États-Unis est particulièrement clivant sur le plan politique et cette nouvelle information dans le paysage américain actuel ne pouvait qu’immédiatement enflammer le débat : il n’a donc pas fallu longtemps pour voir les partisans de l’actuel statu quo débouler devant la Cour suprême dans les heures qui ont suivi la publication. Les tensions sont suffisamment vives entre les « pro-choice » (pro-avortement) et les « pro-life » (anti-avortement) pour qu’on puisse redouter une montée rapide de la violence dans ces rassemblements.

Au-delà du débat de la légitimité à rendre ou conserver légal l’avortement et qui occupe à présent une place importante dans la presse américaine, une question se pose immédiatement : pourquoi maintenant ?

Difficile en effet de ne pas noter le timing particulièrement diabolique de cette fuite qui intervient alors que les élections de mi-mandat américaines, qui auront lieu en Novembre prochain, annoncent jusqu’à présent une large victoire des Républicains. La question de l’avortement, particulièrement clivante, pourrait permettre aux Démocrates de faire oublier le bilan cataclysmique de l’actuelle administration et de son président actuel, Joe Biden, dont les gaffes répétées et les comportements de plus en plus erratiques fournissent des billes à ceux qui s’interrogent de plus en plus vocalement sur sa bonne santé mentale et son aptitude réelle à gouverner.

Difficile aussi de ne pas noter la concomitance de cette fuite forcément très médiatique avec l’actualité et la capacité de ce sujet d’en occulter d’autres, décidément très embarrassants tant pour les médias que pour l’administration américaine actuelle : la même semaine, on apprend en effet que Pfizer, contraint par la loi, publie un nouveau paquet de documents (70.000 pages) sur les tests et le suivi plus ou moins rigoureux des patients lors de l’essai clinique de son vaccin contre le SARS-CoV2 ; toujours la même semaine, le régulateur américain a restreint les autorisations du vaccin Johnson & Johnson pour des effets secondaires (thromboses), nouvelle qui là encore est passée relativement inaperçue ; et encore dans la même semaine sort un documentaire détaillant des fraudes électorales aux élections présidentielles américaines de 2020, dont la couverture par les médias traditionnels est de fait réduite à sa portion congrue.

Enfin et compte-tenu des tensions déjà existantes et des dérapages inévitables de certains groupes activistes, la question de l’avortement va vraisemblablement provoquer quelques petits mouvements « globalement pacifiques » (comme l’expliquait CNN pour les émeutes BLM lors de l’été 2020) pour achever le tableau et achever de détourner complètement l’attention du public américain de la pandémie, de ses problèmes politiques internes et, dans une certaine mesure, du conflit russo-ukrainien.

Par ailleurs, l’arrivée inopinée de ce débat dans le paysage médiatique américain entraîne d’intéressants retournements de situation qu’il conviendra sans doute d’analyser plus tard.

Ainsi, en septembre dernier, les médias avaient fait leurs choux gras de Joe Rogan, animateur d’un célèbre podcast d’entretiens, qui avait expliqué avoir pris de l’ivermectine pour se débarrasser de son Covid, en rebaptisant le traitement comme « vermifuge pour chevaux », faisant ainsi passer l’artiste pour un fou furieux prêt à toutes les extrémités, y compris les traitements de chevaux, plutôt qu’accepter les traitements et la prévention du moment (la vaccination).

Il n’aura fallu que neuf mois et la potentialité d’un revirement dans le droit américain à l’avortement pour que ces mêmes médias s’empressent de trouver d’étonnantes vertus aux traitements équins, dont certains (ceux pour les ulcères notamment) ont la particularité de pouvoir être utilisés comme produits abortifs en médecine humaine.

Certes, qu’on ne soit partisan de l’usage de produits vétérinaires à titre humain semble un argument raisonnable, mais on aura du mal à expliquer le revirement violent et parfaitement hypocrite de ces médias mainstream selon le sujet. Et cette hypocrisie de la nouvelle position médiatique n’a d’ailleurs pas échappé à de nombreux citoyens, qui pourront s’interroger sur les opinions et arguments présentés précédemment dans ces colonnes aux principes décidément si fluides ; après tout, s’ils sont si peu embarrassés de cohérence interne à ce propos, on est en droit de s’interroger sur toutes les autres propositions qu’ils soumettent régulièrement.

Plus généralement et au-delà même des médias, cette réouverture du débat sur l’avortement propulse sous le nez de tous l’incroyable difficulté que peut avoir la loi à régenter l’un ou l’autre aspect de la vie intime des citoyens : il apparaît fort compliqué de réclamer d’un côté la souveraineté sur son propre corps et de tenir exactement la position inverse lorsqu’il s’agit de vaccins par exemple.

Dans un ensemble cacophonique stupéfiant, on retrouve ainsi les mêmes qui réclamaient bruyamment des obligations vaccinales (et donc l’abandon de la souveraineté personnelle sur son corps au prétexte qu’il fallait sauver des vies) réclamer à présent l’autorisation d’avorter (et donc la permission de détruire des vies en pointant l’inaliénabilité de sa souveraineté personnelle sur son corps). L’inverse diamétral est aussi vrai : beaucoup de ceux qui se sont levés contre l’obligation vaccinale se retrouvent dans le camp de ceux qui, justement, entendent clairement interdire l’avortement, avec la même cohérence globale.

Dans les deux cas, ceux qui font le plus de bruit attisent fort commodément les dissensions, et ce alors que jamais les tensions politiques n’ont été aussi fortes aux États-Unis en particulier et en Occident en général et alors que la géopolitique internationale n’a jamais été autant au bord d’un nouveau conflit mondial…

J'accepte les BTC, ETH et BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BTC : 1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
ETH : 0x8e2827A89419Dbdcc88286f64FED21C3B3dEEcd8
 

Commentaires326

  1. Aristarkke

    En application que l’Etat Fédéral n’a pas automatiquement le pouvoir d’imposer ce type de décision à tous les États Fédérés alors qu’ils disposent du droit d’avoir leurs propres législations ?

  2. Aristarkke

    Une chrétienne sincère n’a pas le moindre droit biblique de recourir à l’avortement, quel que soit le contexte. Idem pour le chrétien qui n’a aucune justification de pousser à cet acte.
    Ni de se livrer à des actes de violence.

          1. Yanka

            Le Nouveau testament n’est pas une mise à jour de l’Ancien, mais l’acte de naissance d’une nouvelle religion : le christianisme !

            1. Jusnaturaliste

              Le Nouveau Testament n’est pas une nouvelle religion! Ni Jésus, ni aucun de ses disciples n’ont rejeté le judaïsme ou n’ont réclamé appartenir à une autre religion que la religion juive.

              En réalité le Nouveau Testament est plutôt l’expression d’un schisme du Judaïsme, entre ceux qui ont reconnu JC et ceux qui ne l’ont pas reconnus.

              1. Yanka

                Quand un enfant naît, il ne rompt pas avec sa mère : il sort de son ventre, devient un être appelé à devenir autonome. Naissance ne signifie rupture.

        1. Jacques B.

          D’ailleurs dans le « droit biblique » (A.T. Lévitique 20:10 par exemple), un homme adultère recevait exactement la même sanction : la lapidation.

          Décidément, ces mâles blancs…

            1. Jacques B.

              Pour les Européens, ils n’étaient pas blancs, mais pour les gens de couleur (aux USA par exemple, mais aussi ici, chez les « antiracistes »), ils sont blancs… cherchez l’erreur.

      1. Patrick

        l’ancien testament pour être precis, le nouveau annule ce droit avec le ‘que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre’

        1. Pierre 82

          Le nouveau testament n’a pas « annulé le droit ancien ».
          En réalité (tous les exégètes sont d’accord là-dessus), cette loi, à l’époque de Jésus, n’était plus appliquée depuis bien longtemps.
          C’était juste une disposition juridique qui empêchait un mari trompé de dézinguer lui-même (ou avec quelques membres de son clan) son épouse infidèle, puisque cette disposition obligeait, en quelque sorte, toute la communauté à prendre part au meurtre.
          C’était une des manières (décrite par de nombreux anthropologues) d’éviter les luttes interminables entre des familles pour des histoires de coucheries, communes à toutes les civilisations. Il faut relire les commentaire de René Girard sur les nombreuses descriptions d’anéantissements de tribus entières (et les manières d’éviter que ça se produise) par des vendettas, décrites par les anthropologues du XIXème siècle.
          Du coup, le mari trompé était obligé de mettre son cas sur la place publique, et de demander ensuite à la foule de mettre à mort son épouse. C’est bien le sens de la lapidation en tant que peine de mort: personne n’est nommément le meurtrier: c’est une œuvre collective. C’est un peu plus compliqué que de dérouiller soi-même son épouse quand on se rend compte qu’on est cocu.

          Cette disposition de la loi mosaïque était tombée en désuétude depuis des siècles (il n’y a qu’à voir, même dans l’ancien testament, le nombre de femmes publiquement reconnues comme adultères, mais parfaitement en vie, donc non lapidées)
          Donc les Pharisiens ont tenté de coincer Jésus, lui qui affirmait qu’il n’abolirait pas la loi mosaïque, mais bien l’accomplirait. Et comme en plus, il parlait à tout bout de champ de miséricorde, ils ont essayé de lui faire dire qu’il ne fallait pas appliquer la loi – le coincer dans ses contradictions apparentes.
          Si cette pratique avait encore été d’application, il n’y aurait eu aucune raison de lui demander son avis, et pire encore, de lui demander d’ordonner une condamnation. Il y avait le Sanhédrin pour ça.
          En fait, c’était très bien joué de la part des Pharisiens.
          Et sa réponse également, était très bien joué…

          1. Aristarkke

            *Et sa réponse également, était très bien joué*
            Luc 21:15 car moi (Jésus) je vous donnerai des paroles et une sagesse auxquelles tous vos adversaires réunis ne pourront ni résister ni répondre.

    1. Jusnaturaliste

      @ Aristarkke

      Hé si, le chrétien a absolument tous les droits. Il lui est par contre recommandé de ne pas abuser de cette liberté:

      « Frères‭, vous‭ avez été appelés‭‭ à‭ la liberté‭, seulement‭ ne faites pas‭ de cette liberté‭ un prétexte‭‭ de vivre selon la chair‭ ; mais‭ rendez-vous‭‭, par‭ la charité‭, serviteurs‭‭ les uns des autres‭.‭ »

    2. bibi

      Une chrétienne a parfaitement le droit de recourrir à l’avortement, vu que le nouveau testament tout comme l’ancien autorise la défense d’autrui.
      Il est parfaitement admissible en tant que chrétien de recourir à l’avortement si la poursuite de la grossesse ne peut mener qu’au décès de l’enfant avec un risque de décès pour la mère comme c’est le cas lors d’une grossesse extra-utérine.

  3. Theo31

    Il s’agit également d’enterrer l’affaire des boules à Bill qui voyageait régulièrement avec le jet privé d’un gros degueulasse pour aller se taper des adolescentes.

    1. Aristarkke

      Je pense davantage à un écran de fumée pour Pfizer et ses petits confrères. Les documents officiels qui sortent de cette boîte sur injonction de la Justice, montrent que les complotistes ont eu tord d’avoir découvert le pot-aux-roses trop tôt…

      1. Caf1815

        Je ne sais pas si c’est une affaire en particulier qui a déclenché le truc, je vois plutôt un « holala, ça commence à voler en escadrille, là, il est temps d’allumer un contre-feu ».

      2. Theo31

        Si je ne me trompe pas, la « veuve » du pedo va savoir dans un mois et demi combien elle va prendre. Elle a fait un deal avec le juge : elle va donner la liste des gros degueulasses qui ont bénéficié des largesses d’Epstein. Certains ne doivent plus trouver le sommeil depuis quelques semaines, à commencer par les boules à Bill.

    2. Deres

      Je crois qu’ils sont surtout en train de chercher une bonne excuse pour bourrer la cour suprême avec des nouveaux juges démocrates de moins de 40 ans leur donnant la majorité garantie pendant au moins une génération. Comme un majorité d’américain trouve cela totalement abusé, il faut se créer une « bonne raison ».

      1. Higgins

        Vu la cposition actuelle de la Cour, je vois mal comment ça pourrait se faire. Je crois me souvenir que des démocrates souhaiteraient arranger la règle actuelle pour imposer leur poulain. Il faudra que je cherche un peu.

    3. Yanka

      A-t-il été prouvé qu’ils s’agissait d’adolescentes ? On parle de jeunes filles, genre 17 ans, pas 13 ni 14, et plutôt femmes dans leur apparences. On n’est assez loin de la pédophilie (en dessous de la puberté) et on s’éloigne même de l’hébéphilie (attirance pour les enfants de 12 à 14, 15 ou 16 ans). On est plus dans l’éphébophilie, qui est une chronophilie, c-à-d l’attirance sexuelle pour une personne d’un groupe d’âge différent du sien. On rappellera qu’en France, on peut coucher avec un mineur si âgé de plus de 15 ans, qu’on soit trentenaire ou septuagénaire. Cette affaire Epstein qui paraissait si prometteuse me semble être un flop gigantesque. On cherchait des pédos, on a des adultes libidineux, pas très beaux mais riches, qui se tapent des jeunes filles qui ont nettement l’air de femmes, entre 17 et 20 ans, nous dirons.

      1. Pierre 82

        Je ne connais pas le dossier, mais c’est l’impression que j’en avais également. La pédophilie n’est pas une déviance si fréquente que ça, pas plus chez les richissimes que dans les autres catégories de la population.
        Au pire, on pourra les coffrer pour prostitution de mineures, genre 16-18 ans, mais ça n’ira pas plus loin.
        Pour les clients, je ne suis même pas certain que ce soit illégal, du moment qu’ils ne sont pas au courant de l’âge si ça prête à confusion.
        Donc je m’attends plus à un gros flop.

        1. Yanka

          À cause de l’affaire Dutroux qui m’a passionné pour des questions de proximité (instruction à Neufchâteau, ville de mon enfance, procès à Liège où j’habitais), je tends l’oreille quand il est question de pédophilie, de prétendus réseaux, de pratiques pédo-sataniques de la part des élites. Dieu sait si j’ai une piètre opinion des élites d’argent, mais avaler que l’ascension vers l’élite irait de pair avec la pédophilie, non merci, je préfère croire à la terre plate, qui est au moins conforme avec ce que mes sens m’en disent. La pédophilie est en général présente dans les familles sous la forme incestueuse, bien plus que chez les gens aisés, qui peuvent se payer des nanas canons s’ils sont laids comme poux (des physiques à la Sartre, à la Laurent Alexandre. Émile Louis, Michel Fourniret, tant d’autres, n’étaient pas banquiers chez R’schild, ni Môssieu l’miniss’ ! Faut arrêter avec les élites pédophiles.

          1. Yanka

            Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a que ça en magasin et je crois même qu’il n’a jamais été question d’autre chose, sinon chez les QAnon qui se montent vite le bourrichon avec le doublet grotesque pédo-satanique. Pourquoi a-t-on suicidé Epstein ? Pour l’empêcher de nuire à des personnes parfumées en place, peut-être ? Quand des princes, des hommes d’affaires et des politiciens qui ont des épouses légitimes et des enfants voire des petits-enfants, sont mouillés dans un scandale de petites culottes et de jeunesses, le mieux, n’est-ce pas, c’est qu’on en sache le moins possible. Epstein avait encore un pouvoir terrible : celui de parler, de dénoncer, puisqu’il était le seul à s’être fait prendre et à payer. Là, il n’est plus une menace, sauf documentation secrète et vengeance post-mortem…

      1. durru

        Tout d’abord, la décision n’est pas seulement « pour soi-même ». Sauf erreur, il y a un autre être concerné directement par ladite décision.
        Puis, vu le nombre d’avortements (200k/an en France, tout de même), les dérives dans la loi (avortement pour détresse psycho-sociale jusqu’au terme, par ex), ainsi que les publicités qu’on entend sans cesse sur le sujet, difficile de dire qu’il ne s’agit pas de promouvoir l’avortement, justement.
        Mine de rien, c’est un bon exemple des causes pour lesquelles la civilisation occidentale n’est plus respectée par les nouveaux arrivants. Jdcjdr…

        1. Ryan

          Un embryon ne saurait être considéré comme vivant, sentient et conscient au début de son développement. Je maintient donc que la décision ne concerne que la femme qui porte l’embryon.

          La bonne question est: au bout de combien de temps considère t’on que le fœtus est bien une personne?

          Plusieurs décennies de recherche et de discussions philosophiques n’ont permis qu’une ébauche de réponse. Je me garderais donc bien de fixer moi-même une limite dans ce forum. Il est illusoire de chercher cette réponse dans des textes de lois de quelques pays que ce soit.

          Dernier point: la question de la viabilité de l’embryon fait changer de paradigme. Quelle est la raison de poursuivre une grossesse qui est vouée à l’échec et va mettre la santé de la mère en danger?

      2. Jacques Huse de Royaumont

        Il ne s’agit pas seulement de soi, mais de la vie ou de la mort d’un tiers, en l’occurrence l’enfant, dont le seul tort est d’exister.

        1. Ryan

          cf ma réponse à Durru.

          je maintiens aussi que la loi ne promeut pas l’avortement, elle l’autorise. La majorité des femmes qui y ont recours ne doivent pas le faire de gaîté de cœur. Surtout si on sait que l’IVG instrumentale ou médicamenteuse comportent des risques de complications pour les femmes.

          Devant la multiplicité des cas, il vaut mieux laisser chacun décider en fonction de sa situation plutôt qu’une loi mal écrite qui s’appliquera à tous sans discernement. Dans le 1er cas, vous aurez inévitablement des décisions idiotes, regrettable et regrettées mais vous aurez aussi beaucoup de décisions longuement soupesées et mûries.

          1. durru

            Faudrait peut-être voir un peu ce qui se passe dans le monde réel. Dans les associations, les services sociaux et même hôpitaux il y a plus qu’une incitation à l’avortement, c’est devenu le moyen contraceptif de référence…

            1. Higgins

              +10 et c’est bien là le noeud du problème. La loi Veil à ses débuts n’était pas devenu l’incitation au meurtre parce que c’est mon choix qu’elle est devenue sous l’influence des socialistes et autres progressistes. Autant, et bien que je sois farouchement opposé à cette pratique, je me félicite de savoir qu’un avortement puisse être pratiqué dans des conditions sanitaires décentes, autant l’évolution qui a été imposée au texte originel reste le signe inaliénable d’un naufrage de société et d’un abandon des règles de base de notre civilisation.
              il est de mon point de vue paradoxal de voir nos bonnes âmes se féliciter de l’abandon de la peine de mort et porter au pinacle cette pratique en l’encourageant et en la remboursant. Même réflexion en ce qui concerne l’euthanasie. Au risque de faire sourire, ça va à l’encontre de ma notion de la responsabilité.
              La peine de mort, dont le principal problème est de savoir comment l’exécuter et par qui la faire exécuter, n’intervient elle qu’au terme d’un processus judiciaire complexe et ne vise que des comportements extrêmement graves pour la société. Qu’on m’explique ou réside l’humanité quand on interne à vie un Marc Dutroux quand on sait l’horreur des crimes que ce dernier a commis. Idem lorsqu’il s’agit d’actes de terrorisme style Bataclan. Même si j’ai la conviction profonde qu’il existe toujours une part d’humanité dans chaque être vivant, je crois qu’il existe des cas où cette part est décidément trop faible au vu des crimes commis. Mais c’est parce que ça reste des exceptions qu’on doit y avoir recours avec la plus grande circonspection car il n’y a pas de retour possible.

              1. durru

                Nous vivons dans un monde de contradictions, Major.
                Contre la peine de mort, mais à fond pour l’avortement.
                Pour le principe de précaution, mais débat interdit sur les risques des vaxx covid.
                Pour la liberté de chacun de disposer de son corps, mais aussi pour l’obligation vaccinale covid.
                Etc, etc, la liste est trop longue.

                La perte des repères est la base de la mise en place d’une société totalitaire.
                Et la disparition de la responsabilité individuelle est à la fois une aide inestimable et une conséquence inévitable.

              1. durru

                Mes sources ? La réalité de la France aujourd’hui.
                Une femme enceinte qui entre en contact avec asso, SS, hôpital et qui émet le moindre doute quant à sa capacité / son désir de garder l’enfant va être poussée à fond vers l’avortement et aucun discours alternatif ne sera toléré, aucune tentative de trouver une solution alternative ne sera faite. Et ce, d’autant plus si elle est jeune.
                Les consultations sont dédiées aux personnes qui y vont, hein. C’est d’ailleurs curieux qu’à l’hôpital on ne trouve que des personnes malades, il n’y a pas que ça dans la population pourtant…
                Pour ce qui est des campagnes d’information, j’en ai vu bien plus portant sur les droits de la femme que sur les dangers (physiques et psychiques) de l’avortement.
                Bref, il n’y a pire aveugle…

            2. Pheldge

              et ce malgré l’abondance et l’accessibilité de moyens de contraception : préservatifs H et F, pilule, crèmes spermicides, pilule pour après …
              J’ai le sentiment que cette abondance est contre productive, chez les jeunes. Peut-être est-ce un peu particulier dans les DOM, mais je ne sens pas du tout de sens de responsabilité, chez les jeunes qui commencent à avoir des relations sexuelles …

  4. Aristarkke

    *provoquer quelques petits mouvements « globalement pacifiques » (comme l’expliquait CNN pour les émeutes BLM lors de l’été 2020)*
    Les héritiers de Georges M. vont réclamer des droits d’auteur.

  5. Pierre 82

    Bien sûr, la manœuvre consiste à relancer ce débat clivant parce que malgé tout, les « pro–life » sont minoritaires, et pas mal de « pro-choice » sont républicains. Il convient donc de leur mettre dans la tête que les républicains vont faire interdire l’avortement dans tous les cas, même en cas de danger de mort pour la mère.
    Ça en fera basculer suffisamment pour que le fameux « raz-de marée républicain des mid-terms » soit soit inexistant, soit très limité.
    Et ça ne fait que commencer, il faudra s’attendre à une mobilisation générale de tout ce que la justice US compte de gauchos pour sortir des « affaires » au moment opportun.
    Comme le citoyen US n’est pas plus futé que le citoyen français, on peut s’attendre au pire.
    Ces gesn qui sont aux manettes ont la ferme volonté de ne plus jamais laisser leur place à d’autres.

    1. Nemrod

      La même tactique qu’en France.
      L’adversaire de la Gauche…enfin du Progressisme n’est pas de droite mais un dangereux extrème Droite.
      Point.

  6. Jacques Huse de Royaumont

    Depuis la nomination d’Amy Coney Barrett, cet arrêt est de toute façon dans l’oeil du cyclone. D’une certaine façon, cette remise en cause faisait partie du deal entre Trump et les milieux conservateurs. Salop de Trump qui respecte ses engagements électoraux.

    1. Higgins

      Je crois que Biden, dans les deux an et demi qu’il lui reste à tirer, ne peut pas nommer d’autres juges à la Cour suprême sauf si l’en d’entre eux décède ou démissionne. A vérifier mais dans tous les cas, toutes les administrations ont poussé leur poulain quand ils en avaient la possibilité. Maintenant, être nommé à cette charge est tellement prestigieux que les poulains échappent le plus souvent à leur maître et c’est tant mieux. Je ne suis donc pas certain que l’étiquette conservateur ou libéral (au sens américain de ces deux mots) ait encore beaucoup de sens. Ça doit être en partie pour cette raison que les arrêts de la Cour sont si attendus et qu’ils sont surtout respectés. Comme toute décision juridique cruciale, il est bien entendu qu’il ne peut pas ne pas y avoir une connotation politique mais ça reste avant tout du Droit. La page Wikipédia donne un graphique intéressant sur la couleur politique des différents juges de cette cour : https:/ /fr.wikipedia.org/wiki/Cour_supr%C3%AAme_des_%C3%89tats-Unis

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Je pense que la cours suprême a entre les mains un sujet qui dépasse largement le cadre juridique. En fait, ce qui est en jeu, c’est le statut de la constitution et la nature de l’état fédéral.
        La constitution est-elle un texte décrivant un cadre fixe qu’il ne convient pas d’interpréter (ce que l’on appelle l’essentialisme) et définissant un état fédéral a minima.
        L’autre vision est celle d’une constitution susceptible d’être interprétée dans le sens d’une plus grande évolution et d’une plus grande intégration contraignante à l’état fédéral.
        Cette ambiguïté est constitutive des USA et est la source de bien des querelles, dont la guerre de secession.

        1. Higgins

          Peut-être mais les USA ont toujours la même constitution depuis leur création. On ne peut dire la même chose d’autres pays !!!

            1. Pheldge

              non, ça, c’est la notre … les Américains tiennent farouchement à leur constitution et aux droits qui en découlent.

      2. Deres

        Je crois qu’il est possible d’augmenter le nombre de juge à la cour, donc de pouvoir nommer des démocrates à foison. Cela n’a pas été fait depuis très longtemps et ce ne serait pas très populaire et vu comme une « magouille politique » par l’opinion. Il faut donc préparer celle-ci pour montrer que c’était une mesure défensive contre le « grand satan ».

  7. Leon Legrand

    Petite remarque sur votre phrase : L’inverse diamétral est aussi vrai : beaucoup de ceux qui se sont levés contre l’obligation vaccinale se retrouvent dans le camp de ceux qui, justement, entendent clairement interdire l’avortement, avec la même cohérence globale.
    Le raisonnement des « anti-avortements, anti-vaccinations imposé » est cohérent : Le foetus est un être à part entière et non « une partie du corps de la femme ».
    A ce titre, être anti vaccination obligatoire du fait de l’inaliénabilité de sa souveraineté personnelle sur son corps est cohérent avec l’inaliénabilité de la souveraineté du foetus sur son corps.

    1. Mais pas avec l’inaliénabilité du corps de la femme porteuse (ex typique : grossesse issue d’un viol, grossesse à complication grave, etc.). Il y a plein de cas où ceci n’a rien de clair. Si c’était si clair et simple, il n’y aurait pas débat.

      1. durru

        Il est très rare que la loi interdise l’avortement sans exception.
        Le combat des « pro-choice » est de permettre l’avortement sans exception, c’est un peu différent…

      2. Jacques B.

        En cas de viol, le problème est quand même que l’avortement fait payer au foetus, être humain en formation, le prix de l’acte de viol commis par son père biologique, dont il n’est pourtant absolument pas responsable.
        C’est pourquoi je pense, comme d’autres, qu’il n’y a pas exacte équivalence entre le fait d’être anti-vax obligatoire et le fait d’être pro-life.
        Cela dit, d’accord avec vous sur le fait que cette affaire est un écran de fumée à visée électoraliste, de la part de gens qui sont des spécialistes et qui savent enfourcher tous les mauvais chevaux pour arriver à leurs fins.

        1. Jacques Huse de Royaumont

          Oui, le viol est un crime, mais réparer un crime en exécutant un innocent est une conception de la justice que je ne partage pas.

          1. Aristarkke

            Pareil, surtout que la possibilité d’abandon officiel de l’enfant après naissance, existe et qu’il demeure de la demande pour l’adoption par les couples stériles.

            1. Deres

              En France, le système est contre l’abandon même si ce n’est pas le message officiel. C’est pour cela qu’il y a très peu d’enfants à adopter.

          2. Deres

            C’est un peu plus compliqué que cela car dans la réalité, le nombre d’enfant d’une femme est assez limité. Dans les faits, un enfant non désiré d’une femme seule fera souvent qu’elle n’en aura pas d’autre ou moins que possible. Obliger une femme à enfanter un enfant non désiré est aussi « tuer » ses autres futurs enfants qui auraient put naitre dans de bonnes conditions. Le souci est aussi que la banalisation de l’avortement est dangereuse car ce n’est pas un bon moyen de contraception car il peut y avoir des effets secondaires importants.

            1. P&C

              Mouais..

              « Le record du monde du plus grand nombre d’enfants, officiellement enregistré, serait attribué à la première épouse d’un peintre russe, Feodor Vassiliev. Cette mère de famille aurait mis au monde 67 enfants, entre 1725 et 1765, dont seize fois des jumeaux, sept fois des triplés et quatre fois des quadruplés »

              D’après google, la recordwoman actuelle a 44 ans, et est en train de pondre son 22eme chiard.

              1. Pierre 82

                Bien sûr, il y a des cas assez rares comme ceux-là. Mais quand les méthodes contraceptives étaient peu utilisées, ça s’arrêtait en général après 9 ou 10 (je ne parle évidemment pas des femmes mortes en couches)

      3. Caf1815

        Je suis personnellement contre l’avortement en toutes circonstances, mais il est vrai que le cas se pose différemment en cas de viol. En consentant à l’acte sexuel, une femme consent aussi à ses conséquences, et elle n’a aucun droit moral à supprimer un être vivant pour effacer les conséquences de ses parties de jambes en l’air. En cas de viol, c’est différent: elle n’a pas demandé à partager son corps pendant neuf mois avec un autre être vivant (même si d’après les cas dont j’ai eu à m’occuper, l’avortement ne fait le plus souvent qu’ajouter un traumatisme au traumatisme). Le problème avec l’exception de viol, c’est que les nanas qui ont déjà l’accusation de viol facile se gêneront encore moins pour dégainer, et bonjour les vies foutues en l’air… Pour les exceptions médicales, c’est vraiment du cas par cas. Médecine du corps, j’entends, hein, la « détresse psychologique » c’est 99% pipeau.

        1. Philautia

          Dans le cas du viol, c’est en partie une question de forme de sélection naturelle ; peut-on tolérer qu’un tel acte soit d’une certaine façon récompensée par la reproduction du géniteur ?
          Aussi la haine de la mère transformée en ces circonstances en incubateur pour la progéniture de son violeur, semble difficile à refouler.
          De façon générale on peut se demander si une femme enceinte qui ne veut pas ou plus du petit squatteur de son utérus sera capable d’en prendre soin correctement.

          Mais ce que je ne comprends pas c’est le rapport au temps et à la contraception dans ce sujet. En cas de rapport non désiré ou d’oubli de la pilule, il existe la pilule du lendemain (contraception d’urgence) pour prévenir une éventuelle grossesse qui mériterait peut-être une meilleure promotion et plus d’explications.
          On ne tombe pas enceinte véritablement par accident, du jour au lendemain comme par magie. L’immense majorité des cas d’avortement peut s’évacuer avec cette solution (la pilule du lendemain), il ne reste quasiment plus ensuite que des questions strictement médicales (maladies de la mère ou du fœtus, grossesse à risque), qui deviennent du cas par cas exceptionnel, dans lequel la législation n’a plus tellement à mettre son nez.

          Alors peut-être faudrait-il dissuader le recours à l’avortement et rappeler l’importance de la contraception, y compris d’urgence si nécessaire, un léger basculement des mentalités chez nos jeunes filles serait sans doute suffisant pour lutter contre cette pratique sans pour autant l’interdire, mais peut-être est-ce idéaliste ?

          1. Pierre 82

            Effectivement, comme le laxisme est omniprésent, rien d’étonnant à ce qu’on ait un nombre pareil d’avortements.
            Et quand on a des enfants, il faut leur rappeler que l’acte sexuel n’est pas un truc anodin quoi qu’on en dise, et qu’une jeune fille ou un jeune mec doit apprendre à maîtriser ses pulsions, comme dans tout autre domaine, d’ailleurs.
            Des pré-ados et ados qui se retrouvent entre un discours officiel qui classe l’acte sexuel parmi les simples hobbies, et des parents qui démissionnent en oubliant qu’ils sont avant tout en charge de l’éducation de leurs enfants.

            J’ai peut-être l’air ringard en rappelant ça, mais je connais assez peu de parents qui seraient fiers d’apprendre que leur fille a couché avec la moitié du lycée.
            Du coup, si l’acte est anodin, les précautions d’usage finissent par s’estomper, qui vont du simple « est-ce que j’ai vraiment envie, ou je ferais mieux d’attendre un peu? », mais également jusqu’à se poser la question de savoir si on est protégé.
            C’est vraiment un problème de civilisation.

          2. Mitch

            Le pilule du lendemain n’est qu’un IVG à t+24h au lieu d’un IVG à t+X semaines. Les deux seules differences sont le timing et le fait qu’il y a un doute sur la présence ou non d’un foetus, doute qui fait que moralement le trauma n’est pas comparable c’est clair, mais sur le principe c’est pareil : il y a rejet d’un foetus. Combattre l’IVG et faire la promo de la pilule du lendemain me parait être une contradiction.

            Ceci étant dit oui, il faut faire de l’information. Les parents ont bien évidemment leur role à jouer c’est evident. A l’école mon fiston en a eu en 4ieme et en 3ieme. Pour les filles il m’a dit qu’elles avaient eu des sessions d’informations à part. De ce coté là, ca me parait pas mal (rares sont les choses qui semblent fonctionner dans l’EdNat quand il y en a une qui parait pas trop mal il convient de le mentionner 🙂 )

            On est tous d’accord et je n’ai jamais vu personne écrire ou dire que l’IVG était une méthode de contraception, et je ne ne l’ai jamais vu présenté comme tel. il est bien clair que ça peut être, selon les cas, et selon les choix une décision de tout dernier et de là ou je suis c’est comme ça qu’elle me semble être présenté (mais je peux me tromper je ne passe pas ma vie dans les services sociaux c’est clair).

            Le nombre d’IVG est stable depuis des années et des années et va même en diminuant légèrement: soit les chiffres sont bidons (mais pourquoi le seraient-ils, d’autant plus que dans les autres pays la tendance est similaire), soit la ‘promotion’ de l’IVG (puisque certains pensent que la promotion en est faite) est un fiasco.

            A 14 ans une jeune fille à la maturité … de son age. De plus malgré, les précautions les accidents peuvent arriver (capotes qui se déchirent par ex. – ca ne vous ai jamais arrivé vous? 🙂 je ne déconne pas en plus 😉 ). Encore une fois, l’IVG peut être un dernier recours et cela doit être encadré. Personne ne dit le contraire.

            1. durru

              « Personne ne dit le contraire. »
              Je me répète : personne ICI ne dit le contraire. Le discours général dans le Kamdubien est bel et bien à l’opposé. Et c’est bien le problème.

            2. Grosminet

              Si, ça m’est arrivé, avec des capotes de chez Intermarché qui coûtaient 50 centimes (de francs) à l’époque. Gros flippage avec ma copine de l’époque, et ça m’a coûté un test de grossesse que j’ai bien du payer 100 balles. Après ça, je n’achetais plus que des durex.

            3. Philautia

              La pilule du lendemain n’a rien à voir avec l’IVG, elle sert à empêcher une grossesse précisément, comme le fait normalement la pilule ou le stérilet en empêchant la formation du placenta et de l’embryon contre la paroi utérine. À ce stade il n’y même pas encore de différence entre le placenta et l’embryon, parler de fœtus est erroné. Simplement la différence avec la pilule normale est le taux d’hormone pris d’un coup, c’est LA solution de secours en cas d’accident justement.

              1. Mitch

                Le ‘happy winner’ (le spermatozoïde qui rentre dans l’ovule) met autour de 45 minutes pour l’atteindre en moyenne. Moins d’une 10ène d’heures après la rencontre, l’œuf est définitivement formé. Viens ensuite les synthèses d’ADN et les divisions.
                Si la pilule est le prise le lendemain c’est bien un oeuf fécondé (donc un être vivant) qui sera impacté. Le principe (j’insiste sur le mot ‘principe’ hein) de la pilule du lendemain est donc comparable à celui d’un IVG puisque l’oeuf est DEJA fécondé.

                1. durru

                  @Mitch
                  Vous en connaissez, des anti-avortement qui soient contre la pilule du lendemain ?
                  Il me semble que vous croyez à fond que les pro-life soient, dans l’ensemble, tout aussi bornés et jusqu’au-boutistes que les pro-choice, ce qui n’est pas du tout le cas. D’où la plupart des malentendus qu’on observe dans vos échanges sur ce sujet… amha.

                2. Philautia

                  Le fait qu’un œuf soit fécondé ne signifie pas qu’il y a grossesse. Sinon une fécondation juste avant la menstruation serait l’équivalent d’une fausse-couche.
                  Et puisque ni la pilule ni le stérilet n’empêche la fécondation, c’est le fait de soutenir ces moyens de contraception mais pas la pilule du lendemain qui est incohérent.
                  (Ce qui peut se défendre logiquement même si je ne partage pas ce point de vue)

                  Quant à ce qui permet de définir précisément un être vivant je n’envie pas vos certitudes, ni Monod ni Canguilhem ne m’ayant permis de trancher un sujet si passionnant et si philosophiquement essentiel, mais peut-être ne suis-je simplement pas à jour sur le sujet.

                  1. Mitch

                    Effectivement les même remarques s’appliquent pour la pilule et le stérilet, et c’est aussi là ou je voulais en venir.

                    Je n’ai aucune certitude. Vraiment aucune. Relisez tout ce que j’ai écris. Et c’est précisément parce que personne n’a aucune certitude que je faisais simplement remarquer que la frontière du vivant est un débat sans fin ou tout s’entrecroise: la philosophie, la religion, la conviction, le vécu, …. et que certains considèrent qu’un oeuf fécondé est DÉJÀ du vivant (je ne dis pas que c’est mon cas mais certains le pensent).

                    Ils s’appuient simplement sur la biologie et quand on observe l’evolution d’un ovule fécondé, déjà après une 10ene d’heures commence déjà les synthèses d’ADN. Dit autrement, ils ne lient pas le début du vivant à la grossesse.

                    Une des connaissances de ma femme (qui est très croyante) refuse toute forme de contraception basée sur le principe d’empêcher un ovule fécondé de se développer car, selon elle, la vie a déjà commencé. Elle est bien entendu archi-contre l’IVG.

                    A défaut d’adhérer, j’y trouve une certaine forme de cohérence.

                    1. Jusnaturaliste

                      Bien sûr que c’est cohérent: dès lors qu’il y a fécondation, une nouvelle humanité s’est mise à exister et si l’on y met fin, on supprime une humanité.

                      Et pour ma part, quand j’ai un doute, je m’abstiens, raison pour laquelle je ne suis pas non plus vacciné contre le covid.

  8. Mitch

    J’ai peur que les débats ne tournent très vite à la question ‘Pour ou contre l’avortement?’ dans le même type de cacophonie que celle décrite par le boss (et que les frasques – ou non frasques – c’est selon – de Fion vont être à ranger très vite au chapitre des anecdotes.)

    1. durru

      Je vois que la fixation sur Fillon est tenace 😀 Qui, où, aurait remis en cause le fait que Fillon était en tort, dans l’absolu ?
      Je reprends le parallèle avec les procès de Moscou. La question n’est pas de savoir si Zinoviev et co étaient blancs comme neige.

      1. Mitch

        Aucune fixation sur Fion. C’était de l’humour 😉 Les premiers échanges sur l’avortement ont commencé je vois. J’espère qu’on saura tous garder de la mesure et ne pas juger et faire brûler son voisin (là c’est pas de l’humour). The future will tell …

    1. Nemrod

      J’ai suivi la nuit électorale américaine et suis intimement persuadé que l’élection a été truquée.
      C’est la seule explication aux extraordinaires aberrations statistiques que j’ai pu calculer moi même.
      Hormis une rareté …comme gagner au Loto où à peu près.

      1. Regardez le documentaire : bien fait, il est explicite et, sauf à faire preuve d’une mauvaise foi débordante, ne laisse guère de doute.

        1. Pierre 82

          Vrai, mais pour moi, dès l’instant où le Congrès et le Sénat ont approuvé l’élection, la tricherie a cessé d’être une question de droit.
          En droit US, il ne peut y avoir de triche, vu que l’élection a été validée.
          C’est devenu, qu’on le veuille ou non, une question qui doit être débattue par des historiens, et plus par des juristes.

          Par contre, s’il était avéré que des tricheries ont été commises, il n’y a pas d’immunité: ça resterait un crime fédéral qui pourrait coûter très cher à leurs auteurs.
          Mais même si des tribunaux reconnaissaient qu’il y a eu tricherie massive, et que le nombre de litiges aurait été suffisant pour faire basculer le sort de l’élection, celle-ci resterait parfaitement valide.

          Ça a l’air contradictoire, mais c’est surtout fait comme ça pour protéger les institutions.

          1. C’est une question politique qui se traite comme une question politique, i.e. avec des informations et avec la foule.

            « même si des tribunaux reconnaissaient qu’il y a eu tricherie massive, celle-ci resterait parfaitement valide »
            Non. « Fraud vititiates everything ». Et c’est dans leur droit.

        2. Jacques Huse de Royaumont

          Où en sont les procédures d’ailleurs ? J’ai entendu parler de procès pour quelques comtés du Nouveau-Mexique, mais rien depuis plusieurs mois.

      2. Yanka

        « J’ai suivi la nuit électorale américaine et suis intimement persuadé que l’élection a été truquée. »

        Moi de même. J’étais au boulot. j’ai dit au collègue vers 5 h 30 du matin : « C’est plié, Trump a gagné. » Il est allé voir (Washington Post) et il m’a fait : « Ben ouais… » navré. Je buvais du petit lait. J’avais mon masque avec Trump disant : « Covid 19 is fake news ! » À la reprise le soir même à 19 h, je faisais l’objet de moqueries et j’avais envie de tout casser.

    2. Souriss

      J’ai écouté le reportage en fond sonore et c’est effectivement peu couteux à croire.
      Un point me parait cependant difficile à prouver : qu’est ce qui atteste que cette fraude est en faveur des democrates ?
      Ces mules n’ont l’air d’être que des intermediaires, meme leurs aveux ne remettrait rien en cause.
      Si j’ai bien compris, c’est carrement leurs systeme de vote qu’il faut revoir sinon ces abus vont être monnaie courante. (Le sont surement déjà depuis longtemps d’ailleurs)

      1. « qu’est ce qui atteste que cette fraude est en faveur des democrates ? »
        Rien mais c’est inutile si vous avez correctement écouté le documentaire.

        1. Souriss

          C’est une remise en cause du système, cela permet de mettre en avant qu’il est effectivement possible de manipuler les élections sans grand moyen et quelques activistes.
          Je doute cependant que cela entraine une quelconque remise en question de la légitimité du (des?) président(s).
          On est en plein dans le « Too big to fail ». ,c’est impossible que cela se produise dans nos exemples démocratiques, ça ne se passe qu’au Botsnawa (et encore, les fact-checkeurs sont sur le sujet)
          Dans l’état de corruption actuelle, ce genre d’initiative est condamné a rester dans la sphère dites complotiste, peut importe la qualité du travail et les preuves fournies.

  9. Simon CT

     » les mêmes qui réclamaient bruyamment des obligations vaccinales réclament à présent l’autorisation d’avorter « . Je ne trouve pas que cette apparente cacophonie au sein de la gauche est très stupéfiante, elle me parait au contraire parfaitement explicable :  » Avortez ou pas, c’est votre choix car moi je suis un humaniste mais vaccinez-vous, espèces d’assassins, afin de ME protéger ! « 

    1. P&C

      Il n’y a rien à comprendre. Ce sont des NPCs. Tu changes la puce, ils changent de bord, quel que soit le sujet.
      Un coup c’était l’hystérie vaccinale, ensuite le pray for ukraine, maintenant l’anti avortement (note : certains wokes ont pour fétiche de mettre se mettre en cloque pour le plaisir, et ensuite avorter.

      A 13 mins : le breeding fetish.

      1. Nemrod

        Oui rien à comprendre.
        Ceci dit, ça doit être difficile de s’ y retrouver.
        Déjà, sur tous les sujets il faut attendre comment il faut penser…des instructions quoi…
        Je préfère être dans ma peau que la leur.
        Des névrosés à la pelle…devinez pourquoi ?

      2. Pierre 82

        En plus, cette vidéo a bientôt 3 ans. A mon avis, ça ne s’est pas amélioré depuis…
        J’espère que l’exemple qu’il donne vers 13′ est exceptionnel et limité à un nombre très restreint de tarés.

    2. Higgins

      Du moment qu’ils se se l’appliquent à eux-mêmes avec effet rétroactif, pas de pb. « Vacciné et avorté », ça sonne bien…

      1. theo31

        Le crédit social à la chinoise est plus facile à mettre en place avec des centaines de millions d’être humains en moins.

        L’épidémie ayant commencé à Wuhan, les Chinois étaient donc les premiers sur la liste de populations à éliminer.

  10. Pythagore

    Pourquoi faut-il donc tjs que ce soit les gauchistes qui décident de l’agenda médiatique ? Les républicains n’ont donc rien á mettre dans le débat public ?

    1. Pierre 82

      Il faut croire que les gens de droite n’ont pas accès à l’agenda médiatique.
      Ils ne sont autorisés à donner leur avis que sur les sujets qui sont dans cet agenda. Sinon: black list, et d’autres, bien à droite également, seront ravis de prendre leur place, qu’on sera ravi de leur donner, surtout s’ils sont caricaturaux.

      Rappelez-vous: pourquoi di Vizio était tellement demandé dans les médias? Parce qu’il est petit, laid, et qu’il a une voix de fausset, surtout quand il s’énerve. Le jeu des gauchistes est alors de l’énerver pour que Mme Michu puisse voir à quel point les opposants ont l’air cons, et donc que leurs arguments n’ont même pas à être pris en compte.

      Attendez-vous à voir des gens gratinés sur vos écrans, puisés dans les camp des anti-avortement, genre de Lesquen, et même bien pire.

      1. Nemrod

        C’est vrai Pierre.
        On ne doit pas attraper un couteau qui tombe.
        Le couteau tombe…attendons de voir ensuite.
        Occupons nous de notre jardin, de notre pré carré, de nos proches.
        Serrons nous les coudes avec le clan.
        Y a plus que ça à faire

  11. Reddef

    L’ avortement est un sujet sensible. Par contre la démocratie occidentale file un mauvais coton et donne raison à Tocqueville sur les limites et les problèmes de celle-ci.

    1. Jacques Huse de Royaumont

      L’avortement et la décadence occidentale ne sont peut-être pas sans lien.

      En effet, pour être légitime, l’état doit savoir gérer deux missions principales :
      assurer la pérennité du groupe qu’il a en charge
      garantir et promouvoir les droits (libertés) individuelles.

      En permettant, voire en encourageant l’avortement (l’IVG pour être précis) il envoie un très mauvais signal quant à sa capacité à remplir son premier devoir. En fait, il affirme qu’il agit contre sa mission principale et donc qu’il n’est pas légitime.

      1. theo31

        Pour les progressistes, tout ce qui est dégueulasse envers les enfants devrait être permis : viols collectifs de collégiennes dans la Hongrie communiste de Bela Kun (1920), viols généralisés dans les refuges ukrainiens, tourisme sexuel, pédophilie, mutilations corporelles. théorie du genre….

        Les enfants ne sont pas des objets de jouissance pour dégénérés.

  12. Husskarl

    « L’inverse diamétral est aussi vrai : beaucoup de ceux qui se sont levés contre l’obligation vaccinale se retrouvent dans le camp de ceux qui, justement, entendent clairement interdire l’avortement, avec la même cohérence globale. »

    L’enfant n’est pas mon corps donc ça n’a rien à voir.

    1. L’enfant a droit à la souveraineté sur son corps, n’est-ce pas. Et juridiquement, personne n’a jamais contesté ce droit.

      1. Nemrod

        Le point d’achoppement est à partir de quand est il un enfant…le foetus.
        Donc à partir de quand a t’il droit à la souveraineté sur son corps.
        Je ne crois pas que ce sera tranché ici…
        La tendance légale étant à l’allongement du délai…au moins chez nous.
        La limite ultime : la naissance ?…du moins j’espère, mais je n’en suis pas pas bien sûr.

          1. Higgins

            Ah non, la peine de mort est interdite !!! On a le droit de tuer un fœtus qui ne peut rien dire mais condamner un criminel est mal.

          2. breizh

            les avortements tardifs sont généralement des naissances forcées et on laisse le nouveau né mourir faute de soins (s’il n’a pas succombé aux injections avant).
            je ne comprends pas comment des toubibs peuvent faire cela.

        1. Taisson

          Donc à partir de quand a t’il droit à la souveraineté sur son corps?
          7 Ans!
          je crois que c’est « l’âge de raison » chrétien…Pas idiot du tout comme idée.

        2. « à partir de quand est il un enfant »
          Juridiquement, non et il n’y a jamais eu d’ambiguïté à ce sujet : dès la fécondation. Après, ça n’indique rien sur la viabilité, etc.

        3. Yanka

          Lorsqu’une femme accouche, on dit qu’elle donne vie, alors que l’être accouché est vivant depuis 9 mois. Un enfant non baptisé chez les chrétiens était considéré comme rien : s’il mourrait, dans les limbes, c-à-d dans le néant, pas ailleurs. Nous avons donc du mal, traditionnellement, à considérer le fœtus comme un enfant. Un cotylédon n’est pas une plante encore. Avec la technique, nous apprenons qu’il y a une vie intra-utérine, et qu’il y a interactions avec le corps qui héberge, s ‘il n’y a pas de conscience réelle. Tout ça, nos opinions, sont souvent des cas de conscience.

          1. Pierre 82

            « Un enfant non baptisé chez les chrétiens était considéré comme rien »

            Vous déconnez, là?
            L’ondoiement était systématique pour un enfant mort-né, depuis le haut moyen-âge.

            1. Yanka

              Je ne dis pas le contraire. Si l’enfant, pour X raison, n’était pas ou n’avait pu être baptisé, il allait dans les limbes, donc au néant. Ce n’est pas l’être, la créature, qu’on respectait, mais l’enfant de Dieu.

              1. Cerf d

                La théorie des limbes n’a JAMAIS été universellement partagée.
                Qui plus est cela n’a rien à voir avec le néant.

                1. Yanka

                  « Qui plus est cela n’a rien à voir avec le néant. »

                  Les marges de l’Enfer… C’est pire que le néant.

                  Je me fous par ailleurs de ce qui universellement partagé. Le concept des limbes enfantines (limbus puerorum) a été discuté par les plus grands théologiens. C’est au mieux une antichambre, annexe de l’Enfer où l’on ne souffre pas, au pire on y souffre un peu quand même mais rien d’alarmant (saint-Augustin). Ce qui conduit là, c’est le dogme du péché originel (qui interdit l’accès des « innocents » au Paradis).

  13. Taisson

    Monde de débiles…

    Le seul point incompréhensible (pour moi) c’est l’importance que l’on accorde à tous ces tarés, largement minoritaires (pour l’instant…) dans toutes les sociétés concernées!
    Si on les avortait dans une cave avec des vielles aiguilles à tricoter, les folles qui fantasment en se faisant avorter trouveraient ça moins rigolo !!
    J’ai connu pas mal de filles qui, pour des raisons tout à fait logiques et réalistes ou eu recours à l’avortement, et pas une n’avait aimé ça !!

    Mais j’ai du passer les trois quart de ma vie sur une autre planète.

    Quand au débat politique U.S. le boss a tout dit, comme d’ab !

    Pardon pour le Hors sujet, mais..
    En France, c’est peut être pire, c’est un monologue de croyants, et tout argument autre que le dogme est irrecevable, quel que soit le sujet !
    accidentellement ce matin je suis tombé sur la pravda (France culture..), le journaliste avait invité un intellectuel de gauche reconnu.
    Les deux interlocuteurs possédaient tout le vocabulaire dialectique, et auraient du ne pas se distinguer l’un de l’autre…
    L’invité essayait d’argumenter avec des arguments factuels, et le journaleux répondait comme au catéchisme !!
    A tel point que l’invité à du faire référence à l’époque Aron/Sartre pour essayer d’expliquer que l’on doit argumenter un débat.
    ( et dans ce cas précis, les deux interlocuteurs étaient du même camp !!)

    Le bon sens à disparu, et l’inquisition est portée sans argumentaire, par une nouvelle religion, au contours encore imprécis, avec une liturgie qui reste à formaliser, qui doit remplacer la chrétienté et se superposer aux autres « fois » moins vulnérables.
    En dehors de se bricoler une indifférence dans une bulle individuelle et /ou tribale, pas de sortie possible.

    Le monde occidental est en fin de règne, et se dissout seul, les barbares grattouillent un peu son corps malade, mais n’auront même pas besoin de l’achever ! Il agonit tout seul!

  14. Mo’ Truckin’

    En France, le délai pour une IVG est passé de 12 à 14 semaines de grossesse.
    Pour les plus curieux, je vous laisse aller voir sur internet à quoi ressemble un fœtus de 3mois et demi.
    Comme si le problème n’était pas assez compliqué comme cela, se pose le cas de l’IMG (interruption médicale de grossesse).
    Et le fameux amendement de la loi bioéthique relatif à la détresse psycho-sociale des femmes, permettant l’IMG jusqu’à 9 mois de grossesse.
    Si vous avez si bien posé la question  » Pourquoi maintenant ?  » à propos des States, cher H, cette question se pose également pour la France, au regard des derniers changements de lois.
    Quant à l’expression  » droit à l’avortement  » passée dans le langage courant, elle suscite une interrogation : en quoi l’avortement est-il une prérogative ?

    1. Navigateur

      Entre 12 et 14 semaines, le foetus double de poids. Le crâne commence à s’ossifier. Les yeux, les bras et les jambes commencent à bouger et le goût et l’odorat se développent. Il a donc des sensations psychomotrices.
      Il faut le couper en morceau in utero pour le sortir en pièces détachées ou provoquer un mini-accouchement ce qui n’est pas toujours faisable. Il fait une trentaine de gramme pour 8 cm de long.
      Les zélus (avec un z comme dans zéro) qui ont adoptés cet allongement du délais ont été invités par un collectif de gynéco-obstétriciens à voir à quoi cela ressemblait dans la salle d’opération. Fin de non recevoir…

      1. Higgins

        Pas une grosse différence avec l’avortement post-natal. Jusqu’à son abolition, on coupait bien le sujet en deux ex-utéro.

      2. P&C

        « Les zélus (avec un z comme dans zéro) qui ont adoptés cet allongement du délais ont été invités par un collectif de gynéco-obstétriciens à voir à quoi cela ressemblait dans la salle d’opération. Fin de non recevoir… »

        Confronter les Zélus à la réalité dans toute sa crasse ? Mais vous n’y pensez pas !

      3. Jacques Huse de Royaumont

        Robespierre en son temps n’a jamais assister à une exécution (sauf à la sienne, évidemment). Tant que la mort reste un concept abstrait, c’est moins dérangeant.

    2. Jacques B.

      Il y a une pulsion de mort derrière l’avortement à tout va (et en fait, derrière l’IVG). Il y a le nihilisme d’une société arrivée en bout de course.
      L’abandon rapide du principe essentiel de la liberté individuelle – et de son pendant indissociable, la responsabilité individuelle – est un des autres symptômes de cette décadence, mais pas le seul. La montée de la violence (à tous niveaux) en est un autre, de même que la propagande et le mensonge généralisés, en particulier dans les mondes politique et médiatique.

      Sur le sens de l’avortement, le patron a signalé plus haut que juridiquement, la vie commence à la fécondation. Je ne suis pas juriste, mais ai de solides bases en biologie, et il se trouve que cela correspond tout à fait à ce que dit la biologie : c’est au moment de la fécondation que le processus de la vie démarre. C’est à ce moment-là que le patrimoine génétique de l’être conçu est fixé, et cela, définitivement (l’épigénétique, c’est autre chose). Le processus est enclenché et l’être vivant (homme, animal ou plante, d’ailleurs) passera par tout un ensemble de stades avant, si les conditions le permettent de finir par mourir de vieillesse.
      Donc dire qu’à partir de X semaines un embryon/foetus est un être humain, ou pas, relève d’un choix purement arbitraire. D’ailleurs, on voit bien que la loi ne cesse d’évoluer sur le sujet, et à chaque fois, on ne peut qu’être frappé par l’aspect arbitraire du choix opéré. Le summum ayant été atteint par l’IMG et son fameux autant que brumeux prétexte de « détresse psychosociale »…

  15. BilbonLeHobbit

    Complètement HS :

    Castorama ce matin pour acheter une armoire 5 fusils basique.
    Ca alors… +40€ en 2 jours….
    Mais pourquoi donc ?
    Sachant qu’il n’y a aucune inflation et les gens ne cherchent pas à s’armer… a moins que ?

        1. bob razovski

          En plus, c’est de la merde et on y range difficilement 3 fusils équipés de poignées. Donc y renoncer n’est pas vraiment une perte.

    1. Mitch

      Pendant la guerre du Golfe en 90 un copain qui était en France à cette époque et qui bossait chez Decathlon m’avait appelé au bout du monde, pour me dire, effaré, que le rayon Chasse de Decathlon pulvérisait tous ses chiffres de ventes (NB: la Chasse était fermée). Plus rien ne m’étonne.

  16. Grosminet

    Article qui pose en effet une question fort intéressante sur ce qui semble clairement être un cas d’école d’écran de fumée. Perso je mise sur la panique qui doit régner chez ces salopards de dems à propos des mid-terms. Risquer de cliver encore plus le pays pour sauver la peau des Fauci, Pfizer & co, ça me parait un peu gros.

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Ils sont capable de tout, même de risquer une troisième guerre mondiale…
      ce qui est étonnant, c’est que ce projet d’arrêt de la cours suprême ait fuité, alors que le secret et de rigueur. Qui est le responsable ? Un juge ?

    2. Pierre 82

      @Grosminet
      Chaque fois que j’ai pensé que le kandubien était en difficulté, je me suis lourdement trompé. Celle-ci serait-elle la bonne?
      Je l’espère, mais j’ai du mal à y croire, tant leur besace est encore remplie de tours de cochons qu’ils peuvent encore nous jouer.

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Ils ont beaucoup d’atouts en main et bien peu de scrupules : ils vont encore nous pourrir la vie un long moment.

  17. Jusnaturaliste

    Pour ma part, je me réfère au droit naturel. Dans le cas de la vaccination obligatoire, on viole clairement le droit naturel d’un individu à disposer de son corps, je ne peux donc pas approuver cette mesure.

    Dans le cas de l’avortement, le problème est qu’il y a un conflit entre deux droits naturels: celui de la femme à disposer de son corps et celui du fœtus à exister.

    Si le fœtus menace la vie de la femme, il devient un danger pour elle, et cela autorise la femme à se défendre, l’avortement peut donc se justifier, d’autant plus que si la femme meurt, les chances de survie du fœtus sont faibles.

    Mais si le fœtus ne menace pas la vie de la femme, il n’est pas un danger pour elle, et sa mise à mort me paraît disproportionnée, même dans le cas d’un viol, sans compter que l’avortement touche également à l’intégrité du corps de la femme, elle n’en sortira de toute manière pas indemne.

    Cela dit, la problématique n’est pas d’interdire l’avortement, mais de redonner la liberté aux Etats, et à ce titre, toute décentralisation est bonne à prendre. Les femmes qui voudront avorter pourront toujours aller avorter dans les Etats démocrates.

    1. Mitch

      « L’inverse diamétral est aussi vrai : beaucoup de ceux qui se sont levés contre l’obligation vaccinale se retrouvent dans le camp de ceux qui, justement, entendent clairement interdire l’avortement, avec la même cohérence globale. »

      J’en comprends que la ‘cohérence’ est malheureusement de vouloir imposer à son voisin un mode de pensée et de refuser que le voisin ne nous impose le sien. Le constat est globalement triste et je suis en tout point d’accord avec le Boss.

      Ma vision des choses, c’est je ne suis personne pour aller dire à mon voisin qu’il est nécessaire qu’il se vaccine. Je suis personne également pour aller lui faire la leçon sur des sujets (très complexes) comme l’avortement. En retour j’attend que personne ne viennent m’emmerder à me dire ce qui est bien ou l’est pas. Simple.

      La réalité c’est que peu importe ce que vous pensiez du bien ou du mal de l’avortement, loi ou pas loi, il y en aura toujours comme il y en a toujours eu (déjà du temps des Égyptiens et des Romains et sans doute bien avant).

      Je ne rentre volontairement pas dans ce sujet pour ne pas créer de polémique (et car c’est trop compliqué pour être discuter au bar et e plus entre males 😉 )
      et puisque ce n’est pas le sujet initial mais juste un écran de fumée.

      Rentrer dans ce débat sur l’avortement serait venir jouer le jeu de ceux qui ont allumé ce feux … et visiblement ça marche pas mal.

      Maintenant ce qui fait ‘triper’ les Yanks n’est guère different d’ici. Avec une inflation à 2 digits, des décisions apocalyptiques qui commencent à produire leurs effets (moins pire selon les états aux US c’est vrai), des questionnements sur les élections et la légitimité du Senile, une guerre Russo-Ukrainienne en toile de fond, je pense que le sort du Senile est scellé. il pourra faire ses longues siestes en toute tranquillité d’ici quelques semaines.

      1. durru

        Le fait qu’il y a eu, qu’il y a et qu’il y aura des crimes ne les rend pas acceptables et encore moins légales.
        Le problème de la procréation (et des actes autour, comme l’avortement) est multiple.
        D’abord, c’est le mécanisme naturel par lequel l’espèce se reproduit et peut exister sur la durée. Considérer que c’est une affaire strictement individuelle est un peu court, même si la position peut se comprendre. D’autant plus que l’homme est un animal social et, de tout temps, l’interaction avec ses semblables a été la clé de voûte de l’évolution. Et pour vivre en société, il faut bien définir les interdits, dont le meurtre.
        Et quoi qu’on en dise, le foetus est vivant dès sa conception, donc le débat existe, il ne s’agit pas d’une affaire qui concerne exclusivement la mère. Ou la mère et le père.
        Braver un interdit (même sur un point de détail) peut mettre par terre toute une construction sociale…

        Pour finir, je réitère une question que j’ai posée ailleurs.
        On considère généralement qu’une société est civilisée si elle protège ses membres les plus faibles.
        Dans le cas qui nous occupe, qui est plus faible, la mère, ou le foetus ? J’écarte les cas extrêmes, où la vie de la mère est en jeu de façon plus ou moins explicite, je parle des cas « standard ».
        J’envisage, parmi les réponses possibles, que notre société ne soit plus vraiment civilisée…

        1. Mitch

          « Considérer que c’est une affaire strictement individuelle est un peu court, même si la position peut se comprendre. D’autant plus que l’homme est un animal social et, de tout temps, l’interaction avec ses semblables a été la clé de voûte de l’évolution. Et pour vivre en société, il faut bien définir les interdits, dont le meurtre.

          On considère généralement qu’une société est civilisée si elle protège ses membres les plus faibles. »

          Ce sont exactement les même arguments qui ont été mis en avant par ceux qui voulaient vacciner de force leur voisin. Oui oui, je sais, c’est different dans ce cas là … forcement.

          Totalement d’accord avec la conclusion du Boss.

          1. durru

            C’est quoi exactement qui vous gêne quand je dis que c’est normal que le meurtre soit interdit par la société ?
            Vous n’avez pas répondu à la question : qui est le plus faible ?
            Et pour la vaccination, qui est plus faible ? Le gosse de 6-12 ans, ou le boomer en pleine santé ? Et qu’est-ce qu’une protection efficace de la part de la société, dans ce cas ?
            Faudrait réfléchir un peu plus avant de faire des parallèles foireuses, désolé.

            1. Mitch

              Exactement ce que je craignais 🙁 . Tous les stigmates de la discussion apaisée avec des mots chargés de nuance tel que ‘meurte’, rien que ça ! oooch, et des déclarations à l’emporte pièce assénées comme des vérités absolues.

              On nage dans l’incohérence: personne ne doit rien m’imposer en terme de vaccination mais je m’arroge le droit d’imposer mes vues aux autres sur d’autres sujets.

              Fin du débat sur ce sujet pour ma part qui n’était d’ailleurs pas le sujet du jour, mais juste un écran de fumée qui semble fonctionner à merveille.

              Nb: il n’y a jamais eu d’obligation vaccinale pour les 6-12 ans. L’obligation vaccinale au travers de leur pass-de-la-honte est suffisamment inique sans besoin d’en rajouter une couche.

              1. durru

                Il n’a jamais été question d’imposer quoi que ce soit, seulement d’interdire. Vous voyez la différence ?
                Sinon, vous appellez comment le fait de tuer volontairement un être vivant ?
                Écran de fumée ? Peut-être…

            2. Yanka

              « … je dis que c’est normal que le meurtre soit interdit par la société… »

              Le meurtre n’est pas interdit : il est puni. Une interdiction ne vous empêche pas de faire ce qui est interdit et qui restera impuni si vous êtes malin.

              1. durru

                Les dix commandements annoncent certains interdits. Qui, s’ils ne sont pas respectés, vont entraîner des punitions. Mais il s’agit bel et bien d’interdictions, à la base. Sans elles, la vie en société ne serait pas possible.

                1. Yanka

                  Je dis juste qu’une interdiction n’est qu’une contrainte morale ou juridique, pas physique. Tuer est interdit, mais rien ne vous empêche d’essayer de me tuer et même d’y parvenir, et même d’être impuni si vous êtes malin. Si vous bravez l’interdit et vous faites prendre, la punition sera physique, elle : vous ne vous en sortirez pas par une litanie de « Pater » et de simples regrets. Ce qui est important de comprendre, c’est que le fait de braver l’interdit n’est puni que si le crime est connu et le coupable confondu. Les foudres divines ne s’abattent pas sur vous au moment où vous me surinez.

                  1. durru

                    Ce que je dis moi, c’est que celui qui envisage de braver l’interdit le sait à l’avance, il sait pertinemment que ce n’est pas un acte anodin. Il peut s’en sortir, il ne serait ni le premier ni le dernier, mais il vivra avec toute sa vie (bon, sauf les malades, mais ça c’est – encore – une autre histoire).
                    Les interdits moraux ou légaux ne sont pas comme les physiques. Si vous sautez du centième étage, le dénouement à peu près clair, physiquement. Mais si vous tuez votre prochain, même si le dénouement physique n’est pas écrit d’avance, dans votre esprit la trace reste, indélébile.
                    Les sociétés humaines, plus ou moins modernes, ne peuvent pas exister sans interdits clairs et précis. Le fait qu’il existe des transgresseurs ne change rien.
                    Ce n’est pas parce que l’interdit n’est pas efficace à 100% qu’il n’existe pas.

                    1. Yanka

                      « Ce que je dis moi, c’est que celui qui envisage de braver l’interdit le sait à l’avance, il sait pertinemment que ce n’est pas un acte anodin. »

                      Mais bien sûr ! Je n’entends aucunement qu’il faille abolir les interdits, d’autant moins que je suis un artiste et que les tabous sont des territoires d’inspiration indispensables. Vous avez le don de radicaliser ma position, comme si j’étais platement binaire. Ce que je dis plus haut est vrai. Si j’interdis à mon gamin de faire ceci ou cela, mon interdiction n’est jamais qu’une vague menace et il le sait ou apprend à le savoir. Au fil du temps, il va prendre ça comme un défi : « c’est interdit, mais moi, le vieux, je m’emmerde, et je fais ce qu’il me plaît. » Et il a raison. Si je l’ai bien éduqué, il bravera l’interdit raisonnablement et mesurera le danger s’il y a un danger pour lui (autre que mon pied au cul ou ma main dans la gueule). Un interdit n’est pas une impossibilité. La norme (morale) demeure humaine, et donc relative, puisqu’une vérité en-deçà des Pyrénées peut être un mensonge au-delà.

      2. Pierre 82

        Il y a une différence entre penser que l’avortement devrait être purement et simplement interdit, et penser qu’on devrait cesser d’en faire la promotion et surtout, avoir comme objectif absolu de réduire le nombre de ceux-ci (on est autour de 200.000 par an, quand même !!!)
        Il se fait que mon épouse est très impliquée dans une association qui s’occupe précisément des femmes qui se sont fait avorté (ou plus rarement qui s’apprête à le faire), et qui le vivent mal (oui, c’est un truc catho, on fait avec ce qu’on a).
        Il faut savoir qu’à une jeune fille, tombée enceinte par accident, qui se rend dans un planning familial, il ne sera proposé pour l’aider, qu’une seule alternative: se débarrasser du mouflet. Si elle fait mine d’hésiter, elle reçoit une leçon de morale, où on lui explique que ce n’est qu’un kyste, et si elle persiste, ils la laissent se démerder, en l’envoyant vers les services sociaux, où on commence par leur dire la même chose. « Mais pourquoi vous ne le faites pas, vous avez peur de la piqûre? » (véridique)
        Témoignages terrifiants de gamines qui auraient voulu le garder, mais que les parents ont envoyés de force se faire avorter, ou de femmes plus âgées qui ont passé leur vie en dépression, après s’être rendu compte, des années après (quand elles se sont retrouvées de nouveau enceintes) de la portée de leur acte présenté alors comme anodin.

        « Mon corps, c’est ma liberté ». Quelle escroquerie, quand le petit ami explique qu’il se barre si elle veut garder l’enfant… et ça arrive tous les jours. Officiellement, la fille prétendra que c’est son choix volontaire, alors qu’elle a juste cédé à un odieux chantage. Je connais deux cas dans l’entourage de mon fils. Deux. Depuis le début de l’année.
        Les féministes affichées ont de nouveau tout compris. La liberté totale, c’est surtout pour le mec, de pouvoir niquer sans y faire gaffe, puisqu’au pire, on l’enverra se faire avorter. En plus, c’est remboursé, et quand c’est gratuit, on s’en ferait péter. Et si la fille a des scrupules, c’est qu’elle est con.
        Le pire, c’est qu’il existe des quantités invraisemblables d’aides sociales pour les mères célibataires, contrairement aux temps anciens, et en plus, les moyens contraceptifs sont quand même assez mis en avant. J’aurai du mal à invoquer l’argument de la nécessité absolue dans la plupart des cas.
        Ce n’est pas tant l’avortement en tant que tel qui me dérange, mais c’est qu’il est présenté comme un moyen de contraception comme un autre, alors que dans beaucoup de cas, il provoque des séquelles psychologiques très profondes. Il y a même une loi « d’entrave à l’avortement » en France, qui punit tous ceux qui oseraient expliquer à une jeune fille enceinte qu’il vaudrait mieux qu’elle garde son enfant, si elle en a envie. Mais non, cette envie de le garder est carrément vu comme une déviance mentale, un reste de « catholicisme », une preuve supplémentaire de mettre en garde contre le « retour de l’ordre moral », de lutter contre « l’extrême-droite » ou autres balivernes.

        Et malgré tout, je ne suis même pas en faveur de sa re-pénalisation, car je crois que ça créerait plus de problèmes que ça n’en résoudrait. Mais au minimum qu’on arrête d’en faire une promotion honteuse comme c’est le cas actuellement, et qu’on culpabilise plutôt les mecs qui refusent d’assumer leurs actes. La plupart des avortements, il faut le rappeler, se font au sein de couples stables, pour des raisons de convenance. Et c’est même la double peine dans beaucoup de cas, car énormément de couples ne résistent pas à un événement comme celui-là, et éclatent assez rapidement dans les mois qui suivent.
        Les cas de viols existent, mais ils ne sont pas fréquents. Même la galipette sur le siège arrière avec un quasi pas connu n’est pas du tout la majorité.

        1. Mitch

          Pierre, déjà ça fait plaisir de pouvoir en discuter de façon apaisé.
          La loi d’entrave c’est plutôt pour ceux qui faisaient des manifs devant les cliniques voire s’enchaîner aux grilles, non?

          D’accord avec beaucoup de tes points. Quasi tous en fait. J’imagine que c’est un trauma énorme pour l’immense majorité des filles. On est d’accord.

          D’accord aussi sur le fait qu’il faut l’éviter et que ce n’est bien évidemment pas une méthode de contraception (c’est une évidence – surpris que la question soit même posée mais peut être que pour certaines cela ne l’est pas ?) et une solution de dernier recours.

          D’accord aussi sur le fait que la pénalisation créerait plus de problème qu’elle ne résoudrait et enfin un grand ‘well done’ à ton épouse pour son implication (qui aurait plein de choses intéressantes à dire j’en suis sur car je n’ai lu que des commentaires de males jusqu’à présent)

          1. Pierre 82

            Ce que j’en sais, c’est juste ce qu »elle en a laissé filtrer. La plus grande discrétion est de rigueur, dans de telles associations…
            Je n’en connais que des idées générales.
            Et ce n’est pas très reluisant.

            On pourra toujours me répondre que dans la plupart des cas, ça se « passe bien ». C’est possible. Tant que l’illusion du caractère anodin d’un tel acte persiste, ça peut passer. Enfin, sauf pour le fœtus pour qui, dans tous les cas, ça se passe mal.

            J’ai également dans ma famille une infirmière qui travaille avec un gynécologue. Depuis une dizaine d’années elle l’a assisté parfois dans des avortements. En en parlant, elle était dégoûtée.
            Elle a trois beaux et bons enfants, un mari aimable et aimant, en principe tout ce qu’il faut, mais elle est en dépression profonde depuis des années. Bien sûr, c’est délicat à aborder, mais moi et mon épouse avons fait le lien depuis un bon bout de temps. Pas elle, manifestement.

        2. Aleph

          Je suis bien d’accord avec ce que vous écrivez, sauf sur la question des éventuels pères et de leur responsabilité. L’avortement donne aux femmes le pouvoir de décider de la procréation. Comme il est dit dans Spiderman, avec un grand pouvoir viennent de grandes responsabilités. Les hommes qui se font faire un enfant dans le dos, parfois par tromperie (« je prends la pilule depuis des années »), ne devraient même pas être assujettis à des pensions alimentaires. Les femmes peuvent accoucher sous X (il suffit de suspendre un polytechnicien au plafond), mais il n’y a pas d’équivalent pour les hommes, alors qu’ils ont moins de temps, moins de façons de décider de ne pas procréer, et ne peuvent le faire à tête reposée, avec du recul. Lisez Mary Plard, Paternités Imposées.

          1. Pierre 82

            Je pensais surtout aux deux cas auxquels je faisais allusion.
            Premier cas: la copine arrête la pilule parce qu’ils décident d’avoir un enfant. Six mois après, elle tombe enceinte, mais le père décide que finalement, non, il n’est pas prêt. Avortement.
            Deuxième cas: le couple vit ensemble depuis 6 ans, ont même déjà parlé d’avoir des enfants, et soudain, elle tombe enceinte un peu par accident, et du coup, monsieur décide que décidément pour l’instant, il a trop de boulot et c’est pas le moment. Avortement.

            Quand j’ai appris ça (deux potes de mon fils qu’il connait depuis le collège) j’ai failli tomber de ma chaise.
            Je ne connais pas leurs copines, mais d’après mon fils, elle étaient moyennement motivées pour éliminer leur enfant (ce quelles ont fait malgré tout).

            Je ne sais pas si ces cas sont fréquents, mais rien que le fait qu’ils existent, fait s’écrouler le mythe de l’avortement comme outil de libération de la femme.

            Maintenant, je suis entièrement d’accord avec vous: c’est au cas par cas, et même si ça me coûte dans le cas présent, c’est difficile de ne pas juger.

            Il est vrai que si la possibilité de le faire n’était pas si évidente dans la tête des gens, ils ne se poseraient même pas la fatidique question: « Est-ce qu’on le garde? »
            mais plutôt:
            « Merde, comment on va faire pour se démerder, maintenant? »

            Ce que je combats, c’est qu’on puisse aussi facilement se poser la première question.
            Un peu (clin d’œil à Mitch) comme si, quand ma belle-mère me fait chier, au lieu de me dire:
            « Bon, eh bien, c’est pas tout ça, mais nous, on va y aller »,
            je demandais à mon épouse
            « Comment je fais? Une balle dans la tête ou bien j’utilise un couteau de cuisine pour lui trancher l’aorte ».
            Dans un pays civilisé, la seconde question ne se pose pas.

            1. breizh

              le problème actuellement, c’est : » je veux un enfant, mais je ne veux pas que cela change ma vie ».
              Bien si, enfanter change la vie…et un enfant cela dérange forcément (même s’il fait ses nuits tôt) et toute la vie d’ailleurs.

            2. Aleph

              Parfaitement d’accord avec vous. Mais il y a un problème : c’est que les règles juridiques ne peuvent pas coller complètement à la morale sous peine de réduire trop les libertés de tous, y compris les responsables. or de nos jours, l’indignation exige des lois, même et surtout appliquées n’importe comment. Bonne journée.

          2. Yanka

            « … la question des éventuels pères et de leur responsabilité. »

            « La paternité en tant qu’engendrement conscient n’existe pas pour l’homme » (J. Joyce)

            Qu’est-ce que le père ? Celui qui élève, éduque, prend soin. Rien à voir avec la petite graine qu’un mec dépose avant de s’en laver les mains (surtout si la réceptrice n’est pas sa légitime, ni sa compagne). Si je suis marié et que je mets contre ma volonté mon épouse enceinte, je suis responsable, car époux, et si je me suis marié, c’est en principe pour fonder une famille, et tant pis si je n’en voulais que trois et que j’en suis au sixième. Il y a suffisamment de moyens de contraception pour qui ne veut pas ou plus d’enfant.

      3. Jusnaturaliste

        @ Mitch

        Alors la question n’est ni de faire la morale, ni de faire en sorte qu’il n’y ait plus d’avortement, ni de dire ce qui est bien ou pas. Mais la question est de savoir, quand est-ce que l’Etat doit intervenir.

        Si vous rejetez toute notion de droit, vous êtes anarchiste, mais cela revient à favoriser la loi du plus fort, ce qui au final est un droit positif.

        Si vous invoquez un droit moral basé sur une religion ou une idéologie, vous êtes dans le droit positif, et là tout est possible.

        Mais si vous êtes dans le droit naturel, là on peut résoudre la plupart de ces dilemmes de manière objective.

        Prenons un exemple: si une femme apprend que son rejeton de 6 mois était le fruit d’un viol et non comme elle l’avait pensé, de son compagnon, est-ce qu’elle a le droit de le tuer?

        Si vous êtes anarchiste oui, car c’est la loi du plus fort.

        Si vous êtes dans le droit positif, cela dépendra de la mode actuelle, il fut un temps où l’on sacrifiait les enfants à Moloch.

        Si vous êtes jusnaturaliste, ce serait toujours non, car le droit naturel stipule qu’un être humain a le droit à la vie tant qu’il ne menace pas une autre vie.

        Le fait d’interdire le meurtre pourra-t-il l’empêcher ou moraliser la société?
        Non, si la femme a décidé de le tuer, elle le tuera, si la société veut sacrifier des enfants, elle les sacrifiera.

        Le raisonnement est exactement le même pour un enfant encore dans le ventre.

    2. Jacques Huse de Royaumont

      Parler d’IVG lève une grande partie de l’ambiguïté.
      Pour l’interruption médicale, presque personne n’en récuse le principe, tout la question est de savoir où mettre la frontière. Mais ce n’est plus le même débat.

    3. Reek

      Fut un temps où j’étais clairement pro-avortement.
      Aujourd’huis j’ai évolué en réfléchissant à ce cas:
      Un foetus connait un problème de santé. Les progrès de la médecine font qu’une opération est envisageable.
      L’opération est réalisé. Elle échoue suite a une négligence manifeste et elle aura pour conséquence d’aggraver la santé de l’enfant une fois né.
      La mère ne subit pas de séquelles.
      Le bébé nait mais est porteur d’un lourd handicap provoqué par l’operation intra-utérine.
      La mère veut faire appel a la justice. Elle ne pourra pas car n’étant pas une personne sur le plan du droit au moment des faits aucune poursuite ne pourrait en découler.

      Si l’on reconnait le foetus persoonne sur le plan juridique il en découle que l’avortement est bel et bien un meurtre.
      Si l’on ne lui reconnait pas cette qualité et la possibilité de recourir à la justice alors on nie les droits d’une personne.

      Si vous avez des remarques je suis toute ouïe. Je ne suis pas spécialiste du droit et peut-être qu’il existe une solution a ce problème.

      1. Dr Slump

        Les attaques en justice pour erreur ou négligence médicale ça existe déjà, pas besoin de donner un statut au fœtus ou combler un vidjuridik. Cela ne ferait que compliquer un peu plus les choses, et aggraver le poids de l’état dans ces problèmes sur lesquels il pèse déjà trop.

  18. caron

    Bonjour. Je vous lis et je me demande toujours pourquoi l’un d’entre vous ne se présente pas aux législatives. Ok, libéralisme et politique paraissent antinomique, mais ? Dans me douce folie, je me suis dit : Et pourquoi pas moi ? Mais je n’y connais rien aux modalités pour etre candidat, de la notion de mandataire financier, ni meme de la politique, ce qui est pour moi un argument électoral. je ne suis qu’un francais moyen, qui a connu le syndicalisme puis le patronat mais qui ne supporte de plus en plus mal l’accumulation de contraintes, de régles, plus globalement de l’intrusion de plus en plus forte de notre gouvernance. Ma question : Y aurait il un lecteur qui saurait m’aider à postuler (ou me convaincre de renoncer) ? J’ai envoyé un mail au Parti libéral… mais aucune réponse à ce jour. Quelqu’un a t’il des contacts, et pourrait leur demander de me contacter ? Merci David Caron

  19. BXL

    Vous me donnez tous la chair de poule rétrospective… Mon père avait fait ses « études » au petit séminaire de Rouen. J’en ai subi les séquelles, je devais suivre la messe le matin avant d’aller au lycée. Ce sont les premiers commentaires du matin qui m’ont révulsés. Religion et politique, les deux mamelles de la concussion

    1. Jusnaturaliste

      Les pires ennemis du Christ sont les religieux. C’est l’un des douze qui a trahi le Christ et les religieux juifs qui l’ont mis à mort. La messe obligatoire n’est pas l’enseignement du Christ, c’est tout son contraire.

      1. Theo31

        Au lycée seul le catéchisme était imposé. Un jour on m’a imposé d’aller à la messe. Depuis je suis fâché et apostasié.

        Quand on voit tous les crimes commis au nom de Dieu ou Allah ou autre, le mal n’est pas toujours du côté que l’on croit.

        Quand le pape dénonce l’avortement et reçoit Biden, il y a un petit souci de cohérence.

        1. Jusnaturaliste

          La simple papauté pose déjà elle-même un gros souci de cohérence dénoncé par Luther depuis des siècles et aucun pape n’y a jamais remédié, preuve en est qu’aucun pape n’a jamais été un vrai serviteur du Christ.

          De même, ceux qui font la guerre au nom d’Allah sont largement justifiés par le Coran, mais ceux qui la font au nom du Christ ont un gros problème vis-à-vis de la Bible.

            1. Jusnaturaliste

              La plupart des gens n’y comprennent rien. Mais quand un imam radical débarque et commence à se justifier par le Coran, les musulmans modérés peu pratiquants deviennent d’un coup beaucoup plus radicaux.

    2. Taisson

      « Religion et politique, les deux mamelles de la concussion »
      Ce n’est pas très nouveau …
      Il y a eu aussi le sabre et le goupillon !

      Le gros problème actuel, c’est que les argumentaires de la politique occidentale deviennent une religion, basée sur une suite de croyances qu’il n’est pas bon de tenter de vérifier, ni même d’en débattre…
      Je ne suis pas sur du tout (et c’est un mécréant qui parle!) que ce nouveau dogme ne soit pas bien pire et encore plus intolérant que celui qui fut enseigné au séminaire !
      Pour le reste, il est évident qu’ une société ou un groupe humain ne tiennent pas sans structures.
      Le problème de la contraception et de l’avortement sont, en plus de l’enjeu individuel, des enjeux de structure de socièté. Il n’y à pas de pérennité d’un groupe sans nouvelles naissances.

      Que les deux soient autorisés, c’est simplement du bon sens, et une liberté personnelle de la femme. Jusqu’à présent, ce sont elles qui font les enfants !
      Et nous ne sommes pas encore talibans…

      Il en est tout autre chose que d’essayer d’en faire un acte banal, simple,voire désirable !!
      Comme par hasard, tous ceux qui font cette promotion sont du côté anti tout, woke, et autres fadaises à la mode.
      Quand on les entend, on comprend le mépris que les autres cultures ont à notre égard, talibans compris!

      1. Jusnaturaliste

        Les femmes ne font pas des enfants toutes seules. Elles ont besoin d’un homme pour les féconder, mais aussi pour les accompagner pendant la grossesse, pendant l’accouchement et pour prendre soin ensuite de l’enfant. Au lieu d’encourager les femmes à avorter, on pourrait aussi responsabiliser un peu plus les messieurs qui les mettent dans une telle situation.

        1. P&C

          Sauf erreur, ce sont les femmes qui choisissent, pas les hommes.
          Donc, mesdemoiselles, si vous ne voulez pas que le mec se tire en cours en courant dès qu’il apprend qu’il vous a collé un polichinelle dans le tiroir, choisissez mieux.

          1. baretous

            ne jamais oublier que l’avortement a été autorisé pour éviter les tricoteuses et faiseuses d’anges à une époque ou il n’y AVAIT PAS DE MOYENS DE CONTRACEPTION ! pourquoi toujours autant d’avortements maintenant avec tous les moyens de contraceptions actuels. Madame Veil avait reconnu s’étre fait avoir..

            1. Nemrod

              Parce que ça en est devenu un.
              Et puis parce que penser à une capote, une pilule, un stérilet…tout ça, c’est fatiguant.
              Faut les acheter, aller les chercher, …y penser…vous vous rendez pas compte !

            2. Pierre 82

              J’ai toujours lu qu’il n’y a pas plus (ou très peu en plus, et en tenant compte de l’évolution démographique) d’avortements par an en France maintenant que depuis la loi Veil.
              Et je n’ai jamais cru à ces chiffres. Je n’arrive pas à croire qu’on avait plus de 150.000 actes clandestins (et considérés comme criminels à l’époque). Simple question de logique. Il y en avait. Quelques médecins le faisaient (et je ne les en blâme même pas), et les plus aisés allaient en Hollande, mais ce n’était pas à la portée de tout le monde.
              Je n’ai jamais réussi à trouver une source fiable qui donnerait des chiffres plus réalistes.
              Les chiffres officiels ne montrent même pas de rupture, ni d’évolution particulière entre avant et après la loi Veil, ce qui me semble extrêmement louche.
              Mais je n’ai pas creusé plus loin.

              1. baretous

                scene sympathique: un de mes freres tres âgé avait essayé de faire avorter son épouse avec justement des aiguilles à tricoter du temps ou il n’ y avait rien . Celle qui aurait pu en être victime est une belle plante de 51 ans.. Le sait elle? Je l’ignore..

              1. Grosminet

                Oui, on peut toujours sauter en marche, mais la contraception la plus simple, la plus efficace et qui n’est pas particulièrement désagréable, ça reste la turlutte.

  20. Souriss

    C’est une remise en cause du système, cela permet de mettre en avant qu’il est effectivement possible de manipuler les élections sans grand moyen et quelques activistes.
    Je doute cependant que cela entraine une quelconque remise en question de la légitimité du (des?) président(s).
    On est en plein dans le « Too big to fail », c’est impossible que cela se produise dans nos exemples démocratiques, ça ne se passe qu’au Botsnawa (et encore, les fact-checkeurs sont sur le sujet).
    Dans l’état de corruption actuelle, ce genre d’initiative est condamné a rester dans la sphère dites complotiste, peut importe la qualité du travail et les preuves fournies.

    1. Deres

      Le système de vote américain est archaïque et très propice à ce genre de tricherie (vote par correspondance sans vrai vérification, vote par Etat sans croisement, …). Ce n’est pas le cas dans toutes les démocraties. Le fait que certains refusent absolument de la modifier sous des prétextes fallacieux de « justice social » est justement assez symptomatique du problème. Chez nous, au contraire, les politiques ont au contraire peur que l’on puisse remettre en cause le bien fondé des élections si elles peuvent être contestées.

  21. Mo’ Truckin’

    Après les excellents documentaires  » Hold-up  » et  » Hold on « , voici le petit dernier de la série :  » Hold out  »
    https://rumble.com/v134m5x-hold-out-film-complet-par-le-collectif-de-journalistes-indpendants-citizen-.html
    La partie la plus glaçante est l’analyse au microscope des composants du vaccin et de son excipient : structures vivantes, agencées artificiellement (dont le mécanisme reste inconnu), complexité d’agencement qui évoluent avec le temps, présence de champignons,
    structures géométriques ne répondant pas aux lois du fractal, ….

  22. Greg

    Et donc pour ne pas parler d’avortement car je n’ai aucun avis à ce sujet mis à part que c’est un sujet trop « Cas par cas » pour être réglé par une ou des lois qui vont forcément généraliser…

    Et pour revenir au sujet de la fuite au USA.

    Il reste étonnant également que la séparation des pouvoirs soit compromise. L’administration Biden ne s’inquiète nullement de la fuite et ne l’a pas condamnée. Il n’y aura certainement aucune enquête…

    La maire de Chicago, démocrate, appelle la communauté à manifester bruyamment, c’est quasiment une incitation à la violence envers les juges qu’elle a balancé sur Twitter. Personne ne s’en inquiète officiellement…

    Autre sujet rigolo : le 1er amendement et la liberté d’expression, twitter et Musk, la création d’un « Ministry of Truth » par l’administration Biden :
    20 Attorney General de 20 états on signé une lettre de mandant la dissolution de cette nouvelle mission de l’administration Biden sous menace de poursuite légales innombrables et incessantes dans le cas contraire.

    Bref, l’ambiance avant les midterm est bouillonante. Et le congrès US a approuvé par 470 pour et 10 contre la demande de Biden de livrer encore plus d’armes à l’Ukraine sous forme de prêt à rembourser plus tard, une exception légale copiée de la 2ème guerre mondiale…

    L’inflation, le prix du diesel et de l’essence, le manque de fertilisant, une pénurie de lait en poudre pour bébés, des sujets chauds à n’en plus finir aux USA…

    Ils vont vraiment tout faire pour que Z tienne l’Ukraine en conflit jusqu’aux midterm, car une capitulation et des accords avec la Russie serait une catastrophe pour l’administration Biden.

    On est pas sorti de l’auberge !

    1. P&C

      Tu peux ajouter la pénurie de Néon (le gaz, pas le tube lumineux), qui va peser sur celle des semi conducteurs.

      Et oui, délocalisation débile oblige, les deux principales usines de Néon sont… à Marioupol et Odessa.

      La seule chose que j’espère de cette crise est la fin de mondialisation et du juste à temps, et le retour à la sagesse de Pharaon : quand la m*rde heurte le ventilo, mieux avoir ses propres capacités de production, et des stocks.

  23. Yanka

    « Je veux avorter, c’est mon corps, c’est mon droit ! » Mais pour le vaccin, on n’a pas le droit de refuser sans être un tueur de p’tits vieux. Et comme en France où ceux qui sont à donf pour la retraite à 65 ans ont pu prendre la leur à 60 ans, ceux qui ont eu la chance de naître sont pour l’avortement — et que ça saute !

    Notre époque est toxique.

      1. P&C

        Arriver à l’age adulte certainement, vu la mortalité infantile de l’époque.
        Et atteindre l’age de la retraite (60 ans à Sparte) encore plus.

      2. Yanka

        Vieux débat que nous ne réglerons pas ici. Une gaine qui germe dans la nature, c’est l’histoire d’une rescapée, donc c’est une victoire, comme celle de celui qui remporte le jackpot au nez et à la barbe de ceux qui étaient sur la même ligne de départ. Si vous considérez que la vie est un mal, naître n’est pas une chance pour vous, mais une malédiction. Ce n’est pas tellement mon point de vue. Je sais pertinemment bien que je n’ai pas été désiré, en tous cas pas tel que je suis, mais cette vie qui m’a été donnée, qui n’est pas rose tous les jours, m’offre des jouissances appréciables, sans doute vaines au regard des nihilistes.

    1. Jacques B.

      Pourtant :
      – si un avortement est réalisé, une vie en cours est supprimée à coup sûr
      – si une personne refuse le vax contre le covid :
      1- elle n’est pas sûre d’attraper le covid
      2- si elle l’attrape, elle n’est pas sûre de le transmettre
      3- si elle le transmet, la personne qui l’attrape n’est pas sûre d’en mourir ; d’autant plus si elle est vaxxinée… enfin, en principe, n’est-ce pas
      Bref, une personne qui refuse le vax a une probabilité infinitésimale de « tuer » son prochain, et même si c’était le cas, ce serait dans l’immense majorité des cas involontaire, sans parler du fait que le « prochain » en question ne se protège pas toujours comme il le devrait (ex. ces boomers qui font la fête sans la moindre précaution).
      Bref, les deux cas sont absolument incomparables en termes de probabilité de donner la mort à son prochain.

  24. durru

    Comme je l’ai écrit dans d’autres de mes interventions, je ne parle pas des situations exceptionnelles.
    Pour les autres, comment pouvez-vous faire pour dire que le fœtus est vivant (et viable) à un moment t (ce qui est une évidence), mais pas à t moins une seconde ?

    Cette « polémique » autour du « droit à l’avortement » montre, comme j’ai essayé de le suggérer dans ma précédente intervention, la décadence et la tentation auto-destructrice de notre civilisation. D’ailleurs, la tendance de nos élites à soutenir à fond la caisse tous les délires ne fait qu’appuyer cette impression.

    1. P&C

      Tu peux ajouter la drôlerie de l’écologie.

      Le problème des wokes est fondamentalement qu’ils sont des gosses de riches préservés des vicissitudes de la vie, vivant dans la période de paix la plus faste jamais connue.
      Quand tu es dans la m*rde, pas le temps de se pignoler sur ton expression de genre, la priorité est de bouffer.
      C’est pour ça que leurs idées ne percent pas dans les couches populaires.

      L’avortement ? oui, les sociétés anciennes tuaient des bébés nés handicapés… car on ne pouvait se permettre de nourrir des bouches inutiles. On avait déjà assez de mal à bouffer à sa faim tous les jours.
      Et de toute façon avec des femmes qui avaient 25% de claquer lors du 1er accouchement…

    2. Pierre 82

      La position de l’église catholique (mais pas que) a au moins le mérite de la cohérence: un être humain existe au moment précis où le spermatozoïde et l’ovule fusionnent.
      Comme définition, elle est certes très sévère, et extrêmement restrictive, mais c’est la seule qui soit cohérente (la différence est claire entre t-1 seconde et t+1 seconde).
      Certes, d’un point de vue opératif, elle reste beaucoup trop restrictive.
      Par contre, elle force, par exemple, à se poser des questions sur le sort des « embryons congelés » fabriqués en masse pour une PMA et qui ne sont pas utilisés.
      Ce n’est que mon avis, mais pour moi, il me semble qu’on joue quand même un peu aux apprentis-sorciers. A trop désacraliser le vivant, et surtout l’être humain, on finit par faire des choses bizarres.
      A force d’avoir une vision exclusivement utilitariste, on finit par s’égarer. On en arrive tout simplement à une déshumanisation généralisée, où même l’infanticide finit par sembler normal à de plus en plus de gens.
      J’ai même lu un truc US (je ne sais plus où) d’un bonhomme qui vous disait que tant qu’un enfant n’a pas respiré, il n’a pas d’existence légale, et par conséquent, si la sage-femme met la main devant la bouche du nouveau-né, il ne s’agit pas d’un infanticide, mais d’une chose normale. On a un objet dont on n’a pas besoin, et donc on s’en débarrasse.
      Perso, ça ne l’intéresse pas de vivre dans une telle société, et c’est pourquoi je la combattrai jusqu’au bout.

      Notez que comme je m’occupe des préparations au mariage chrétiens dans ma paroisse, c’est le genre de sujets qui sont systématiquement abordés et je suis habitué à porter le fer là où ça fait mal, et surtout de forcer les couples à réfléchir en profondeur sur ces sujets beaucoup plus importants qu’on ne l’imagine.

      NB: comme le patron l’avait prédit, toute les discussions ont tourné autour d’un sujet annexe au débat proposé… par étonnant, en fait, c’est de nature anthropologique et donc ça passionne.

      1. Grosminet

        Le patron a rien prédit du tout, c’est Mitch qui l’a fait. C’est tout sauf étonnant, c’est en soi un sujet complexe, clivant, avec tout plein de morceaux d’éthique voire d’idéologie dedans, pis en plus, avec la quantité de grenouilles de bénitier qui traînent dans les parages, ça aide pas… (je ne sais pas et ne veux pas mettre de smileys, j’espère que vous aurez saisi le ton ironique)

        1. Pierre 82

          Pas de souci. Il en faut plus pour me choquer, rassurez-vous.
          D’autant que mon point de vue n’est pas du tout unanimement approuvé par mes coreligionnaires, qui ont d’ailleurs des avis beaucoup plus variés que vous ne le supposez. On y trouve aussi bien des laxistes complets (il faut bien vivre avec son temps) que des radicaux et des très radicaux, en passant par « tant qu’on reste sur la loi Veil, ça va » (le gros des troupes, en fait, chez les fidèles).
          Contrairement aux milieux dits « libre-penseur » qui ont une opinion beaucoup plus homogène, et qui ne supportent d’ailleurs pas du tout la moindre contradiction.

          1. Mitch

            Pierre, je pense être un libre-penseur (enfin je crois 😉 ), en tout cas au 12 Mai 2022 (après qui sait ‘never say never’ 😉 ) et je pense, en tout cas je l’espère, supporter la contradiction (mes échanges en témoigne, et je me suis bien fait bouger par certains dans ce thread car je ne suis clairement pas dans la mouvance du blog).

            Au final, quand on arrive à avoir un échange apaisé sans lire les mots ‘meurte’, ‘criminel’, ‘assassin’ toutes les 2 lignes (ce n’est pas ton cas hein, et c’est bien pour ça que j’interviens suite à une de tes interventions), mon avis diverge peu du tient ou de certains autres ‘modérés’ que j’ai pu lire. Je pense qu’on aurait néanmoins quelques bons points de discussions mais ‘vive la difference!’ non? 😉 et on n’a pas a être d’accord sur tout.

            Par contre pour certains je suis clairement un ‘progressiste’ (j’imagine que c’est mal) ou du coté ‘féminin’ (là encore j’imagine que c’est très mal même si j’admets bien humblement ne pas comprendre ce que cela signifie) mais bon je n’essai pas de les convaincre et qui suis-je pour imposer mes vues à mon voisin ?. Chacun pense comme il l’entend.

            J’aimerai avoir l’avis de femmes et notamment de femmes qui ont subit ce trauma (car oui il ne fait aucun doute que c’est un trauma qui laisse des traces). Les témoignages de l’entourage aussi. Egalement celui des personnes qui sont en contact avec la détresse de gamines de 14 ans qui effectivement n’ont que la maturité que leur offre leur age (certains peuvent les accabler mais qu’ils se rappelle comment ils étaient à 14 ans. Pour certains croyants, je suis étonné de leur manque d’empathie. Je croyais naïvement que l’empathie était l’un des fondements de la religion.

            Je constate aussi que sur ce type de sujets ce sont souvent ceux qui ne sont pas concernés qui en parle avec la plus grande véhémence.

            J’aimerai aussi avoir des chiffres et des analyses : causes des avortements, age moyen, pourcentage de femmes qui en ont subit plus d’un, évolution du nombre d’IVG en fonction de la population, chiffres sur les séquelles psychologiques, etc etc …

            Par contre, (et puisque c’était le sujet initial) je suis 100% d’accord avec le Boss sur le caractère illogique et inconsistent de refuser un vaccin au nom de l’entière possession de son corps et ‘en même temps’ (oops pardon désolé pour l’expression) vouloir imposer (par l’interdiction de l’alternative de dernier recours) l’exact opposé aux autres.

            On peut triturer l’approche en y rajoutant toutes sortes d’autres éléments pour se rassurer sur la cohérence de la démarche mais bon
            ‘it doesn’t hold water, doesn’t add up, and doesn’t fly’. Bon après c’est pas bien grave hein, on a tous nos incohérences.

            1. Higgins

              J’ai appris un jour par hasard qu’une personne qui m’est relativement proche avait avorté par pur confort. Il m’est impossible de la voir sans penser à ce qu’elle a fait par égoïsme mais je le garderai bien de lui en parler. D’ailleurs, je la plains plutôt car, depuis quelques années, sa vie n’est pas des plus drôles et je ne peux m’empêcher de penser qu’elle paye là une partie de ses choix antérieurs. Elle est partie pour finir son existence seule sans notre présence. Pour autant, jamais je ne mettrai en balance un acte que je réprouve et l’appui que je me dois de lui apporter. L’avis que je porte sur sa conduite m’est totalement personnel. Elle sera jugée plus tard. Il ne me viendrait aucunement à l’esprit de lui fermer ma porte à elle et autres personnes dans son cas. Je serai et suis par contre beaucoup plus sévère pour tous ceux qui érigent cette pratique en simple habitude et qui en assurent la promotion.

              1. Mo.

                La copine de mon fils a fait ça il y a deux ans. Par confort. Pour finir ses études de médecine. Mon fils qui la connaissait à peine voulait assumer. Je ne lui en ai jamais parlé. Elle, je la méprise en silence depuis ce jour.

            2. Pierre 82

              @Mitch

              Pour résumer ma pensée, je dirais que dans un monde idéal, on a besoin de très peu de règles, mais qui doivent être simples, cohérentes et immédiatement compréhensibles.
              Parmi ces règles, il y en a une assez simple: on ne tue pas d’autres personnes sans avoir préalablement vérifié qu’on avait le droit de le faire (i.e. la peine de mort par exemple)
              Pendant des siècles, on a considéré qu’un enfant à naitre était intouchable, au même titre qu’un enfant.
              Certaines civilisations ont certes réglé le problème de la surpopulation d’un clan en tuant des enfants, ou bien en les vendant comme esclaves à d’autres clans (dans certains coins de l’Inde et dans le nord de la Chine, me semble-t-il), mais notre civilisation ne fonctionne pas de cette manière.
              Si loi se contente de laisser la porte ouverte à l’avortement (voire à l’infanticide – bientôt sur vos écrans) sans aucune autre règle particulière que la bonne convenance de la mère, on serait en face d’un bouleversement anthropologique de nature à ruiner toute notre civilisation. Cela voudrait dire que nous ne serions plus des citoyens, ni des sujets, mais bien des objets, comme d’ailleurs dans le cas de la GPA où un enfant est objectivement considéré comme un objet de consommation.

              La plupart des partisans raisonnables de la dépénalisation de l’avortement sont d’ailleurs d’accord pour dire que ce « droit » doit être encadré. Et c’est là qu’on se rend compte que c’est compliqué, car on se retrouve à un moment à devoir prétendre: à t-1 seconde, c’est un objet, et à t+1 seconde, c’est un être humain. Je rappelle que pour certains extrémistes, le moment t est celui de la naissance, en attendant mieux.
              Il y a donc une grosse faiblesse intrinsèque dans la loi Veil: « pourquoi 8 semaines? ». Et c’est là-dessus qu’ils ont joué.

              Mon opinion personnelle? Il faudrait peut-être considérer que c’est, par défaut, interdit, mais que la justice des hommes peut fermer les yeux dans certains cas (comme un médecin qui abrège des souffrances sans le gueuler sur tous les toits). J’ai conscience qu’on est sur une ligne de crête, et que par conséquent, tout le raisonnement se trouve en équilibre instable. Et surtout arbitraire.
              C’était d’ailleurs comme ça que la loi Veil était comprise: on parlait de « dépénalisation », et pas de « droit ». C’est ce terme de « droit » qui me fait hérisser les cheveux sur la tête.

              Et en ce qui concerne la justice divine, vous devriez discuter avec quelques prêtres ou évêques: la miséricorde du Seigneur est infinie, et on a vu des cas de femmes qui étaient comme mortes et qui sont revenues à la vie. Je le dis, même si ça en fait sourire certain: ça, c’est du vécu en direct, du moins par mon épouse qui les accompagne. Donc, dire que nous manquons de compassion me semble un peu léger, ou du moins l’effet de l’ignorance.

              Et voilà pourquoi je ne compare pas ça avec l’obligation vaccinale, qui n’est pas sur le même plan.
              Il m’arrive de ne pas être d’accord avec le patron.

              1. Mitch

                Pierre pour faire court,

                – l’IVG a toujours existé depuis que le monde est monde. Il se pratiquait dans la cave ou dans la forêt mais il n’est pas apparu avec la loi Veil. Je tend à penser qu’il vaut mieux vaut qu’il soit encadré et fait dans des conditions sanitaires optimales plutôt que dans la forêt.

                – On est bien évidemment tous d’accord pour dire que cela doit être encadré (à ma connaissance je n’ai jamais entendu dire personne quelque chose de different, si?)

                -On parle d’IVG pas d’infanticide. Pourquoi 8 semaines, pourquoi 9 ? Franchement c’est des débats sans fin. Je ne saurais répondre à cette question qui fait parti d’une des complexité du sujet.

                – J’ai écris que j’étais surpris du manque d’empathie de certains (j’insiste sur le ‘certains’) croyants dans mon entourage. Je ne connais pas ta communauté et me garderais bien évidemment d’émettre un quelconque jugement).

                1. durru

                  On est bien évidemment tous d’accord pour dire que cela doit être encadré (à ma connaissance je n’ai jamais entendu dire personne quelque chose de different, si?)
                  Peut-être pas sur ce blog, mais justement, dans l’esprit de ceux qui veulent promouvoir à fond le « droit à l’avortement », l’encadrement se situe seulement du côté du financement (avec l’argent des Autres, bien sûr). Sinon, no limit.
                  Culte de la mort, je te dis. On est bien au-delà du débat autour de principes humanistes tout à fait louables.

                  Sans même parler de l’aberration des droits à, invention gauchiste par excellence, qui est au droits naturels ce que la démocratie populaire est à la démocratie et le justice sociale à la justice…

                  1. Pierre 82

                    Ils ne veulent pas vraiment le retour à la nature, mais ils exigent qu’on les aide à s’installer à la campagne sur un lopin de terre en leur filant du pognon pour qu’ils réussissent quand même à bouffer à leur faim. Parce qu’ils ne comprennent pas ce que la notion de « vivre en autosuffisance » implique dans la réalité. Que trouver quelqu’un qui accepte d’échanger quelques carottes faméliques contre une paire de godasses, ça risque d’être rigolo.
                    Ils veulent le faire, mais avec le pognon des autres.
                    On retombe dans le gauchisme le plus primaire…

                    Un peu comme ces rigolos:
                    https:/ /insolentiae.com/lappel-a-la-desertion-des-etudiants-dagro-paris-tech/

                2. Pierre 82

                  @Mitch
                  Bien sûr que l’IVG a toujours existé, les tricoteuses ne datent pas d’hier.
                  Mais le gros changement, c’est que maintenant, non seulement il apparait comme un truc normal, mais en plus, il est considéré par beaucoup comme la seule chose « raisonnable » à faire en cas de grossesse peu ou pas désirée. Et que l’idée « d’essayer de faire avec », même si c’est pas le moment qu’on aurait voulu, est devenu anormal, et en tous cas, très rarement conseillé. Penser que l’arrivée d’un enfant peut « bousiller une vie » est un monumental contresens.
                  J’en ai beaucoup plus contre le fait qu’on ait érigé cette pratique en unique pratique raisonnable, alors que ça aurait dû rester un truc exceptionnel.
                  Quant au manque d’empathie de certains catholiques, je ne le nie pas, bien au contraire: et c’est une honte, ça ne correspond pas à l’enseignement. Nul n’est parfait.
                  A moins que tu ne considères que le fait d’être opposé au fait d’avorter ne range quelqu’un dans la catégorie « manque d’empathie ».
                  Il y a la loi générale d’un côté, bien séparé de l’attitude à avoir envers la « femme pécheresse » de l’autre. J’espère que tu me comprends ce que j’écris.

            1. Grosminet

              C’est juste parce que le major, il séchait les cours de bio, et il croit sans doute que le crapaud c’est le mâle de la grenouille…

        2. durru

          J’y peux rien, moi…
          Lorsque j’évoque les menaces à l’intégrité physique des juges de la SCOTUS, personne ne relance.
          Si je parle de la dérive idéologique du monde occidental, dont la promotion de l’avortement à tout prix n’est qu’un détail, à peine si j’ai un retour.
          Mais lorsque je me permets de nommer un chat un chat (« meurtre », bouh, c’est pas bisous-bisous), là c’est la rage et le désespoir.
          C’est pas de ma faute si les progressistes ne supportent pas la contradiction et encore moins la réalité crue…
          [Désolé Mitch, mais les choses sont un peu plus complexes que tu ne veux l’accepter, et le fait de dire que tu es globalement d’accord avec Pierre, mais pas avec moi, quand je ne dis pas autre chose, seulement d’une autre façon, c’est… comment dire… vouloir cacher une foret avec un arbre]

          1. Mitch

            « Désolé Mitch, mais les choses sont un peu plus complexes que tu ne veux l’accepter »

            => C’est précisément ce que j’ai écris. Et j’ai du mal à concevoir que des sujets complexes comme celui-ci puissent s’accommoder de mots tels que : ‘meurtre’, ‘meurtier’, ‘assassin’, … et j’en passe que tu utilises à foison. En disant que tu appelles ‘un chat un chat’ tu coupes clairement la discussion et ‘cherry on the cake’ c’est les ‘progressistes’ (j’imagine que c’est ceux comme moi?) qui sont fermés à la discussion. Un bel exemple d’inversion de role. Oui c’est un sujet complexe, et à mon avis il ne se réglera pas à coups d’interdictions et de déclarations ‘chocs’.

            « … et le fait de dire que tu es globalement d’accord avec Pierre, mais pas avec moi, quand je ne dis pas autre chose, seulement d’une autre façon »

            => Ah bon !?, Pierre (si j’ai bien compris et sous son contrôle) a écrit qu’interdire l’IVG créerait plus de problèmes qu’il n’en résoudrait quand à toi tu as écris que tu voulais tout bonnement l’interdire sauf pour les cas exceptionnels.

            Une petite ‘nuance’ effectivement, sans doute de la taille d’une forêt … et qu’un arbre ne saurait cacher 🙂

            1. durru

              J’aimerais bien savoir où j’ai parlé d’assassins et autres meurtriers…
              Même meurtre, dans un premier temps, je l’avais employé au sens général, pour parler de l’interdit qui fait partie des bases de la vie en société. Mais la lecture de tout propos dérangeant étant par définition biaisée, je me suis mis au niveau de mes contradicteurs. Inversion des rôles, comme tu dis 😉
              Après, le Patron lui même dit que juridiquement le foetus est vivant dès sa conception. Mais je comprends que ça te gêne… Pas de ma faute.
              Et si on regarde ce qui rentre dans les « cas exceptionnels », il y a des gros risques que nous soyons globalement d’accord. Mais bon, vaut mieux rester sur la première impression.

              Pour finir, je ne dis pas qu’il *faut* interdire, je dis que notre civilisation ne s’en sortira pas en laissant perdurer ce culte de la mort. Parce que, en fin de compte, ce sujet est de fait un sujet majeur de société, de civilisation, ce n’est pas un détail. Malheureusement. Et les dernières dérives à ce sujet (comme l’IMG pour détresse psycho-sociale, jusqu’au terme) ne sont pas pour me contredire.
              Et je vois que tu évites soigneusement de répondre de façon honnête à la question sur la protection des plus faibles. Tu dévies le sujet en faisant un parallèle avec la vaxx covid et en remplaçant une démarche naturelle par les déclarations (hypocrites) des dirigeants, mais point d’analyse du vrai sujet.

  25. René-Pierre Alié

    La question était : pourquoi maintenant ?
    Maintenant, parce les progressistes, chaque fois qu’ils sont en difficulté, ont besoin de rameuter leurs troupes. L’une de ces troupes, la plus importante avec la communauté non-blanche, est la communauté féminine. Une mise en question du « droit à l’avortement », c’est s’attaquer à l’une de leurs principales conquêtes – conquête soutenue par la fausse évidence de « mon ventre est à moi ».
    Il fallait, à la mid-term, un casus belli avec les républicains.
    Avortement, vaccination, Ukraine, climat, etc, toujours se lit, en filigrane, une partition entre un monde au féminin et un monde au masculin.

    1. deres

      Les démocrates sont assez mal pour les élections de mi-mandat. Il leur faut donc un « combat » social pour remobiliser leur électorat en leur faisant croire à un « danger imminent » quitte à le créer de toute pièce.

    2. Pierre 82

      La notion de « communauté féminine » me laisse rêveur…

      Ceci dit, tout à fait d’accord. Même ici, ce sujet est très clivant, c’est dire.
      Aux USA (comme en Europe dans une certaine mesure), il s’agit bien d’une mesure-castor: faire barrage en mobilisant tout ce qu’on peut, quitte à déglinguer l’unité du pays encore plus. On est vraiment face à des malfaisants.

      Le pire, c’est que le sujet serait devenu relativement consensuel si on en était resté à l’esprit de la loi Veil d’origine.
      On pouvait rester philosophiquement tout à fait opposé au principe même, et accepter que dans le cas où ça se fait quand même, qu’au moins ça se fasse dans de bonnes conditions, du moins pour la mère.
      Ce ne sont pas, contrairement à ce qu’on nous fait croire, les opposants à l’avortement qui ont tiré les premiers, mais bien les dits progressistes qui ont sans arrêt dénaturé cette loi depuis sa promulgation, au point que maintenant, on en est arrivé quasiment à faire passer l’idée que l’infanticide pourrait être légalisé pour convenance personnelle.
      Ce sont eux qui n’ont jamais accepté le statu quo.
      Evolution tout à fait pareille avec l’euthanasie, d’ailleurs. Les deux sont inextricablement liés.

      1. paf

        Le probleme n’est absolument pas l’avortement, on s’en fout. Le probleme c’est que la SCOTUS n’est plus qu’une passoire, qui non seulement traite des questions a la con pendant que le pays est en train d’etre detruit par un president usurpateur,mais aussi qu’on fait fuiter pour maintenir la trahison en place.Parfaitement a l’image de Coney-Barett qui n’a fucking rien fait au moment des elections, et de sa bande de mous du groins qui ont decide que ca serait une bonne idee de bosser sur Roe plutot que de faire leur travail : l’insitution est corrompue, les US partent en couille sauvagement. Si ca continue comme ca, on va avorter en masse, et vraiment trees tard.

        1. Pierre 82

          J’ai écouté Gave hier soir. Point de vue très intéressant sur le sujet, qui va dans votre sens, effectivement: ce que cache le problème avec le SCOTUS (vers 25′)

          1. durru

            Mouais… Ce que C. Gave dit, c’est que la SCOTUS du ’73 a fait n’importe nawak et que les cris de vierges effarouchées lancés maintenant n’ont aucune cohérence. Ce que paf dit, c’est que la SCOTUS actuelle manque de roubignoles. Ce qui pourrait, éventuellement (mais ce n’est qu’une hypothèse), être mis en relation avec le lien ZH que j’avais mis plus haut, où les juges et leurs familles subissent d’énormes pressions en tant qu’individus. Sans, bien sûr, aucun soutien de la part du pouvoir exécutif (qui est censé protéger l’ensemble des citoyens), même au contraire, ce qui n’est vraiment pas étonnant.

            Autrement, je viens de constater que j’ai plagié C. Gave sans le savoir. La question que j’ai posée sur ce blog, sur qui est le plus faible, il l’a posée aussi…

      2. Nemrod

        Bien pour ça que sur des sujets pareils…en gros quand le camps « progressiste » veut votre peau ou en tous cas arriver à une victoire totale de ses idées, il ne faut pas concéder quoi que ce soit.
        Rien, nada…sinon vous êtes cuits.
        Ces gens sont des crapules sans parole aucune…votre fidélité à la parole donnée est une faiblesse face à eux, même une signature, un Traité ne vaut rien.
        Le camp du « Bien »…
        Me font bien rigoler mes copains chasseurs qui veulent trouver des « modus vivendi »…ils rêvent.
        C’est d’ailleurs aussi ce que s’est dit le Vlad…amha.

      1. Yanka

        In the court of the Macron King… (sans le mellotron, mais avec jeunes nègres efféminés bondissants, et Bribri qui mouille)

    1. paf

      C’est clairement un bon petit soldat du reset medical.Le fait qu’il soit mis en place maintenant est probablement une preparation a l’hivers prochain. Je pense que l’automne 22 hiver 23 vont etre le moment de s’organiser et de se defendre. Je dis ca je dis rien.

      1. Le Gnôme

        Peut être que les difficultés de circulation, les places pour se garer rares et chères, une voiture interdite de rouler dans Paris ne sont pas étrangères au problème.

      2. pabizou

        C’est clairement un taré tendance facho de salon . S’il commençait à y avoir des injections de plombs je doute fort qu’il insiste assez pour recevoir son dernier rappel

  26. paf

    Personnellement je suis pour l’avortement des gauchistes, mais seulement apres 18 ans. C’est pratique, ca permet de garder la mere en bonne sante et ca prend beaucoup beaucoup moins de soins medicaux.

    1. Jusnaturaliste

      C’est tout le côté paradoxal du problème.

      En réalité, les anti-avortements auraient tout intérêts à laisser faire… Puisque ce sont les progressifs qui vont avorter, qui vont donc se priver de relève, et se ramasser des traumatismes qui vont pourrir leur vie entière…

      Mais, il vaut quand même mieux toujours défendre la vie, car si on laisse faire les progressifs, leur prochaine étape serait un jour d’obliger des femmes à avorter.

  27. Grosminet

    HS (et bisous @Pabizou)
    Ayé, bien joué Vlad, la Finlande veut (et sûrement va) rentrer dans l’OTAN. Faut admettre que faire la guerre à un voisin pour (entre autre) que celui-ci ne rentre pas dans l’OTAN et que par voie de conséquences un autre voisin, beaucoup plus « stable » y rentre, ça fait désordre. Surtout que la Suède va vraisemblablement suivre.

    1. Nemrod

      Ah une action entrainant une réaction, la réaction est parfois surprenante !
      Mais qui peut dire si la Finlande n’y serait pas rentrée dans l’OTAN, comme la Suède.
      Et mieux encore qui peut dire s’ils ne s’en mordront pas les doigts ?
      Parce que pour l’instant ils n’y sont pas et son en paix.
      Demain ?

      1. Grosminet

        Entendons nous bien, je pense qu’ils font une connerie. Ils n’en n’ont pas besoin, et mettent de l’huile sur le feu. Çà ne peut que foutre encore plus le bordel, parce que potentiellement, en Russie, Vlad risque de passer pour un con.

        1. Pierre 82

          Je ne serais pas surpris qu’il a déjà intégré l’arrivée de la Finlande (et de la Suède) dans l’OTAN. Et il a moins à craindre d’eux que des pays baltes, où par ailleurs réside encore une forte minorité russophone. Et leur vie, qui n’était pas toujours folichonne, doit, j’imagine, avoir empiré depuis l’invasion de l’Ukraine.

          1. P&C

            D’après le site Réseau international, la lituanie a ressorti les chevaux tellement ils ont de problèmes pour alimenter les tracteurs.

            https:/ /reseauinternational.net/la-lituanie-revient-a-leconomie-preindustrielle/

          2. Nemrod

            Peut être.
            Par contre je sais pas si les Finlandais et les Suédois ont intégré que la probabilité d’être prochaine ment en guerre contre la Russie va augmenter plutôt que l’inverse.

            1. durru

              Vu qu’avant la probabilité était quasi nulle et que maintenant c’est une évolution à prendre en compte, notamment suite à l’affaire ukrainienne, la question est vite répondue. Si on veut bien se la poser, bien sûr…

            2. Pierre 82

              Perso, je n’imagine pas Poutine s’attaquer à la Finlande (encore moins à la Suède), pas plus qu’une Finlande otanisée devenir subitement agressive vis-à-vis de son voisin.
              Le cas de l’Ukraine est fondamentalement différent. Poutine a attaqué l’Ukraine (enfin il me semble, si je fais la synthèse de ce qui me semble le plus probable au vu du flux d’informations contradictoires) uniquement parce qu’il risquait de se passer là-bas pour les Russes la même chose qu’il est arrivé aux Serbes de la Krajina, de Bosnie ou du Kosovo: l’expulsion de tous les russophone d’Ukraine, ou plus prosaïquement, une épuration ethnique provoquée par le camp du bien. Il est manifeste que l’armée ukrainienne s’apprêtait à attaquer le Donbass, et les habitants n’auraient guère eu le choix que de se barrer, ainsi qu’à terme, tous les russophones de l’est du pays dont la vie devenait de plus en plus pénible sur place.
              Au dernier moment, Poutine a reconnu les républiques autoproclamées, pour montrer qu’il ne rigolait plus (il a fait comprendre qu’en cas d’attaque, l’armée russe irait donner un coup de mains).
              Et finalement, il a attaqué en premier, et ce faisant, il me semble qu’il a surpris beaucoup de monde.

              La situation avec la Finlande n’est en aucun point comparable, et en plus, il n’y a aucun conflit territorial entre les deux pays.

              1. durru

                Il n’y avait pas plus de minorité russe en Finlande en ’39. Les raisons étaient d’ordre purement stratégique et la situation n’est pas très différente aujourd’hui.
                Ne pas oublier que la demande d’origine de la Russie à propos de l’Ukraine était sa « finlandisation ».
                Que le pays qui a donné le nom au concept ne le suive plus, en rompant en passant les accords signés avec son voisin, ne doit pas être quelque chose de banal…
                Ça ne m’étonnerait pas du tout que la Russie réagisse. Avant l’entrée de la Finlande dans l’OTAN, comme ça pas de traité contraignant à respecter. Jdcjdr

                1. Pierre 82

                  Possible, je ne connais pas suffisamment le dossier. Mais ce serait un autre jeu que l’Ukraine de s’attaquer à la Finlande. S’il fait ça, Finlande dans l’OTAN ou pas, ce sera bien la troisième guerre mondiale qui prendra son envol.

                2. Grosminet

                  « Ça ne m’étonnerait pas du tout que la Russie réagisse. Avant l’entrée de la Finlande dans l’OTAN, comme ça pas de traité contraignant à respecter. Jdcjdr »
                  Non, effectivement, ne dites rien…
                  L’agenda est bien trop court pour ce genre de scénario, d’autant plus que les lèche-boules préférés des ricains, à savoir les rosbifs, ont déjà proposé un accord de défense réciproque temporaire… Ça plus le fait que l’affaire ukrainienne semble vouloir traîner…

                    1. Higgins

                      C’est fait. Faut pas avoir fait l’ENA pour deviner ce qui allait arriver. Les européens ont six mois pour redevenir intelligents : https:/ /insolentiae.com/la-russie-reduit-ses-livraisons-de-gaz-a-lallemagne-le-gaz-en-hausse-de-22-en-une-journee/

                    2. durru

                      @Major
                      « Faut pas avoir fait l’ENA pour deviner ce qui allait arriver. »
                      C’est plutôt « faut NE PAS avoir fait l’ENA… », amha.

              2. Nemrod

                Oui mais il me semble que les pays de l’OTAN sont tenus d’entrer en guerre simultanément…c’est même sa raison d’être.
                Et comme un conflit OTAN Russie me semble de plus en probable, la Finlande fait un pas vers la guerre.

                1. Higgins

                  Un tableau disons technique du processus qui est en train de s’enclencher (et l’erreur commise par les occidentaux) : http:/. /lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/05/12/l-elargissement-de-l-otan-le-temps-de-l-adhesion-est-elastiq-23047.html
                  Comme je l’ai lu ailleurs, c’est tout bénéfice pour le complexe militaro-industriel US. Pour l’Europe, c’est un naufrage programmé. Les russes ont pourtant prévenu mais il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre et de plus con que celui qui ne veut pas comprendre.

              3. Yanka

                « La situation avec la Finlande n’est en aucun point comparable, et en plus, il n’y a aucun conflit territorial entre les deux pays. »

                On trouvera bien un vieux conflit à propos d’un renne qui aurait compissé une borne frontière en 1922…

                  1. Pierre 82

                    C’est pas la Crimée ou le Donbass non plus…
                    Mais il serait rigolo de voir l’Allemagne exiger la Poméranie Orientale, mieux connue sous le sobriquet « d’enclave de Kaliningrad »

                    1. Yanka

                      Ce serait encore plus rigolo de voir les Allemands réclamer l’Alsace et, en Belgique, les « pays rédimés », comme on les appelle.

                    2. Jusnaturaliste

                      Le droit d’autodétermination des peuples devrait impliquer que chaque région devrait choisir sa destinée.

                      En Ukraine, les territoires russophones ont fait des référendums demandant leur indépendance, et la Crimée, pour être rattachée à la Russie. Il faut respecter cette volonté populaire. De même, la Catalogne aurait dû avoir le droit de quitter l’Espagne.

                      Et à ceux qui diront que les référendums étaient truqués, quand on voit les gros doutes de fraude en France et aux USA, c’est un argument qui ne tient plus.

    2. Higgins

      Les dirigeants finlandais jouent là un jeu dangereux comme le reste de l’Europe occidentale : https:/ /brunobertez.com/2022/05/12/la-finlande-joue-avec-le-feu-pas-seulement-pour-elle/
      On est vraiment dirigé par des TDC surtout quand on prend connaissance d’un tel rapport : http:/ /www.opex360.com/2022/05/12/pour-la-cour-des-comptes-la-disponibilite-des-materiels-utilises-par-les-forces-francaises-reste-souvent-insuffisante/ ou de cette info : http:/ /www.opex360.com/2022/05/12/pour-la-cour-des-comptes-la-disponibilite-des-materiels-utilises-par-les-forces-francaises-reste-souvent-insuffisante/
      Je traduis succinctement pour les non-initiés, il ne nous reste qu’un caleçon usagé.

      1. Pierre 82

        L’explication de l’article de Bertez concernant le comportement suicidaire des dirigeants européens à propos de leur pays ne me semble pas faire de doute: ils ont été achetés purement et simplement, sans doute l’affaire de corruption de plus grande ampleur jamais réalisée.
        En plus, ces minables ne sont même pas chers à acheter.

    3. pabizou

      En quoi Vlad serait il responsable de la connerie des finlandais ou des Suédois? Ils devraient être très contents si demain ils ont encore du gaz et après demain ils rejoignent les perdants européens . A leur place j’aurais même demander à rentrer dans l’euro avant qu’il ne vaille même plus le prix du papier .

  28. Mo’ Truckin’

    Une info récente :
    rapport sénatorial sur  » La reconnaissance biométrique dans l’espace public « .
    https:/ /www.senat.fr/rap/r21-627/r21-627-syn.pdf
    Bien lire les 4 interdictions car c’est exactement le contraire qu’ils feront.
    Comment dit-on  » enculés !  » en chinois ?

  29. Higgins

    HS mais un autre aperçu du naufrage en cours (au-delà des chouinages de circonstance) : https:/ /basta.media/caf-declaration-en-ligne-prestations-APL-RSA-AAH-numerisation-chaos-raconte-de-l-interieur

    1. Higgins

      Un clou en plus : https:/ /www.bvoltaire.fr/penuries-croissance-inflation-chiffres-en-main-leconomie-de-la-france-sous-macron-a-de-quoi-inquieter/

    2. Pierre 82

      Aaaah, le mankdemoyen…
      Par contre, simplifier le bouzin, ça ne leur viendrait pas à l’idée.
      Mais le problème premier, celui qui est à l’origine de tous les autres, c’est d’avoir voulu mettre une grosse majorité de la population sous perfusion étatique.
      Tant que les aides restent exceptionnelles, c’est gérable. Passé un certain seuil, c’est la chienlit.

Laisser un commentaire