L’éco-anxiété rend Jean Décroissant franchement marxiste

Quand on est jeune étudiant d’Agrotech Paris, filière de formation pour ingénieur dans l’agriculture et l’agroalimentaire, il n’est pas toujours simple de faire le buzz. Reconnaissons cependant une belle réussite à l’exercice mené par un petit groupe d’entre eux pour exprimer leurs soucis.

C’est une vidéo qui a largement fait parler d’elle ; c’est normal, elle a tous les bons ingrédients de la recette pratique pour une viralité d’actualité : tombée à un moment plutôt creux sur le plan politique (la campagne électorale n’intéresse personne ou presque, et l’actualité internationale est assez peu folichonne), elle permet à une poignée de jeunes ingénieurs d’expliquer leur façon d’envisager leur futur.

Le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’enrobent pas trop leurs pensées.

Voilà, c’est dit : « l’agro-industrie mène une guerre au vivant et à la paysannerie partout sur Terre ». Pire encore, tout indique selon eux que « l’innovation et les startup ne sauveront rien d’autre que le capitalisme ». Jolie tirade qui, si l’on y réfléchit plus d’une seconde, ne veut strictement rien dire. Une faible lueur qui s’allume lorsqu’ils expliquent ne croire « ni au développement durable » (la célèbre oxymore de Maurice Strong) « ni à la croissance verte » est vite mouchée quelques mots plus tard quand déboulent les habituelles enfilades de poncifs et de pleurnicheries sur l’agro-alimentaire qui (bien sûr) asservit les uns et rend malades les autres, parce qu’elle le fait exprès (et qu’elle est méchante).

Eh oui : comme souvent et par un manque d’analyse malheureusement devenu chronique en France, à un vrai malaise qu’ils ressentent lorsque, confrontés à l’incroyable dureté de la réalité du terrain, ils découvrent l’état critique de professions devenues impossibles, insensées et génératrices de malheur, ces jeunes font correspondre les discours bobo-écolo-mélenchon-NUPESques, aussi ridicules qu’inopérants.

Soyons clair : il s’agit ni plus ni moins qu’une énième resucée du « retour à la Terre » dans un discours qui sent bon le foin et la cigarette qui fait rire. Et en pratique, si ce retour fonctionne pour une petite minorité, il ne nourrit pas la majorité, loin s’en faut et n’a jamais constitué une solution, ni ici, ni ailleurs, ni maintenant, ni jadis et certainement pas dans un futur toujours fantasmé meilleur mais jamais réalisé au présent. En effet, après la présentation initiale de jobs et de carrières qui ne les intéressent pas, on trouve surtout un discours écologiste de gauche et parfaitement à la mode, badigeonné de ces bonnes intentions qui pavent les enfers les plus faméliques, discours qui vire d’ailleurs rapidement au plan collectiviste car après tout, c’est ça, la lutte contre le capitalisme.

Et si l’on peut souhaiter un retour à la nature et, pourquoi pas, un retour à une certaine forme de simplicité, on ne voit pas le début du bout du commencement d’un souhait réel de remettre en question ce qui les amène à ces constats : la vie impossible des agriculteurs, les dégradations et les errements qu’ils constatent tiennent beaucoup plus d’une sur-représentation bureaucratique délirante, d’un socialisme et d’un collectivisme absolument débridé, que du capitalisme pur et dur.

Oh oui, ils ont eu une expérience bien précise du capitalisme : celle du capitalisme de connivence, quasiment le seul qui existe encore en France (et dans beaucoup trop de pays occidentaux, du reste), par lequel l’État impose ses diktats au travers d’oligopoles restreints qui, en retour, bénéficient d’une immense chasse gardée et finement contrôlée par des avalanches de textes réglementaires…

Ainsi, pourquoi croient-ils que ces industriels dénoncés dans leur petit laïus font ces labels éco-conscients débiles qui amènent à pressurer les agriculteurs et mettent en place des process de fabrication, d’emballage et de commercialisation que ces jeunes branleurs dénoncent ? Précisément parce que toute la société, jeunes branleurs inclus, a réclamé à cors et à cris ces labels, cette éco-conscience et ces process tordus. Oh, pas directement, mais par le truchement de ces myriades de politiques écologiques et agricoles à tous les niveaux, depuis le moindre canton jusqu’à l’appareil européen tout entier, depuis des décennies, encore et encore.

Autrement dit, ils ne se rendent pas compte que leur attitude, celle-là même qu’on retrouve en réalité partout dans la société française et particulièrement bien lovée parmi les militants NUPESques, écolo-boboïdes et autres nouveaux néoruraux improvisés, c’est aussi une des sources de ces problèmes, si ce n’est la principale.

Et les voilà qui se réveillent maintenant, expliquant qu’ils ne croient pas au développement durable.

C’est très bien, mais c’est trop tard : cela fait des trouzaines d’années qu’on pousse ce concept (qui date des années 70), qu’on pousse l’idée que l’humain est un virus polluant sur la planète, qu’on insiste sur le fait qu’il détruit tout et détraque le climat depuis 30 ou 40 ans au moins et qu’on se sert de cette fable pour augmenter le pouvoir d’intervention de la force publique, de l’État et de ses institutions pléthoriques.

Ce qu’ils dénoncent, c’est précisément le résultat de choix toujours plus politisés, et pour tout dire, toujours plus marxistes, imposés dans l’agriculture et non le libéralisme débridé qui, pour rappel utile, imposerait la réduction des contraintes, des lois, règlements et directives étouffantes, et non leur augmentation stratosphérique typique de la bureaucratie socialiste d’essence quasi-soviétique que nous subissons tous actuellement.

Et pour lutter contre cet étouffant marxisme si ce n’est dans le nom, au moins dans les faits, que proposent-ils ? De pratiquer au quotidien « une écologie populaire, décoloniale et féministe », d’aller rejoindre une ZAD (à Notre-Dame des Landes), de faire « des ateliers vélo autogérés »… En somme, du marxisme.

Alors oui : qu’ils aspirent à des choses différentes de ce qu’ils ont vu, tant mieux et à vrai dire, ce n’est pas discutable : chacun choisit son chemin. Qu’ils cherchent autre chose que les bidules technobranchouilles qu’on leur vend à Paris et dans leurs cercles étudiants, pourquoi pas et après tout, tant mieux : ce monde a besoin de tous les caractères et ceux-là, clairement, ne sont pas faits pour mener la vie qui semble avoir été tracée pour eux. Leur réveil leur sera peut-être bénéfique et s’ils ne se sentent pas l’âme d’un cadre citadin, découvrir tout ce que le monde peut offrir est une excellente expérience.

En revanche, il est totalement lunaire de justifier cette découverte – fort tardive – de l’inadéquation entre leurs valeurs et leurs études par une nécessité de combattre le capitalisme ou une volonté de faire de l’écologie biosyntonisée décoloniale et mon cul sur la commode.

Car il est bel et bien lunaire de croire que leurs petites lubies « populaires, décoloniales et féministes » constituent une solution pour le plus grand nombre ou même une voie possible pour simplement nourrir ceux qui sont autour d’eux (sans parler de ceux qui arrivent, soit dans les générations futures, soit par immigration de plus en plus massive).

Imaginer que faire paysan-boulanger-brasseur – pour être à la mode et comme ils le proposent – conviendra à une majorité, ou plus simplement permettra à plus que quelques uns de se nourrir honorablement, c’est se bercer d’illusions : comme leurs aînés il y a 50 ans partis élever des chèvres dans le Larzac, très peu y sont restés (et au passage, ceux qui sont revenus, épuisés de leurs expériences malheureuses, se sont pour beaucoup empressés de consciencieusement pourrir la vie des générations actuelles).

Enfin, on ne pourra pas passer sous silence l’écart entre leur situation et celle du reste de la jeunesse, non pas celle qui les applaudit, dans la salle en face, confortablement carrée dans les fauteuils accueillant de l’amphithéâtre où la soirée se déroulait, mais bien cette jeunesse qui subit 24% de chômage actuellement et qui va continuer à galérer franchement. Pour nos fiers « bifurqueurs », il est assez probable que le passage par Pôle Emploi n’aura pas le même sel que pour tous les autres qui auraient bien goûté au luxe de leur formation (le coût moyen de formation d’un ingénieur est de 33 000 euros sur 3 ans, financé très majoritairement par nos impôts), ou qui, à leur grand dam, n’ont pas été sélectionnés au concours à quelques places près, places prises par ces branleurs.

En somme, ils font ce qu’ils veulent avec leur diplôme mais au final, tout ce beau discours n’est qu’un énième signalement vertueux et il ne peut qu’être consternant quant à l’avenir réel de tout le pays, qui semble ravi de démotiver sa jeunesse.

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Commentaires313

  1. Higgins

    Totalement HS mais bougrement intéressant : https:/ /meta-defense.fr/2020/12/10/les-porte-avions-sont-ils-desormais-trop-vulnerables-pour-etre-utiles/

    1. Roanna

      On peut en tirer les conclusions que l’on veut, il n’y a pourtant qu’une chose qui compte pour un PA à un moment donné, c’est de ne pas être vulnérable et pour l’instant ils le sont tous.
      Etre invulnérable en temps de paix ne sert strictement à rien. Visiblement, d’après l’article, déjà pendant la guerre froide les PA étaient en danger face à l’URSS et c’est encore le cas aujourd’hui face à la Russie.
      Déployer une telle armada pour aller conquérir un petit pays sans ressources et sans défence c’est prendre une presse hydraulique pour enfoncer un clou.
      Quand il y a du répondant devant ils sont obsolètes après on en tire les conclusions qui vont bien.

    2. Roanna

      Je me pose tout de même une question.
      Est-ce qu’en FR, le Clem., le CDG et d’autres plus anciens ont-ils été vitaux pour le pays?
      Pour l’instant le CDG n’a servi qu’à envoyer « 3 roquettes » sur une usine désafectée en Syrie et encore sur la décision du prince pour montrer qu’il sait jouer avec les grands.

      1. Higgins

        En 82-83, les deux PA (Foch et Clémenceau) sont restés plusieurs mois au large du Liban. C’est avant tout un outil politique, une base aérienne projetable.

  2. Ned Kelly

    HS aussi mais absolument sidérant :comparer les résultats images de ces 3 recherches sur Google :
    1) happy asian woman 2) happy black woman 3)happy white woman
    C’est juste incroyable. Si ce n’est pas de l’endoctrinement..

    1. Pheldge

      c’est, euh, enfin, euh, ah oui, c’est parce que, voilà ! faut pas être surpris que les géants de la tech, dont les cadres ont souvent été formés dans des universités progressistes, aient envie « d’éduquer le peuple », pour son bien, bien sûr.

      1. Pheldge

        zut, j’ai oublié l’essentiel :
        support.google.com/websearch/thread/78252870/why-are-the-search-results-for-happy-white-woman-so-different-from-black-or-asian?hl=en

            1. Murps

              Je tombe des nues en découvrant cette vidéo de chaine parlementaire.
              Je n’y crois pas.
              C’est pas possible.
              C’est un fake.
              Tous les journalistes se sont laissé avoir et Laurence Rossignol n’a jamais pu poser une question pareille.

              En tout cas, c’est drôlement bien fichu et très drôle.
              Par contre j’imagine que Mme Rossignol portera plainte pour une utilisation abusive de son image qui la ridiculise.

              1. Pierre 82

                Il semblerait que ce ne soit pas un fake…
                Donc pendant que les pays occidentaux se dirigent de manière de plus en plus certaine vers une guerre mondiale, comme des somnambules (dixit Guaino), notre sénat s’occupe de choses importantes.
                Et dire qu’on se foutait de la gueule des Byzantins qui discutaient du sexe des anges alors que les Ottomans étaient en train de prendre la ville.
                Enfoncés ,les Byzantins.

    2. Jacques B.

      L’endoctrinement passe aussi par la pub. Je ne sais plus qui a démontré que les couples mixtes blanc-noir y sont quasiment exclusivement avec un homme noir et une femme blanche, l’inverse n’arrivant presque jamais.

      Sinon, marrant, tapez donc « happy white man » sur Google… vous y verrez presque autant d’hommes noirs que d’hommes blancs (alors que si vous tapez « happy black man » vous ne trouvez que des hommes noirs, logique).

      Le multiculturalisme – enfin, surtout dans un sens – est un passage obligé, qu’on vous dit.

        1. LeSUBVERSIF

          « Y aurait-il de la part de la gente féminine une préférence à peine voilée pour des gars bien montés? »

          ben si c’était ton cas tu aurais le début d’une réponse non? 🙂 ok je sors…→

  3. LeSUBVERSIF

    Aux étudiants d’agrotech:
    Halleluia ! La question c’est pourquoi ils disent tout fort et tout haut cela maintenant? prise de conscience soudaine? j’en doute …avenir professionnel bouché..et donc plus à rien perdre? surement… la 6 ème extinction est en marche mes amis il est trop tard!

  4. LeSUBVERSIF

    « les dégradations et les errements qu’ils constatent tiennent beaucoup plus d’une sur-représentation bureaucratique délirante, d’un socialisme et d’un collectivisme absolument débridé, que du capitalisme pur et dur.  »

    si il n’y avait que la bureaucratie qui était délirante..pfff….t’y est pas (ou plutôt plus) mon pauvre, faudrait mettre à jour ton logiciel….on est plus dans une question de socialisme, communisme, libertarisme ou ce que tu veux! ce qui se joue FONDAMENTALEMENT c’est d’un côté LE MONDIALISME (ne pas confondre avec la mondialisation hein!) et le SOUVERAINISME (à ne pas confondre avec le Nationalisme hein!) pour faire bref,soit tu es du coté de schwab et de son grand reset; soit du côté de Poutine !

  5. LeSUBVERSIF

    « le libéralisme débridé qui, pour rappel utile, imposerait la réduction des contraintes, des lois, règlements et directives étouffantes, et non leur augmentation stratosphérique typique de la bureaucratie socialiste d’essence quasi-soviétique que nous subissons tous actuellement. »

    On appelle ça aussi le CAPITALISME NEOLIBERAL! c’est moins sexy moins vendeur…mais plus réaliste! et ‘est justement cette réduction des contraintes, des lois, des règlements et directives comme tu dis qui a foutu un putain de bordel et foutu dans cette merde depuis des décennies! on aura beau essayé de sauver le soldat libéralisme ou libertaire..;les faits sont têtus!

    1. P&C

      le capitalisme libéral se caractérise au contraire pour une orgie de réglementations, lois, et normes. Leur application est à géométrie variable.
      Celles ci ont un rôle dans la construction et le maintien des oligopoles.

      Un autre fait important, souligné par Graeber dans Bullshit jobs : les administrations publiques et privés tendent à se confondre.

      (si les lois anti trust étaient appliquées, google, facebook, et apple seraient démantelées depuis longtemps).

      1. LeSUBVERSIF

        Une réglementation à « géométrie variable » comme tu dis n’est plus une réglementation! ça ne serait pas plutôt ‘ la liberté’ ou « la main invisible » non? 🙂

  6. LeSUBVERSIF

    …pour que le bipède sorte de son propre guêpier (cas de le dire) il faudrait qu’i s’inspire et médite sur la notion d’écosystème, de biotope….il suffit d’observer les animaux (les autres)qui EUX s’adaptent à leur milieu, interagissent en bonne intelligence avec les autres espèces…alors que ce crétin de bipède (dont je malheureusement partie) fait tout l’inverse…vous en connaissez vosu d’autres espèces qui agissent comme le bipède? ‘c’est pour cela qu’il est voué à s’auto-détruire ..comme disait Brassens:  » quand on est con, on est con.. »

    1. P&C

      C’est l’énergie abondante et la technique qui a permis de nous en affranchir.

      Regardes les civilisations pas si passées : tiens, l’eucalyptus antique, vu que je cite Pharaon en permanence.
      – la base : les crues du nil, qui assurent des récoltes fantastiques… souvent. Et parfois que dalle, plusieurs années de suite.
      – travail à la main, outils rudimentaires, productivité par paysan faible.
      – le reste du pays est aride, il n’y a presque pas de bois de construction, ni d’étain pour faire des outils en bronze.

      – solutions :
      — interdiction de l’export d’étain, envoi de marchands pour en importer (Epidemais le phénicien allait en chercher jusqu’en Angleterre !)
      — export de céréales massif.
      — import de bois de construction en provenance du Liban, mise en place de lois pour le conserver et le réutiliser au maximum.
      — 80% des gens étaient paysans.
      — villes et villages autour du nil.
      — administration de scribes (l’écriture a été inventée… pour la comptabilité).
      — greniers nationaux qui stockent pour 9 années de grain, gérés par les prêtres.
      — lois anti corruption et détournement de stocks extrêmement sévères. En général, les codes de lois de l’époque sont d’une dureté qui ferait frémir un libéral ou un gauchiste.

        1. Pierre 82

          Donc tu veux taper « Egypte », et ton correcteur te met « eucalyptus »?
          Il est grand temps de faire ton PC ou ton smartphone passer au garage pour la révision.

          1. Pheldge

            sans être méchant, je pense plus à un problème soudain, apparu « entre la chaise et le clavier » parce que là, on n’est plus dans la correction orthographique usuelle … 😉

      1. LeSUBVERSIF

        je vois pas vraiment où tu veux en venir à ce que je dis…tu veux démontrer quoi que le mondialisme est inhérent à la nature humaine?.. et c’est bien justement cette énergie soi-disant « abondante « qui créé sa perte au bipède! il a cru cet imbécile qu’elle était illimité et « gratuite » . On voit la facture aujourd’hui et elle va être très salée.. un gamin de 8 ans comprendrai la supercherie à faire croire que la population mondiale peut vivre comme un parasite/occidental ( c’est un pléonasme) alors qu’il faudrait au moins 4 planète terre.

        1. Pierre 82

          Petite nuance, Mr Subversif.
          Ce n’est que très récemment (une génération ou deux, grand max) et sur une partie de l’humanité assez minoritaire (en gros: l’occident) que les gens ont pensé que l’énergie était illimitée et gratuite.
          Personne ici ne pensait ça il y a 50 ans, et nulle part ailleurs sur la planète ne pense une chose aussi débile.
          Et encore, parmi les occidentaux, une très grosse quantité de gens le sait très bien, puisque pour eux, rien n’est ni gratuit, ni illimité, et ne l’a jamais été.

          La généralisation que vous faites entre « urbains éduqués occidentaux, gagnants de la mondialisation » et l’ensemble des bipèdes me semble abusive.
          Ce n’est pas parce que les médias et l’éd’nat le disent que tous les gens le pensent. Comme ils savent (ou le pressentent) qu’à la fin, ce seront eux qui passeront à la caisse pour régler l’addition, les classes les moins éduquées espèrent juste que ça ne pète pas trop brutalement. De là à croire que ça va durer éternellement, il y a de la marge.

        2. durru

          4 (quatre), ni plus, ni moins. Purée, y’en a qui savent calculer avec précision, y’a pas à dire !
          Je ne sais pas si Malthus avait les mêmes compétences en calcul, mais il s’est foiré tout aussi en beauté. A ne pas comprendre la différence entre quantitatif et qualitatif, quand toute l’évolution de l’homme montre le contraire, bel exemple de modestie, à l’image de tous ces hédonistes ayant lâché leur hubris côtoyer les étoiles.

          Y’avait-il des civilisations prospères avant l’agriculture ?
          Qu’est-ce qui a permis d’éradiquer la famine ?
          Grâce à quoi tu peux venir nous pontifier ici de tes aberrations ?
          Etc, etc. Tu ne sais pas de quoi demain sera fait, mais tu sais, par contre, qu’on va tous mourir. Bref.

          1. P&C

            Il y a eu des civilisations nomades : turcs, scythes, sarmates, mongols…
            Mais de là à parler de prospère… la richesse chez les mongols était la possession de chameaux de bactriane et de yaks pour leurs qualités (laine, excellent animaux de bat…), y compris celles de leurs m*rdes (bien sèches, parfaites pour la kouisine)

  7. Cormery

    Le crescendo dans la pertinence (un énième signalement vertueux, c’est bien cela) s’ouvre sur une phrase cruelle, a fortiori son étrange dyslexie sur le nom de l’établissement, pour ce monument historique qu’est l’Agro: eh oui le sommet de l’ex-filière maths sup bio, école d’application de l’X, ne fait pas ou plus rêver à hauteur de sa sélectivité.
    Mais c’est précisément pour cela que le buzz créé par ces huit caricatures de caricature est plutôt positif pour l’école:
    pour un basketteur, refuser haut et fort de jouer en NBA au motif que l’Amérique c’est mal, c’est surtout clamer en creux qu’on est du meilleur niveau.

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