L’Éducation nationale empile les réformes comme les mauvaises grippes

La réforme des lycées donne déjà ses fruits et pas de doute, ils sont mûrs, ils sont juteux et pleins de vitamines !

Mise progressivement en place depuis 2018, cette réforme a ainsi abouti depuis l’année dernière à se passer complètement de mathématiques dans son tronc commun à partir des classes de première, ne laissant cette matière que pour les filières scientifiques. Joie, délivrance et décontraction pour une grande quantité d’élèves pour qui les mathématiques n’ont constitué qu’une forme élaborée de torture mentale tout au long de leur cursus scolaire, cette suppression leur a donc permis de se consacrer pleinement à toutes les autres matières (langues, histoire, géographie, français notamment) dont ils allaient faire leur miel lors de leurs études supérieures.

Las : une partie de ces mêmes élèves se retrouve à présent quelque peu déconfite lorsqu’il s’agit de candidater pour les études supérieures de leur choix qui, elles, réclament ou bien un niveau suffisant en mathématiques ou, pire, d’avoir continué cette matière bien au-delà de la classe de seconde. Patatras, les choses deviennent complexes : au moment de s’inscrire sur Parcoursup, certains découvrent l’horrible réalité que l’inscription en faculté d’économie (par exemple) nécessite un niveau en mathématiques qu’ils n’ont plus.

Bien évidemment, ici, on devra s’interroger sur le raisonnement obscur qui s’est mis en place dans la tête de ces élèves pour d’un côté s’inscrire sciemment dans les classes de première et de terminale ne comportant aucune option de mathématiques avec, dans le même temps, la ferme intention de poursuivre leurs études dans des disciplines pour lesquelles les mathématiques, si elles ne constituent pas un pilier fondamental, n’en sont pas moins présentes et indispensables.

Certes, ce niveau d’inconséquence portera à sourire pour des jeunes qui prétendent assez vite à participer à la société et, plus alarmant, frétillent d’aise à la perspective de voter et s’engager politiquement pour certains d’entre eux…

Cependant, ce constat ne devra surtout pas faire oublier que ce pataquès vient s’ajouter aux trop nombreux autres qui s’empilent maintenant depuis des années pour tout ce qui touche l’instruction des enfants français : alors que l’Éducation nationale permettait jusque dans les années 70 de former des individus aptes à s’insérer dans la société, les décennies suivantes ont violemment bénéficié de chacune des lubies du moment, de réformes toutes moins habiles et pertinentes les unes que les autres et la mise en place de systèmes d’orientation qui ont spectaculairement échoué à produire autre chose qu’un désastre.

Il faut ici évoquer l’incompétence fulgurante des ministres et des administrations qu’ils ont, les uns après les autres, fait semblant de cornaquer dans le marais putride dans lequel l’équipage s’est enfoncé depuis des lustres et continue d’y barboter calmement.

Doit-on réellement s’appesantir sur les ratages, maintenant multiples et retentissants, de Parcoursup qui, d’année en année, étonne par sa capacité à inventer des situations toujours plus ubuesques, à laisser sur le carreau des étudiants, à produire des affectations farfelues et à ne pas tenir compte ni des souhaits ni des réalités de terrain ? On pourra arguer que seul un tout petit pourcentage d’élèves se retrouve consciencieusement embrouillé (pour ne pas dire broyé) par ce système mal fichu, mais même un petit pourcentage, sur un grand nombre d’étudiants, cela finit par faire beaucoup.

Et à la fin, c’est toujours trop pour quelque chose qui devrait se passer sans anicroches au point que même le chef de l’État, pourtant pas réputé pour être en prise directe avec la réalité, finisse par admettre que ce truc est une usine à gaz stressante, rejoignant en cela les témoignages (nombreux) de ceux qui ont dû l’expérimenter.

Quant au reste, force est de constater que malgré l’empilement frénétique de réformes, le niveau scolaire des Français ne s’améliore pas, au contraire. Tout se passe comme si la succession de ministres hétéroclites n’avaient absolument pas aidé l’institution à simplement faire son travail, au contraire même. C’est à se demander si les efforts n’ont pas été portés, de façon systématique et avec application, sur à peu près tout sur ce qu’il ne faut pas faire.

Les exégètes des enquêtes de niveau scolaire menées ces dernières décennies multiplient les tergiversations, les euphémismes et les atermoiements pour ne surtout pas regarder la réalité en face et avouer que le Roi est nu, ou qu’il est, au mieux, vêtu de fripes rapiécées : la France n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut il y a 25 ans, et à plus forte raison il y a 50 ou 100 ans.

Tant et si bien que la récente suppression des mathématiques du tronc commun des classes de première et de terminale a provoqué des dégâts déjà visibles, une paire d’années après cette magnifique initiative, au point tel que l’actuel ministricule en charge du Titanic éducationnel français a été obligé de convenir qu’il y avait un souci et qu’il fallait faire marche arrière : dès la rentrée 2023, les mathématiques reviennent dans le tronc commun.

Mhmh enfin, en théorie… Les dissensions se creusent entre la tête du ministère et l’administration, pour laquelle rien n’est réellement acté. Si vous êtes élève en 2023, bonne chance pour savoir ce qui va se passer exactement…

En somme, le bordel incompréhensible qui a présidé à l’instigation d’un Parcoursup finalement mal fichu et encombrant n’a pas été contenu et le voilà qui perfuse maintenant toutes les strates de l’administration scolaire française. Le programme, les options, la nature précise du tronc commun et ce qu’on doit faire ou ne pas faire n’est plus qu’une vaste soupe conditionnelle et floue. Pour tout dire, on dirait les douzaines de pages de protocoles sanitaires que Blanquer et sa fine équipe de malades mentaux ont pondu pendant la crise pandémique en espérant rendre simple le fatras d’injonctions contradictoires qui constituait la position officielle du gouvernement en la matière.

Dans ce bouillon opaque de réformes indéchiffrables ajoutées les unes aux autres, l’élève n’est plus qu’une variable d’ajustement. Et comme de surcroît, tout a été fait pour qu’il ne soit pas de plus en plus autonome et affûté, mais exactement le contraire, on ne parvient qu’à une unique conclusion : ce pays est foutu.

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Commentaires568

        1. Aristarkke

          Lis mieux au lieu de te réjouir de médire en inventant le prétexte!
          Mon commentaire sur les perles est à la même heure que celui-ci

    1. Berdol

      Ne perdez pas de temps avec vos couillonnades recuites, je préfère vos commentaires concrets sur le thème du jour plutôt que votre petit jeu fatigant de vieux pirates de contrebande. En bref pour accéder aux vrais commentaires, il faut en passer plus de 20 les bons jours sur le même thème imbécile de vieillards caducs qui ne se souviennent plus que des jeux de leur prime enfance : preum !

      1. Oreliane

        Sinon, vous pouvez passer aux 20 suivants…
        Quant aux vieux pirates de contrebande, vieillards caducs, ils pourraient très certainement vous en remontrer sur le respect, la politesse, je ne vous salue pas !

  1. Le Gnôme

    Toujours dui pessimisme, nos chères têtes blondes, brunes ou crépues seront incollables sur la ta théorie du genre, la préservation de la planète et les méfaits du capitalisme. On ne saurait tout avoir.

  2. Stéphane B

    Et si un gamin suit les maths en première, car ses parents ne veulent pas qu’il les lâche, il se retrouve alors avec un niveau scientifique alors que les maths anciennement littéraire lui aurait mieux convenu. Il n’y a pas pas la souplesse qui existait avant et qui dépendait du niveau voulu. Soit c’est math scientifique, soit c’est rien du tout.

  3. Le téméraire

    Pour les études d’économie, ce n’est pas choquant qu’il n’y ait pas de mathématiques. Nos “économistes” actuels créent de l’argent sans produit en face, et passent leur temps à faire des soustractions de pognon là où il n’y en a pas encore. Si ils doivent comprendre les mathématiques, ça va aller à l’encontre du dogme socialiste 1-1+1=3.

    Quant au reste, le repas en famille est l’occasion de reinstruire correctement nos enfants. Nous aussi on est dans la deconstruction… de ce que dit l’Ednat.

    1. Pythagore

      Oui, je trouve le patron très exigeant. Nous avons bien un pétillant et compétant ministre de l’économie, agrégé de lettres modernes. On voit bien qu’il n’y a pas besoin de maths pour faire de l’économie.
      Même si ce fut une longue descente depuis les années 70, je crois que c’est belle-qui-sème qui a véritablement mis le clou dans le cercueil de l’edNat. J’ai l’impression qu’elle a mis un grand plaisir à détruire ce qui restait encore de plus ou moins viable.
      Il ne faudrait pas non plus oublier le rôle des syndicats défendant plus l’idéologie gauchiste que la performance de l’instruction tout en affirmant qu’ils se battent pour le bien de tous.

      1. durru

        Les syndicats défendent bien l’intérêt de tous. De tous les profs.
        Même sans idéologie, ça suffit largement pour obtenir les résultats qu’on observe.

      2. Dom17

        Peillon a saccagé le primaire, NVB a déconstruit le collège (en particulier les programmes de maths…) et Blanquer s’est attaqué au lycée. Si ce n’est pas un programme, qu’est-ce donc?

    2. Hari Seldon

      Oui, même sans aucune formation en mathématiques, on voit que les économistes français savent manipuler des concepts avancés tels que les nombres imaginaires.

      Rien besoin de plus, après tout, pour faire tourner un pays qui devient imaginaire lui aussi.

        1. Dom17

          Tout à fait. Depuis que l’INSEE comptabilise les chômeurs, les chiffres s’écartent des relevés de Pole Emploi.
          Pareil pour la démographie. Quand l’INSEE avoue qu’en 2015, elle a procédé à un “ajustement” suite à un “changement de questionnaire” pour les chiffres de la mortalité (ce qui a produit un bond de 6% de 2015 à 2016), on se demande à quoi correspondent les chiffres et à quoi sert l’état civil. Il faut croire que c’est plus simple de bricoler des stats que de faire des additions…

    3. herve_02

      ne confondez pas économie et économétrie…

      feu bernard marris avait réussi à arracher une chaire en économie et société en plus de économie et mathématiques.
      quel dommage qu’il fut tué avant que ce projet fut mis à exécution. la prépondérance des mathématiques en économie arrive à construire des modèles qui ‘existent que sur le papier qui démontre en creux la “précisions” des “prospectives” économiques.

      1. Pierre 82

        L’utilisation massive de statistiques, de données brutes, et de leur triturage dans tous les sens est également une source de déclin de la manière dont on travaille.
        On fait de la “statistique” en oubliant à quel point des données brutes sont très sensibles au moindre biais, en lieu et place de réfléchir à ce qu’on fait.
        L’exemple le plus frappant est la manière dont on a traité le covid, où des milliers de médecins, bien diplômés et bien forts en maths, n’ont même pas compris que la manière dont on a traité le problème (ne pas soigner en attendant le vaccin) était résolument absurde et contraire à la bonne pratique (et à la déontologie) et se sont mis à croire que la statistique allait donner la réponse à tous les problèmes scientifiques et médicaux.
        L’enseignement supérieur est devenu une usine à singes savants, capables de réciter leurs cours, tout en étant d’une intelligence assez moyenne.

  4. Popeye

    mode “vieux con”/ON
    c’est moi ou je trouve que ce post ayant trait à l’éducation dite nationale, donc à la baisse du niveau scolaire, comporte au moins une coquille et une faute d’accord du participe passé?
    Serait-ce délibéré de la part de m’sieur le Taulier?
    “…cette réforme a ainsi aboutit depuis l’année …”
    “…le bordel incompréhensible qui a présidé à l’instigation d’u Parcoursup finalement mal fichu….”
    Mode “vieux con”/OFF

  5. Higgins

    Si encore la fin des mathématiques pour certaines filières avait eu pour corollaire une mise en avant des “humanités”, ça aurait pu marcher. Ça le rappelle lorsque j’ai passé le bac, il y a bien longtemps. A l’époque, les bacs dits généraux étaient quatre : A (littéraire), B (économie avec un niveau en maths inférieur à D), C (maths, physique) et D (sciences naturelles). Les autres filières étaient des bacs techniques dont le E qui allait le programme de C et un contenu technique. Il y avait trois types de seconde : A , B ou C. Déjà, la seconde C attirait une majorité d’élève. Contrairement aux deux autres, elle autorisait, en fonction du niveau enregistré, de continuer en C, en D, en B ou en A. L’inverse était extrêmement difficile. Il n’était pas rare de voir des élèves commencer en C, passer en B, et terminer en A. Cette dernière, sauf dans des filières bien précises comme les langues, était souvent devenu, à son corps défendant, la poubelle des trois autres. Au moins permettait-elle de s’engager avec une bonne chance de succès dans des études supérieures à dominante littéraire. J’ai vu la dégradation avec mes enfants, heureusement tous tirés d’affaires désormais. Mais je serai inquiet si l’un d’entre eux devrait intégrer le secondaire actuellement.

    1. Gerldam

      Il y a un peu plus longtemps, il y avait une filière d’élite (oh le vilain mot!) qui se nommait A’ et dans laquelle on faisait autant de français-latin-grec que les lettres et autant de maths-physique que les sections scientifiques.
      Cela faisait de futurs ingénieurs qui savaient un peu de grec et qui avaient une culture plus large. Avoir lu Platon dans le texte ou Aristophane ne peut jamais faire de mal.

      1. pierrequiroule

        Objection : J’ai fait A avec une demi-heure de math par semaine .
        Les “intellos” étaient les C qui faisaient math , physique et latin + les autres matières ( français , histoire ,géo etc )

        1. Waren

          A mon époque, fin des années 80:
          A1, Français/math
          A2, Français/langue
          A3, Français/arts

          Et dans toutes ces sections, il y avait un minimum d’une heure de math. En A1, c’était même 3 ou 4 heures.

          Et pour Higgins, j’ajoute les précisions suivantes:
          D’: agriculture
          F1-F12: technique
          G1-G3: gestion
          H: informatique

            1. herve_02

              la filière H était informatique et “mathématiques” (pratiquement que des statistiques). Cela emmenait vers de l’informatique de gestion.

        2. Théophile

          On pouvait avoir son bac C avec le français (1ère), la philo, la LV1, les maths et la physique. Il fallait assurer avec les maths et la physique et on n’avait pas l’oral de rattrapage sur d’autres matières.
          La série C était alors beaucoup plus spécialisée que “S maths” car depuis on a affaibli les maths et la physique mais renforcé tout le reste (HG, LV2, SVT,…). S est ensuite devenue une série généraliste préparant aussi bien à Sciences Po qu’à Maths sup…mais les élèves envoyés en Maths sup étaient depuis quelque temps d’un niveau insuffisant en Maths.

          1. Higgins

            En S, il y avait, si j’en crois mes souvenirs, trois filières correspondant peu ou prou aux anciennes filières C et D (plus une troisième ?). Je ne me prononce pas sur le niveau de Maths et de Physique correspondant.
            Pour le BAC D 1980, les niveaux en Maths et Physique étaient plutôt bons. Lorsque je me suis replongé dans ces matières dix ans plus tard (niveau sup et spé et légèrement au-dessus), les bases étaient bien là et solides.

      1. durru

        Aussi, si on cherche la petite bête, les dégâts des reformulations de dernière minute :
        “sur à peu près tous sur ce qu’il ne faut pas faire”

  6. durru

    l’élève n’est plus qu’une variable d’ajustement
    Ça serait pas ça, le vrai problème dès le début de la chute ? Perso, je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu un quelconque changement à ce sujet ces derniers temps, juste des confirmations. Dans la droite ligne de ce qui se passe un peu partout, ils ne font plus d’efforts pour se cacher…

    1. Nemrod

      Bien sûr.
      Il y a des lustres que l’EDNAT est un lieu de pantouflage ou à peu près tout le monde se fout de l’élève.
      Le gauchisme dans lequel marine le tout n’arrange rien.

    2. Cerf d

      C’est le cas depuis le début de l’instruction publique. A l’origine le but était de faire des soldats prêts à aller se faire tuer en 1914. On pensait juste qu’il était mieux d’avoir des soldats instruits.

      1. Aristarkke

        Il fallait surtout que la Ripoublique tînt son rang face aux enseignements des écoles et collèges aux bons soins de l’Eglise Catholique, accusé d’anti-républicanisme aggravé. Assurer une éducation républicanophile était le but profond et le paquet avait été mis à cette fin…

      2. Higgins

        Fin XIXème, début XXème, on vendait aux écoles des fusils en bois pour faire faire de l’ordre serré aux élèves (que les garçons) en vue de les préparer au service militaire. Celui-ci durait entre deux et trois ans (ça dépend des époques) et se basait sur la Nation en armes comme en 1792. La troisième République s’est construite autour de deux piliers indissociables : l’instruction laïque obligatoire et le service militaire (les femmes n’avaient pas le droit de vote). Ça n’a pas trop mal fonctionné. La République pédale dans la semoule depuis que le système éducatif a été mis à bas et depuis que la conscription a été arrêté.

  7. Gerldam

    Comme partout ailleurs, les ministres passent, les hauts fonctionnaires restent.
    Une partie de ces hauts fonctionnaires, énarques, avaient opté pour l’éducation nationale (une section peu prisées d’habitude) lors du classement de sortie de la promotion Voltaire (celle d’un certain Hollande) par pure idéologie. Les conséquences s’en font encore sentir. Le gauchisme a envahi l’EdNat avec les catastrophes inévjtables avec ce genre de tarés.

    1. breizh

      C’est consubstanciel à la création de l’ENA (par Maurice Thorez) : recréer un mandarinat qui a fait tant de bien à la Chine au 18è/19è siècle.

      concernant la réforme du lycée, le but était de pallier le manque de profs (de maths) : il suffit de supprimer les cours, le reste n’est que de l’habillage.

      1. Higgins

        PA Martin indique bien que ce n’est pas tant l’école qui est à mettre en cause que l’évolution qui s’est faite jour une fois que le stock de ceux qui avaient vécu la guerre, et risqué souvent leur peau, a été épuisé. Depuis une bonne trentaine d’années, et ça se vérifie dans toutes les “grandes” écoles, il faut avant tout être conforme. Je l’ai vécu à titre personnel. Tout était ouvert aux maîtres de l’intégrale triple, par contre en culture générale, c’était le néant absolu. Ça a été corrigé depuis mais le prisme est encore très fort et il ne fait pas bon, quand on se rapproche des sommets, à contredire la doxa en cours. Lors de la première guerre du Golfe, lors du briefing préparatoire à la première mission de bombardement, une personne s’est élevé contre le principe d’une attaque à basse altitude, doctrine officielle en vigueur. Il a pris un vol bleu pour la métropole dans la foulée. Le raid s’est bien passé mais un avion a été touché par un missile et un pilote a eu son casque transpercé par une balle. Tous les autres raids se sont déroulés à moyenne altitude. Les anglais, qui ont persévéré, ont perdu plusieurs avions et pilotes.

      1. herve_02

        je ne le crois pas du tout.

        je ferrais juste remarquer que le niveau des universités américaines s’éffondrent tout autant, et là les ministre français (et nos fonx) n’y sont pour rien (je pense)

        1. Mitch

          je ferrais juste remarquer que le niveau des universités américaines s’éffondrent tout autant, et là les ministre français (et nos fonx) n’y sont pour rien (je pense)

          Mais oui, mais oui, remarque pertinente une fois de plus. Il faut vraiment arrêter de répéter bêtement ce que tu entends sur la Pravda et essayer de faire un petit effort de documentation

          Les universitées US (je parle de la ‘cream of the crop’) sont toutes dans le top 15 du classement de Shanghai 2022. Sur les 15 premières 13 US et 2 UK. Elles occupent aussi massivement le top 50 mondial.

          C’est d’ailleurs là-bas que se tirent à présent les meilleurs grancais (ou alternativement le trio Cambridge / Oxford / Imperial College)

          Harvard University États-Unis
          Stanford University États-Uni
          MIT États-Unis
          University of Cambridge Royaume-Uni
          University of California, Berkeley États-Unis
          Princeton University États-Unis
          University of Oxford Royaume-Uni
          Columbia University États-Unis
          California Institute of Technology États-Unis
          University of Chicago États-Unis
          Yale University États-Unis
          Cornell University États-Unis
          University of California, Los Angeles États-Unis
          Johns Hopkins University États-Unis
          University of Pennsylvania États-Unis

          Le pire c’est le déni. Comment soigner un malade s’il refuse d’admettre qu’il est malade et/ou s’il refuse de reconnaître l’origine du mal et le type de maladie.

          1. durru

            Je crois qu’il y a quand même certains biais dans ce classement (la page wiki EN en parle, par exemple).
            Je veux pour exemple le classement de Paris-Saclay, première de l’UE et en dehors du duo US-UK de manière plus générale. Je n’ai pourtant pas l’impression qu’elle soit aussi demandée et appréciée à l’international. Je n’ai pas encore croisé de jeune étudiant (ou de parents de) qui meure d’envie de venir étudier en France… Italie, Pays-Bas, Allemagne, Suisse (enfin, plutôt en premier, mais bon), oui, mais pas la France.
            Il y a plein de critères, qui valent ce qu’ils valent, mais il n’y a pas de critère absolu.

            En ce qui concerne les US en particulier, la prise de pouvoir du wokisme sur le système universitaire ces derniers temps a laissé des traces qui, même si on ne les observe pas encore de manière flagrante, vont finir par avoir un impact majeur. Nombre de scientifiques de très haut rang (des vrais, pas des experts en expertise de plateau télé) sont très inquiets sur ce plan…

            1. Pythagore

              Oui quand je vois que l’université du Wisconsin est classée 33ème, alors qu’ils sortent des études qd même assez exceptionelles dont le Major nous parle régulièrement, j’ai comme un gros doute.

              1. Pierre 82

                Vous m’avez pris de court: je voulais demander “Et l’université du Wisconsin, elle n’est pas dans les 10 premières ? Quel scandale…’

            2. Pheldge

              il me semble que Paris-Saclay regroupe une ENS, l’X, Centrale- Supélec … après il y a aussi PSL qui regroupe d’autres poids lourds Mines, Ponts, Dauphine, ENS Chimie, Dauphine, ENS Ulm …

          2. herve_02

            c’est comme parler à un mur.

            Oui, d’accord, les “grançais” sont tous cons, des gauchiasses socialisés à mort dans un pays de “fonx” ou tout s’effondre à cause de l’état. on se demande même pourquoi vous restez, peut être un petit coté maso.

            Si vous en faites un axiome, forcement tout le reste va suivre. c’est une foi comme une autre.

            Vous ne tenez pas compte du fait que l’éducation c’est juste de la politique. Des profs qui se font lourder parce qu’ils n’emploie pas le bon “genre” ou les bon déterminants c’est répandu dans tout le monde occidental. fonx ou pas.

            impérial collège, le haut gratin des études avec les 5 millions de morts du covid si on enferme pas. mais comme c’est pas en “grance” ils sont bons….

            1. Mitch

              Pour parler à autre chose qu’un mur il faut utiliser des arguments qui tiennent la route avec autre chose que les poncifs entendu ici et là sur la pravda. Pour ça on a la pravda qui fait très bien le job, pas la peine de se retrouver ici aussi avec ce genre d’arguments balancés de nulle part. Quand à l’argument du mur je peux vous le renvoyer.

              Vous ne parliez pas de profs qui se font lourder pour avoir utilisé le mauvais genre mais du niveau des études supérieures aux US: Je vous cite:

              je ferrais juste remarquer que le niveau des universités américaines s’effondrent tout autant, et là les ministre français (et nos fonx) n’y sont pour rien (je pense)

              Et non, le niveau des universités américaines semble résister, au moins pour l’instant. Si vous vouliez utiliser des arguments intelligents vous auriez mentionner l’endettement abyssal des étudiants américains (avec des taux variables en plus et des taux qui remontent) et qui sont de potentielles bombes à retardement, mais l’argument du niveau est juste un mauvais angle d’attaque surtout avec les meilleures du top 30.

              Imperial college c’est UN gros nullard (Neil Fergusson) qui avait déjà sévit durant l’épisode de la vache folle. Malheureusement Bojo a cédé et n’a pas appliqué le ‘once bitten, twice shy’ qui aurait du prévaloir.

              1. Pierre 82

                Je ne sais plus où j’ai lu ça, mais il me semble que dans les branches scientifiques et ingénierie aux USA, il y a un nombre très important d’Asiatiques (Indiens et Chinois), mais aussi d”Européens, et que les enfants de bonne famille US boudent ce type d’études.
                Par contre, ces enfants de bonne famille se retrouvent dans le droit, la finance, et la médecine (chirurgie esthétique pour les meilleurs).
                Je n’ai jamais su si c’était vraiment le cas, ou si c’est de la légende urbaine.

                  1. Pierre 82

                    Ce qui voudrait dire que les universités US de grande valeur sont en train d’éduquer les Asiatiques, dont beaucoup sont hyper-motivés, aux meilleures techniques, alors que leurs jeunes sont moins amateurs…

                    Les limites du soft power ?

                    1. Mitch

                      Je confirme Pierre. Aux US/UK ce qui fait tripper les bons étudiants c’est la Finance, le Marketing (au UK la comptabilité tient une place à part dans le coeur des britanniques).

                      Les Indiens/Asiatiques forment une part significatives des effectifs dans les études d’engineering, mais bon, ils recrutent des bons qui ne rentrent quasi jamais dans leur pays d’origines et/ou ce sont les enfants ou petits-enfants de familles établit aux US depuis un moment.

                    2. durru

                      @Mitch
                      “ne rentrent quasi jamais dans leur pays d’origine”
                      C’est de moins en moins vrai, surtout pour l’Inde. Et ça commence à se voir…

              2. Berdol

                Mitch est toujours péremptoire quand il s’agit de défendre les anglo-saxons…
                Dans un séminaire international de Mathématiques financières d’il y a quelques années se tenant aux US, les intervenants, réunis pour le repas de clôture discutent, s’amusent et l’un d’eux fait le recensement des américains présents dans l’aréopage des intervenants venus mettre leur science à disposition du public des spécialistes : Tous étaient d’Europe (probablement d’universités dans les profondeurs du classement de Shangai), d’Asie, de Turquie, d’Iran, et d’autres pays plus exotiques. Il y avait 1 seul américain, mais d’origine indienne (Inde)…Mais Mitch va me répondre que tous les américains sont d’origine indienne…
                Donc ces classements,battis sur des critères tous discutables, mais qui ont pris valeur de norme absolue, je n’ose même pas m’essuyer le fondement avec, et pourtant leur lecture déclenche chez moi une colique irrépressible…

                1. Aristarkke

                  Trois commentaires céans : un quelconque et dispensable pour manifester un accord mais deux ronchonnades désagréables et peu amènes à se taper, soit un taux dévastateur pour l’envie de vous fréquenter en direct. Déjà l’anagramme possible est indicatif, amha.

                2. Pierre 82

                  Ce qui peut être discuté, ce sont les critères choisis pour faire ce classement (l’éternel problème du choix pertinent des KPI).
                  Ce sont surtout le nombre de publications, de prix Nobel, de brevets, montant du premier salaire perçu par les étudiants, etc…
                  Ça vaut ce que ça vaut, mais apparemment c’est fait sérieusement.
                  D’autres indicateurs auraient pu être pris, mais sont beaucoup plus difficiles à appréhender: qualité réelle de l’enseignement, qualité professionnelle des diplômés, ou autres.
                  Ce n’est certainement pas une norme absolue, et c’est vrai que ça a tendance à privilégier les très grosses structures.
                  Et la question qui tue: est-ce ça vaut la peine de s’endetter tellement pour choisir un tel cursus, autrement dit quel est le retour sur investissement ?

                3. Mitch

                  Tous étaient d’Europe (probablement d’universités dans les profondeurs du classement de Shangai), d’Asie, de Turquie, d’Iran, et d’autres pays plus exotiques. Il y avait 1 seul américain, mais d’origine indienne (Inde)…Mais Mitch va me répondre que tous les américains sont d’origine indienne…

                  Mitch te répond que dans 3-5 ans une bonne partie de ton panel aura été chassé par des boites US et/ou des universités s’ils sont bons.

                  Les gars aux US se branlent de la nationalité et du passeport. Ils prennent les bons là ou ils sont et font en sorte de leur donner les moyens de mener leurs recherches et les payent décemment (et accessoirement pour les français ils ne seront plus harcelé par le fisc).

                  Elon Musk est SudAf et pourtant 99% des gens le prennent pour un américain pur jus. C’est ça la grande force du modèle américain (et dans une moindre mesure du modèle britannique qui est un mini modèle US – mais forcement avec des moyens sans commune mesure).

                  La plupart de ce qui a été fait aux US en terme de techno n’aurait sans doute pas pu être fait sans import de cerveaux ‘d’ailleurs’ et pour autant ce n’aurait pas pu être fait ailleurs qu’aux US (capacité d’investissements, culture du risque, etc etc).

                  Leurs universités sont des ‘stepping stones’ vers ce modèle. Les classements valent ce qu’ils valent mais la réalité est têtu, les US ont encore de beaux jours devant eux (même si Chine et Inde sont à présent des compétiteurs redoutables)

                  1. durru

                    Mitch, faut quand même avouer que le fait de ne croiser presque personne venant de ces universités de top n’est pas très en accord avec leur classement…
                    À mon avis, la situation est plutôt récente et les règles qui régissent la réalisation de ces classements n’ont pas encore pu intégrer la nouvelle donne.
                    Mais ça va venir… Ces dernières années risquent d’avoir fortement changé la donne, surtout en termes géopolitiques.

                    1. Mitch

                      @durru
                      Perso, j’en croise … mais aux US. Autrement bonne chance pour faire venir un mec qui est payé $270 000 / an aux US en grance pour 3 fois moins (sans compter que le fisc grancais lui volera ce qui lui reste). Dans ma boite on a des centres aux US.c’est impossible de les faire venir en Europe avec un salaire Européen.

                      Par contre l’inverse se passe fréquemment. Un copain est parti à Dallas il y a 3 ans. Il était payé €75k/an (je le sais il était dans mon équipe). Aux US, en contrat local il est passé à $180k/an. Il a acheté une top maison dans un top quartier et ne reviendra sans doute jamais (sauf si sa femme le harcèle).

                4. Mitch

                  Mitch est toujours péremptoire quand il s’agit de défendre les anglo-saxons…

                  Et certains sur ce blog, prompt à les descendre sans aucun rationnel ou avec des rationnels qui tiennent aux croyances, car ils est de bon ton de descendre les anglois et les yanks.

                    1. Mitch

                      @durru
                      C’est ça. Protestants, fourbes et sournois.

                      Je rajouterais aussi que comme les anglois ont dans un lointain passé souvent planté les gaulois, et que leur langue et leur culture s’est imposé, les gaulois (enfin certains) le vivent mal et nourrissent un complexe qui s’exprime, comme tous les complexes, de façon totalement irrationnelle. Comme ce complexe se transmet de génération en génération voilà ou l’on en arrive.

                    2. Pheldge

                      kssss, kssss, l’anglais est perfide, il bouffe de l’agneau bouilli avec de la sauce à la menthe et des petits pois crus, et en plus il roule à gauche … c’est le pire de tous ! 😉

                5. P&C

                  En fait, c’est simple : les américains font du droit ou de la finance car ça paye mieux.
                  Avec 2 fois plus de pop, les USA forment 30% de moins d’ingénieurs que la Russie.

            2. Pheldge

              “Des profs qui se font lourder” ah ? vous auriez des exemples concrets, parce qu’il me semble qu’ils soient invirables, et quelques soient les fautes commises …

              1. Pierre 82

                De manière générale, pour bosser à l’ednat (et surtout y rester) le profil demandé est une grande soumission à ses chefs, et un tropisme à vouloir “traquer les injustices”, aussi incongrue que puisse être cette injustice.
                Les autres, soit vont bosser ailleurs, soit se barrent au bout d’un an.
                C’est pourquoi il ne doit pas être très courant de virer des profs pour insubordination. Question de mentalité, les gars se barrent bien avant d’en arriver là.

                1. Nemrod

                  Une cousine a lâcher l’affaire il y a deux ans et bien lui en à pris.
                  Frêle jeune femme, chair à canon dans un township du 93 comme dit Mitch, sans soutien des officiers supérieurs.
                  Elle a émigré à Lyon …cours particuliers( au black) et contrat avec une école privée donnant des cours à des adultes…elle revit .

          3. ValM

            M’enfin bon, Stanford est 2e mais jamais je n’y enverrais ma fille (si c’était possible), il suffit de voir cette vidéo (en anglais) pour comprendre pourquoi :
            https:/ / youtu.be/XvzCX_I7dsc
            (ne pas s’arrêter à la photo de la vignette, ce prof fait dans le sarcastique)

            ou celle-ci (pour le Canada) :
            https:/ / youtu.be/3Wr4sFI8fJk

            Question :
            La qualité va-t-elle durer avec ce genre de politiques ?

            1. Mitch

              Ce mec est un taré isolé qui doit amuser son public. Un clown en somme.

              Juger Stanford au travers d’un illuminé c’est dangereux.

              Si la propagande débile woke sur les mots et expressions à utiliser commencent à Stanford on peut se dire qu’ils sont armés pour résister.

              Ici la propagande commence bien plus tot et est beaucoup plus insidieuse.

              A 20 ans un mec comme ça nous aurait bien amusé. On se serait marré à fond dans son cours et on lui aurait fait vivre la misère. Il ne faut pas croire. Tous les étudiants/djeuns ne sont pas des crétins suiveurs (aux US comme ailleurs du reste).

              1. durru

                Faut pas croire l’inverse non plus, Mitch. La situation est vraiment très, très délicate et ça commence par la manière dont le corps professoral s’emploie à éliminer tous les éléments qui ne correspondent pas à la ligne majoritaire. L’épisode covid aurait dû ouvrir des yeux…
                Jordan Peterson a dû quitter ce monde universitaire, il serait temps de se demander pourquoi. Et ce n’est qu’un exemple. Très connu, mais seulement un exemple, il y en a plein comme lui.

                1. Mitch

                  Tu as sans doute raison durru. Difficile de se faire une idée précise de l’ampleur des dégâts.

                  La seule chose qui me donne encore un peu d’espoir c’est les djeuns (d’où qu’ils soient).

              2. ValM

                En quoi peux-tu dire que c’est un taré ? C’est un professeur d’université tout à fait respectable.
                Ce qu’il dit, il ne l’a pas inventé, il a mis sa source sur le site de Stanford parce qu’il est excédé de ce qui se passe en Amérique du Nord sur le sujet.
                Tu te trompes quand tu dis qu’à Standord, ils sont armés contre ça… Les universités américaines sont gangrenées par ce problème.
                Les professeurs qui ne suivent pas “la ligne” sont remerciés, les étudiants sont mis au ban. Je peux te donner un nombre incalculable d’exemples sur le sujet

              3. ValM

                Le lien vers le document en question :
                https://s.wsj.net/public/resources/documents/stanfordlanguage.pdf

                Suite à de nombreux remous après sa publication (puisque la liste indiquait qu’il fallait exclure le terme “American”…), ils ont tenté de rattraper le coup :
                https://itcommunity.stanford.edu/news/update-elimination-harmful-language-initiative-stanfords-it-community

                J’ajoute que la technique consistant à décrédibiliser une personne (“taré”, “clown”) pour son message, fait partie de ces choses qui m’exaspèrent car il ne peut y avoir de débats et d’échanges d’idées quand on s’attaque aux personnes, et non aux idées.

                1. Mitch

                  Quelques petits extraits de l’intervention de Steve Gallagher le CIO de Stanford.

                  First and importantly, the website does not represent university policy. It also does not represent mandates or requirements.

                  To be very clear, not only is the use of the term “American” not banned at Stanford, it is absolutely welcomed

                  But, we clearly missed the mark in this presentation.

                  The feedback that this work was broadly viewed as counter to inclusivity means we missed the intended mark

                  C’est donc une initiative de quelques gars (appelez-les comme vous voulez) qui a été massivement rejeté par les étudiants et leur ‘harmless language initiative’ a été arrêté presto devant le tollé.

                  Cela confirme ce que je disais, à savoir que les étudiants ne sont pas tous des suiveurs et une partie significative à dit ‘f.. ck’ à leur initiative. Ne pas oublier que les étudiants sont l’ame d’une université. Si Stanford les fait chier iront voir ailleurs.

                  Autrement j’ai 2 potes qui sortent de Stanford et tous deux se foutent royalement de ces conneries.

        2. Dom17

          La question est: qui définit les critères, comment et dans quel but?…
          J. D. Rockefeller a bien “évalué” les facultés de médecine américaine au début du XXe siècle (rapport Flexner) de manière à ne financer que celles qui étaient ouvertes aux applications médicales de la pétrochimie…

  8. Jacques Huse de Royaumont

    Ce que l’EdNat oublie de dire, c’est que la première motivation pour supprimer les maths est la pénurie d’enseignants. Le reste est un habillage idéologique de circonstance.
    Le gros problème de l’EdNat, plus que la nullité des ministres successifs est la mainmise d’une administration composée d’idéologues fanatiques et d’arrivistes sans scrupules qui se renouvelle par cooptation endogène. A l’intérieur de ce système, il faut se pousser du col en défendant des idées dans la ligne du partie, avec une inévitable surenchère. La réalité des établissements est un non-sujet. D’ailleurs, les professeurs sont évalués sur à peu près tout sauf leur enseignement. Cela pousse ceux qui veulent faire carrière (aspiration par ailleurs légitime) à bâcler les fondamentaux pour se consacrer au reste. Les résultats sont à la hauteur de ce qu’on peut prévoir, c’est à dire catastrophiques.
    Face à cette situation, les candidats s’enfuient, en commençant par les plus capables. Comme ceux qui arrivent désormais ont été déformés par ce système, leur niveau est globalement faible, le niveau du concours d’entrée est dramatiquement indigent. Tellement que tous les postes ouverts ne sont pas pourvus, on ne peut descendre en-dessous d’un certain seuil, même en étant (très) complaisant.
    Le pire est encore à venir, n’en doutons pas, comment en effet enseigner un contenu que l’on ne maitrise pas ?

    1. Aleph

      A des élèves que plus personne ne maîtrise mais que l’administration méprise.

      L’idéologie qui veut que l’attention des élèves vienne du seul contenu du cours, qu’il n’y a qu’à rendre encore plus attrayant plutôt que d’entretenir le calme propice à l’étude en soi et pour soi, est un délire dont les chahuts commencés dès avant d’entrer dans le bâtiment (sans que rien ne soit prévu contre) font voir l’absurdité. Il y a donc, dans la plupart des collèges une erreur de principe d’ordre technique qui laisse un équilibre instable et sacrifie les élèves studieux prétendument pour ne pas blesser les “émotifs”.

      1. Jacques Huse de Royaumont

        +1. Les élèves sont hors de contrôle et incités à l’être.
        Tous les moyens de pression pour faire régner un semblant de discipline et pour mettre les élèves au travail sont méticuleusement démontés à grand coup de directives voire de sanctions (pour les professeurs, s’entend).
        Le niveau s’est effondré, s’effondre et s’effondrera encore, tout est fait pour.

        Le pire, c’est qu’en matière de pédagogie, les grands principes sont connus depuis Aristote, ça ne date donc pas d’hier. Mais notre époque, plus maline que les autres, ne va pas s’abaisser à une référence frappée du coin du bon sens et de l’expérience, il faut qu’elle invente du neuf, même si c’est stupide.

        1. breizh

          cela commence dès la maternelle puis l’école où l’on n’apprend plus aux élèves à écouter en silence un professeur : ils sont donc incapables de se concentrer sur une tache, ne serait-ce que quelques minutes : génération zapping…

            1. Pierre 82

              Moi qui ne connais pas Aristarkke personnellement, je l’ai toujours imaginé comme un flamand qui s’appelait Henri van der Staerke (rapport au fait qu’il parle de sa moitié en l’appelant Mevrouw.
              Mais je peux me tromper…
              Et si c’est vrai, j’en suis désolé (mais ce serai un singulier hasard)…

      2. René-Pierre Alié

        Le calme propice à l’étude ?…
        C’est juste, mais cela n’est qu’une conséquence, comme le manque de profs capables et motivés est une conséquence, qui entraîne (entre autres) la suppression des maths.
        Conséquence de quoi ? Mais tout simplement, de l’effondrement du système scolaire miné par l’immigration de masse.
        Certes, l’idéologie gauchiarde est pour beaucoup. Mais on pourrait imaginer remédier à cela, de même qu’à la féminisation d’un métier dévalué. Ce à quoi on ne peut remédier, c’est à la composition du “public” de l’EdNat, c’est-à-dire les élèves, qui malheureusement sont ce qu’ils sont.
        Je visionnais de nouveau, l’autre jour, le film “La journée de la jupe”. Cela date de 2008. Tout y est, déjà. Et on oubliera la petite note d’optimisme, pour désespérer. Si ce pays est foutu, ce n’est pas seulement la faute du collectivisme.

        1. durru

          Je crois que la volonté de mettre tout le monde au même niveau est bien plus coupable que la composition de la population.
          J’ai grandi dans un quartier où plus d’un tiers de la population était constituée de gitans fraîchement sédentarisés, il y avait de l’absentéisme par ci par là, mais ça n’avait pas d’impact sur la situation générale – les classes étaient “de niveau” et chacune avançait à son rythme.
          La féminisation est un problème, mais plus dans le sens d’un métier alimentaire, qui est fait sans la moindre motivation. Mes meilleurs professeurs, à deux exceptions près, étaient des femmes…

          1. René-Pierre Alié

            “Je crois que”…
            L’égalitarisme et la l’immigration de masse ont tous deux parties liées. La seconde procède de la première.
            “J’ai grandi dans un quartier”…
            L’effet de masse joue peu à peu. Un sentiment d’appartenance se crée lentement, puis se solidifie au point d’être inaltérable. Vos gitans, comme nos maghrébins, n’étaient pas dominateurs. Ils le sont devenus.
            Le système des classes de niveau est une bonne piste. Hélas, le collège unique…

            1. durru

              “Vos gitans, comme nos maghrébins, n’étaient (ne se sentaient) pas dominateurs. Ils le sont devenus.”
              Discutable, c’était des gitans. Quand ils étaient à dix (contre deux ou trois), ils ne se sentaient plus toucher terre. Quand ils étaient seuls (les mêmes), c’étaient des agneaux. Comme tous les lâches tribalisés qui se sentent inférieurs (parce qu’ils le sont).
              Pour tout dire, là bas ça n’a pas beaucoup évolué, ni la population ni les structures de pouvoir n’étant pas trop friandes d’inclusivité, malgré les injonctions répétées et la propagande dégoulinante.

              1. herve_02

                je discutais avec mon directeur. Il m’expliquait que l’on n faisait pas redoubler parce que _globalement_ cela ne changeait rien. Très très souvent les élèves amenés à redoubler avaient juste manqué de temps et d’attention. Les faire redoubler les mettaient dans la même situation : manque de temps et d’attention.

                le pourcentage d’élève qui bénéficiait réellement de ce redoublement était très faible.

                1. durru

                  Curieusement, les cas que je connais (pas très nombreux, c’est vrai) tendent à prouver l’inverse.
                  Mais c’est sûr que c’est une question purement individuelle. Si aucune correction n’est apportée au niveau de l’élève, ça va foirer de la même façon.

                2. Aleph

                  Donc en gros, l’école a raté, et on pénalise l’élève soit en le faisant passer sans avoir le niveau (solution économique), soit en lui faisant repasser un an sans bénéfice aucun. et avoir un système assez performant pour qu’il y ait peu d’élève en peine en fin d’année, et qu’on puisse les aider en reprenant ce qu’il n’ont pas compris l’année suivante, solution plutôt économique et certainement plus efficace, ça n’irait pas ?

                  Je connais des collégiens qui ne transcrivaient pas les sons.

                  1. Pierre 82

                    L’école a effectivement raté, mais c’est surtout parce qu’elle postule que chaque élève est égal en capacité, ce qui est faux.
                    Certains élèves sont très lents, ou assez médiocres dans leurs capacités intellectuelles.
                    Jadis, on estimait qu’il valait mieux ne pas faire passer les élèves insuffisants dans la classe supérieure, où forcément, il ramerait encore plus fort, et perdrait son temps.
                    La faute de l’école, c’est d’avoir prétendu qu’il fallait, au nom de l’égalité, que chacun réussisse. Du coup, on laisse tout le monde passer les classes, et on a fait baisser le niveau général pour que ça se voit moins…

                    Et là, je pense surtout à l’école primaire. La création du collège unique a parachevé le chef d’œuvre. J’ai même l’impression que c’est le signal de départ de la vertigineuse chute à laquelle nous assistons…

                    1. Higgins

                      Être doué pour les études n’est pas nécessairement corrélé à l’intelligence, loin s’en faut. Je connais le cas d’un jeune trentenaire qui faisait, adolescent, le désespoir de ses parents. A l’école, ça ne marchait pas du tout. Ils ont eu, avec son aval, l’intelligence de le placer dans les bras des compagnons du devoir pour devenir charpentier. Je l’ai revu pendant les fêtes. Son visage n’est pas assez grand pour accueillir son sourire et on le devine très bien dans sa peau. D’ailleurs, preuve de ses compétences et de son intelligence, on vient de lui confier la direction d’une officine de formation. Les singes savants et stupides encombrent hélas les organisations. Voilà à quoi a conduit l’EdNat.
                      J’ajouterai qu’à l’adolescence, nombreux sont ceux qui rechercher et ont besoin d’un cadre pour se trouver. L’école a remplit cette fonction il fut un temps. Désormais, avec la disparition de la famille traditionnelle, beaucoup de jeunes sont perdus. Je suis toujours surpris de voir qu’ils sont nombreux à souhaiter intégrer une structure militaire un peu comme un succédané du père absent.

                    2. René-Pierre Alié

                      “chaque élève est égal en capacité, ce qui est faux”
                      La confusion entre précocité et capacité intellectuelle fait des ravages. Le cerveau a besoin de temps pour se former, et certains cerveaux plus de temps que d’autres. Beaucoup d’enfants “décrochent” parce qu’on leur demande, en raison de leur âge, des choses auxquelles ils ne sont pas aptes.
                      On retrouve là la manie administrative propre au collectivisme: tel âge, telle classe – qui ne tient pas compte des différences individuelles.

                    3. Pythagore

                      @Higgins 24 janvier 2023, 11 h 54 min
                      +1000
                      Il me semble qu’en Grance, la formation initiale décide bcp du reste de sa carrière d’où la volonté de pousser les enfants le plus loin possible dans les études.
                      Il manque de passerelles (ou elles ne sont pas utilisées ?) permettant de commencer un peu plus bas et de progresser pour ceux qui montrent des capacités au cours de leur carrière.
                      Plutôt que de faire une licence d’histoire-géo pour finir caissière à carrouf, faudrait peut-être mieux commencer par faire caissière à carrouf pour ensuite faire une formation d’acheteur, de logisticien, chef de rayon, gestionnaire de produits, finance & comptabilité …etc…

      1. breizh

        cela dit, la chute du nombre de candidats aux postes de professeur est malheureusement la meilleure chose qui puisse arriver à l’educ nat : sans prof, le système ne peut que s’effondrer, préalable à sa reconstruction.

          1. Pierre 82

            Le covid a bien montré que c’était une catastrophe pour les élèves, et une bénédiction pour les profs.
            En plus, ça déshumanise. Donc pas de souci, l’enseignement à distance va être encore plus mise en avant.
            Il faut voir les intérêts de ceux qui décident. Etat + syndicats sont ravis de la nouvelle formule

    2. Higgins

      Oui. J’ai lu un papier il y a deux ou trois ans où il était spécifié que des écoles comme Polytechnique (et c’est ce qu’elle a fait) étaient contraintes d’abaisser le niveau du concours dans le domaine mathématiques car le niveau des candidats étaient globalement en baisse. Les effets de ce naufrage se feront pleinement sentir dans une dizaine d’années. Tous les secteurs sont plus ou moins affectés. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre où ça nous conduit.

  9. Manzoni

    A la décharge de nos étudiants, l’économie au lycée est enseignée quasiment sans référence aux mathématiques. Il y a 30 ans de cela, après un bac « économie », j’ai été fort surpris que l’on cherche à me dissuader de m’inscrire en fac d’économie, au motif que le niveau de mathématiques requis par ladite fac (il est vrai réputée pour son haut niveau d’exigence en la matière), la réservait aux élèves issus des filières scientifiques.
    Ça m’a même semblé assez absurde qu’après avoir choisi une spécialisation en économie au lycée, on ne m’encourage pas à persister dans cette voie.
    Comme 30 autres lycéens dotés d’un bac économie (sur un amphi de 400 étudiants) j’ai persisté. Bilan : nous avons tous les 30 redoublés notre 1ère année, à cause des maths.
    Je pense donc qu’une bonne partie du problème détaillé dans l’article vient de ce que l’on a pas expliqué aux lycéens ce qu’est vraiment l’enseignement économique en fac.

    1. Higgins

      Excellente remarque. Si la série B avait été l’égal de la D (même niveau en maths), je l’aurai choisi sans hésiter. Je n’ai jamais compris l’origine de cette distorsion.

    2. Gerldam

      J’ai eu jadis comme élève particulier un jeune qui était dans une classe “économie”. Les seules citations de son manuel étaient tirées d’un certain Jacques Généreux, économiste de Jean-Luc Mélenchon.
      Presque chaque phrase du manuel était fausse.
      C’est cela l’éducation française!

    3. Waren

      J’ai fait B à l’époque, soit économie. La seule chose dont je me rappelle de ce cours, c’est Marx et Keynes …

      J’ai voulu faire de l’informatique suite à ce bac, et toutes les portes m’ont été fermées pour cause de niveau en mathématique insuffisant.
      Las, je suis parti étudier à l’étranger où j’ai eu l’équivalent d’un BAC+4.

      J’ai parfois des lycéens et des alternants avec moi et à l’école on les pousse toujours à faire des maths, ce qui me laisse très perplexe: cela fait presque trente ans que je suis dans l’informatique, et je n’ai jamais eu de problématiques liées aux maths. Pour moi, c’est une hérésie et cela ferme la porte à toute une profession très en tension: on ne trouve pas grand monde, et il faut souvent des mois pour avoir du monde.

      En bref, le fossé qui existe entre le monde académique et le monde professionnel est toujours aussi béant.

      1. Pythagore

        Ca me rappelle le plan Jospin qui voulait produire de l’ingénieur en informatique à la pelle en 5 ans. Ca m’avait fait bien rire.
        Après 5 ans d’étude, les languages de prog ont changé 3 fois et le mec arrive sur le marché avec des connaissances déjà périmées.
        J’en connais un qui, après un diplôme de technicien qui n’avait rien avoir avec l’informatique, a fait une formation microsoft de 6 mois et depuis il a tjs trouvé du boulot.
        Pourquoi obliger à 5 ans d’études alors que 6 mois suffisent pour qq’un qui a déjà un bon niveau global scientifique niveau bac ou bac+2. Ils y a plein de geeks qui a 15 ans en savent plus que n’importe quel prof d’université en info.
        Comme tjs enarque hors-sol n’ayant aucune connaissance de la réalité, de la demande et des possibilités.

        1. Pierre 82

          Et les instits qui doivent être bac+5. Quelle farce. Il fut un temps où c’était bac+2 avec des résultats incomparablement meilleurs.
          Les études rendent-elles cons ?

        2. Husskarl

          Ça me rappelle mes cours d’informatique pendant lesquels les professeurs se ridiculisaient par leur incompétence et leur méconnaissance.
          Ils étaient totalement décalés,personne n’avait besoin d’eux et nous allions bien plus loin qu’eux. Je me souviens notamment m’être fait engueuler violemment pour avoir ouvert un Gougeule, grosse panique du prof, j’avais quitté word…
          Je ne parle même pas de la sécurité du réseau qui était une passoire passe temps.

  10. douar

    Il est à noter que ce qui a déclenché l’alerte au ministère de l’EN au sujet des maths, ce ne sont pas les retours négatifs des enseignants, mais la désaffection encore plus marquée des filières scientifiques par les filles.
    On peut ainsi observer la quasi disparition des filles dans des classes de terminale, option spé math.
    En clair, que le niveau général en sciences s’effondre, ça passe, mais que cela exclut les filles, cela devient inacceptable.

    1. Pierre 82

      Alors qu’il suffirait de donner une prime et des facilités aux filles pour qu’elles s’inscrivent dans les classes préparatoires.
      Par exemple 20.000 balles sur l’année plus un appartement gratuit au centre de Paris pour les encourager, et de mettre un quota 50/50 pour les gars et les filles et le problème serait résolu.
      Et leur donner également un quota pour les concours: moitié pour des mecs, moitié pour les filles.
      Afin de prévenir les mouvements de contestation, on pourrait également fixer des quotas pour les transgenres ou genres mal définis…

      1. Roanna

        J’ai tout de mm l’impression que le groupe trans ou mal défini ne doit pas être si important que ça en dehors d’un certain phénomène d’entrainement en vogue et à la mode actuellement. Quel en est le % dans la population?
        Il suffit que qq illuminés du ballon rond se tatouent de la tête au pied pour que le nombre de tatoués s’envole et pour les trans ça doit être pareil.

        1. Nemrod

          Oui je pense aussi qu’il y a un phénomène de mode.
          Evidemment les parents soucieux voyant ça d’un mauvais oeil seront comme d’habitude catalogué comme des ordures.
          Ceci dit quand ce genre de chose touche de près, comme je peux le voir chez un couple d’amis, c’est très destructeur.
          Je veux bien que dans le monde imaginaire que l’on nous vend, tout est “formidable” et “merveilleux” mais ça s’arrête à sa frontière.

          1. Jacques Huse de Royaumont

            Expérience rapportée par ma fille d’une discussion dans la cour du collège :
            Une fille se veut un garçon, donc trans : ses parents s’y opposent debout.
            Une autre se veut lesbienne : ses parents sont vent debout.
            Une autre est toute à fait normale : ses parents trouvent les lgbt très biens…
            Bref, il est facile d’afficher son adhésion à un concept tant qu’il reste abstrait, mais ce n’est plus du tout pareil lorsque l’on est concerné.

        2. Il y a environ 1.8% d’homosexuels dans la population et la dysphorie de genre entre 0,005 et 0,014% des hommes biologiques et 0,002 à 0,003% pour les femmes.

          1. Roanna

            En mécanique en électronique et ailleurs, 1% est de l’ordre de la marge d’erreur de la mesure donc négligeable.

            Dans notre cas ils veulent nous faire passer la chose comme une fraction incontournable.
            Je suis persuadé que lorsque le phénomène “planche à roulettes” sera arrivé à maturité cela déclinera aussi vite que c’est arrivé.

          2. Ned Kelly

            C’est l’ordre de grandeur que je donne à mes ados. D’après leurs observations pourtant dans un très bon lycée privé : homo 20%, trans 5%. Quelle horreur.

              1. Pheldge

                je te le déconseille : les couples de goudounes, c’est pas exactement la vision fantasmée qu’en donnent Dorcel & Co, mais plutôt Alice Coffin et son double, tu serais déçu 😉

    2. Théophile

      “On peut ainsi observer la quasi disparition des filles dans des classes de terminale, option spé math.”
      Evidemment mais on a tout fait pour :
      – Buzyn déclarant que les maths ne servent à rien pour médecine (sans parler de la popularité de notre druide bien aimé de l’époque Didier Raoult diplômé du bac A)…et la réforme imposant stupidement d’abandonner une des trois spécialités Maths, Physique-Chimie, SVT.
      – Réforme des prépas commerciales : fin de ECS et flou artistique dans les critères d’admission en ECG (“on demande juste que l’élève ait fait des maths”)
      Du coup évidemment toutes les filles se sont ruées vers l’option “Maths complémentaires”…Car vous en connaissez beaucoup vous des filles adorant la géométrie et la mécanique ou arborant un casque pour travailler chez Vinci ou dans une centrale nucléaire ?…A part Elisabeth Borne évidemment.

  11. Mo’ Truckin’

    Mon utopie de l’école en France :
    – 4 j / semaine
    – cours de 9h à 12h30
    – 1h pour déjeuner
    – activités obligatoires l’après midi (sports, dessin, peinture, musique, chant, sieste, lecture, théâtre, photo, …)
    – fin des cours 16h30
    – remettre à niveau les profs (pour)
    – remettre à niveau les élèves
    – revoir entièrement les programmes scolaires (du primaire à la fin du secondaire)
    – examen de passage CM2, 5ème, 3ème
    – redonner ses lettres de noblesse au bac
    – redonner ses lettres de noblesse aux filières techniques
    – institutionnaliser une voie de secours (et pas de garage) pour les jeunes en grandes difficultés
    – institutionnaliser un cursus spécifique pour les surdoués
    – uniforme obligatoire (privé/public, sous ou hors contrat)
    – hymne national tous les matins avant les cours
    – ré-apprendre le respect face à l’autorité des enseignants
    – ré-apprendre les notions de punitions / sanctions / exclusions (en intelligence)
    – pas de cartable
    – pas de devoirs à la maison
    – pas de notes

    1. durru

      Même en primaire, j’avais 4 heures de cours, 6 jours par semaine. Et à part une heure d’EPS et une de musique, il n’y avait rien de superflu. Je ne vois pas trop comment on peut les remettre à niveau avec 4 * 3,5 heures par semaine… Si en plus il n’y a ni cartables ni devoirs à la maison, la mise en bière est garantie amha.
      Pour le reste, ça va, même si je ne vois pas l’intérêt d’institutionnaliser quoi que ce soit. Ne pas mettre des bâtons dans les roues devrait suffire largement.

            1. Pierre 82

              Vilains mots qui font surtout peur à leurs connards de parents…
              Un gamin, de manière naturelle, aime à se comparer aux autres, et se sent fier quand il est meilleur…
              Et si il est moins bon, ça lui plait d’essayer de se surpasser (ce n’est probablement pas vrai à 100%, mais pour une bonne partie)

    2. Waren

      J’ajouterai des matières intéressantes comme:
      – savoir gérer un budget
      – des travaux manuels (coudre, cuisiner, laver)
      – apprendre à travailler (méthodologie)

      1. baretous

        j’ai fait ma 6e dans un college général en plein coeur de Paris rue du Pont de Lodi au début des années 60.On avait “travail du bois et du fer” une heure par semaine.

        Beaucoup de gosses ont de l’or dans leur mains mais on ne les laisse pas découvrir leurs talents. “il faut faire des longues études”

        1. Pierre 82

          Exactement. Le gros avantage d’avoir un peu de travail manuel qui ne se limite pas à du macramé ou de fabrication d’horreurs en rouleaux de PQ collés, c’est que les gamins peuvent découvrir.
          Plus on leur montrera une palette de métiers différents, et plus les enfants découvriront d’eux-même leurs propres talents…
          Jusqu’au point où certains se diront: “comme je ne sais rien faire de mes dix doigts, je vais devenir avocat”

  12. Reddef

    Il n’ y a même plus d’ effet surprise , on s
    ´ attend à des déconvenues journalières comme si nous allions au travail pendant que nous en avons.
    Malheureusement rien ne va dans le bon sens la guerre va perdurer car personne n’ ose avouer s’ être trompé et puis il y a tellement d’ argent a chaparder un peu partout dans le monde.

  13. Cerf d

    Bien évidemment, ici, on devra s’interroger sur le raisonnement obscur qui s’est mis en place dans la tête de ces élèves pour d’un côté s’inscrire sciemment dans les classes de premières et de terminale ne comportant aucune option de mathématiques avec, dans le même temps, la ferme intention de poursuivre leurs études dans des disciplines pour lesquelles les mathématiques, si elles ne constituent pas un pilier fondamental, n’en sont pas moins présentes et indispensable.

    Pour rejoindre ce que disais Stéphane B à 9h11 :

    Avant la réforme et mon temps il existait trois filières générales (par ordre décroissant de mathématiques):

    Scientifique : S
    Économique et Sociale : ES
    Littéraire : L

    (Et encore je ne parle pas de ceux qui ont connu les séries A/B/C/D ou de Ari qui a connu Philo/Mathélem/Sciences ex)

    Les maths étudiées en ES suffisaient largement à ceux qui voulaient suivre une filière en économie.

    Je me permettrai de citer l’exemple d’un jeune de mon club de sport entré en classe de seconde en 2018, donc l’année de mise en place de la réforme, et qui est donc en première année dans le supérieur désormais.

    La réforme du lycée a aussi entraîné une réforme du programme de mathématiques en classe de seconde. Et ce programme tenait pour acquises certaines connaissances du nouveau programme de troisième. Le hic c’est que lorsque les élèves en question étaient en troisième ce n’était pas ce programme qui était appliqué. Par conséquent le professeur est parti du principe que certains points étaient connus et n’est pas revenu dessus. Bilan : sur les deux classes de seconde qu’avait ce professeur, la moyenne était entre 6 et 8.

    L’EN aurait décidé de décourager un maximum d’élèves à prendre une spécialité maths qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

    Le jeune en question a donc préféré choisir la voie technologique qui lui permettait de garder des maths en première et terminale que la voie générale ou il avait le choix entre un niveau de maths trop élevé et pas de maths du tout.

  14. Théophile

    Je ne crois pas que l’absence de maths dans le tronc commun fut une mauvaise idée. D’ailleurs on se demande bien quel problème cette punition d’une heure et demie va résoudre pour la population concernée.
    On peut tout à fait réussir en Droit, en Histoire, en Hypokhâgne ou à Sciences Po sans faire de maths.
    Les bugs selon moi sont ailleurs :
    – D’abord il fallait des contrôles pour refuser des combinaisons peu cohérentes concernant les spécialités scientifiques : effectivement pas de SES sans maths (a minima maths complémentaires), pas de physique ni de NSI sans la spé maths, pas de SI sans physique, alerte si SVT est choisie comme seule matière scientifique au-delà de la Première, etc…
    – Ensuite il fallait autoriser les élèves ayant choisi Maths et Physique-Chimie à continuer les trois spécialités en Terminale au détriment du tronc commun car lorsqu’il s’agit de SVT, NSI ou SI l’abandon d’une des spécialités peut entraîner de graves dysfonctionnements pour l’enseignement supérieur
    – Enfin, il fallait créer une deuxième spécialité de maths active en Première pour préparer à Maths Complémentaires sans obliger tous les économistes à choisir la spécialité maths actuelle en Première pour l’abandonner ensuite.

    1. “Je ne crois pas que l’absence de maths dans le tronc commun fut une mauvaise idée.”
      Je lis une suite de “il faut yaka” alors qu’en ne touchant rien, on avait 0 souci.
      Je note qu’il y a 20 ans, il n’y avait ni Parcoursup, ni tronc commun sans math, mais que les étudiants s’en sortaient mieux (et c’est rien de le dire).

      Donc bon.

      1. Théophile

        Il y a toujours eu l’équivalent de Parcoursup pour les filières sélectives (CPGE et BTS) puisqu’il y a ici toujours eu recrutement sur dossier. Pour l’université cela n’existait pas effectivement mais j’ai connu des étudiants qui attendaient toute une nuit de septembre à l’entrée d’une fac pour être inscrits.
        En A ou en L les maths n’ont pas toujours été obligatoires et il n’y avait pas de problème non plus.
        Je pense qu’il fallait faire quelque chose pour L et S en rendant S plus scientifique (maths renforcées, moins de dispersion de matières) et L plus exigente en lettres. ES convenait (comme B d’ailleurs). Par contre sortir des séries ne s’imposait pas.

        1. “puisqu’il y a ici toujours eu recrutement sur dossier”
          Parcoursup, c’est tout de même un cran plus compliqué qu’un recrutement sur dossier.

            1. durru

              Je vous renvoie au post de Pheldge ce matin à 8h03, un peu plus bas, pour le “mieux”.
              Ça dépend beaucoup, effectivement, de l’échelle de valeurs qu’on choisit.

              1. Théophile

                Parcoursup n’est qu’un outil au service de ceux qui sélectionnent. C’est mieux d’avoir un outil qui donne beaucoup d’infos aux élèves et qui aide ceux qui sélectionnent que pas d’outil du tout ce qui était le cas avant APB.

                1. Mitch

                  Je disconviens. Parcoursup n’est pas un outil d’aide au service des sélectionneurs, c’est avant tout un outil de sélection qui va s’appuyer sur toutes sortes de paramètres, dont des paramètres sociaux, pour faire une première sélection.

        2. Pheldge

          en tout cas, à en juger par le rapport de jury du Capes cité en lien, les réformes successives ont – enfin – permis une réelle baisse du niveau en mathématique, des étudiants ayant choisi cette spécialité. Ce brillant résultat, acquis avec obstination et ténacité montre la voie à suivre pour que notre pays, brille enfin à la dernière place des classements internationaux !

        3. Cerf d

          Recrutement sur dossier envoyé directement à l’établissement concerné et étudié par son corps enseignant et pas sélectionné par un algorithme.
          En particulier les profs de CPGE étaient capables de déterminer si un élève qui avait 12 de moyenne dans le lycée A était meilleur qu’un autre qui avait 16 dans le lycée B.

          1. Pheldge

            sauf que ça établissait implicitement une comparaison donc un classement entre les deux lycées, ce qui est anti républicain donc interdit …

            1. Cerf d

              De toute façon les bons lycées ont trouvé la solution : un double notation.
              1/ En interne sévère
              2/ Pour Parcoursup, bien meilleure.

  15. Waren

    Parcoursup vient justement d’ouvrir, et c’est déjà la galère pour la plupart des amis de ma fille qui est justement concernée. Heureusement, l’école qu’elle a choisit (et où elle est déjà admise) n’utilise pas cette machine infernale. Mais son lycée a quand même bien l’intention de lui demander de “faire ses vœux au cas où”.

    Cela ressemble furieusement à une consigne de l’ednat. Je lui ai défendu de perdre son temps avec ce machin. Je sens qu’elle va encore se prendre un mot dans son carnet 🙂

    Sinon, petite anecdote:
    https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/parcoursup/parcoursup-elle-envoie-une-recette-de-cuisine-en-guise-de-motivation-sa-candidature-est-acceptee-7837684

    1. Pierre 82

      Si j’avais “défendu à ma fille” un truc pareil quand elles avaient 17-18 ans, je me serais fait envoyer sur les roses…
      Pas facile de leur apprendre à prendre des décisions toutes seules, et en même temps © leur donner des ordres…

    2. Pierre 82

      Et pour la petite histoire, je ne trouve rien de plus stupide que ces “lettres de motivations”, sorte de condensé de langue de bois insipide, qui a vraiment tendance à m’agacer (euphémisme)
      Si j’étais RH, je ne passerais pas mon temps à lire ces absurdes exercices obligés (obligés par qui, au fait ??)

      1. MCA

        @Pierre 82 23 janvier 2023, 15 h 33 min

        J’en ai fait rédiger une par ChatGPT pour montrer à ma petite fille ce que cette IA pouvait faire; ni une ni deux, elle a refilé le chef d’œuvre à son petit copain qui en avait une à rédiger pour renouveler son contrat.

        L’avènement de l’IA aura au moins pour conséquence positive de faire disparaître ce monument de c*nnerie.

        1. Pierre 82

          Disons que ça va faciliter le process.
          Ca fait bien longtemps que les jeunes se servent des “lettres modèles” que l’on trouve un peu partout sur les intertubes.
          Je ne comprends même pas à quoi ça sert.
          Un ingé qui postule chez Michelin, se croit obligé de dire qu’il a toujours rêvé de travailler dans le secteur des pneumatiques, et que déjà tout petit, il dessinait des pneus dans les marges de ses cahiers.
          A quoi ça rime, cette pantalonnade ?
          La vraie réponse, que tout le monde connait, c’est : j’ai un diplôme qui convient au poste, il faut bien que je travaille, et je m’engage à travailler pour vous, à condition que vous le refiliez du blé.
          Le salariat, ce n’est rien d’autre.

          1. Higgins

            Je crois que chez Michelin, tous les cadres commencent par passer quelques mois, si ce n’est pas un an, dans les ateliers pour bien comprendre comment le travail s’effectue et dans quelles conditions.

          2. MCA

            +1000

            Mais formulé comme ça, je serais curieux de voir le résultat car ce rituel fait partie du cirque RH et ça revient à dire clairement : “vous me faites ièche avec vos procédures débiles; je veux bosser car je ne connais pas d’autre moyen de gagner ma vie et je suis prêt à le faire sérieusement en contrepartie d’un salaire convenable”.

            Pas sûr que de l’autre côté du comptoir ils apprécient le style; il y a des évidences qui ne sont pas bonnes à souligner.

            1. durru

              Peut-être que ce que tu n’arrives pas à exprimer, c’est que les RH sont tout en haut de la liste des bullshit jobs. Une entreprise correctement structurée ne devrait pas en avoir besoin. Ce n’est rien de plus qu’une mode. Coûteuse et problématique.

              1. MCA

                J’arrive très bien à exprimer que si tu cherches un boulot et que tu leur déplais, ce sera peine perdue, d’où l’obligation de rentrer dans leur cirque.

                  1. Pierre 82

                    C’est ce que j’allais dire: la seule personne habilitée à engager quelqu’un est celui qui va devoir le faire bosser. L’entretien d’embauche devrait surtout permettre à son futur chef de service de s’assurer qu’il pourra faire le job, et surtout que le courant passe bien, et qu’il va être agréable de bosser avec le nouveau venu.
                    Le reste, c’est du pipeau. Le rôle des RH devrait être strictement réduit.
                    De plus en plus souvent, le chef de service demande une personne, sera convoquée par le RH pour discuter avec quelques-unes, et puis ce sera décidé directement par le RH.
                    Parfois, on se retrouve avec des gars dont on n’aurait jamais voulu.

                    1. Pheldge

                      durru, c’est possible même que je sois biaisé : l’aînée des filles de Madame est DRH … 😉

                    2. Pierre 82

                      @Phedge 8 h 23
                      Disons que leur rôle devrait être de vérifier que ce qui est annoncé dans le CV est véridique (diplôme, postes précédents…) et rapidement vérifier qu’il n’affabule pas trop.
                      Ils se limiteraient à ça, mais le ferait bien, et là, ils auraient une vraie plus value. En général, ils le font à peine.

                    3. MCA

                      @Pheldge 24 janvier 2023, 9 h 06 min

                      “c’est possible même que je sois biaisé : l’aînée des filles de Madame est DRH … ”

                      Tu t’es fait biaiser? 😉

              2. Pythagore

                Je disconviens. Il y a des recruteurs extrêment compétents avec des techniques d’interview très efficaces. Ils ne s’appuient évidemment pas sur la lettre de motivation. Je conviens ttefois que ce n’est pas la majorité.

                1. durru

                  Généralement, les bons recruteurs ont une idée du métier de la future recrue. De toute façon, si c’est pas le cas, un gars du métier va devoir participer au processus et dans ce cas je veux bien comprendre l’utilité du bureaucrate.

                    1. durru

                      OK, ça doit donc être utile dans 0,1% des cas.
                      Sinon, comme dit Pierre plus bas, si ça se cantonne à la partie administrative, ça peut encore aller. C’est de moins en moins le cas.

                  1. Pythagore

                    Perso je préfère les têtes bien faites aux têtes bien pleines. Les têtes bien faites, on peut les remplir, les têtes mals foutues, c’est plus difficile.

                2. Pierre 82

                  D’accord avec vous pour des profils extrêmement pointus, mais ce n’est pas la majorité de l’espèce.
                  Pour des métiers plus “communs”, le RH est en général assez inutile dans le processus et dans le cas où c’est eux qui décident au final, c’est carrément un rôle nuisible.
                  Quand j’ai recherché un boulot d’ingénieur à 50 ans, j’avais un gros handicap: je ne venais pas d’une école française. Or, le premier (et le seul ?) critère qu’ils regardent dans un CV, c’est l’école d’où vous provenez.
                  Même après plus de 25 ans de vie professionnelle. Surtout si cette vie professionnelle ne s’est pas déroulée dans une boite franco-française.

              3. Pierre 82

                Le premier boulot que j’ai eu dans une grosse boite, le dept RH ne s’occupait que des trucs administratifs, de la fiche de paie, etc…
                En plus, ils regardaient les CV et appelaient les postulants pour un poste. Un minimum de trucs étaient revus avec eux, et j’ai passé la journée à passer d’un chef de service à l’autre (j’ai dû en voir une bonne dizaine).
                A la fin, l’un d’eux m’a appelé pour me demander de venir le voir une deuxième fois pour discussion approfondie, et à la fin, il m’a dit qu’il m’engageait.
                Le RH est alors revenu à la charge pour le contrat, et c’était plié en une semaine.
                Actuellement, on se retrouve avec des gonzesses de 22 ans qui doivent eng

                1. Pierre 82

                  Le premier boulot que j’ai eu dans une grosse boite, le dept RH ne s’occupait que des trucs administratifs, de la fiche de paie, etc…
                  En plus, ils regardaient les CV et appelaient les postulants pour un poste. Un minimum de trucs étaient revus avec eux, et j’ai passé la journée à passer d’un chef de service à l’autre (j’ai dû en voir une bonne dizaine).
                  A la fin, l’un d’eux m’a appelé pour me demander de venir le voir une deuxième fois pour discussion approfondie, et à la fin, il m’a dit qu’il m’engageait.
                  Le RH est alors revenu à la charge pour le contrat, et c’était plié en une semaine.
                  Actuellement, on se retrouve avec des gonzesses de 22 ans qui doivent engager des gars, alors qu’elles n’ont aucune expérience, ni même aucune idée du boulot qui est demandé. Je me suis toujours demandé à quoi elles pouvaient bien servir…

                  1. Husskarl

                    J’ai déjà eut des épisodes amusants avec des jeunettes qui essayent de parler d’informatique… sans comprendre ce qu’elles racontent ou de tester l’anglais du candidat…sans parler anglais.

                    1. Pierre 82

                      La jeunette des RH qui m’a interrogé n’a même pas osé essayé de me parler anglais. Elle s’est contentée de regarder mon CV, avec 20 ans dans une boite américaine.
                      Le plus drôle, c’est que celui qui sera mon chef de service n’a même pas osé non plus. Et pourtant, mon anglais est très loin d’être parfait…
                      Ils m’ont cru sur parole…

          3. Hagdik

            J’ai fait l’embauche pour Michelin durant 5 ans (85-90) je n’ai jamais vu ni demandé de telles conneries.
            En revanche, les tests d’embauche et l’entretien, selon le poste recruté, il fallait tenir la route.

          4. Pythagore

            Il est possible de dire que l’on est intéressé par la technicité derrière les méthodes de production du produit ou on adore la modélisation, la mech des fluides et des structures et modéliser un pneu fait parti de ce qu’il y a de plus compliqué dans le domaine.
            …etc…
            Ca dépend bien sûr du poste, mais bon on peut tjs dire qu’il y a des défits que l’on trouve intéressant dans le poste.

          5. Pheldge

            Pierre, une lettre de motivation, quand tu sais la lire, en dit quand même assez sur la personnalité du candidat. L’emploi de formules toutes faites révèle un conformisme certain, un style terne, laborieux, n’est pas signe d’une grande originalité. Et le copier collé de lettres types trouvées sur le Net se voit de suite.
            C’est un prélude à l’entretien d’embauche, qui permet de faire un premier tri.

            1. Akasha

              + 1000

              De mon expérience, la lettre de motiv doit suivre ce plan (cela pourra servir à qui de droit) :

              Les cinq 1ère lignes : description de l’entreprise. Copier-coller et synthèse de la description wikipédia et de la présentation de l’entreprise sur son site web.

              Second paragraphe : description du poste : copier-coller et synthèse de l’annonce. La description du poste et les qualités attendues.

              3ème paragraphe : quels sont les points de mon expérience qui répondent au 2nd paragraphe.

              La conclusion : un peu de blabla sur mes qualités perso. Et un peu de cirage de pompes aussi.

              Quand je le fais sérieusement, le recruteur me rappelle le lendemain. Cela prend une heure à tout casser à rédiger mais cela montre la motivation. Le mois dernier pour un poste de buisness manager dans l’industrie pharma, rappelé dans l’heure (lettre écrite en anglais pour un poste en france. Au final j’ai refusé le job : poste de prestataire et paie insuffisante).

              Pouvoir montrer que l’on est capable de comprendre un texte technique court (une annonce) ; le synthétiser et argumenter dessus est un minimum pour un poste à forte valeur ajoutée/responsabilité. Savoir-faire d’ailleurs indispensables pour ce genre de poste.

              Donc non l’exercice n’est pas inutile pour éliminer rapidement des candidats incapables de ces tâches ou ne sachant pas écrire décemment le français ou l’anglais.

  16. Kekoresin

    L’état stupide, joufflu de ses hô fonx, frappe partout et nulle part, légifère à tort et de travers, normalise et calibre jusqu’à la taille maximum du concombre dans les sexshops ruraux.

    Les français sont des enfants immatures déraisonnables alors laissons faire les grandes personnes, les sur-dits-paumés, les sachant en sachet NF, car depuis des décennies les résultats sont là. Le pays est sur la pente glorieuse du progrès et remonte avec fierté le toboggan de l’effort qu’enduisent consciencieusement d’huile de vidange nos zélites communicantes. Vous comprenez, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Et puis nos meilleurs ingénieurs administratifs calculent avec une précision jamais égalée dans le système solaire, l’élasticité du fond de la casserole qui permettra un rebond en avant Guingamp, la tête dans le cul, les mains en avant.

    Oui nul doute que les crétins fabriqués par l’éducnat prendront la relève pour assurer l’avenir de la retraite par répartitchion, 1,7 inactif.v.e.s sevré.e.s.z.x à Netflix pour 1 adepte du macramé en EHPAD Blackrock qui se demande pourquoi sa petite fille s’est fait greffer une bite pour pouvoir devenir pédé!

  17. baretous

    sur twitter : un étudiant en philo défilant pour la retraite à 60 s’emballe devant un micro en déclarant qu’il serait logique que tout “travailleur” travaille dans la semaine que 4 jours pendant 4 heures ainsi cela lui ferait 20 heures de boulot.

    euh! non 4×4 = 16 🙂

    je lui ferais bien cadeau du sac à buchettes que ma mère instit dans les années 30 distribuait à ses élèves

    1. Hagdik

      Ah oui, je l’ai vu ce petit merdeux coco, Praud n’a pas résisté à nous l’infliger.
      En voilà un qui va aller loin, futur science popo puis permanent syndicaliste et permanent PS avant de glander au département ou à la région.
      Un grand matheux adepte de la doctrine socialope : il y a 3 sortes de gens, ceux qui savent compter et ceux qui ne savent pas.
      Il va finir dans ce que sera devenu le compost de la NUPES ou Mechancon et viendra donner des leçons aux ouvriers juste bons à travailler 8 heures de nuit.
      Ce genre de petite saloperie trotskiste j’aimerais bien l’éboyauter un soir dans un coin tranquille … pour le fun à la gloire de la démoncrassie.

      1. Pierre 82

        Je l’ai vu, celui-là, futur cadre LFI (il a même dit qu’il s’occupait du syndicat étudiant, sans doute type UNEF)
        Une grosse merde à qui il a manqué de coups de pieds au cul.
        La chose la moins éloignée de la réalité dans ce qu’il a dit, c’est que 4X4=20… là il n’était qu’à 20%, alors que pour le reste, il est complètement à côté…

        1. Higgins

          Lorsque ma dernière fille était en terminale, un de ses camarades était fortement impliqué dans un syndicat lycéen. A ce titre, il manquait fréquemment les cours et les devoirs car il était souvent appelé à Paris. Il devait être supérieurement intelligent car il a eu son BAC avec mention bien…

              1. durru

                Ah, mais pendant leur temps libre ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Mais que ça n’impacte pas leur activité scolaire. Ça devrait en refroidir plus d’un.

    1. jusnaturaliste

      @ breizh

      Je ne trouve pas logique qu’il dise que c’est Poutine qui cherche à déstabiliser l’Europe, alors que c’est l’Europe qui s’est déstabilisée toute seule par des sanctions et aides à l’Ukraine du Nord aussi débiles, qu’inutiles.

      Sinon, ses analyses militaires rejoignent assez celles de Xavier Moreau, il semble même être encore plus convaincu que l’Otan va se ramasser.

      1. Pierre 82

        Quand il m’arrive de discuter de ce conflit (ce qui est rare, car je remarque autour de moi que les gens en parlent très peu), je constate que:
        – la conversation arrive parce qu’on parle du prix de l’énergie, et je n’ai pas encore entendu “célafotapoutine”
        – quand je donne mon avis, qui est que cette guerre est une guerre entre deux chefs mafieux dans laquelle nous n’aurions jamais dû prendre parti, mais au contraire, nous aurions dû les forcer à s’entendre, je vois souvent des figures de gens s’ouvrent, comme soulagés d’entendre ça. J’ignore totalement si la propagande violemment anti-russe fonctionne vraiment, en fait.
        Je pense par contre que si je disais que Poutine a bien eu raison d’envahir l’Ukraine, je n’aurais pas le même succès, mais ça tombe bien: je ne suis pas un fan de Poutine, et quand je dis qu’on aurait dû tout faire pour éviter ça quand on avait encore les moyens de le faire, je le pense vraiment.
        L’adhésion massive pro-ukrainienne est amha un fantasme de journalistes. Bien sûr, il y a de une vraie compassion pour le peuple ukrainien, mais pas beaucoup de soutien réel pour l’équipe au pouvoir là-bas, au contraire…

        1. Higgins

          Je plussoie. Les personnes normalement câblées conviennent généralement assez rapidement, alors qu’au départ elles sont plutôt pro-ukrainiennes, que notre gouvernement et l’Europe se sont engagés très légèrement dans un conflit où nous avons tout à perdre, ce qui se passe, et rien à gagner. Tout ça pour complaire au grand-frère d’outre-atlantique.

        2. Pheldge

          tiens d’ailleurs :
          lepoint.fr/monde/l-ukraine-ebranlee-par-un-scandale-de-corruption-visant-ses-dirigeants-24-01-2023-2505906_24.php
          chassez le naturel …

          1. Pythagore

            Oui, c’est fort louche ce truc là, que tt d’un coup un gros scandale de corruption éclate à Kiev et tout ceci relayé par ts les MSM.
            Par contre pas mot du président lui-même.
            Je ne sais pas ce qui se trame derrière mais j’ai du mal à croire aux coincidences.

            1. Aristarkke

              Un besoin de ménage dans les rangs de l’élite menés par les vizirs voulant devenir califes, cela vient facilement à l’esprit des complotistes invétérés.

        3. jusnaturaliste

          @ Pierre 82

          Il n’y a pas de vraie compassion pour le peuple ukrainien, puisque tout le monde trouve normal de sacrifier le peuple ukrainien du nord pour aller taper sur celui du sud… C’est une complète hypocrisie.

          Mais pour moi ce qui compte, c’est d’arriver à la paix, et pour l’obtenir, il suffit de donner aux Russes ce qu’ils veulent: à savoir la reconnaissance des territoires conquis avec éventuellement une zone de sécurité, la fin des sanctions, et une Ukraine neutre pour longtemps.

          On n’est pas du tout dans la situation où Hitler a envahi la Pologne, car à l’époque, les Polonais ne voulaient pas des Allemands, il était donc légitime de faire valoir leur droit à rester une nation. Malgré cela, la déclaration de guerre de la France était déjà à l’époque une idiotie, car elle lui a value d’être vaincue et occupée.

          On est dans la situation où l’Ukraine du Sud veut redevenir russe, et c’est son droit le plus strict. En plus, la Russie n’est plus l’URSS communiste et athée, elle est devenue un pays capitaliste, qui a même renoué avec le christianisme orthodoxe. Sauf que ce sont nos dirigeants qui sont maintenant devenus athées et communistes…

          1. durru

            Ce que j’ai trouvé toujours fantastique dans la déclaration de guerre de ’39, ça a été le mode opératoire.
            L’Allemagne n’avait pas les moyens, en septembre ’39, de mener une guerre sur deux fronts. Du coup, l’armée française est restée sagement derrière les frontières, laissant les Polonais qu’elle était censée aider se faire ratatiner tranquillement. Pour subir le même sort quelques mois plus tard.
            Autre “détail” qu’on évoque jamais, la France et l’Angleterre avaient garanti la souveraineté de la Pologne, ce pourquoi ils ont déclaré la guerre à l’Allemagne. Mais lorsque l’URSS a envahi l’autre moitié, silence radio…
            Les mystères des démocraties respectueuses de la parole donnée.

            1. Higgins

              L’armée française aurait pu attaquer l’Allemagne lorsque cette dernière était occupée à l’est. Elle ne l’a pas fait parce que, un tel n’était pas la doctrine officielle et ça, ça avait bien pénétré les états-majors, deux elle était dramatiquement sous-équipée dans certains domaines (l’aviation et les blindés en particulier) et était en pleine phase de rééquipement (il a manqué un an. Comme l’a dit Mac Arthur, les défaites se résument souvent à deux mots : trop tard !!!). L’armée britannique était dans la même situation. Le tout avec des opinions publiques peu enclines à repartir en guerre vingt ans après la précédente.

                1. jusnaturaliste

                  @ Higgins

                  Ce qui montre que ces conflits étaient surtout aussi une question de s’enrichir indécemment pour certaines personnes bien placées… Heureusement, aujourd’hui avec les brevets, il n’est plus besoin d’une bonne guerre pour s’enrichir massivement sur le dos des autres…

                    1. jusnaturaliste

                      @ Higgins

                      Aucune idée, c’est le témoignage d’un contemporain de cette époque, que j’avais une fois entendu, qui disait qu’il avait vu les trains bourrés d’armes passer la frontière de la France vers l’Allemagne, peu de temps avant la déclaration de guerre, et cela l’avait beaucoup perturbé.

                    2. Higgins

                      Je crois pouvoir dire que je connais très bien cette période de notre histoire et j’émets de très fortes réticences à ce dire. Nous courrions plutôt après tout et, dans le domaine aéronautique, nous avons même acheté des avions aux italiens et aux Pays-Bas. La menace, depuis 1935-1936 était clairement incarnée par l’Allemagne. En 37 ou 38, le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Denain, a effectué un voyage officiel en Allemagne où il a été berné. A son retour, au ministre qui lui demandait son avis, il lui a demandé à réintégrer les forces comme simple mitrailleur tellement il avait le moral dans les chaussettes. Je vois mal en plus quelles sont les armes qu’on aurait pu refiler aux allemands. Par contre, sous l’occupation, ça a eu lieu sans vergogne.

                    3. jusnaturaliste

                      @ Higgins

                      Ce témoin étant évidemment aujourd’hui décédé, je ne pourrais donc pas en savoir plus à ce sujet, mais il a vécu la guerre de très près, il n’était pas du genre à dire n’importe quoi et il était catégorique sur ce point.

                    4. Higgins

                      Intéressant. Mais quelles armes, c’est la question. Bien que l’EM ait échafaudé des plans fumeux comme le bombardements des champs de pétrole du Caucase, j’imagine mal des accords entre les deux pays alors qu’en 38, la guerre a déjà été à deux doigts d’éclater. Il y a peut être eu confusion sur l’année. Je n’ai jamais entendu parler de ce genre de transit ferroviaire.

                    5. Aristarkke

                      “nous avons même acheté des avions aux italiens et aux Pays-Bas.”
                      Aux Américains aussi puisqu’il y avait des Curtiss P36 dans nos rôles de matériels volants pour 200 exemplaires livrés au printemps 39 plus un lot d’une commande ultérieure livré en Mars 40.
                      Il y avait aussi des Curtiss P40 (celui des fameux Tigres Volants) mais ils n’ont pas combattu par manque de pilotes formés dessus eux aussi livrés en Mars 40…

                    6. jusnaturaliste

                      @ Higgins

                      Je ne pense pas qu’il ait pu confondre, car il a ensuite été sur le front et subi toutes les horreurs de la guerre, et à chaque horreur, il se rappelait l’absurdité d’avoir fait transiter ce matériel.

                      Mais après, il faudrait effectivement mieux d’autres témoignages pour corroborer le sien.

          2. durru

            Pour ce qui est du rapport à la guerre, vous pensez que le golem aurait la moindre idée de la situation réelle sur le terrain ?
            On lui dit que Poutine a envahi les terres de l’Ukraine ancestrale, que les soldats russes sont tués par centaines de milliers, pourquoi voulez-vous qu’il se soucie du sort des héros ukrainiens qui ont tout son soutien (comme le personnel soignant applaudi à 20h) ?
            Et je n’exagère pas…

          3. Pierre 82

            @jusnaturaliste
            Certes, il y a une énorme hypocrisie, mais je me mets à la place du péquin moyen qui n’a aucune idée de ce qui se passe là-bas, n’y comprend rien, surtout qu’on lui présente l’affaire comme une Ukraine souveraine, unie, et soudée contre un agresseur.
            Beaucoup comprennent confusément qu’il y a un truc qui cloche dans le narratif, et c’est la raison pour laquelle il n’écoute plus les infos dès qu’on parle d’Ukraine, ou alors d’une oreille discrète.
            Quel est le pourcentage de Français par exemple, qui sait que le sud-est de l’Ukraine est en grosse majorité russophone et bien décidé à devenir russe ?
            Combien savent que presque aucun ukrainophone n’a quitté la Crimée après l’annexion par la Russie, combien savent que les russophones ont été maltraités dans toute l’Ukraine depuis 2014 et qu’un nombre important ont fui… vers la Russie ?
            Beaucoup en ont vaguement entendu parler, mais le problème est le même que pour le narratif covid: puisque toute la presse dit la même chose, c’est que ça doit être vrai, non ?
            La situation ne changera que de manière violente, le jour (qui finira forcément par arriver) où le mensonge éclatera.

            1. Nemrod

              Ceux qui sont des hystériques à oeillères pro-ukraines et anti-russes sont les mêmes bataillons que pour l’hystérie Covid…en tout cas dans mon bled ce sont les mêmes qui applaudissaient les soignants et qui ont un drapeau ukrainien dans le jardin.
              Curieusement, ces bonnes âmes sont pour l’autodétermination mais à géométrie variable ( invité par les français pour les ailes d’avions…tout s’explique )
              Evidemment reste à voir si leurs enfants iront se faire trouer la peau à l’Est ou si plus probable ils seront planqués .
              Je propose à tous ces imprudents de s’engager, les Ukrainiens recrutent.
              Pas un fan de Poutine comme Pierre 82 mais pas un fan non plus du camps du “bien”, j’aurais aimer que mon pays continue à pouvoir se défendre lui même et décider de l’emploi de ses soldats.
              Ce n’est visiblement plus le cas.

            2. jusnaturaliste

              @ Pierre 82

              Pour ma part, je n’arrive plus à me mettre à la place du Pékin moyen. Car celui-ci a Internet, il peut très facilement se renseigner, il pourrait lire h16 quasiment tous les jours, il a déjà vu que les médias se trompent régulièrement, il a au moins un non-vacciné un peu sceptique sur la guerre dans son entourage. Il voit même des images horribles de la guerre dans les masses médias, et pourtant il se réjouit que celle-ci ait lieu, alors qu’il sait qu’elle est en train de faire le malheur des Ukrainiens et même son propre malheur.

              Cela me dépasse.

              1. Pierre 82

                Je parle surtout de Mme Michu, de mes voisins et vagues connaissances, qui sont des gens tout à fait charmants, mais complètement en dehors des grandes discussions métaphysiques. Ils ne sont pas stupides, c’est juste qu’ils ont du mal à admettre que 100% de la presse pourrait mentir en même temps, ni que l’état serait volontairement malveillant.
                Ils voient bien que quelque chose ne fonctionne pas, mais sont juste incapables de franchir le pas d’admettre qu’on puisse être malveillant à ce point.
                Comme pour le covid. Et j’ai énormément d’affection pour eux.

                1. jusnaturaliste

                  @ Pierre 82

                  C’est bien cette incapacité à franchir le pas qui me dépasse, d’autant que l’histoire de l’humanité est bourrée d’hommes d’Etat malveillants, de mensonges et de complots.

                  1. Pierre 82

                    Certaines personnes (et peut-être même pas loin de la majorité) sont incapables de concevoir qu’on pourrait leur vouloir du mal. Qu’on les bouscule, ou qu’on les spolie, oui, ils sont conscients qu’il faut être prudents, mais s’imaginer qu’on puisse, à grande échelle en vouloir à eux-mêmes en tant que personne humaine, dépasse leur entendement.
                    Beati pauperes spiritu. Est-ce à eux que le Christ pensait ?

                  2. Aristarkke

                    Une partie du monde continue à imaginer derechef que les dirigeants des états cherchent systématiquement à assurer un travail bénéfique au profit de leurs administrés…

                    1. Pierre 82

                      Même si de plus en plus de gens considèrent les dirigeants comme des branquignols dont le but premier est de s’enrichir personnellement au passage par la corruption, eux-mêmes se considèrent juste comme des “dommages collétéraux”.
                      Comprendre qu’ils sont la cible principale nécessite une révolution copernicienne dans la réflexion qu’il m’a fallu également du temps à admettre, et il a fallu la crise covid pour m’en convaincre.

                2. Mitch

                  @Pierre
                  Je suis d’accord avec toi Pierre. J’admets bien volontiers qu’il m’arrive (souvent) d’être dur envers nos concitoyens, mais le profil que tu décris est effectivement courant. Pour eux on devrait avoir (mais j’admets ne pas toujours l’avoir) de la compassion car tot ou tard ils vont ouvrir les yeux et plus dure sera la chute.

              2. Pheldge

                @ jusnaturaliste 18 h 09 : le péquin de base s’informe via la télé principalement, et pour les plus modernes, ils ont les applis des chaînes d’info sur leur smartphone. Et si l’envie leur prend de faire une recherche, ils privilégieront les liens du Monde ou de Libé ou de l’Obs, qui vont dans le bon sens, et conforteront leurs convictions. Jamais ils n’iront lire un blog estampillé fachosphère, ou complotiste.

  18. Mitch

    Pour avoir des Maths/Sciences, il ne suffit pas de faire des incantations, il faut … des profs de Maths et de Sciences. Qui veut être prof de Math pour €1500/mois après 5 ans d’études après le BAC? En plus pour se retrouver muter dan sun township du 9-3 pendant 5 ans à se faire insulter et cracher dessus.

    1. Malancourt

      Ou alors les profs de maths doivent toucher un salaire beaucoup plus élevé que les autres profs, mais pas très socialo compatible.

    2. douar

      C’est pourtant ce que souhaite faire mon dernier, après études ingé + master IA, mais perturbé par Gaïa et ses prophètes de l’apocalypse.
      Il est dans la crypto décroissance sans réaliser une seconde qu’en début de vie active, ce n’est pas là qu’il aura de gros besoins.
      J’espère que ça lui passera mais je le vois bien gueuler après contre le système et l’ultralibéralimse.

      1. bob razovski

        Il est possible que quand les gros besoins se feront sentir, l’héritage de papa tombe à point nommé. 😉
        Ca reste utile, des parents qui pensent à accumuler un peu de richesse. Même pour des gamins à tendance socialo. Surtout, pour des gamins à tendance socialo devrais-je dire.

        1. jusnaturaliste

          Et comme l’Etat oblige les parents à faire hériter leurs enfants, c’est un droit. Un droit fort pratique: certains enfants ne veulent alors plus rien entendre de leurs parents, sauf quand bien sûr, il s’agit de toucher leur part d’héritage…

              1. Pheldge

                @ jusnaturaliste 18 h 11: il faut déjà pour cela que le conjoint soit décédé, auquel cas, les enfants héritent de sa part, en nue propriété, avec la réserve d’usufruit pour le conjoint survivant. Mais il me semble que Nemrod envisageait que les parents dilapident le patrimoine de la communauté, auquel cas il ne resterait rien – en l’absence de biens propres -.

            1. Pheldge

              tout à fait, un héritage n’existe qu’après le décès … Mon beau-père avait un terrain, et tous ses enfants parlaient de “ma part du terrain” comme d’un acquis. Ca a jeté un froid quand j’ai suggéré qu’il pouvait très bien qu’il pouvait le vendre, puis dilapider l’argent en croisière avec des femmes, ne rien leur laisser, sinon la charge de l’EHPAD à payer le jour venu … 😉

    3. Flag

      La réforme la plus urgente de notre pays c’est sans doute celle-là : augmenter fortement le salaire des profs.
      Les personnes chargées d’apprendre à lire et à compter à nos enfants sont rémunérés à coups de pompes dans la bas du dos et ce qui devrait être une belle carrière se transforme en voie de garage.

      1. durru

        Vu que la plupart (euphémisme pour ne pas dire tous) sont allés en totale connaissance de cause, je doute très fort que ça aurait le moindre impact.
        Faudrait d’abord virer tout le monde, changer les grilles de salaires, les horaires et les responsabilités et seulement après relancer les embauches. Je crois que la population de profs derrière n’aurait plus rien à voir avec la précédente, qui a choisi cette “voie de garage” pour la sécurité de l’emploi et les horaires de travail (quatre mois de vacances, quand même, en plus du nombre d’heures de cours par semaine). Oui, oui, je sais, les poissons volants existent, pas la peine de me le rappeler…

        1. Flag

          Je crains que la solution “virer tout le monde” ne soit guère applicable.
          Les profs que je fréquente – du moins ceux qui n’ont pas raccroché les gants – tiennent d’avantage du matelot qui écope avec une tasse de café à la suite d’une voie d’eau béante que du fainéant.

            1. Pierre 82

              Ou attendre que l’état tombe en faillite.
              Ce qui est de moins en moins une hypothèse farfelue.
              L’état sera dans l’obligation de virer quasi tout le monde, c’est devenu inévitable.

      2. Mitch

        Je suis d’accord avec Flag ! un ‘collectible’ !
        Dans ce pays les flics sont mieux payés que les profs (et ça en dit tristement long …).

        Maintenant il faudrait aussi pouvoir virer les plombs car chez les profs comme les autres il y a des boulets.

        Il faudrait aussi que les chefs d’établissements puisque recruter leur profs (cela veut donc dire qu’il faudrait qu’ils aient des compétences managériales ce qui est loi d’être le cas et c’est effrayant le nombre de petits tirants frustrés que l’on rencontre dans la vénérable institution).

        Il faudrait que les augmentations aillent au plus méritant (donc là encore le rôle du chef d’établissement qui changerait totalement)

        Il faudrait aussi que l’EdNat cesse d’être ‘Nationale’ (c’est pire que le Titanic l’EdNat, ca ne tourne pas)

        Bref il faudrait un tas de truc, mais ne rêvons pas rien ne se passera

        1. Pierre 82

          Revenir tout simplement à une stricte application du principe de subsidiarité.
          Quand Allègre parlait de dégraisser le mammouth, je n’ai jamais très bien compris où il voulait en venir. Voulait-il éliminer les cours qu’il pensait ne “servir à rien”, comme les langues anciennes, ou voulait-il purger l’administration des éléments inutiles ?
          Un exemple: dans le collège-lycée où j’étais, le personnel administratif (fiches de paie des profs, moyens généraux, gestion des horaires, achats divers, etc…) se montait à 3 personnes pour un établissement d’un peu moins d’un millier d’élèves.
          Là où mes enfants ont fait ces études, l’établissement était du même ordre de grandeur en termes d’élèves: 27 administratifs. C’est du grand n’importe quoi. Ajoutez à cela les inspections académiques à la préfecture, farcies de branleurs en tout genre, et bien sûr le siège central et ses conseillers à prix d’or, ceux qui sont chargés de mettre en œuvre les réformes à la con, et qui ne servent en fait qu’à faire semblant de leur refiler du taf.
          Kafkaïen.

          1. Pythagore

            1 administratif pour 2,58 enseignants (!…!!!…!!!!!!!!)
            Dans une boite correctement gérée, on doit être à 1 indirecte pour 10 à 20 directes. 4 fois trop d’administratif au bas mot.
            https:/ /www.education.gouv.fr/l-education-nationale-en-chiffres-edition-2022-342412

            1. Mitch

              C’est 50-50 dans l’EdNat. 50% d’administratifs vs 50% de profs (ne pas oublier les mecs dans les bureaux dans les rectorats, les ministères, etc)

  19. Roanna

    Il n’y a pas besoin de mathématiques pour terminer ministre de l’économie.

    Le plus incompétent des incompétents dans le rôle de le maire, pour ne pas le nommer la prune, ne sait pas que 1 ha = 100m x 100m = 10000m2

    Chef?, oui chef…

  20. barbe

    Avec cette réforme, dans bien des lycées les élèves ne viennent plus à partir du mois d’avril, une fois les épreuves de spécialités passées… Vous imaginez la gabegie?
    Politique de la terre brûlée.

    1. Mitch

      Avec cette réforme, dans bien des lycées les élèves ne viennent plus à partir du mois d’avril, une fois les épreuves de spécialités passées…

      Je m’en félicite. Dès le mois d’Avril mon fiston pourra se tirer à Londres pour les mois à venir.

    2. Barbe

      Sans parler des deux sujets pour une même spécialité. Car ils ne peuvent la passer le même jour…
      Bonjour l égalité des conditions pour les candidats.

  21. Mitch

    L’EdNat n’est que reflet de ce que l’on observe dans la société grancaise. Elle souffre des même problèmes qui pour beaucoup sont, je pense, des problèmes culturels. Si, si, des problèmes culturels.

    – Déjà l’ultra ‘gauchisation’ des idées et des approches. A commencer par coller tout le monde dans le même lycée. De l’égalitarisme érigé en religion qui a eu pour effet de faire chuter le niveau, … et planter ceux dont les parents n’ont pas la possibilité d’aider leurs enfants. L’exact opposé de ce qui a été vendu au début.

    – Le peu d’intérêt des grancais pour les métiers manuels et le mépris (si si le mépris) pour ceux qui n’ont pas fait de longues études. Dans une boite grancaise ou avec beaucoup de grancais, toute ta vie professionnelle (ou quasi) on te renvoi à ton diplôme d’origine. Ca m’a toujours fasciné. L’EdNat n’y est pour rien. C’est un culturel.

    – Le grand intérêt des grancais pour les ‘Humanités’ et les études supers longues dans des sujets qui ne répondent à aucune demande. C’est super les lettres modernes, le Grec, le Latin, etc 5 ans après le BAC mais ça mène à quoi?

    – Le peu d’intérêt des grancais pour les autres cultures et les langues. Ce qui prédomine dans la population c’est : ‘La grance c’est le top et les autres sont des crétins incultes’. J’exagère un peu … mais à peine. Que les mecs soient si nuls en langue n’est pas que le fait de l’EdNat, c’est malheureusement culturel et l’EdNat ne fait rien pour aider.

    1. durru

      Ce que je trouve encore plus fascinant, Mitch, c’est la contradiction évidente entre les deux derniers points : on aimes les “humanités”, mais comme les autres sont des c.ns, l’humanité, c’est moi.
      Oui, oui, c’est culturel, mais c’est plutôt récent. Bon, il y a eu cet hurluberlu de Rousseau, le père de tous les piposophes faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais, mais amha c’est surtout depuis Sartre, avec qui il était préférable d’avoir tort, que cette tendance égocentrique et complètement irrationnelle a gagné les esprits soi-disant “intellectuels” en France. Avant, il y avait quand même de la matière à réflexion… Depuis, c’est la Vallée de la Mort…

      1. Pierre 82

        Les Allemands sont assez scrupuleux sur leur titre. Ne l’oubliez jamais quand vous publier un document, s’il a un PhD.
        Il ne faut pas écrire Mr Schultz, mais bien Dr Schultz, sous peine de se faire taper sur les doigts.
        Les Italiens aimaient bien également se donner du “il signor ingegnere”, ou “il dottore” à tout bout de champ. En tous cas, c’était vrai il y a 25 ans…

    2. Husskarl

      Oui, cette culture du diplôme ou plutôt ce culte du diplôme est étrange. Je m’étais fait jeté une fois sur ce critère, je convenais pour le poste mais ! Je n’étais pas issu du top5 donc je ne pouvais pas prendre le poste…

  22. Mitch

    Pour juger du niveau et de son évolution il faut comparer ce qui est comparable.

    Dans les années 70, le taux de bachelier dans la classe d’age était de moins de 20% (si je me souviens bien). Il était de moins de 40% dans les années 80. Il est à présent près de 80%. Il est évident que pour arriver à ce résultat il a fallut faire des … ‘compromis’.

    Ce qui est intéressant, c’est de comparer les 5% des meilleurs de maintenant avec ceux d’il y a 20 ans, 40 ans et 60 ans. La comparaison ne tournera pas à l’avantage des ‘anciens’ c’est pour moi une évidence. Si l’on compare les 5% des meilleurs grancais avec leurs homologues européens ou occidentaux, les grancais se tiennent plutôt biens, voire même très biens.

    La conclusion? Il y a un gouffre monumental qui s’est créé entre les 5% des meilleurs et le reste. Si l’on étudie de façon plus précise ces 5 % on se rend immédiatement compte qui’ils ont quasi tout la même origine sociale. Votre ‘social ladder’ (ascenseur social je crois en Fr?) est mort de chez mort et les chiffres montrent que l’on a plus de chances de réussir en étant Mr No-One dans une des nombreuses monarchies européenne qu’en ripoublique populaire de grance.

    C’est paradoxal car ici l’égalitarisme est une religion … mais c’est la réalité: les idéologues de l’EdNat ont planté ceux là même à qui étaient sensées s’adresser toutes ces réformes.

    Concernant provoquer l’effet inverse de ce qui est attendu, la dernière réforme est encore une fois un exemple de connerie à l’état brut.

    Exemple: Anciennement il y avait 2 types de prépas pour ceux qui voulaient faire une business school: ECS pour ceux qui venaient de le la filière Sciences et ECE pour ceux qui venaient de la filière Economique. La filière ECE représentait les 3/4 des places de prépas et le concour était distinct entre ces 2 filières. A présent le concour est unique et cela oblige donc tout le monde à prendre l’option Maths + Maths Expert (9 heures de Maths en tout, d’un niveau très honnête). Les gars qui veulent faire une business school se tapent donc les même Maths qui ceux qui se destinent à des prépas scientifiques (la Géo dans l’espace c’est très cool et utile pour une classe prépa en économie, n’est-ce pas?).

    Ils voulaient péter la toute puissance des Maths en faisant cette réforme … ils ont aboutit à l’exact opposé.

    [Encore une mission réussit comme dirait le chat]

      1. Taisson

        Les dysfonctionnements de l’EDnat ne sont pas récents.
        Je n’ai rien à dire sur les comparaisons entre les filières, et le reste, puisque, je n’ai pas fait d’études “supérieures”, et , qu’en fin de parcours, je peut dire que ça à été ma chance…C’ est juste grâce à ce “ratage” que j’ai gardé un esprit bien lucide !
        A l’époque de ma scolarité, les élèves de primaire en sortaient presque tous avec les fondamentaux pour continuer. Ne passaient en 6ème sans examen que les premiers dont j’étais toujours…Arrivé au lycée, pas besoin d’être bien malin pour comprendre qu’il n’y avait pas plus de 4 ou 5% d’enfants “d’ouvriers” !
        Et si ceux la n’étaient pas carrément des petits génies, tout était fait pour les décourager. ( surtout à Paris.)
        3 Ans après, l’ex bon élève que j’étais ramait pour tenir, et, quand j’ai appris que j’allais avoir le même prof d’anglais pour la troisième fois, j’ai prévenu que j’allais fuguer !!
        Et ce fut une chance, parce que, en tant que gosse du peuple, si j’avais fait de bonnes études, j’aurais fini prof ou député socio /communiste !
        Une école technique d’usine, privée, à redressé tout ça .

        Tout ceci pour expliquer juste une petite remarque:
        L’élite d’aujourd’hui creuse bien l’écart avec le reste…
        Sur le papier, leurs capacités théoriques sont peut être de bon niveau, mais elle n’ont pas grand chose en commun avec les élites d’autrefois, qui l’étaient par classe sociale, et traditions familiales.
        Ces gens la se savaient ou se croyaient destinés à être au dessus des autres, et se devaient à une certaine droiture dans leur comportements, du moins pour la plupart…Et leurs enfants reprenaient le même moule. Rien à voir avec la permissivité actuelle !

        Ça donnait des gens (pas tous bien sur) qui, par exemple payaient leur électricité volontairement dans leurs locaux de fonction..

        On peut le regretter, mais quand on veut faire semblant de mettre tout au même niveau, plus rien ne va.
        La destruction des mentalités à précédé et provoqué la descente générale!
        “L’ascenseur social “, déjà très difficile avant, n’est plus qu’une hypocrisie démagogique, c’est devenu un “niveleur social” qui tire tout le monde vers le bas.
        Je ne vois pas comment arranger ça…

        1. Higgins

          Surtout qu’il existera toujours une différence entre l’enfant qui baigne dans une famille où on trouve des livres, l’accès à la tv est mesuré, etc,.. et celui qui grandit en étant élevé par la TV et qui n’a accès à aucun livre.

          1. Gerldam

            Imaginez la douce époque où il n’y avait aucun écran à la maison, juste des livres, plein de livres….
            A 18 ans, on avait déjà lu des centaines de livres.

                1. Aristarkke

                  C’était étroitement lié à la météo, tout de même. (J’ai connu cette époque où la télé m’était interdite sauf le mercredi soir parce que veille du jeudi et jeudi fin de journée). L’hiver, si la température restait acceptable, c’était bataille de boules de neige mais lors des périodes de froid intense (<-10°C) courantes à l'époque, c'était rester coincé à la maison.

            1. Higgins

              J’ai grandi dans une petite ville où, pour notre plus grand bonheur, s’offrait à nous les ruines imposantes d’un château moyen-âgeux (où des générations d’enfants se sont faits la main en matière d’escalade – interdite évidemment, c’est meilleur – sans qu’aucun accident n’ait été à déplorer et pourtant le donjon culmine à 25 mètres) et un bois où nous passions des heures à faire des cabanes. Autrement, vélo et foot. Seule menace, un garde-champêtre que nous craignions. Beaucoup de lecture également à tel point que mon instituteur de CM2 avait enjoint ma mère de me réfréner. J’ai eu l’occasion d’évoquer cette période récemment avec des camarades d’école. Que de bons souvenirs.

      2. Aristarkke

        le taux de bachelierS (sont forcément plusieurs sinon c’est 100% avec zéro besoin de calcul)
        “d’âge ”
        évident que, pour arriver à ce résultat, il a fallU ( T out of the game)
        meilleurs gran-ç-aisse tiennent plutôt bieN (adverbe=invariable)
        quasi touS la même origine
        monarchies européenneS
        qui étaient Censés s’adresser toutes…
        ils ont about-i
        une mission réussiE

        Oh, I get high with a little help from my friends… Oh, I get high….

    1. Théophile

      La toute puissance des maths a été “pétée” il y a 30 ans par la suppression de la série C en même temps qu’on lançait la désindustrialisation de la France et le numérus clausus des médecins sans parler de l’asservissement à l’Europe, de la suppression du service militaire et je passe toutes les merveilleuses idées de cette décennie 90.
      Dans le même temps, on a donné le pouvoir à des juristes et des historiens, on a multiplié les procédures administratives et juridiques qui bloquent, au mieux retardent tous les projets. On a réduit le poids de l’écrit et des sciences dans les concours en divinisant le recrutement sur entretien où l’on juge le “savoir être” et en introduisant la discrimination positive.
      La France le paye très cher 30 ans après.

    2. Higgins

      Sur le taux de réussite au BAC : “Que signifie encore un baccalauréat dont le taux de réussite atteint 95 % en 2020? Au début du XXème siècle, cet examen était encore extrêmement sélectif. Les bacheliers ne dépassaient pas 2 à 3 % d’une classe d’âge. Après 1950, il s’est démocratisé tout en gardant sa signification. Dans les années 1970, son taux de réussite ne dépassait guère 60 %.” (https:/ /www.lefigaro.fr/vox/societe/maxime-tandonnet-que-signifie-encore-un-bac-dont-le-taux-de-reussite-atteint-95-20200715)

      Je viens de voir que c’est un article de MT. Pur hasard de ma part. L’augmentation du taux de réussite au BAC a tué ou est en passe de tuer l’école privée sous contrat. Lorsque j’ai passé mon bac en 1980, j’étais dans un lycée privé (ouest de la France, toutes origines sociales présentes). En D, nous avons eu 78% de réussite et 77% en C, signe de la bonne qualité des enseignants et de l’enseignement. C’était cool mais ça bossait et il n’y avait aucun nettoyage préalable au niveau des élèves. Je crois me souvenir que le taux moyen national cette année là était légèrement supérieur à 50%. Il y avait donc un intérêt réel à aller dans un lycée privé pour réussir qu’on soit du public ou pas. Dans ma région, je pense que ces établissement trustaient les 2/3 des élèves concernés (BAC généraux et BAC technique). En plus, ils étaient comptés et pour beaucoup, aller au lycée signifiait de passer par l’internat. En arrivant au chiffre idiot de 95%, quel est l’intérêt pour une famille d’envoyer son choupinou dans un établissement privé pour décrocher le précieux sésame (ou du moins présenté comme tel). Je connais des établissements privés où les élèves moyens sont invités à se présenter en candidat libre pour ne pas entacher les 100% de réussite affichés sur les prospectus. De toute manière, on sait tous la vacuité de ce chiffre et celle du diplôme. La barrière s’est maintenant déplacée à la licence malgré la sélection opérée les deux premières années. S’inscrire dans un master intéressant est devenu un véritable obstacle et nombreux sont ceux qui restent sur le carreau. Bravo l’Ednat à la française.

      1. Mitch

        L’Intérêt que je vois dans un lycée privé (ou militaire) est d’éviter le lycée pourri de secteur et donc de sortir de là avec un niveau décent pour la suite. Si le lycée de secteur est bon (rare – mais il y a encore quelques vitrines) je n’y vois pas vraiment d’intérêt.

        Oui, d’accord avec toi Major, la barre a été déplacé et cela crée beaucoup de frustration car c’est bien tard que les gars apprennent qu’ils ne pourront pas faire ce qu’ils voulaient.

      2. Pythagore

        Qu’il y est un taux de réussite de 95% des candidats qui se sont présentés ne me parait pas choquant.
        Si 50% échouent, c’est trois ans de dépensées sans résultat. Faire faire 3 ans d’études à 50% des élèves pour qu’ils ne débouchent sur rien serait un énorme gâchis. Ou alors, il faudrait qu’il y ait des débouchés pour ceux qui échouent.
        Ce qui est plus gênant c’est que c’est 95% d’une classe d’âge ce qui est totalement ridicule, le niveau intellectuel de la population n’a pas doublé.

        1. Pierre 82

          Au Luxembourg, ils ont un système très simple. A la fin de l’école primaire (6 ans), ils classent les élèves, et les envoient d’office vers le lycée qui leur “correspond”, après délibération du corps professoral.
          – Lycée classique
          – Lycée technique
          – Lycée professionnel
          Quand l’enfant a 12 an, l’école décide quel sera son avenir professionnel. C’est sans appel. Si ça ne convient pas, il vous est loisible de mettre votre enfant dans une école en Allemagne, en Belgique ou en France. L’état luxembourgeois paie les frais de scolarisation (je n’ai pas trouvé la logique interne).

          Autre pays, autre système, amha pas bien meilleur (à part qu’il évite cette saloperie qu’est le collège unique)

          Pas d’université dans le pays.
          Il y a 20 ans, les Luxembourgeois qui faisaient des études universitaires le faisaient souvent en Suisse ou en Allemagne pour tout ce qui touche aux science et à l’ingénierie, en Belgique pour le droit et ce qui est littéraire, en France pour la médecine (à Montpellier souvent – ils avaient des passe-droits pour by-passer les concours d’entrée) et bien sûr en UK ou USA pour la finance.

            1. Pierre 82

              Oui, je sais qu’ils en ont créé une depuis (j’ai quitté le pays il y a 20 ans), mais bon, comme vous le dites, mais c’est pas le MIT non plus…

      3. Hagdik

        On trouve sur internet des copies d’épreuve du certificat d’études du siècle dernier. Je doute que la majorité des bacheliers actuels soient capables de les passer.
        La dernière observation que j’ai pu faire date de 4 ans. J’ai été contraint de “travailler” avec le directeur de l’école de mon village. Minimum une faute d’orthographe ou de grammaire par ligne. Incapacité d’équilibrer un projet de budget sur Excel.
        Con comme la Lune et mauvais comme une teigne et … syndicaliste extrême gauchiote. POUARK !

      4. bibi

        Il faut arrêté avec ce taux de reussite au bac, le taux de reussite au bac ce n’est pas le taux d’élèves l’ayant présenté à l’année n et obtenu à l’année n, le taux de reussite au bac c’est combien d’élèves ayant présenté le bac l’ont obtenu.

        Avec un taux de reussite à l’année n de 80%, on peut estimé que si parmis les 20% ayant échoué à l’année n 80% l’auront à l’année n+1 ça fait un taux de reussite de 96%.

        Donc 80% à l’année n ou 95% ça ne change pas grand chose.

    3. Dom17

      L’égalitarisme, c’est bien cela: égalité dans misère (pour le coup intellectuelle) sauf pour une petite élite qui se reproduit et est jalouse de ses prérogatives…
      Un fond de sauce socialiste un infuse dans tout l’Occident, et particulièrement en France où l’on aime les grandes idées…

  23. Mitch

    Parcoursup est une saloperie dont les algos sont bien soigneusement gardés confidentiels par le politburo. Sûr à 100% que l’outil est paramétré pour faire de la mixité sociale dont la grance rafole (avec les enfants des autres bien entendu)

    1. Pythagore

      Ce n’est pas un secret, c’est dit publiquement qu’il n’y a pas que les résultats qui comptent, mais aussi si vous êtes boursiers ou je ne sais pas quel(s) autre(s) critères.

  24. MCA

    “on ne parvient qu’à une unique conclusion : ce pays est foutu.”

    Il semblerait qu’il ne soit pas le seul :

    https:/ /www.apar.tv/societe/selon-des-etudes-les-niveaux-deducation-en-europe-occidentale-continuent-de-baisser-rapidement/

    1. Mitch

      Mouai, leur seul et unique KPI est le nombre de fOtes à une dictée. C’est vraiment léger pour en tirer des conclusions. Un bon élève est un gars qui fait moins de 5 fautes à leur dictée. Il se trouve que c’est un des aspects sur lequel l’EdNat a décidé de ne plus trop insister (à tord ou à raison peu importe). C’est un peu comme si lors de son entrainement un décathlonien ne s’entraînait plus sur le 100m après consignes de son entraîneur et et que son test portait sur … le 100m.

      1. Pierre 82

        C’est comme ça qu’à tous les coups, la Finlande se retrouve sans doute la meilleure, vu que le finnois est la seule langue qui s’écrit exactement comme elle se prononce, sans aucun exception autre que les mots étrangers utilisés tels quels, assez peu nombreux.

        1. herve_02

          oui elle s’écrit comme elle se prononce et pour la dictée c’est cool, mais c'”est aussi 14 cas déclinatifs et 3 infinitifs pour chaque verbe…

          une langue super compliquée à apprendre (et je sais de quoi je parle)

          1. Mitch

            Je ne connais pas le Finnois, mais pour être aller en Finlande le Suédois (car le Suédois y est aussi langue officielle) me paraissait relativement compréhensible (devinable en fait) vs le Finnois. Le Finnois ne s’improvise pas, c’est clair

        2. durru

          La seule ? Certains pas. Le serbe aussi. Et, avec quelques particularités de groupes de lettres qui correspondent toujours aux mêmes sons, le roumain aussi. Je crois que même l’italien doit se trouver dans une situation similaire.
          C’est amusant par contre par rapport à l’hongrois, qui fait à priori partie de la même famille mais qui a des règles de prononciation à se pendre…

          1. Mitch

            L’Italien est une des langues qui produit le moins de dyslexiques (j’imagine que le Roumain doit être assez similaire). Le Français et l’Anglais sont parmi les pires langues pour la production de dyslexiques.

          2. Gerldam

            “Des règles de prononciation à se pendre”. Ca va pas la tête?
            Une fois assimilées des règles pas si compliquées que cela, le hongrois se prononce de façon unique.
            Même si je ne comprends pas tout (petit euphémisme), je peux lire n’importe qoi sans me tromper.
            Je n’en dirais pas autant du chinois.

            1. durru

              Pour lire ça va encore (c’est un peu comme le français, à y réfléchir), mais pour écrire… Quand on a pas l’habitude, je parle. Un Hongrois s’est amusé une fois à écrire mon nom afin qu’il soit lu comme il faut. Ça n’avait plus aucun rapport…

              1. Gerldam

                Je ne suis pas d’accord.
                Alors que le même son en français peut parfois s’écrire de 4 façons différentes, en hongrois un son (prononcé par un hongrois) ne s’écrit que d’une seule façon.
                Il suffit d’apprendre quelques règles, comme pour toute langue.

                1. Pierre 82

                  Comme le mot “oiseau” repris par tous ceux qui enseignent le français à des étrangers adultes.
                  Aucune lettre n’est prononcée comme elle devrait.

  25. Mo’ Truckin’

    @ breizh :
    Chèque éducation ?
    @ durru :
    La plus grande partie des programmes scolaires servent peu ou prou quand on devient adulte (entre le théorème de Pythagore, la bataille de Marignan ou where is Brian ? Brian is in the kitchen, faites votre choix) car ils ne sont pas adaptés à la réalité de la vie.
    Et vous le savez bien.
    Aller à l’essentiel, là est la solution.
    D’où la nécessité de dépoussiérer de fond en comble les programmes scolaires.
    Et cela ne nécessite pas de passer 7 à 8h/j en classe.
    Vous êtes-vous déjà demandé si le faible niveau de certains gosses ne dépendait pas aussi des quantités astronomiques de savoir / informations / connaissances qu’on leur fait ingurgiter de la primaire à la terminale et qui ne leur serviront à rien, au final ?
    En schématisant beaucoup :
    – le primaire doit poser les bases du lire / écrire / compter et de l’apprentissage à la réflexion personnelle
    – le collège doit ouvrir au monde (histoire / géo, sciences, langues) et à la consolidation de la réflexion personnelle
    – le lycée doit perfectionner, à la fois les connaissances et la réflexion personnelle (s’interroger, émettre des hypothèses, se confronter aux idées de l’autre, débattre) avec, comme couronnement final, le Bac.
    @ Hagdik :
    Les notes, selon moi, impliquent une forme de compétitivité.
    Or, ce dont a besoin l’enfant / l’ado pour se construire est d’avoir confiance en lui.
    Pour se dépasser, se surpasser, trouver sa voie sans se comparer aux autres car il est unique.
    La compétitivité entraine l’envie, la jalousie, la frustration, la manipulation, le mensonge, …
    Il suffit de voir ce qu’est devenue notre société de “compétitivité” …
    @ Cerf d :
    L’uniforme a plusieurs avantages (fin des “compétitions” vestimentaires et tout ce que cela entraine en terme de nuisances, sentiment d’appartenir à une communauté scolaire, esthétique vestimentaire).
    @ waren et Pierre 82 :
    Oui, toutes ces activités étaient comprises dans mes points de suspension.
    @ CPB 33 :
    Pourquoi ?

    1. Il y a des pays qui se sont déjà posées ces questions et qui y ont déjà répondu avec succès (Suède, Finlande, Danemark). Avant de réinventer la roue, il faudrait commencer par voir ce qui est réplicable.

    2. Mitch

      Surtout arrêter de les entasser à 35 (et parfois plus) pour faire des matières fondamentales. c’est d’autant plus débile alors qu’ils sont parfois 5 ou 6 en latin ou Grec (je ne déconne même pas en plus). Le pognon comme toujours est très mal dépensé. Ce qui fais le sucés du système Finlandais c’est des profs motivés et bien payés, qui sont parfois à 2 pour moins de 20 élèves (et pas l’absence de notes ou le remplacement des notes par des couleurs ou tout ce genre de conneries)

      1. durru

        J’ai fait toute ma scolarité à 36 (environ) dans la classe et je ne comprends pas où est le problème. C’est pas le nombre d’élèves le problème, il est ailleurs, complètement ailleurs.

        1. Mitch

          La vrai question est le profil des artistes. Il y a des telles differences de niveau qu’à 36 dans une classe cela ne peut devenir que du nivellement par le bas. Soit on s’assure que que les 36 savent se tenir ET ont un niveau comparable, soit on veut gérer des mecs à profil très hétéroclites et là il faut alleger les classes. You cannot have your cake and eat it too.

          1. durru

            Oui, oui, les classes étaient, dans la mesure du possible, “de niveau”. On mélangeait pas les meilleurs avec les moins bons.
            Pour ce qui est de “se tenir”… c’est comme racontent les anciens. Si tu recevais une claque du prof’, t’avais intérêt à ne pas le raconter à la maison, sinon t’en recevais une autre.

            1. Cerf d

              Non seulement on mélangeait les meilleurs et les moins bons mais dans certains villages il y avait souvent une seule classe du CP au CM2.

              Et ça marchait pas si mal …

        2. MCA

          @durru 23 janvier 2023, 19 h 29 min

          C’est un pb de disponibilité du prof en cas d’élèves en difficultés et ce n’est pas pour rien que du temps des classes à niveau l’effectif des classes à enseignement “adapté” était allégé pour laisser le temps au prof de dispenser un soutien individuel.

          Par contre effectivement si tu n’as pas d’élèves à pb ça peut marcher.

          J’ai vécu avec des classes à 26 et mixte de surcroit; c’est qd mm plus calme et plus serein.

          La densité créé une pression.

          1. durru

            La densité *peut* créer une pression, nuance.
            D’accord avec le cas de l’enseignement adapté, sauf que c’est l’exception, pas la règle.
            Et c’était mixte, évidemment. Qu’est-ce que t’imagines, dans le royaume de l’égalité ?

    3. durru

      Bah, je faisais pas des choses hyper compliquées en primaire, j’ai beaucoup de mal à voir comment les gosses pourraient avoir les compétences fondamentales en langue maternelle et mathématiques, plus quelques bases en culture générale ET une langue étrangère (eh oui, plus on commence petit, plus c’est facile) avec à peine plus de la moitié du temps que moi j’ai eu à disposition pour. Je répète, c’était pas 7-8h/jour, mais 4; max 6 au lycée. Je veux bien qu’ils soient beaucoup plus doués, mais à ce point ?

      Quant à la compétition, vous faites erreur. Grave. La vie est une compétition. Depuis son apparition. Et ça ne risque pas de changer. Faire croire aux gamins que ce n’est pas le cas c’est les détruire volontairement. C’est ce qui est en train de se passer, d’ailleurs.

    4. Cerf d

      Concernant l’uniforme, c’est au parents de choisir l’éducation qu’ils veulent que leurs enfants reçoivent. A la limite qu’on le rende obligatoire pour le public mai l’état n’a pas à l’imposer aux établissements privés.

    5. Pheldge

      @ Mo’ Truckin’ : le refus de la compétitivité, c’est l’égalitarisme, c’est la négation de l’individu, et dans cette optique, l’uniforme est un outil de choix. Les individus naissent différents, c’est comme ça, même si ça semble vous contrarier. Supprimer l’évaluation, les notes, classements et le reste, n’abolira jamais ces différences.

        1. Pierre 82

          Si on veut se servir de l’uniforme juste en pensant que ça va renforcer l’égalité, alors c’est un instrument stupide et aussi inefficace que la panoplie de crétineries adoptées par nos élites.
          Les écoles qui ont choisi l’uniforme le font surtout pour renforcer le sentiment d’appartenance à l’établissement.
          Et dans les écoles primaires des années 50, il n’y avait pas d’uniforme. Juste un tablier (le même pour tous, évidemment, pour des raisons de coûts) à enfiler au-dessus des vêtements afin d’éviter les taches d’encre sur les vêtements, ce qui aurait effaré les mères en ces époques où les lave-linges étaient assez rudimentaires: rôle purement utilitaire.

          1. Pheldge

            oui car chaque école a un signe distinctif, la cravate, la couleur, qui renforce cet esprit d’appartenance, et toute la culture qui va avec. C’est différent de l’idée qu’on se fait de l’uniforme, qui est “tout le monde pareil”.

            1. durru

              Le “tout le monde pareil” est aussi un argument, dans le sens où ça permet d’effacer les différences sociales – plus difficile de distinguer le riche du pauvre.

    1. Pierre 82

      J’ai une vielle photo de l’époque où j’étais au CP (la date est au dos: mai 68, ça ne s’invente pas).
      Nous sommes… 36 sur la photo de classe.
      Je n’ai jamais entendu ce prof crier (sauf une fois, mais on a tous eu très peur…) et à la fin du CP, on arrivait à lire tant bien que mal…
      Je ne suis même pas certain que le nombre d’élèves soit si important.
      Par contre, autorité du maître et relative sérénité dans la classe.

  26. Charles Violette

    Sinon il y a la solution de revenir exactement à la situation de l’époque où ça marchait très bien… Plutôt que de discuter 107 ans, on sort des archives les programmes scolaires de nos grands pères, les manuels scolaires de l’époque et c’est parti, avec interdiction formelle de changer quoi que ce soit pendant 30 ans. Le théorème de Pythagore, ou celui de Bolzano Weiertrass n’ont pas beaucoup changé depuis. Les élèves apprendront peut être que le président en exercice s’appelle René Coty, mais si tout le reste est acquis on aura fait un pas de géant…

    1. Mitch

      Je n’ai pas connu avant. Donc je ne me prononcerais pas sur les programmes. Mais de ce que vois de la génération ‘Bac dans les 60s ou 70s’ il ne m’impressione pas vraiment. Ni en connaissance/culture, ni en ‘humanité’ (la guerre du covid l’a malheureusement montré).

      1. Charles Violette

        Moi non plus, mais toute la population savait lire et écrire sans fautes, c’est déjà ça. La guerre du covid a montré plutôt une absence d’esprit critique et une absence d’esprit scientifique, y compris chez les ingénieurs… C’est une autre histoire.
        Ceci dit, dans les années 90 j’ai entendu mon prof de transfert thermique commencer son cours par la phase ” à la fin de mon cours vous aurez compris que parler de la température de cette pièce n’a aucun sens scientifique” on a été un paquet à entendre ça, et bien peu à s’étonner ensuite qu’on nous parle de la température de la planète… Mais l’enseignement existait encore…

        1. Higgins

          Au début du XXème siècle, trente ans après la mise en œuvre de l’instruction obligatoire, la part de personnes analphabètes ou illettrées se montait à 5% ce qui correspond quasiment à un taux incompréhensible. Il y a vingt ans, ce chiffre était supérieur à 11% et absolument rien n’indique qu’il ait baissé. Beau résultat et on ne peut s’empêcher de penser que le fiasco de la politique éducative dans ce pays relève avant tout d’une volonté délibérée. C’est cependant délicat à affirmer car, si c’est le cas, qui seraient les donneurs d’ordre et comment, depuis plus de quarante ans (funeste réforme Haby), arrivent-ils à se faire obéir avec l’assentiment d’une bonne part du corps enseignant ? Les faits sont pourtant têtus.

          1. Charles Violette

            Et encore j’imagine que ceux qui font trois fautes de grammaire et d’orthographe par phrase ne sont pas comptés dans les analphabètes… La dégradation est probablement bien plus forte que celà..

            1. bob razovski

              Ca me rappelle une anecdote vécue lorsque j’étais en 3ème, époque où en français, une faute d’orthographe coûtait 2 points et une faute de grammaire coûtait 4 points (sur 20, ça défilait vite).
              Lors d’une réunion parent / prof, un parent déboule énervé en tendant la copie de dictée de son fils au prof de français :
              – vous vous foutez du monde, vous avez noté la copie “zéro. Bravo, de très gros progrès, il faut continuer”.
              – en effet, votre fils a démarré l’année à -120. Mais je ne peux pas noter -120, donc il a zéro depuis le début de l’année. Sauf que là, il a réellement zéro. La progression est excellente.
              Je pense qu’aujourd’hui, les barèmes de notation sont légèrement plus coulant…

              1. Mitch

                On peut aussi se poser des questions quand à la pertinence de coller des notes négatives. Je n’ai vu que ça ici en france (la nièce qui a l’age de mon fils y a eu droit aussi – c’était il y a 8-10 ans pas plus). Cette maladie culturelle qui consiste à sans arrêt vouloir mettre en relief ce qui ne va pas plutôt que ce qui va, et parfois (souvent) avec des méthodes ridicules.

                1. Pheldge

                  Mitch, en orthographe, c’est le nombre de fautes qui compte. OK la note négative c’est discutable d’un point de vue pédagogique, mais le rôle du prof, est de relever les fautes, pas d’être coulant.
                  Comment un élève peut-il s’améliorer si on ne lui pointe pas ses défauts ? Après, il y a la question de la motivation, du désir de l’élève de progresser.

                  1. Mitch

                    OK la note négative c’est discutable d’un point de vue pédagogique

                    Discutable,effectivement

                    mais le rôle du prof, est de relever les fautes, pas d’être coulant.

                    Ce n’est pas mon avis. Le role du prof, à la manière d’un coach sportif, est de faire progresser son élève pas de tenir le chronomètre en lui disant que c’est un tocard.

                    Je suis vraiment vraiment heureux de ne pas avoir fait l’immense partie de mes études ici. Je pense que je l’aurais mal vécu.

                    1. Pheldge

                      il ne s’agit pas de dire à l’élève que c’est un tocard, mais de ne pas lui mentir, s’il est mauvais. Au moins en orthographe, il aura la possibilité de progresser, avec du travail, et de rejoindre les meilleurs, alors qu’en sports …

                  1. Pierre 82

                    Ça sert aussi à l’émulation. Pour parvenir à dépasser ses limites, il est indispensable de savoir où on en est, par rapport à ce que l’instit demande, mais aussi par rapport à ses camarades de classe.

                  2. Mitch

                    Comprend pas cette obsession de la note:
                    Bonne note -> il a compris
                    Mauvaise note -> il a pas compris, faut réexpliquer.

                    Et note négative? il a moins compris que compris?

                    Perso, les notes me vont bien. Rien à dire là-dessus. C’est 100% nécessaire. Pour autant le principal rôle d’un prof/coach n’est pas de tenir le chrono mais de faire en sorte que son élève progresse (cela sous entend bien évidemment que l’élève a envi de progresser on est bien d’accord).

          2. durru

            La volonté délibérée était de mettre tout le monde au même niveau. Et comme pour certains il n’était pas possible d’élever le niveau au-dessus d’un certain seuil, nous admirons le résultat. Auquel le corps enseignant, dans sa grande majorité, a participé de bon cœur (sans toutefois se douter du résultat réel, le plus souvent).

    2. Gerldam

      Tout ce qu’on apprend en maths jusqu’en maths spé date du XIXème siècle. Et encore, bien des élèves de licence ne connaissent pas bien la fonction dzeta de Riemann qui date de plus de 150 ans.
      Donc, on peut prendre des manuels des années 1950 et simplement les rééditer.
      Et aussi rééditer les coups de pieds au cul.

      1. Pythagore

        +1000
        J’avais découvert dans le grenier un livre d’optique datant d’Arisalem. Tout y était et il m’a permi de comprendre pas mals de trucs contrairement au cours du prof qui n’était pourtant pas mauvais.

      2. Pierre 82

        Je me souviens aussi du fameux: “Calcul différentiel et intégral” de Piskounov (tome 1 et 2). Souvenirs assez lointains, il faut dire…

      3. Jacques Huse de Royaumont

        Attention : si les notions mathématiques enseignées date effectivement d’avant 1900, la manière de l’écrire a pu évoluer. Pour le calcul tensoriel, par exemple, on utilise désormais la “notation d’Einstein” qui est plus simple et commode et qui est assez récente.

        De plus, les techno modernes (numérisation, …) ont changé l’ordre des priorités dans les notions à aborder. Par exemple, le calcul par éléments finis (récents il y a 30 ans…) nécessite l’utilisation de notion comme l’espace de Sobolev, qui acquiert de ce fait une importance accrue.

        1. Pierre 82

          C’est vrai que pendant mes études, le calcul par éléments finis n’existait qu’à l’état embryonnaire, et un seul prof nous en avait parlé, à titre informatif, mais il débordait d’enthousiasme. Il avait vu juste.
          Le problème résidait encore dans la puissance de calcul un peu faiblarde à l’époque.

    3. Théophile

      Il faut le faire dès le primaire car si vous faites étudier les élèves de lycée en maths dans les “Aleph0” sans rien changer du primaire et du collège, ce sera un massacre (à part le Python qui est le seul plus de l’enseignement actuel).

  27. Murps

    Pour cette fois le taulier s’est trompé : l’état actuel du mammouth est très exactement celui qui était recherché par les différentes réformes.

    Je n’ai jamais entendu dire que le but des réformes étaient de monter le niveau ou même d’instruire les élèves et encore moins de “sélectionner et orienter”. Ca c’était avant.
    Mais maintenant, l’objectif est de fabriquer un bachelier coûte que coûte, un bachelier dont le niveau scolaire n’a aucune importance.

    J’ai des élèves illettrés.
    Certains sont incapables d’effectuer de tête une soustraction simple comme 22-10.
    En spécialité sciences, certains pensent que 8/8 fait 0 ou que le double de 2/3 fait 4/6.

    Mais voila : ce que tout le monde ici désigne comme un désastre est en réalité une fonctionnalité.
    C’est comme ça que ça marche maintenant, et les corps d’Inspection sont ravis.

    1. Higgins

      Pour l’illettrisme et l’analphabétisme, c’est mesuré avec les tests de la journée défense. Pas reluisant comme résultat. J’avais des chiffres qui oscillaient entre 10 et 15%, plutôt proches du 15, il y a déjà une quinzaine d’année.

      1. Murps

        Je pense que les tests surestiment les résultats.
        C’est encore pire sur le terrain.
        Et paradoxalement je n’ai jamais vu autant d’élèves en souffrance.
        Plus on les surnote et plus ils sont malades.
        Là dessus les parents interviennent quand ça leur chante et exigent simultanément des bonnes notes et pas de sélection.

        C’est pas possible, c’est l’un ou l’autre.

      1. breizh

        Poutine assèche les armées otaniennes, détruit l’armée ukrainienne (2 fois déjà) et affaiblit les économies occidentales : du grand art !

          1. Jacques Huse de Royaumont

            Bof.
            Le monde se dédollarise à toute allure et chacun peut voir le prix et l’efficience de la protection américaine : les intérêts de l’Europe sont sacrifiés et l’Ukraine est détruite.
            Pas sûr que cela fasse envie.

            1. Pierre 82

              Sans compter que les riches Chinois, Indiens ou autres sont en train de se poser des questions après que les pays occidentaux ont spolié les comptes de citoyens russes qui n’y sont pour rien dans la guerre en Ukraine.
              Pour beaucoup, l’intérêt d’investir en occident, c’était justement que c’étaient des états de droit.
              La dédollarisation est maintenant inévitable.

              1. Mitch

                Argentine et Bresil ont annoncé vouloir créer une monnaie commune non adossé au $, et avec à terme pour projet que cela devienne la monnaie dans la plupart des pays d’AmSud. Le ‘voisin’ du nord n’est pas très chaud

    1. Pythagore

      Fort intéressant. Il explique aussi que Poutine a mis en place en décembre un programme d’évaluation du matériel militaire de l’ouest “prise de guerre”.
      C’est sympa qs même de la part de nos dirigeants de servir le matos sur un plateau.
      Peut-être pour ca que Scholz traine des pieds pour envoyer plus de matos.

        1. Pierre 82

          Je pense que l’exploit serait pour lui d’être encore plus con qu’il n’en a l’air…
          Il est un peu l’équivalent teuton de notre Pédalo Ier

        2. Pythagore

          Difficile de savoir si sa résistance passive est une stratégie ou si il ne sait juste pas se décider. Il avait fait le même coût sur la vaccination et ca avait plutôt bien fonctionné. Vu les extremistes et les excités qui l’entourent, ca peut être une facon de faire.
          J’écoutais ce matin un interview sur une radio (woke, pléonasme). Ce n’était pas dit comme cela mais il semblerait bien que la population ne soit pas trop favorable à l’envoi d’armes, ce qui pourrait aussi expliquer les hésitations.
          Très dur à savoir, même pour les journalistes qui en sont réduits eux-mêmes aux supputations.

      1. Malancourt

        C’est aussi pourquoi les US refusent de livrer à l’Ukraine, malgré leurs demandes insistantes, des drones Northrop Grumman Global Hawk.

  28. Ned Kelly

    HS mais dans les bonnes écoles d’ingénieurs européennes je recommande les Polytechniques suisses, Zurich et Lausanne. Si votre gamin a du potentiel ça peut être un vrai booster.

    1. Pierre 82

      J’ai connu quelques Luxembourgeois qui avaient fait leurs études à Polytechnique Zurich et effectivement, ils étaient excellents…

  29. Charles Violette

    C’est ce que j’aimerais pour les gamins, mais pas évident de comprendre sur leurs sites comment ils recrutent et si on a une chance en venant de France… Si quelqu’un a des infos…

  30. Sam00

    Le jeune manifestant de 21ans contre la réforme des retraites, étudiant en philosophie à la Sorbonne, qui explique doctement que “On peut travailler 4h par jour, 4 jours par semaine, ce qui fait des semaines de 20h” est une illustration criante de ce qu’est devenu l’éducation nationale et même une bonne part des universités et des grandes écoles

    Une fabrique du crétin surdiplômé qui ne sait même plus lire, écrire, parler, compter (je n’ose même pas ajouter penser) que dénonçait Brighelli il y a déjà 17ans et que Onfray s’échine encore à dénoncer même si ça ne sert plus à rien

    Ce pays est foutu, et la chute finale vers le tiers monde s’annonce vraiment désagréable
    Stockez du plomb

    https://twitter.com/CNEWS/status/1616786683625705472

    1. durru

      Sorbonne classée 43ème au niveau mondial, quand même. Parce qu’on parlait plus haut de la valeur de ces classements.
      Qu’on me dise pas que ce gus serait l’exception…

      1. Mitch

        durru, tu trouveras des crétins partout, mais alors partout. Il ne faut pas croire que le diplôme est un antidote à la connerie. J’ai cotoyé de très près des X durant mes études et encore maintenant, des mecs de Cambridge ou Oxford aussi, des gars des grandes universités US. Bref il y a de tout : des mecs brilliants et ouverts, des crétins, des autistes (encore que ce ne soit pas sympa pour les vrais autistes qui souffrent de cette pathologie – ça me fait penser qu’il faut que je suive le cours de ‘harmless language’, tiens 😉 ) . Tu trouveras partout ce genre de profil et en tirer des conclusions me parait hasardeux (ça me fait penser à la pravda pendant les GJs qui tendait le micro aux plus crétins afin de discréditer l’ensemble)

        1. durru

          Pour le cas particulier de la Sorbonne, j’ai bien peur que c’est LE profil qui ressort à chaque fois qu’une anecdote la concernant ressort dans le domaine public. C’est insuffisant pour en faire une statistique, je suis d’accord, mais c’est clairement l’image de cette université.
          Tu peux dire ce que tu veux, les critères du classement ont beaucoup de mesures quantitatives (j’ai du mal à croire que l’ENS Lyon soit plus pourrie que tout un tas d’universités françaises lambda, par exemple) et en plus les chinetoques ne sont pas touchés par la wokisation, ils ne doivent pas la prendre en compte dans l’évaluation. Je maintiens, il vaut ce qu’il vaut, mais c’est loin d’être un truc réellement objectif.

          1. Mitch

            Je ne défend pas ce classement et te rejoins sur le fait qu’on y trouve des choses surprenantes lorsque l’on se penche sur les détails. Effectivement il vaut ce qu’il vaut et donne une tendance. Pas plus pas moins. Comme une grande prépondérance est donnée aux publications, la recherche et brevets, les éventuels profs Nobel, Field,etc les universités US avec leurs gros moyens et leur taille sont mises en avant.

            Mon point était de dire que l’on ne peut juger une université sur une initiative malheureuse de quelques ‘loose-guns-on-deck’ (qui a d’ailleurs était stoppé relativement vite) ou sur un crétin pris au hasard dans la rue (même si le crétin en question envoit du tellement lourd qu’il nous invite à la généralisation).

    2. P&C

      Travailler 4 H par jour…
      Même au chomdu actuellement, je bosse plus que ça (le matin les offres d’emploi, aprem cours + rappels téléphon, le soir codage).

  31. Oreliane

    Après avoir lu tous les commentaire, je ne sais plus à qui répondre, tant les expériences sont diverses, les avis variés et les souvenirs lointains 🙂

    Je sais seulement qu’à la sortie du CP, nous savions lire et écrire, méthode B-A-BA ; en CE1 CE2, nous savions compter. Nous avions des maîtres d’école, puis des instituteurs, pas des professeur des écoles.

    En CM1, j’avais une maîtresse qui nous faisait faire de la poterie, du macramé, de la pyrogravure, ramasser des feuilles pour en faire un herbier et parfois nous emmenait faire de l’escalade.

    En CM2, j’avais un maître avec sa blouse grise qui nous tapait sur les doigts avec sa règle en fer, sur le bout des doigts où la pulpe est si sensible, pour bavardage. Le silence régnait.

    En 6ème (et sans doute 5ème), j’avais français, math, allemand en première langue (les 5 élèves les mieux notés de CM2 faisaient allemand en 1ère langue), dessin, musique, arts plastiques, histoire (chronologique), géographie, nous connaissions tous les états du monde, leur capitale et savions les placer sur une carte. Nous savions distinguer la toundra de la steppe, une isba d’un igloo. Nous récitions les départements par ordre alphabétique, leurs chef-lieu et sous-chef-lieu, aujourd’hui appelés préfecture et sous-préfecture. Nous savions même les positionner, y compris les DOM et TOM.

    En 4ème, j’arrive à Bordeaux, j’intègre un collège de “seconde zone”, lié à la situation géographique de mes parents. Plutôt mal famé, dans un quartier peu reluisant et pourtant…
    J’y apprends en plus de l’allemand, l’anglais en seconde langue et le latin. Malgré mes lacunes, me voilà au tableau d’honneur avec les félicitations au 1er trimestre et les encouragements aux suivants.

    En 3ème, réforme de “je ne sais plus son nom”, je n’ai pas à passer le BEPC, obtenu d’office par rapport à mes notes.

    En seconde générale littéraire (A2), j’ai plus de 40h de cours, entre l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le latin plus les maths et la physique sans compter les 4h de sport obligatoires. Le français est la matière primordiale, 6h de cours, j’étudie même le samedi matin. Je découvre les vecteurs pour les maths et les forces pour la physique. Je ne sais absolument pas du tout à quoi cela va me servir dans la vie !
    A l’époque, mes parents sont commerçants, je les aide le midi et le soir. Je redouble.

    En deuxième année de seconde, j’allège le programme, plus de latin, plus d’allemand. Plus rien d’ailleurs, je tombe à 25h de cours en séchant les cours d’anglais où j’ai réussi à obtenir de meilleures notes aux contrôles en y étant absente qu’en y répondant.

    Je me retrouve en première littéraire, moins de 30h par semaine, nous sommes 40 par classe, jamais eu un souci de discipline.
    Je passe mon bac de français, 9 à l’oral, “Les aveugles de Baudelaire”, seul texte que je n’ai pas étudié, étant malade ; 3 à l’écrit, hors sujet.

    Je n’ai pas eu mon bac, à l’époque cela m’importait peu, mais je considère que mon bac moins 1 aujourd’hui vaut largement les bacs +++ de maintenant, n’en déplaise à Mitch.

    Je voulais être avocate, puis professeur de français, j’ai fini serveuse. Je me suis rattrapée, je suis depuis ce jour technicienne qualifiée en lieu et place de agent administratif.

    Tout ceci pour vous dire qu’effectivement, le niveau n’est pas le même, l’apprentissage non plus et que profs et élèves sont loin, bien loin de nos belles années.

    1. Lorelei

      En Terminale, nous étions 36 en classe.
      J’avais 35 h de cours, sans compter, donc, les devoirs, les disserts, les révisions pour les contrôles, un en philo une semaine, un en maths, la semaine suivante. J’avais également cours le samedi matin.
      Et à la télé, les défilés des manifestants pour obtenir les 39 h.

  32. breizh

    championnat du monde de truffes : nous avons les meilleurs : https:/ /insolentiae.com/le-grand-cycle-de-leau-et-pipo-pour-vous-mettre-de-bonne-humeur/

    1. Vieux rat

      Je tiens, cher Breizh, à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que le particularisme dû à notre histoire unique doit s’intégrer à la finalisation globale d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus de justice.

      Dès lors, sachez que je me battrai pour faire admettre que la nécessité de répondre à votre inquiétude journalière, que vous soyez jeunes ou âgés, doit nous amener au choix réellement impératif d’un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.

      Et ce n’est certainement pas vous, mes chers compatriotes H16ziens, qui me contredirez si je vous dis que le particularisme dû à notre histoire unique interpelle le citoyen que je suis et nous oblige tous à aller de l’avant dans la voie de solutions rapides correspondant aux grands axes sociaux prioritaires !

      Vieux rat, diplômé en très hautes études de Sciences politiques et sociales égalitaires et éco-citoyennes

      1. breizh

        en fait, cette “ministre” fait comme le sketch des Inconnus (Tournez ménages) : “Lisez comme c’est sur la fiche” “Il faut que je lise la fiche?” “oui !”

      2. Pierre 82

        Et encore, le sketch de Frank Lepage était avant la mode des inclusivités en tout genre, les “chacun et chacune”, et autres “celles-zet-ceux” qui me vrillent de plus en plus les tympans chaque fois que je l’entends.

        Le pire avec ces connauds, c’est qu’ils ne se rendent même plus compte de l’inanité de leurs propos, que par ailleurs, plus personne n’écoute. La politique est devenue un gigantesque jeu de rôle où des politiciens s’adressent à des journalistes, en circuit fermé.

        1. Iskanderkul

          Il a tenté Sciences-Po, mais c’est surtout que le mec est doué pour le verbal. Attention quand même, vous écoutez un socialiste.

        2. durru

          Il y a un doublon sur “le particularisme dû à notre histoire unique”, ça ne peut pas échapper à un oeil avisé. Peut mieux faire.

          1. Pierre 82

            La langue de bois, ça ne date pas d’hier. Franquin s’en moquait déjà dans les années 60 avec les discours du maire de Champignac, qui alignait les mélanges de poncifs avec beaucoup de bonheur.
            Il est vrai qu’à cette époque, c’était la manière de parler des sous-préfets, mais qu’au niveau supérieur, ç avait une autre tenue. En plus, ces crétins ne sont même plus foutus d’écrire eux-même, et ça passe par des cabinets de consultants.

  33. Simon

    Bande de pessimistes, prenons exemple sur Toulouse où le niveau scolaire des enfants de 3 à 8 ans va considérablement augmenter puisque l’apprentissage de la lecture sera assuré par des drag-queens !

    https:/ /www.ladepeche.fr/2023/01/24/toulouse-polemique-autour-dateliers-lecture-destines-aux-enfants-et-animes-par-des-drag-queens-10945932.php

    1. Pierre 82

      La dépêche, tout un programme.
      Au bout de 5 lignes déjà “suscitent l’ire de militants d’extrême-droite”.
      A la longue, ils fatiguent. Je ne suis bien sûr pas abonné pour en savoir un peu plus, mais je présume que ce sera fait dans un quartier bien bobo, type les Carmes…
      Un non-événement qui va juste figer un peu plus les oppositions entre les bobos et les gens normaux, et creuser le fossé encore un peu plus.

      1. durru

        Ce qui est vraiment important, c’est que ces “évènements” sont organisés dans des structures municipales, donc avec l’argent des habitants. Pour les lieux, c’est St Cyprien et Marengo, les deux exemples en accès libre. Pas vraiment les quartiers populaires par excellence 😉

        1. Pierre 82

          Je n’ai pas bien compris non plus si c’était dans le cadre scolaire ou non. Il semblerait que non.
          Reste à voir dans ce cas le succès qu’ils auront.

          1. Pheldge

            il semble que ça soit à la mode, de faire intervenir des drag queens en milieu scolaire, notamment en primaire, aux USA. Personnellement, j’ai du mal à saisir le sens pédagogique de la démarche, mais bon, ça doit être l’âge* …

            *NB à l’attention de certains commentateurs pleins de malveillanceté et de méchancetise : je suis un jeune sénior, c’est à dire, sénior, mais jeune 😉

  34. Ned Kelly

    HS mais je tiens à dire ici que pour moi la classe ultime était le BAC E. Sciences et technologies. Pour moi le bac des cerveaux, des futurs inventeurs, des survivants qui reconstruisent une civilisation, du Capitaine Flam qui bâtit un vaisseau spatial sur un astéroïde en commençant par miner le palladium… bon c’est pas celui que j’ai eu (j’étais trop intéressé par mes voisines de classe en seconde) mais j’avais ça sur le cœur.

  35. Hagdik

    Je fais probablement partie des dinosaures. Né fin 1951, je savais lire, écrire et compter quand mes parents ont quitté la Hague en 1957. J’ai su plus tard que j’étais dans une classe à “plusieurs niveaux”, probablement 3.
    Mon fils ainé savait lire couramment et de façon totalement fluide à 6 ans. Ca lui a valu de se faire rejeter au fond de la classe par son institutrice qui lui dit “toi, tu ne m’intéresses pas”. C’était dans les années 80.
    De toute évidence, l’inéducation anationale a fait un grand pas en avant … et le continue.

  36. Higgins

    Totalement HS mais demain sort le film “Vaincre ou mourir” qui raconte l’histoire de François-Athanase Charette de La Contrie, dit “Charette” et surtout, le film a été financé par le Mordor du bocage vendéen, j’ai nommé le Puy du Fou !!! Je vous préviens donc tout de suite, le film est évidemment nul et férocement anti-républicain donc à vomir…
    Je viens de parcourir les titres de notre chère et excellente presse. C’est assez édifiant et en dit long sur l’état de sclérose de la profession de journalope. Si quelqu’un va le voir, merci de nous faire part de son impression.

    1. Jacques Huse de Royaumont

      J’ai peu l’habitude d’aller au cinéma, mais là, je suis tenté. Si le film est un succès populaire, j’enregistre et je grave un DVD avec la tête du Merluchon déconfit.

      1. Pierre 82

        Je viens de jeter un coup d’oeil aux critiques, et je retiens celle-ci, tant elle en devient rigolote, et me donnerait presque envie d”aller le visionner…

        https:/ /www.ecranlarge.com/films/critique/1463354-vaincre-ou-mourir-critique-dun-puy-sans-fond-de-nullite

        J’ignore ce qu’est ce site (probablement orienté LFI), mais même les commentaires sont dubitatifs…

        1. Pheldge

          c’est un réquisitoire haineux, contre tout ce qui vit et pense à droite de Flamby (que les vers le rongent ) …
          Heureusement, les commentaires sont rassurants.

            1. Jacques Huse de Royaumont

              C’est la meilleure publicité qu’il pouvait lui faire, à condition d’en dire du mal. L’aberration est une boussole qui indique le sud.

                1. Pheldge

                  je l’ai lu, mais pour sa reprise par libération, ou son évocation dans un de leurs articles, je n’ai rien trouvé. Peut-être ai-je mal compris …

    2. Aristarkke

      Il y a des mises en garde qui valent publicité ! Me laisserai je tenter? (en fait, actuellement, je dois faire face à moult obligations entre Nord et IdF). Je verrai.

    3. Higgins

      Aucun chauvinisme mal placé de ma part. Je sais être critique s’il le faut mais là, ça en devient risible surtout lorsqu’on voit les titres dythirambiques qui accueillent les bouses subventionnées où le vivre-ensemble s’accompagne du dégenrement de rigueur et qui font 50 000 entrées à tout casser.

    4. Spirou

      C’est un film sous financé. On est pas dans la énième version des 3 mousquetaires qui doit sortir. C’est aussi un film de niche pour un public en loden ou fan de Charlotte sur Cnews. Mais au-delà de ça ce qui transparaît dans la BA c’est un truc très linéaire et scolaire. On peut faire des chef d’œuvres historique napoléoniens avec très peu mais faut s’appeler Ridley Scott.

      1. Gerldam

        La Charlotte de C News dit plein de choses sensées. Je trouve même que c’est une rare journaliste qui travaille ses sujets, tout l’inverse de ceux de l’aberration.

        1. Pierre 82

          Charlotte d’Ornelas est considérée par la presse bien comme il faut et bien propre sur elle comme la madone des catholiques intégristes avec messe en latin, nazis racistes haineux d’extrême-droite. Elle coche toutes les cases.
          Ses interventions illustrent très bien la sentence de Boileau : “Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément”.
          D’une très grande clarté d’expression, car sa pensée est très claire également.
          Pour la petite histoire, son tonton est archevêque de Rennes, ça pète.

          1. Pheldge

            en plus elle écrit dans valeurs actuelles, c’est dire … non, c’est trop, je vais de ce pas, me laver les mains à la bétadine rouge, après avoir écrit son nom maudit !

  37. breizh

    attention, Pierre est repéré :

    “Moins d’un Français sur deux considère problématique qu’une femme cuisine tous les jours”.

    complètement délirant ce HCE : https:/ /www.radiofrance.fr/franceinter/barometre-du-sexisme-2023-la-situation-est-alarmante-estime-le-haut-conseil-a-l-egalite-2356270

        1. Pierre 82

          Ah ben décidément, il faudrait faire un sondage, mais moi aussi, je fais la cuisine. Par contre, je ne repasse pas le linge, car je veux rester un odieux sexiste.

          1. Nemrod

            Je fais la cuisine …parfois.
            Si personne veut la faire, j’ouvre une boite, une terrine ou je bouffe un surgelé…ça ne me dérange pas au contraire de beaucoup de femmes…qui se sentent obligée de faire la popote en râlant.
            Je ne repasse pas pour la simple raison que je trouve ça inutile et que si mon linge est pas repassé, je m’en cogne.
            Pour la suite…voir paragraphe précédent.

            Je connais bien le couplet de la “pression sociale”, du “poids du patriarcat” auquel j’oppose le fait que dans beaucoup de cas si les femmes s’emmerdent à faire ces ces tâches et d’autres choses…et bien qu’elles ne les fassent pas.

        2. Aristarkke

          Toi, nous savons que c’est dans le mitonnage de touristes que tu excelles…
          D’ailleurs MCA ne veut plus tellement venir dans ton île en sortant des motifs vaseux de rhum imbuvable pour sauver la face.

          1. Pheldge

            le mitonnage ? tout de suite Môssieur sort les grands mots, alors qu’il ne s’agit que d’une bienfaisante balnéo-phyto-thérapie !
            Sache que l’ile était inhabitée, avant son peuplement en 1665 par des colons français. Nous sommes de doux sauvages, oui, mais des sauvages civilisés ! s’il était venu à la Réunion, James Cook aurait eu une fin paisible – et sans rhumatismes grâce à la balnéo – 😉

            1. Pheldge

              mes légumes préférés ! tiens du coup je vais acheter choux de Bruxelles et des salsifis en surgelé pour les faire découvrir à Madame. Les brocolis étant cultivés localement, elle connait déjà.

    1. Nemrod

      Quel est le problème ?
      Franchement je ne vois pas.
      Ma femme cuisine et quand elle n’est pas là, je me débrouille.
      Si demain elle décide de ne plus cuisiner, je ne crèverais pas de faim.

      1. Aristarkke

        Les politiciens réclament des diversions, la guerre d’Ukraine n’étant pas suffisante et la covidemence étant aussi en sérieuse rémission…

  38. Mo’ Truckin’

    Une partie de la pressetitué (une dizaine d’éditorialistes parisiens) a été convoquée par Macron juste avant la mobilisation contre la réforme des retraites dans une réunion “secrète” (qui ne l’est pas restée très longtemps) pour leur suggérer les éléments de langages à utiliser …
    Entre autres :
    – Guillaume Tabard (Figaro)
    – Dominique Seux (France inter / Les échos)
    – Françoise Fressoz (Le monde)
    – Nathalie St-Cricq (France tv)
    – Benjamin Duhamel (BFM)
    (source : https://twitter.com/ccastanette/status/1617417807716831233)

    1. Murps

      Un Président qui convoque la presse individuellement pour lui raconter ces petites histoires.
      Aux zétazunis ce serait un putain de scandale.
      Enfin au moins sur le principe.

      1. Aristarkke

        C’eût été en d’autres temps avec un président républicain. Là, avec Biden, cette presse estimée féroce, a lisiblement les crocs limés sévèrement, à se demander s’il leur en reste.

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