Il faut toujours faire attention à l’environnement : on ne sait jamais d’où il va attaquer. Son ironie mordante a même poussé certains à mourir de chaud dans des appartements superbement isolés pour l’hiver…
Le 25 juin dernier, la France enregistrait une canicule historique. Dans la foulée, Santé publique France comptabilisait 5.764 décès en excès entre le 17 juin et le 2 juillet, soit +36 %, concernant très majoritairement les plus de 65 ans. Dans cette période, les décès à domicile ont grimpé d’environ 40 %.
La presse a été fort discrète sur le fait que beaucoup de ces morts à domicile l’ont été dans des logements que le DPE avait très soigneusement notés pour l’hiver : on estime pourtant qu’environ un tiers des logements classés A au DPE (et jusqu’à 37 % de ceux classés « Bon » en confort d’été) se transforment en véritable bouilloires thermiques dès que le mercure grimpe, comme le montre cette analyse de l’ADEME.
Les autorités sont prises par surprise : il apparaît que l’isolation, conçue pour garder la chaleur, la garde aussi l’été !
Malgré ce constat, la machine bureaucratique lancée à pleine vitesse depuis des années sur l’isolation à tout prix et une protection coûte que coûte de l’environnement continue donc avec un discours de plus en plus décalé avec la moite réalité : surtout, les enfants, ne versez pas dans la facilité de la climatisation ! Elle constituerait à l’évidence une « maladaptation » ! Les écologistes et une partie de la gauche insistent : surtout pas de généralisation, cette climatisation « augmenterait les dégâts » !
Moyennant quoi, les EHPAD restent largement dépourvus de chambres climatisées avec comme résultat, une moisson de vieux morts chez eux ou à l’hôpital, pendant que l’on débat savamment de sobriété énergétique.
Cette lamentable histoire de climatisation n’est d’ailleurs qu’un des fruits de la saison ; dans les champs, la même logique a déjà fait son œuvre.
Rebaptisées « mégabassines » par des opposants jamais en mal d’utilisation de préfixes comme « turbo », « méga » ou « ultra » en lieu et place d’arguments solides, les retenues d’irrigations agricoles ont été consciencieusement bloquées pendant des années par des recours et des décisions de justices de plus en plus ridicules, laissant l’agriculture française sans réserve d’eau quand la sécheresse a frappé.
Cette année, 40 à 50 % du maïs potentiellement produit est d’ores et déjà perdu selon la FNSEA ; le ministère de l’Agriculture chiffre de son côté une baisse de 35 % de la récolte, au plus bas depuis 1980. Les laitues, les jeunes pousses et certains légumes ont commencé à disparaître des étals, avec des hausses de prix parfois spectaculaires.
La raison est simplissime : là où l’Espagne dispose de près de 22 milliards de m³ de stockages déployés en 25 ans, la France n’a fait sur la même période qu’un effort microscopique (moins de 10 millions de m³) ce qui explique les atermoiements actuels. On stocke trop peu d’eau en France, et ce n’est pas faute d’avoir été prévenus.
Chaque projet de retenue se heurte à la même litanie : gnagna privatisation de la ressource, gnigni atteinte aux zones humides, « accaparement » et « vilain capitalisme » d’une (méga)agriculture industrielle forcément intensive.
Bilan : aujourd’hui, les nappes sont basses, les cultures grillées, et les prix alimentaires montent. On a tellement bien « protégé » l’eau que c’est à présent la sécheresse agricole. Charmante réussite.
Ce serait suffisant pour s’arrêter et réfléchir, mais la (turbo ?)écologie de combat ne s’arrête pas là : il y a aussi les forêts.
Des obligations légales de débroussaillement existent, mais se heurtent régulièrement à la protection des espèces. Le Conseil d’État a rappelé en février 2026 qu’aucune présomption générale ne dispensait d’une dérogation dès qu’un risque caractérisé pesait sur des espèces protégées (tortue d’Hermann, pie-grièche et consorts, comme l’a salué la LPO).
Comme pour les bassines, les travaux indispensables sont retardés, compliqués, parfois rendus impossibles dans les périodes critiques.
On se souvient encore du massif des Maures en 2021, où l’impossibilité de débroussailler mécaniquement pour ne pas déranger les tortues s’était soldée par plus d’une centaine d’entre elles carbonisées dans l’incendie, un épisode pas suffisamment rappelé dans le débat actuel.
On a protégé les nichées au point de laisser le combustible s’accumuler, et les nichées ont fini grillées, ainsi que le reste de la faune et même des habitations : 90 % des constructions détruites lors des feux de forêt se trouvaient sur des terrains non ou mal débroussaillés, selon les campagnes officielles du ministère.
Là encore, c’est une franche réussite de l’écologie appliquée.
Ce schéma se répète, avidement.
L’éolien, présenté comme la solution décarbonée par excellence, se heurte à son intermittence structurelle : quand le vent tombe, des moyens pilotables prennent le relai, ce qui revient à solliciter des centrales à gaz, exactement le type de production que l’on prétendait remplacer. Le réseau doit en permanence compenser des variations de plusieurs gigawatts en quelques heures, ce qui complique l’équilibre et renchérit le système. Pendant ce temps, la « filière hydrogène » continue de brûler des centaines de millions d’euros publics dans des projets dont la viabilité économique et technique reste, pour l’instant, purement théorique.
On pourrait multiplier les exemples, et à chaque fois retomber sur le même schéma : une mesure présentée comme protectrice, une réglementation minutieuse, des recours, des principes, et au bout du compte l’effet exactement inverse de celui affiché.
On isole pour l’hiver et l’on crée des fours. On refuse la climatisation et l’on laisse mourir les personnes âgées. On empêche de stocker l’eau et l’on assèche les cultures. On protège les nids et l’on carbonise les animaux. On installe des éoliennes intermittentes et l’on se retrouve à cramer du gaz.
Le dogmatisme écologique n’est pas seulement inefficace mais il est véritablement destructeur : confronté à la réalité, cet écologisme de combat s’est fait démonter, éparpiller façon puzzle, montrant sa complète inanité et sa véritable toxicité.
Mais pendant que les prix des légumes s’envolent, que les statistiques de mortalité s’alourdissent et que les massifs partent en fumée, on continue d’entendre parler de « transition », de « sobriété » et de « respect du vivant ». Ces mots ont désormais le même goût que les laitues de plus en plus rares des étals : amers et coûteux.
Les Français qui ont cautionné ces choix stupides en subissent maintenant les conséquences. Espérons (naïvement ?) que ces expériences lamentables leur cuisent suffisamment le cul pour les sortir de leur transe suicidaire.
Il est plus que temps.





L’isolation renforcée piégeait la chaleur extérieure entrée dans les appartements à cause des ventilations mécaniques…
Pas seulement.
Je quitte dans quelques jours le logement basse consommation énergétique que j’occupe actuellement. Sans regrets. Et il est clair que plus jamais je n’habiterai dans un tel logement. Ça, c’est vrai, en hiver je n’ai jamais eu besoin de chauffer plus de 3 semaines, et encore, avec les radiateurs tournant au minimum.
Mais outre la ventilation mécanique, qui si on la laisse tourner fait parfois un vacarme digne d’un réacteur, outre les ventilations sur chaque fenêtre, ignobles pièges à poussière et à particules dégueulasses, impossible à maintenir propre plus de quelques heures lorsqu’on habite sur une rue, le bouquet est effectivement la température en été.
Moi, je n’ai pas trop vu ces histoires de pics de chaleur : je viens de vivre deux mois avec une température intérieure comprise entre 28 et 32, de jour comme de nuit. Ouvrir les fenêtres (ce qui n’est pas spécialement sympa, la nuit, sur une rue où il y a un peu de passage), permet de rafraichir un tout petit peu, mais dès qu’elles sont fermées, en 5 minutes la température intérieure remonte. Cet été l’immeuble a du emmagasiner une telle quantité de chaleur qu’à l’heure ou j’écris ce commentaire, et bien qu’en cette matinée pluvieuse il fasse seulement 17 degrés dehors, moi j’ai toujours 27 à l’intérieur.
Je pars donc sans regret, m’installer dans une « passoire thermique », mais climatisée.
J’ai un appartement classé E en ville.
Alors qu’il a été fermé tout l’été et que j’y suis arrivé pour y passer une semaine, il faisait 27 et c’était tout à fait vivable .
Après rafraichissement extérieur la température a chuté rapidement.
Il est en vente et peu de touches car mauvais dpe.
Les gens n’ont pas encore compris que les boussoles étatiques indiquent le Sud…ca va peut être venir
Quant au stockage de l’eau, les escrologistes contestent le cycle de cette eau et affirme que une fois utilisée, elle est totalement perdue pour tout l’avenir…
Ah bah ça ils ne sont pas à moitié cons.
Ce qui rend dingue c’est que tout ces cancrelats essaient partout de s’accaparer les lacs, étangs et autres retenues anciennes avec leur faune et flore magnifique qui seraient inexistante sans les efforts de nos ancètres.
Quels cons mais quels cons !
+1
Voyons Ari, tout le monde sait bien que la physique et la biologie sont fascistes.
Du temps de Jojo, un physicien de génie avait construit un grenier a blé sans visserie. Il a bien sûr fini au Goulag. Son grenier lui a survécu pendant une trentaine d’année avant d’être détruit par un incendie.
« sans visseries »… Il était en bois et bien assemblé?
« fini au goulag » parce que c’était une obligation d’utiliser des vis?
Yannick Jadot, le vert à moitié plein (ou à moitié vide, ça marche aussi)= !!
ahhhh mais renseignez vous donc, au lieu de répéter les âneries proférées par ceux qui ne connaissent pas le dossier : nous avons ici un scientifique reconnu, P&C, qui confirme que construire ces retenues favorise l’évaporation, et que ce qu’il faut c’est des puits ! 😉
Parfaitement résumé. Ce pays est vraiment foutu.
Monseigneur, pourquoi ne rappelez vous pas que vous aviez commis un petit traité d’anti-écologie à l’usage des lecteurs méchants ?
Peste : déjà onze ans et pas une ride !
Vous pourriez le faire rééditer en parlant d’escrologistes et de complotistes pour le faire coller aux dernières modes langagières…
Il faudrait.
un titre pas mal : « le livre noir de la transition écologique »
La dernière foirade du mongol de Pau.
https://temoignagefiscal.com/magnifique-fiasco-de-lhydrogene-a-pau/
« On a protégé les nichées au point de laisser le combustible s’accumuler, et les nichées ont fini grillées »
Peut-être que la tortue grillée constitue un mets de choix pour les escrologistes
Va savoir, Édouard ?!
Très bon billet.
Mais la réalité ne suffit pas face au mensonge .
Ne comptons pas sur ceux qui devraient nous informer.
Il faudra que beaucoup plus se prennent le mur et se raclent la tronche sur le crépis.
Les mêmes pérorent encore et ce sont eux qui vilipendent…voir ce que les chasseurs prennent en ce moment.
Ils appliqueront là aussi leurs inepties et la France sera vide d’animaux .
C’est écrit.
Les mongoleries des écolos sont à l’origine de la mort d’un milliard d’animaux dans les incendies australiens. Mais chut.
Pour les chasseurs, c’est cyclique de les éreinter au moment de l’ouverture de la chasse. Pareil pour le Grand Kapitâââl en février quand Total et d’autres publient leurs résultats de l’exercice clos et les propositions de dividendes..’
n’oublions pas que des millions de gens des campagnes ont cautionnés tout ça , et continuent à les cautionner
covid = transition écolo = rezo sociaux = psychose collective
affligeant
« où l’impossibilité de débroussailler mécaniquement pour ne pas déranger les tortues »
Pas de troupeaux de chèvres à délocaliser alors pour régler ce type de problème ?
Ou c’est par manque de CERFA adapté (comme pour les saignées de contre feux dans les Landes) que cela n’a pu être fait, l’Administation ne pouvant statuer au risque d’un bazar monstre dans ce pays ?
En tout cas, je vous avais promis de l’eau au mois d’août.
De l’eau il y a eu !
Habeas
Le candidat qui tient ses promesses
La période estivale est l’occasion de croiser des gens hors de ton cercle habituel ou de la famille.
les conditions météo étant, les commentaires ont forcément dérivé sur la catastrophe qui est là et qui se produira de plus en plus selon eux.
D’où des débats houleux, moi, partisan de l’adaptation et la majorité, partisan de mesures drastiques (forte taxation des combustibles fossiles…) et décisions politiques lourdes.
Débat de sourds, mais c’est de ma faute s’il fait si chaud.
Je pourrais en rire si ce n’est que quand tu constates qu’un des tes propres enfants tombe dans une écoanxiété destructrice.
Ce n’est pas la peine de discuter malheureusement.
Moi je les laisse bouillir et se débattre et profite de ma clim et de mon appartement vivable.
En les narguant un peu c’est vrai.
Les esprits des enfants sont des éponges. Il est facile d’ancrer des idées ou convictions.
C’est pour cela que beaucoup d’états s’accaparent leur éducations.
En france, même dans le privée, il faut souvent remettre les pendules à l’heure.
« il faut souvent remettre les pendules à l’heure »
oui et 2 fois par an !!!
Je connaissais la Clé d’Hermann, mais pas la tortue
Dans la série « la climatisation c’est mal », on a eu droit à un schéma édité par la Mairie de Paris montrant que l’air chaud des climatiseurs réchauffe l’atmosphère.
Sur le schéma, l’air chaud DESCEND dans la rue….
Voilà, voilà
Vu l’effondrement de la culture scientifique, je suis sûr qu’il y a des gens qui gobent ça.
J’ai fait installer une centrale de traitement d’air en lieu et place de la ventilation usuelle .
Ca capte l’air de l’extérieur et le réinjecte à 12 degrés.
Ca se coupe si l’air extérieur est trop chaud.
Pas mal du tout.
avec « ma primerénov » ? 🙂
le principal coupable est russe en plus : le fameux Ari Vedertcho !!!
Tiens, notre scientifique-en-double-aveugle de compétition n’est pas encore intervenu pour nous rappeler que l’eau, ça s’évapore et que par conséquent, il es absurde de créer des lacs (ou étangs) artificiels pour stocker de l’eau, chose qu’on fait depuis des millénaires…
Ceci dit, je ne suis hélas pas certain (sauf sans mon entourage ou quand on laisse parler les gens en leur posant des questions) que les Français aient pris conscience de la catastrophe dans laquelle nous envoient les écolos.
Au contraire, les habitants des villes ont tendance à dire qu’ils n’en ont pas fait assez et que c’est pour ça qu’on a eu trop chaud.
c’est surtout un réservoir à moustiques aussi; il faudrait prévoir leur extermination à côté des bassines ??
Je vous rejoins.
La plupart des citadins sont complètement déconnectés du réel et avalent avec gourmandise les salades escrologistes.
à une lettre près, « l’environnement » devient « l’envie, connement » … je vous laisse méditer.