Hollande ou l’obstination de l’amibe

Hier, c’était le 1er mai, et comme traditionnellement à pareille époque, ce fut l’occasion d’acheter un brin de muguet à l’un ou l’autre vendeur du Parti Communiste qui n’a plus que cette maigre ressource pour tenir, lui et ses 15 adhérents alcooliques de la place du Colonel Fabien.

Quelque part, c’est assez drôle de savoir que les drames humains ambulants qui se disent encore communistes font ouvertement appel au capitalisme des autres pour soutenir leurs foirages magistraux. Pour caricaturaux qu’ils sont, ils n’en restent cependant pas moins l’exemple saillant que pour durer en politique, il faut mentir éhontément, cacher la vérité, torturer le sens de mots, toutes choses que nos branquignoles maîtrisent plutôt pas mal, mais surtout et avant tout, il faut adapter son discours à l’air du temps.

Eh oui : ces fossiles vivants n’ont toujours pas compris qu’en utilisant habilement le pipotron médiatique, le système de la démocratie poussé dans ses retranchements démagogiques les plus sordides, on arrivait bien mieux à rassembler les gogos électeurs qu’en promettant des grands soirs et un bouleversement social dont tout le monde a pu constater qu’il n’amenait pas franchement la gaieté et le bonheur.

En revanche, s’il y a bien des loustics qui ont compris, comme le Lapin Duracell, en aussi têtu et agaçant, comment durer, durer, durer, ce sont bien les différents socialistes qui sévissent actuellement tant du côté de Solférino que des différents ministère du gouvernement.

Dernièrement, c’est l’ancien premier secrétaire du PS, François Hollande, qui nous a offert l’un de ces discours tout en rondeurs qui permet à la fois de ménager la chèvre, le chou, le beurre, l’argent du beurre et de conserver un sourire un peu hébété sur le visage de la crémière qui sent tout de même bien qu’elle se fait gentiment avoir.

Hollande, un homme sain dans un corps sain. Mais socialiste.

Et c’est important, ce ménagement millimétré : en effet, si l’aimable entremet socialiste nous avait gratifié d’une envolée lyrique pleine d’hormones, d’une part il aurait risqué un contrôle anti-dopage serré, et n’aurait d’autre part pas réussi à rassembler au-delà de ses aficionados.

Car oui, il en a bien quelques uns, probablement recrutés dans ces personnes pour lesquelles une infusion verveine-menthe constitue le summum des boissons délicieusement subversives.

Ce faisant, les hollandistes ont donc pu goûter aux strates de propositions supplémentaires ajoutées avec largesse par le lider promedio, dans un festival rigolo comme un mois de novembre, période propice à la préparation enfiévrée des listes pour le Père Noël. Il ne manquait plus que les gommettes bigarrées et le petit dessin maladroit au crayon de couleur, mais soyez sûrs que c’est un détail qui se réglera prochainement.

Dans les joujoux commandés, on trouve donc, en plus du petit camion de pompier et des habituels marrons glacés:

  • 500.000 places de crèche supplémentaires, parce que c’est facile, gratuit, et que ça peut rapporter gros,
  • un « livret de croissance » pour que l’épargne soit magiquement affectée dans les territoires,
  • une nouvelle usine à gaz pour le calcul du SMIC — car tout le monde attendait ça avec impatience, c’est évident — le tout indexé sur une croissance dont on ne sait pas vraiment d’où elle va bien pouvoir provenir,
  • et, au milieu du fatras invraisemblable des autres propositions standard du Parti Officiellement Socialiste, une nième version rigolote d’un Grenelle quelconque, cette fois-ci appelé conférence, sur une de ces nouvelles notions lancées à la volée, la « démocratie écologique ».

Ce petit parfum de liste à la Prévert ne doit rien au hasard, au contraire de ce qu’on pourrait croire : l’idée n’est pas d’être ni réaliste, ni crédible, ni même cohérent mais simplement audible et aussi large que possible.

Comme je l’expliquais en introduction, le candidat Hollande doit en effet ratisser très très large pour paraître présidentiable au moins auprès de ses complices coéquipiers socialistes : pour pouvoir un jour prétendre affronter Sarkozy au second tour, il lui faut d’abord dégommer DSK (et toute la myriade d’autres clowns à roulettes qui salivent pour le poste).

Or, pour rassembler, la seule solution est bien d’avoir le discours le plus lisse, le plus large, le plus rassembleur, et distribuer les gâteries à tous et chacun. Hollande, par sa précédente position de premier secrétaire, a déjà une bonne idée de la soupe tiède qu’il doit servir pour plaire au maximum, et n’hésite donc pas.

Du reste, ça marche : la Martine commence à se laisser convaincre que le gentil mollusque pourrait remplir le contrat.

En outre, DSK n’est toujours pas déclaré officiellement, et la situation générale du pays pourrait l’inciter, en tant que patron du FMI, à rester là où il est. Après tout, le poste est bon et la probabilité qu’il prenne les clefs de l’Elysée à la faveur d’une crise de la dette française s’accroît à chaque point gagné par les CDS européens.

Au final, Hollande, avec son « programme » fourre-tout et shooté au Prozac réussit assez bien là où nos communistes échouent comiquement. C’est aussi pour cela qu’on verra certainement plus Hollande acheter du muguet qu’en vendre.

Mais soyons clair : 2012, second tour Sarkozy – Hollande ? Ce serait à mourir d’ennui.

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Commentaires45

  1. Claudio Pirrone

    D’ennui, probablement pas, mais très certainement cela serait proche du néant politique.

    Toutefois, permettez-moi d’être taquin … quel problème, pour vous, puisque vous ne voterez pas ?

    On dirait que, malgré tout, vous seriez content de vous tromper.Ce qui serait logique pour un libéral, d’ailleurs.

  2. Raoul

    « et toute la myriade d’autres clowns à roulettes qui salivent pour le poste ».
    Faut-il chercher une contrepèterie?

  3. JB7756

    Là mon cher H16, le coup de « tous pourris / nuls, j’irai pas voté, na ! » ça fait un peu papy râleur.

    Moi je vote pas pour celui que je préfère mais pour celui qui me paraît le moins nul. En 2007 entre Ségogo et Sarko j’ai vite fait mon choix. Mais si Sarko était un bon candidat, il s’est avéré être un président calamiteux (politique complètement brouillonne, aucune vision). On me reprendra pas à deux fois.

    Hollande me paraît quelqu’un de raisonnable qui dit parfois des choses non démagogique : « Le RSA jeune c’est bien mais on aura pas les moyens ». A coté Villepin a l’air d’un grand crétin.

    S’abstenir c’est prendre le risque que les autres électeurs (à 95% con selon le regretté Georges Frèche) se portent sur des neuneus : imaginons un second tour Hulot / Le Pen !

    1. Un second tour Hulot / Le Pen ? Quelque soit le résultat, eh bien la France sera ingouvernable. Je signe tout de suite.

      Pour le reste, voter, c’est continuer à dire à tous « Le système est pourri, mais j’y participe ».

      1. Heimdal

        Le second tour, ce sera Sarko/Le Pen. J’en salive d’avance, de voir tous les gauchos appeler à voter pour l’ignoble Sarkozy…

      2. JB7756

        @H16
        « Pour le reste, voter, c’est continuer à dire à tous : Le système est pourri, mais j’y participe ».

        C’est vrai qu’en URSS les « citoyens » ne participaient à rien et étaient très heureux.

        1. JB7756

          @H16
          L’Homme n’est pas fait pour être heureux, mais fait pour chercher le bonheur. Donc aucun régime politique ne peut l’aider. L’usage des drogues peut être mais ça fini mal en général.

          En URSS le bonheur était simple comme une pomme de terre dans son assiette ou d’avoir dénoncé son voisin avant qu’il ne vous dénonce.

          Mais disons que dans une dictature on peut être beaucoup plus malheureux (voire mort) que dans une démocratie.

          1. Mais ce n’est pas le sujet du tout. Le sujet ici, c’est de savoir si on doit voter pour l’une des raclures disponibles et adouber le système ou dire stop. Vous adoubez, je dis stop. Que vous ensevelissez cette simple réalité sous des bons sentiments et le plaisir de glisser des bulletins moisis dans des fentes républicaines, c’est votre problème et, par extension, le problème de tous ceux qui vont vivre avec les choix que vous nous imposez, volans nolans.

        2. JB7756

          @H16
          Mais en s’abstenant on ne dit pas stop, on dit rien. Et on laisse les autres décider pour soi. Ce qui compte c’est ceux qui agissent, pas ceux qui baissent les bras. Les abstentionnistes, on s’en fout, c’est zéro.
          Si ça continue seuls les fonctionnaires et autres pompeurs de subventions voteront. Ils ne faudra donc pas s’étonner que le pays soit dirigé par des clientélistes.

          1. tututut ; la seule décision valable que vous deviez prendre, c’est savoir si vous restez ou si vous partez, à terme.

            Là où le vote blanc peut se tenir (bien que souffrant du problème de légitimisation du système), là où l’abstention fait aussi partie d’une logique, le vote pour l’un des abrutis est la pire des solutions, de loin. C’est précisément parce que « Les abstentionnistes, on s’en fout, c’est zéro. » que la démocratie ne vaut pas un pet de lapin. Se battre pour la conserver et l’utiliser, c’est totalement absurde.

        3. JB7756

          @H16
          Partir, mais pour aller ou ?
          – Chine, Russie, Brésil : corruption, pauvreté, etc…
          – dans le reste de l’Europe : c’est pas très différent de la France sauf en Europe du Nord (et encore).
          – aux USA : pays en faillite.
          – Australie, Canada : là bas aussi il y a des politiciens démago qui font des conneries.
          – Suisse, Monaco, Singapour et autres paradis pour riches : il faut être riche !

          Sinon on peut toujours aller vivre en ermite mais les bons spots sont déjà pris : reste plus que l’Antarctique, la toundra sibérienne, les profondeurs de l’Amazonie…

          1. Pour la Suisse, absolument pas. http://blog.travailler-en-suisse.ch/
            Pour l’Australie, le Canada, la NZ, l’empreinte de l’état sur l’économie est un ordre de magnitude inférieur à la France. Et l’esprit bien plus critique et moins collectiviste.
            En Europe, tous les pays ne se valent pas, loin s’en faut. Travailler dans les pays baltes ou en Pologne n’est certainement pas simple, mais l’état d’esprit est si différent qu’il en vaut, à lui seul, la peine. Rien de tel que des pays fraîchement sortis du communisme pour éviter de tomber sur de chauds partisans du collectivisme endiablé.

            Quant aux USA, si le pays est en faillite, il n’en va pas partout pareil. Aller en Californie n’est pas très fûté, mais il y a d’autres états, plus discrets, qui s’en sortent bien.

    2. vlam

      « On me reprendra pas à deux fois. »

      ben si apparemment vu ta confusion mentale il semble quon va t’y reprendre autant de fois qu’on veut.C’est ca dont H16 s’est fatigue pendant que tu continues a pedaler.

      1. BlackCloud

        @JB7756: Il y a une erreur méthodologique dans ton raisonnement lorsque tu évoques l’inutilité de l’abstention.
        Voter pour un candidat c’est afficher ton soutient pour ses idées.
        Voter blanc, c’est montrer qu’aucun candidat ne te plait parmi le panel proposé.
        Ne pas voter, c’est montrer que le système de vote ne te plait pas.
        Donc l’abstention n’est pas « rien », mais au contraire, c’est l’expression d’un désaccord avec un système de vote qui (selon paradoxe de Condorcet et théorème d’impossibilité d’Arrow) ne peut révéler la préférence d’un groupe d’individus.
        Là où ton propos est juste, c’est que l’abstention n’est absolument pas prise en compte. Ni par la classe politique (qui ne se remet pas en question), ni par le système de vote lui-même. L’abstention n’a effectivement aucun impact dans le résultat du vote. (Ce qui est une raison de plus de ne pas préférer ce système de vote)
        Il te reste donc le choix entre voter (pour un candidat sérieux) et montrer que tu cautionnes le système de vote sans pour autant que ton vote ne soit pris en compte (système de vote à deux tours) ou bien lier ton acte à ta pensée, c’est-à-dire ne pas cautionner un instant de plus un système de vote qui ne peut mettre en place qu’une élite d’idiot (réciproque du théorème de l’électeur médian de Duncan Black).

        1. jean

          des candidats sérieux hi! hi! hi! si depuis 40 ans tu peux en pointer un seul du doigt c’est que tu développe un sérieux problème carpien, constatons simplement que tous ces grands hommes politiques, le grand charles compris, on tous travaillés comme des damnés, alors que nous, les sans idée, les sans cravate, regardons le prix de la baguette décupler,et écoutons sereinement françois Hollande dire que monsieur Sarkozy lors de son mandat à inpunément augmenté son salaire de 110% et que lui, si nous l’aidions à pourvoir ce poste de président dont il rève, s’empresserai de réduire ces émargements de 30%. Oui mais, msieur siou plait, 30% avant Sarkosy ou 30% après augmentation de 110%…il ne le dira pas, et ce sont toujours les mêmes histoires à faire vomir la pierre.Il est donc sage de ne pas cautionner cette terribles médiocrité en s’abstenant.

        2. breton suzette

          O. Mirbeau !Description du parfait électeur :

          Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande

          son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se

          dépouiller de l’un, et de donner l’autre? Eh bien! non. Entre ses

          voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les

          plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il

          votera toujours. Les montons vont à l’abattoir. Ils ne se disent

          rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas

          pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera.

          Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons,

          l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait

          des Révolutions pour conquérir ce droit.

          LA HONTE !!!! ZIZOU

  4. simple citoyen

    Merci pour ce billet H.
    Le livret de Croissance (à ne confondre avec la Brassée de Croissants, tout aussi croustillant l’un que l’autre) me semble être à destination des élus socialistes qui se demandent comment ils vont pouvoir financer tout ce qu’ils ont promis et mis en oeuvre au nom de tant de principes inaliénables et généreux que même leur tête en tourne. Comme quoi, il n’y a décidément pas que le vin qui enivre.
    Peut être même imagine-t-il un moyen subreptice permettant le financement des Société Publiques Locales qui leur sont chères, comme à nous, mais pas dans le même sens. http://h16free.com/2010/04/27/2578-la-discrete-mise-en-place-des-societes-publiques-de-corruption
    Quant à la démocratie Ecologique, j’avoue qu’au moment où la seule mention de référendum vous expédie ad populistes, ce purgatoire de l’extrême droite la plus vile et racoleuse, je ne suis guère rassuré. Qu’un homme aussi fade que lui croit nécessaire de proposer ce type de référent en dit long, en creux, sur les éventuelles velléités de ses petits camarades de jeu. On n’oublie pas si vite les vieux réflexes qui consistent à expliquer au peuple ce qu’il doit penser avant de lui imposer ce qu’il doit faire. Pour son bien. Pour son bien.

    1. adnstep

      Certains ont eu les démocraties populaires, nous aurons la démocratie écologiste. Ça fera au moins autant de morts. ET ça, c’est bon pour Gaïa, n’est-ce pas ?

  5. bidochon

    Je me suis demandé pourquoi amibe tu sais? Alors, voici ce que j’ai découvert dans le dico « Certaines amibes ont un pouvoir pathogène pour diverses espèces, dont l’Homme.
    C’est le cas de Entamoeba histolytica responsable de la dysenterie amibienne ou amibiase dans les milieux tropicaux. »

  6. zef

    J’ai beaucoup pratiqué l’abstention. Mais aujourd’hui elle ne suffit plus. Vous croyez que 55% d’abstentions aux cantonales les ont fait réfléchir, nos clowns à roulettes (j’adore l’expression) ? Pas le moins du monde. Qu’il arrive la même chose aux présidentielles et dans les six mois qui suivent vous aurez une loi rendant le vote obligatoire (ils commencent déjà à en parler, les Fabius et autres Galouzeaux).
    La seule thérapie de choc possible c’est le vote FN. Entendons-nous bien : pour moi voter FN c’est voter contre tous les autres (si le diable se présentait, je voterais pour lui). Que le FN fasse 20% au premier tour, ce ne sera pas une surprise. Mais imaginez qu’il fasse 40% au deuxième tour. Là je crois qu’ils n’y sont pas préparés et que la puissance du coup de pied au cul pourrait enfin les amener à se poser des questions – sinon ceux qui sont en place, du moins ceux qui aspirent à les remplacer.

    1. Comme je l’ai indiqué ici (ou ailleurs), à la limite, le vote Le Pen est rigolo parce qu’il aboutit à bloquer la France si elle passe au second tour. Mais comme c’est impossible, c’est juste inutile.

      En 2002, Jospin s’est fait satelliser par le père. Et croyez-vous que nos joyeux drilles se sont remis en question ? Que nenni : ils ont recommandé les mêmes plats, deux fois, avec beaucoup de sauce !

  7. josick d’esprit agricole

    Hier midi 1er mai, au JT TF1, on a eu la Chazal qui a parlé de l’action du Pape dans la libération de la Pologne… Elle n’a surtout pas dit de quoi la Pologne a été libérée sans aucun doute pour ne pas froisser les drapeaux rouges dont elle a parlé ensuite… Pitoyable « journaliste » français… qui donne des infos précédées d’un « comme vous le savez »… et ont besoin d’enchainement car il ne faut surtout pas perdre le téléspectateur que l’on endoctrine…

    1. lin

      L’expat ça dépend de son job, moi ça a été l’Allemagne, warum ich bin Ingenieur et que l’industrie allemande ça doit être en gros en valeur absolue 3 fois celle de la France, sans compter la Suisse, l’Autriche et quelques pays de l’Est plus ou moins germanophones.

      De plus dans mon job de RD, je touche une rémunération sur inventions commercialisées, es ist da das Gesetz, en France, c’est nib, voire la mise au placard. Finalement, la France conchie ses inventeurs et récompense les gardes chiourmes.

      L’Australie me parait une bonne destination, matières premières à gogo, j’envisage d’ouvrir un compte là bas où j’ai de la famille.

    2. Calvin

      Heu, Pierre, c’est une excellente initiative.
      Mais je ne pense pas que H16 puisse/doive écrire un tel article qui serait trop court.
      Il faudrait une sorte de site non politiquement correct qui présente les différentes alternatives, leurs avantages et leurs défauts, avec les retours d’expériences de ceux qui ont tenté ou réussi leurs expériences.
      Aucun pays n’est totalement mieux qu’un autre, mais c’est vrai que lorsque la France sera exsangue, elle aura perdu et pour longtemps le moindre attrait…

    3. breizh06

      Pas d’accord.

      On peut rester en France avec l’option Free-Rider:
      – un petit boulot déclaré
      – un maximum de travail au noir
      – des échanges de biens et services en direct
      et ne pas se faire prendre par les Kapos.

  8. adnstep

    San Solferino : république bananière du sud de l’Europe [XXème-XXIè siècles].

    Disparut quand le dernier de ses gouvernements ne put plus payer les fonktionèros, élite du système. S’ensuivit une période de troubles et de révoltes, durant laquelle on vit se succéder au pouvoir des groupes composés d’anciens dirigeants des deux castes se partageant jusqu’alors le pouvoir, les « Politisianes » et les « Ofonktionèros ». Aucun ne put se maintenir au pouvoir plus de 6 mois.

    S’ensuivit une période de quelques dizaines(centaines ?) d’années dont on sait peu de choses, avant que n’émergent les premiers Royaumes des Marches (Reichsland Elsass-Lothringen, Occitania, Bretanne, Royaume d’Aoste et de Lyon, …), tandis que le centre du pays était peu à peu occupé par la République Démocratique Écologique du Larzak, qui devint rapidement une théocratie du nom de Saint Empire de la Nouvelle Gaïa, sous l’influence de son premier EcoloPape, Sa Sainteté José 1er le Pollucide (voir également « ordalie », et « Evajoli de Norvech' », première juge-exécuteur de la théocratie, et sans doute celle qui reste la plus connue. Ne dit-on pas encore de nos jours aux enfants : « Mange ta soupe, sinon j’appelle Evajoli » ?).

    Le Nord, lui, était envahi par les hordes de la Démocrature© de Brucelles, tandis que le Royaume de Grande-Bretagne annexait, sous le nom de Guyenne-Gascogne, tout le sud-ouest du pays, avec l’aide de Voyageuse Mam, sauf la Principauté de Bayrou-Béarn (voir aussi citations célèbres : « La poule à Pau vaut bien une messe à Westminster ».)

    1. Calvin

      Etonnant que tu ne mentionnes même pas le Sud-Est et notamment l’histoire erratique de la Prouvencia Napoli-Sardanaise, un temps dirigée par l’exilé Berlu-Couni et son armée de furieuses Scalopes Milanaises, jusqu’à ce que le Royaume de Lyon tenta de mettre à sac la Sainte Ville d’Aix, au thermes d’un démantèlement successif des forteresses de Markoul, Pierre-Lattée et surtout la lugubre Cadarach’iter, d’où des goules ionisantes sorties des cuves putrides et irradiées lancèrent un baroud d’honneur, finalement réprimées par l’alliance de circonstance entre Niculot II le Saponificateur, qui venait de renverser José 1er avec l’aide du Comte Borleau de Grenelle, et de celle qui venait de rassembler sous sa bannière bleue marine-brune-rouge les hordes de manants désemparés des grandes villes dévastées de San Solferino en vue de bouter les derniers propriétaires terriens et les estrangers au passage, et une foultitude d’autres sujets sur lesquels je ne peux m’étendre pour ne pas alourdir une phrase devenue trop longue…

  9. simple citoyen

    En pensant aux temps à venir et au possible avènement de la nuvelle religion écologique et son cortège de dispositions idoines: répression du blasphème (politiquement correct), enluminures représentant enfer et paradis (le film d’Al Gore et celui d’Yann Arthus-Bertrand) etc… je me suis posé la question des licteurs en chef chargés de protéger le pouvoir de ses frères (bien sûr) mais surtout de nous autres. Et je suis tombé sur l’histoire édifiante des Janissaires. Vous trouverez un article wikipedia bien sûr, mais je vous conseille plutôt (ou après) la lecture de ce texte:
    http://beystory.free.fr/pointdevue.htm

  10. JN

    Sans vouloir tomber dans la caricature paranoïde de la théorie du complot, sincèrement, quelle importance de savoir à qui de la « droite » ou de la « gauche » donner sa voix si c’est pour retrouver toujours les mêmes banquiers/industriels/lobbyistes (barrer la notion inutile, ou pas) serrant dans un rictus narquois les gonades de nos chers pantins…. heu pardon, dirigeants politicards…?

    Tous pourris…? peut-être, mais plus probablement complètement enlisés, finalement sans aucune marge de manoeuvre quelques soient les programmes, les promesses, les visions, ou leurs absences totales

    Enlisé à l’Elysée, ça sonne comme un refrain

    1. Calvin

      Allons, allons, qui de l’oeuf ou de la poule était le premier ?
      Est-ce les lobbyistes qui ont mis au pas les politiciens ou est-ce la léthargie coupable des politiciens qui a laissé s’installer de telles pratiques ?
      Sûrement, la vérité est au juste milieu, chacun coupable d’une position dominante qui est devenu une règle.
      Rappelez-vous qu’en cas de corruption, il y a des corrupteurs, certes, mais aussi des corrompus.

  11. adnstep

    Ah! monsieur, vivez, vivez au sein des mers. Là seulement est l’indépendance! Là, je ne reconnais pas de maîtres; là, je suis libre! [Capitaine Némo, Vingt mille lieues sous les mers (1869)]

  12. Exodus

    Pour ma part je suis d’accord avec H16 sur l’inefficacité du vote. Le seul vote qui fonctionne est le vote par les pieds. (copyright RDA)
    Une fois que la France se retrouvera avec une population composée pour 1/3 de fonctionnaires, pour 1/3 de chomeurs et d’inactifs et pour le reste d’immigrés africains sans qualification, les choses pourront changer.

  13. brown

    les candidats s’adressent à nous « pauvres français »… on nous met dans la misère pour nous faire croire qu’ils veulent tous qu’on ait plus rien afin de réduire tout le monde à la misère à la sauce des inégalités. Plus de riches plus d’étrangers plus de chômeur indemnisés, plus de vieux, plus d’industrie … . Les camps pour les ROM et des camps pour tous ceux qui peuvent encore travailler et qui ont un savoir-faire, ceux là aussi ils veulent les écraser. Hollande à la purée de pomme de terre écrasée en boullie, j’aime pas les français ni les pauvres ni les riches ni les etrangers ni les chomeurs, d’ailleurs j’aime pas ceux qui travaillent qui prennent le boulot de ceux qui ne font rien ! Tout cela c’est inégal, faites disparaitre Sarko aussi !! Hollande reste dans ta maison et ça suffit. J’ai idée va en Hollande !!!

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