La tolérance et l’ouverture d’esprit sont des denrées si rares que la gauche s’est apparemment empressée de les rationner.
Ainsi, à Paris, mardi dernier, une cinquantaine d’élus, d’artistes et d’intellectuels, rejoints depuis avec gourmandise par quelques centaines de signatures, demandent au Conseil de Paris de déclarer Javier Milei persona non grata avant sa visite du 30 septembre.
Le président argentin vient en effet pour une « Argentina Week » destinée à convaincre des investisseurs européens d’investir dans un pays qui, il y a deux ans, affichait une inflation proche de 300 %, mais qui a voté depuis pour 2026 un budget en excédent primaire avec 5 % de croissance projetée.
Milei est, rappelons-le, un chef d’État élu, réélu de fait aux législatives d’octobre dernier, et dont le principal crime pour la troupaille d’élus et d’artistes parisiens est d’avoir fait ce qu’il avait promis ; on comprend que cela inquiète dans une ville qui a fait une spécialité de réaliser l’inverse.
La pétition reproche une « austérité radicale », un « démantèlement des services publics » voire le « négationnisme ». Le député LFI Rodrigo Arenas, porte-parole de l’opération, résume l’affaire à Página/12 avec la nuance qu’on connaît à ces gauchistes : Milei serait « du côté de ceux qui tuent le peuple », car pour notre fine fleur politicienne, un président démocratiquement élu qui vient signer des contrats est populicide, au moins.
Au passage, la mairie n’a aucun pouvoir d’interdire cette visite : ce persona non grata est un geste purement mondain, l’équivalent diplomatique du snobisme de comptoir. On ne peut pas l’empêcher d’entrer, alors on fait savoir qu’on ne lui adressera pas la parole.
Parallèlelment, à la Maison de la Radio, mercredi 2 septembre, se tenait une assemblée générale avec motion votée à l’unanimité et un principe de grève adopté. Pourquoi ? Pour trois minutes de chronique politique, le dimanche matin, à 7h42, confiées à Charles Sapin, journaliste passé par Le Figaro puis Le Point, où il était apprécié pour ses analyses des droites, et devenu cet été directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles.
Attention, le grief n’est pas un texte de Sapin. Sa première chronique, diffusée le 30 août, portait sur le mur de la dette qui placera le président élu en 2027 sous tutelle, quel qu’il soit. Certes, le sujet est sulfureux, mais aucun gréviste n’en a discuté le fond. Non, ce qui a posé problème, c’est l’employeur : comme le dit un salarié au Parisien, « Le problème, c’est pas lui, c’est Valeurs actuelles. »
Les journalistes de la radio d’État utilisent la culpabilité par contamination, ce qui est un grand progrès.
La grille du week-end comprend six éditorialistes : L’Express, Alternatives économiques, le Nouvel Obs, le Financial Times, encore L’Express, et Sapin, qui représente donc un sixième qui constitue, selon le SNJ-CGT, une « ligne rouge inacceptable ». En effet, un syndicaliste cité par le Nouvel Obs estime qu’on « courbe la nuque devant ceux qui ont promis de nous décapiter ».
Bah oui, pour 3 minutes sur la dette publique, il fallait au moins ça !
On a connu des martyrs plus économes en pathos.
Tout ceci intervient au moment où la nouvelle directrice de France Inter, Céline Pigalle, a choisi pour slogan de rentrée « Écoutons nos différences ». Écoutons, mais pas trop longtemps, et pas trop différent, n’est-ce pas.
Un cadre de la station résume l’ambiance : une radio publique de sept millions d’auditeurs devrait être l’endroit où l’on écoute des gens avec lesquels on n’est pas d’accord mais on n’accepte plus d’y entendre le moindre désaccord. Du reste, Alexandre Devecchio, Guillaume Roquette ou Étienne Gernelle sont déjà passés sur l’antenne sans déclencher de grève. Ce n’est donc pas la droite qu’on refuse, c’est la droite qu’on n’a pas soi-même sélectionnée.
Car le « Deux poids, Deux mesures » ne nécessite même pas de sortir de la Maison de la Radio.
La même semaine, un humoriste maison, Jessé, ironise à l’antenne sur l’arrivée prochaine de « néo-nazis ». Un autre, Ameziane, compare le physique du député Jean-Philippe Tanguy à celui d’un rat. Radio Mille Collines n’aurait pas procédé autrement. Mais pour ces zumoristes, pas de motion, d’assemblée ou de ligne rouge.
L’an dernier, Thomas Legrand, éditorialiste de Libération, filmé en train de dîner avec des cadres du PS pour préparer la campagne, a bénéficié du soutien massif de la rédaction. Insulter un élu, c’est de l’humour ; dîner avec un parti, c’est du journalisme ; parler de la dette en venant de Valeurs Actuelles, c’est la fascisation de l’antenne. La grille de lecture n’est cohérente qu’à condition d’admettre que le critère n’est ni le racisme, ni la haine, ni le pluralisme, mais tout simplement le camp politique.
La même mécanique mesquine joue dans les deux affaires : on commence par renommer l’adversaire (Milei devient « négationniste », Sapin devient « l’extrême droite », puis on décrète ensuite que le pluralisme, la tolérance, l’ouverture, toutes ces vertus qu’on affiche en devanture, ne s’appliquent pas à cette catégorie-là, par définition. On se pose en victime : on courbe la nuque, on est le paillasson, on va être décapité. Ce qui permet de réclamer l’exclusion, jamais le débat. On évite ainsi le risque, toujours désagréable, d’avoir tort.
On aura reconnu au passage le vieux paravent poppérien, « pas de tolérance pour les intolérants », que la gauche brandit comme un permis, même si ni Milei ni Sapin n’interdisent à quiconque de parler. Le seul acteur, dans ces deux histoires, qui réclame qu’une voix soit tue et qu’un homme ne soit pas reçu, c’est celui qui se dit tolérant. Il se bat, fait grêve pour les empêcher de dire ce qu’ils veulent. C’est moins cher que mourir pour ses idées, et cela peut se cumuler avec les RTT.
Il reste que la capitale « ouverte sur le monde » refuse de s’ouvrir à un président élu, et que la radio qui veut écouter nos différences vote pour ne pas en entendre une seule.
Chez les gauchistes, la tolérance et l’ouverture d’esprit sont toujours réclamées à grands cris, sans doute car leurs stocks sont épuisés depuis longtemps.





Milei aurait il seulement envisagé d’aller blablater avec le pitoyable Grégoire, clone d’Annihildalgo ?
Parallèlelment => Ca n’a pas retenu ta prime attention du matin ? 🙂
Ce matin, sur France Cu, tout y est passé à propos des élections en Allemagne : l’AFD est évidemment pro-nazi, inféondée à Poutine et, cerise sur le gâteau, marche sur les pas de Trump !!!
Hier soir, déjà, ça se déchaînait chez Xwitter pour stigmatiser LHLPSDLADR !
Avec Loiseau en oratrice façon procureur !
Elle s’achète un brevet de pureté socialiste après un séjour au GUD.
Ca a déjà commencé hier sur le …Figaro.
Journal de gauche comme les autres dorénavant qui titre sur « l’homme le plus dangereux d’Allemagne » et met une photo ou il lève le bras …pour dire bonjour mais quand même !
La campagne présiglantielle promet vraiment !
Ca fait longtemps que le figolu est centre droite/gauche, selon le plumeux qui y sévit.
Les articles sont sans intérêt, plats et surtout ils se répètent d’une année à l’autre.
J’ai déjà croisé un plumeux de ce canard, les seuls articles qui déclenchent des abonnements sont des débilités sur le fait de se comparer aux autres salaires/retraites ou des astuces fiscales éventées depuis 10 ans. Ils repostent donc ces bouses d’une année sur l’autre, sans rien mettre à jour. Il n’y a que l’état et les croutons pour mettre de l’argent là dedans.
Ce torchon était anti Charles X à sa naissance, il suit donc son évolution naturelle.
Dans le même style, on a eu droit à la Dépêche du midi qui sous-entend que Bolloré entretient une relation très personnelle avec la russe
Xenia Fedorova pour expliquer que, malgré l’oukase dont cette dernière est l’objet de la part de nos guignols, elle est conviée à s’exprimer sur CNews : regisdecastelnau.substack.com/p/leipzig-fedorova-jupiter-symptomes
Milei penserait il sérieusement trouver du pognon dans ce qui nous sert de pays, tellement perclus de dettes. Surtout pour aller financer une horrible révolution pas soce pour deux ronds, réparatrice des désastres populaciers antérieurs ?
institutdeslibertes.org/comment-vous-etes-vous-ruine-lentement-au-debut-tres-vite-a-la-fin/
La réponse célèbre d’Oscar Wilde à la question de savoir comment il s’était ruiné est : « Très lentement au début, et très vite à la fin. » Cette formule décrit parfaitement le mécanisme d’une faillite financière ou d’un déclin personnel : les dettes et les mauvaises habitudes s’accumulent de manière invisible sur une longue période, avant de provoquer un effondrement brutal et exponentiel.
Réponse d’une IA admettant toutefois que Ernest H l’avait utilisée ultérieurement.
Monseigneur, un CERFA bobo !
Hemingway, antérieur à Oscar Wilde ? Allons, ça t’arrives de vérifier ce que te dis l’IA ?
Ah quel con j’ai lu de travers… 🙄
Le Titanic aussi, à commencé par couler lentement. Si lentement que les premiers canots sont partis à moitié vide, car presque aucun passager ne croyait au naufrage à venir.
Pareil pour l’Océanos. Lentement du départ. Très vite à la fin.
Un enfoncement quasi linéaire et lent au début, jusquà ce que l’eau trouve de nouvelles voies pour entrer dans le navire.
« Lorsque l’équipage réalise que le navire va sombrer, il panique et néglige de fermer les hublots des ponts inférieurs, comme prévu dans la procédure en cas d’urgence. De plus, aucune alarme n’est déclenchée. Les passagers ignorent tout de la situation jusqu’au moment où les premiers signes d’inondation apparaissent. À ce moment, les témoignages révèlent que la majorité de l’équipage, y compris le capitaine Avranas, sont déjà équipés et prêts à évacuer, apparemment pas concernés par la sécurité des passagers » (Wiki)
Ca me rappelle quelque chose 🙂
Du pognon, il y en à en Europe. A gogo.
Il n’est simplement pas dans nos poches.
1 point Aubry pour toi
Europe != France
Ne pas cnofondre les caisses de l’état (qui sont moins que vides) et celles des grosses entreprises internationales dont certaines disposent de fonds importants (ailleurs qu’en France).
« car leurs stocks sont épuisés depuis longtemps. »
Ce n’est pas la Maison de la Radio qui mettra fin à la relégation d’autres maisons fermées par la Veuve qui Clôt.
Chez les gauchistes, l’expression de la haine est permise, et à force c’est devenu un appel à l’agression physique, j’ai quelques exemples qui me viennent à l’esprit.
C’est un fascisme qui se pare de la lutte contre le mal, comme tout fascisme qui se respecte en fait, et ça ne me fait pas du tout sourire. C’est grave, c’est dangereux, et ça ne va pas bien se passer pour les élections à venir, dans le contexte actuel.
Je trouve que sur ce sujet, le billet du jour aurait dû être plus offensif.
Le premier objectif du fascisme rose, vert, rouge ou brun est le contrôle de la rue.
Louis Dupeux avait étudié les convergences entre les communistes et les nazis dans les années 1920. Ces convergences les amènent à s’habiller chez les mêmes couturiers.
La haine est consubstantielle du gauchisme. Ils sont élevés là dedans, on leur apprend que leur haine est légitime et même qu’il faut l’entretenir.
Tout comme un pervers pense que tout le monde est pervers, le gauchiste voit donc de la haine partout – et c’est pratique pour discréditer un adversaire.
Dernièrement, je répondais à mon interlocuteur « je n’ai pas de haine en moi, je ne suis pas de gauche ».
Sa tête valait le détour.
Excellent!
Il est loin le temps où France Sphincter invitait Jean Marie Le Pen aux Flagrants Délires.
Quand la gauche est au pouvoir, les ayatollahs du bon goût ne sont jamais loin.
« Chez les gauchistes, la tolérance et l’ouverture d’esprit sont toujours réclamées à grands cris sans doute car leurs stocks sont épuisés depuis longtemps. »
A l’instar de la réponse de Robert Surcouf, fameux corsaire malouin, à cette critique d’un capitaine Anglais :
« Vous, Français, vous vous battez pour de l’argent alors que nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur. »
– Robert Surcouf : « Chacun se bat pour ce qui lui manque ! »
On va avoir droit à « Millei est un fasciste ultra libéral ! ».
Tous ces incultes confondent tout.
En général, je leur sors cette phrase d’un certain Benito M. pour qu’ils comprennent : «L’Etat est l’absolu devant lequel l’individu et les groupes ne sont que le relatif. Le libéralisme niait l’Etat dans l’intérêt de l’individu. Le fascisme réaffirme l’Etat comme véritable réalité de l’individu».
Tout est résumé dans le » négationisme » ! Ce mot est destiné à interdire tout débat et imposer une lecture à sens unique de L’Histoire . En l’occurrence ( Ph. , pas de jeux de mot SVP ) celle de la junte militaire ( balayée par la défaite Malouine )
La junte militaire argentine a été balayée suite à une défaite militaire qu’on soit d’accord ou non avec les buts du conflit.
HS mais si l’intention peut paraître louable, une nouvelle fois, la mise en œuvre laisse à désirer : midilibre.fr/2026/09/07/des-ventes-immobilieres-bloquees-a-montpellier-le-diagnostic-assainissement-devenu-obligatoire-depuis-le-janvier-cree-des-sueurs-froides-aux-13526629.php