Ah, la place de l’Étoile à Paris, quelle aventure !
Oui, cette place Charles-de-Gaulle selon son patronyme officiel qui est au centre de douze avenues convergentes, sans aucun marquage au sol, aucun feu sur l’anneau, avec un diamètre de 241 mètres et la priorité laissée non pas à ceux qui tournent mais à ceux qui s’engagent, eh bien cette place est très exactement ce que la doctrine française de la sécurité routière décrit comme un cauchemar.
Toute une génération de moniteurs d’auto-école raconte que le vrai examen de conduite ne se passe pas devant l’inspecteur, mais la première fois qu’on longe l’Arc de Triomphe.
Et malgré cela, ce que les assureurs y traitent, ce sont des constats amiables. Oh, certes, beaucoup de constats amiables au demeurant, au point que la profession a pris l’habitude devant l’impossibilité de démêler quoi que ce soit dans l’enchevêtrement des trajectoires de partager les torts par moitié : de la tôle froissée, des pare-chocs rayés, des rétroviseurs arrachés, des noms d’oiseaux (beaucoup de noms, beaucoup d’oiseaux).
Sur ce cauchemar, il n’existe en revanche aucune statistique publiée faisant état d’une hécatombe de morts ou de blessés.
Pendant ce temps, sur les carrefours équipés, gérés, cadencés et “sécurisés” du reste du pays, le Cerema compte environ 10.000 accidents, 1.500 blessés et 150 tués par an.
La place de l’Étoile n’a jamais été conçue comme une expérience mais pourtant en tient lieu : elle n’a fait qu’échapper à la réforme du début des années 1980 qui a inversé les priorités dans tous les autres carrefours circulaires de France. Ce faisant, la République dispose donc, en plein Paris, d’un laboratoire de circulation sans signalisation qui tourne depuis un siècle, et elle n’a jamais songé à le regarder.
C’est un dommage, parce que la question qu’il pose est simple, ancienne et jamais tranchée : à quoi servent, exactement, les feux tricolores ?
Et comme d’autres avant lui, cet article du Jeudi est donc ouvert à mes abonnés et lisible sur Substack ici et montre que cette question n’est pas si vite répondue…

Les ronds-points (priorité à droite) sont de retour dans des petites villes, avec les priorités à droite au carrefour. Les panneaux de Cédez le passage disparaissent.
Les giratoires (priorité à ceux qui sont engagés) ont quand même de long jours à venir. Changer les mentalités n’est pas une mince affaire.
La première fois que je l’ai emprunté, j’ai serré les fesses. Les fois suivantes également mais par précaution.
idem mais moi en vélib !!! et à fond la caisse car le collègue que je suivais (ancien RPIMA !) n’avait peur de rien ! Je sais toujours pas comment je m’en suis sorti sans casse !!!
A fond, ‘était la seule façon d’enquiller cette place dans les années 90. Un régal.
A moto, la traversée durait à peine 10 secondes.
Par contre, il y a bien eu une étude de cas, lors du premier gros réaménagement de la place de la Chapelle.
L’urba s’est étonné que la circulation soit plus rapide, fluide, et sécurisée sur la place de l’Etoile alors que c’est un bordel sans nom à la Chapelle malgré tout le jus de crane d’oeuf répandu par des gens bardés de diplômes.
Mais chut…
Au temps des carrosses, c’étaient les chevaux qui conduisaient, quand toutes les voitures seront autonomes, vous verrez, ça va bien se passer aussi…. ou pas?
Pour les ronds-points traditionnels avec priorité à gauche, c’est la méthode enseignée par la sécurité routière qui est source d’accident. Difficilement compréhensible et quasiment innapliccable sur le terrain, les ronds-points se succédant sans se ressembler. Le pire est quand le rond-point s’apparente à une fève géante avec des voies possédant des voies d’accélération ou de décélération. J’ai un cas près de chez moi et c’était un cauchemar pour mes enfants lorsque je leur faisais faire de la conduite accompagnée.
A Oléron ils innovent,
ils ont inventé les carrefours avec 4 stop(s).
Tout le monde doit s’arrêter et céder la priorité à l’autre en omettant de préciser qui doit passer et quand.
Ces tarés ne s’arrêteront donc jamais…
il faut mettre des feux du coup !!
4 way stop.
Un classique aux USA.
C’est facile, tu repères qui était avant toi, puis tu passes quand ceux qui étaient avant toi sont passés.
Je trouve ça plutôt intelligent surtout parce que ça oblige l’automobiliste à s’arrêter d’où qu’il vienne. Au pire, ça se termine avec de la tôle froissée.
Il y a eu des experiences de suppression de feux rouges en agglo et les resultats etaient plutot bon. Je suis helas incapable de trouver les sources.
Quant aux rd pt, j en connais un où des haies « judicieusement » plantees bloquent toute visibilite qd on s y engage.
Resultat il faut quasi marquer l arret pour s y engager et on a un embouteillage là où le rd pt est sensé fluidifier.
Il y a l’Etoile, aberration typiquement parisienne, et il y a le rond-point, spécificité française, amour immodéré qui relève du trouble de la culture, où il n’est pas rare qu’on enchaîne 3 ou 4 ronds-points d’affilées.
Et en plus, le code de la route permet maintenant, pour rendre la chose encore plus aberrante, de prendre le rond-point sur l’extérieur… 🙄
Ce qui fait qu’on a maintenant des as de la route qui font le tour de rond-point entièrement sur la voie extérieure, empêchant les uns de s’engager sur le rond-point, empêchant les autres d’en sortir, et bien entendu qui vont klaxonner et s’énerver si on a l’outrecuidance de se faufiler devant eux, comme le ferait n’importe quel parisien sur l’Etoile.
Des expériences ont été menées pour obsever ce qu’il se passe si on ôte les feux et panneaux de signalisation sur une zone limitée. Oh surprise, les gens deviennent d’autant plus attentifs, et cela se traduit par une baisse des accidents !
Mais il ne faut pas s’attendre à de telles expérimentations en France, question de culture : tout doit être codifié par la Lôa, tout doit être planifié et délimité selon un plan, on appelle cela le jardin à la française. Sauf place de l’Etoile, parce que bon, les parisiens, cépapareil, ce sont des français d’élite.
Les rares fois ou je m’aventure en ville…à Lyon, je suis estomaqué par la conduite que je dois y mener.
C’est simple tout est contre intuitif et il faut faire ce qu’on ne devrait pas faire en temps normal…rouler à gauche, aller à l’opposer à gauche au carrefour, prendre la voie encombrée quand une déserte va au même endroit .
Le Malin gouverne la circulation comme d’autres choses…
Lyon est particulièrement complexe rien que du fait de la géographie de la ville. En plus, les escrologistes y ont rajouté leur grain de sel ce qui n’arrange rien.
il ne m’étonnerait pas que la société constructrice des feux tricolores ait un lien direct/indirect financier avec l’état…
Moi ce qui m’intéresse le plus dans les giratoires c’est l’utilisation des clignotants. J’en fais presque une étude psychologique et sociétale à mes heures de loisirs ! Entre celui qui met son clignotant à gauche (je comprends toujours pas l’utilité) et celui qui oubli qu’il a la possibilité de le mettre, je trouve ça passionnant lol !