L’arroseur arrosé
La récente crise dans les cités n’a pas échappé aux médias étrangers. Je ne peux résister au plaisir de vous soumettre le petit article de Chaser, un journal australien, qui fait preuve d’une analyse tout à fait intéressante…
La récente crise dans les cités n’a pas échappé aux médias étrangers. Je ne peux résister au plaisir de vous soumettre le petit article de Chaser, un journal australien, qui fait preuve d’une analyse tout à fait intéressante…
Tous les matins et tous les soirs, je vais de mon domicile au bureau et du bureau à mon domicile à pied. Ne vous méprenez pas : je ne pense pas qu’il s’agisse d’un extraordinaire haut fait d’arme ; simplement, c’est aussi rapide qu’en voiture (il faudrait se garer, y’a les gamins à déposer à l’école, et la circulation n’est pas toujours exceptionnelle) et beaucoup moins douloureux pour le portefeuille – le plein de taxes, c’est pas donné -. Et pourtant, si l’on en croit les médias étrangers, la France est à feu et à sang.
Pour conserver un prisonnier tranquille, et qu’on doit avant tout le laisser en vie, on peut user de plusieurs méthodes : la camisole de force, la drogue ou même la coercition. Mais la meilleure façon, celle qui assure une bonne marche de la prison et une meilleure santé pour le prisonnier, c’est l’illusion de la liberté.
Une idée semble faire son chemin, tout doucement, dans les organisations syndicales, les partis étatistes et les bobos bienpensants : surtaxer les contrats de travail précaires. Et par ici la bonne soupe …
Un intéressant article, de Hervé Kempf, du Monde (qu’on peut trouver ici) se pose la question de savoir si certaines informations ne sont pas cachées ou filtrées pour éviter que l’expression populaire ne renvoie ad patres certains projets chers au gouvernement. L’article propose ainsi deux exemples, celui des cultures OGM et celui du réacteur EPR. Cependant, cet article, comme bien souvent dans la presse, ne fait que la moitié de son travail d’analyse.
La vie offre parfois des petites aigreurs. La gréviculture propre à la France vient une nouvelle fois de frapper. J’ai évidemment un agacement sourd à vous relater ceci, en quelques courtes lignes.
La vie offre parfois des petites joies simples. La gréviculture propre à la France vient de subir un dommage notoire, ou amusant à tout le moins. Je ne boude pas mon plaisir de vous en parler sur quelques petites lignes rapides…
Il est toujours étonnant de constater le pouvoir des mots : ainsi, pour un événement particulier, le choix d’un mot plutôt qu’un autre oriente le discours. Orwell, dans son livre 1984, l’avait fort bien compris en inventant la novlangue. En dénaturant certains mots, en en favorisant d’autres, on arrive progressivement à orienter la pensée même des gens. De nos jours, les médias utilisent abondamment ces techniques. A la suite des récents événements en région parisienne, on peut en mesurer toute la puissance…
Quand nos élus travaillent, ils légifèrent. Généralement, sur des sujets d’actualité, avec force débats tumultueux à l’Assemblée. Ils sont payés pour, cela tombe bien. Quand ils s’ennuient, ne sachant pas quoi faire, ils légifèrent aussi. Sur des sujets qui leur passent par la tête. C’est plus gênant, car ils n’ont pas été élus sur ces propositions. Et ce qui est encore plus agaçant, c’est que légiférer pour le plaisir, c’est pondre des lois, donc des contraintes, donc diminuer d’une façon ou d’une autre nos libertés.
Quand un crime a été commis et que la police n’a aucune idée réelle des coupables, ou lorsqu’un suspect doit être présenté au milieu d’autres personnes neutres, elle rassemble ce qu’on appelle des « suspects habituels » (usual suspects). C’est une extension d’un mécanisme psychologique traditionnel qui consiste à chercher parmis ceux qu’on connaît bien les coupables des crimes et délits autour de nous. Actuellement, deux suspects reviennent systématiquement dans les conversations : la mondialisation, et les Américains.