Ils ont décidé de laisser les autres travailler pour eux

Débordé par l’activité politique foisonnante du pays, il devient difficile de trouver une cible tant les poulets qui courent sans tête au milieu du champ de tir se font nombreux et bruyants. Et soudain, en pleine confusion, alors que chaque volée de plombs emporte avec elle une douzaine d’imbéciles élus, un magnifique spécimen de profiteur morose apparaît. Et c’est une véritable pépite d’adulescence navrante que nous offre ainsi les Inrocks, voyageant d’un pas décidé vers les nouvelles steppes d’une conformité socialoïde à la fois molle et rock’n’roll. Si si, c’est possible.

L’article proposé par le palpitant mensuel qui parlait jadis de musique narre en effet l’histoire un peu troublante de ces explorateurs de l’altersociété, ceux qui ont, sciemment, choisi de ne pas travailler.

Je suis tombé sur cet article attiré par le titre : « Ils ont décidé de ne plus travailler », voilà qui semble intéressant, non ? Dans cette période où on nous répète que travailler plus permet de payer plus d’impôts avec le sourire, toute échappatoire aux vigoureuses chignoles fiscales que le gouvernement nous applique tous les jours avec soin est bonne à prendre… Eh oui : de prime abord, choisir de ne pas travailler est une option rarement envisagée : il faut bien manger, et tout le monde n’hérite pas d’un riche oncle d’Amérique ou ne touche pas le Loto.

Me doutant rapidement que l’article n’évoquerait pas les rentiers et autres millionnaires satisfaits d’enchaîner nuits de folies sur fêtes mondaines à Ibiza, je pensais qu’on aborderait l’intéressante aventure tentée par ces personnes qui s’investissent totalement dans une passion et décident, tentant le tout pour le tout, d’en vivre d’une façon ou d’une autre.

Allais-je découvrir le prochain Van Gogh, le prochain peintre de génie qui allait se lancer dans une nouvelle approche de la matière, de la couleur, tenter de déstroutourer l’intemporal ? (Je rappelle que nous sommes ici dans les Inrocks, et y parler peinture n’est pas rigoureusement impossible.) Allait-on me décrire par le menu les petits trucs qui permettent à chacun de se lancer dans l’aventure ?

Bah non.

L'Ennui

En fait, si. Mais l’aventure est plutôt celle avec un petit ‘a’, tout petit, à peine plus gros que le point du ‘i’ de ennui. Car ce que nous propose l’article, c’est l’autre versant du non-travail : la glande totale et assumée, le rien chimiquement pur, de longues séances à écouter une horloge bretonne battre les secondes dans une cuisine un peu sombre, à la table recouverte d’une grosse toile cirée au motif vichy terriblement tendance.

On nous relate le non-travail et les non-aventures de Grégoire qui a heurté de plein fouet la maturité pour rebondir d’où il venait, c’est-à-dire une espèce d’adolescence molle fait de bricolages bizarres dans des après-midis pluvieux d’un mercredi sans téloche.

C’est totalement assumé, puisqu’un ouvrage – évidemment lourdement sponsorisé par les Inrocks – va paraître bientôt sur ce sujet, ouvrage dont le titre lui-même (« Libre, seul et assoupi« ) évoque cette torpeur languissante où la lourdeur des paupières …

mouaaah
excusez-moi, je baille

est devenue l’état naturel dans lequel sont plongés les tenants de ce super-mouvement plein de peps, de vie et d’avenir dans ce joli pays franchouille.

Le raisonnement est grossièrement le suivant : puisqu’il est (plus ou moins) difficile de trouver un emploi, puisque l’État maman nous cocoonise courageusement à violents coups de ouate sociale, et qu’en plus de ça, d’aides en subventions, de RSA en exemptions de taxes, on peut arriver à survivre plusieurs années logé et nourri dans cette non-action frénétique, autant s’en donner à cœur-joie… ou disons, autant le faire carrément, à fond, à fond, à fond, total trip, sans oublier tout de même de récupérer les sucrettes du café, faut pas gâcher.

Procrastination

Apologie de la procrastination, de la mollesse et du nihilisme reposant entièrement sur le travail des autres pour absolument et passionnément ne rien faire, tant l’ouvrage que l’article montrent fort bien qu’effectivement, dans un monde pré-communiste où la misère sera généreusement partagée entre tous, on peut fort bien vivre au crochet de tout le monde, assumer, et ne pas s’en sentir plus malheureux que ça.

Notez qu’il s’agit ici tout au plus de ne pas être malheureux, et non de viser le bonheur; difficile, en effet, de se sentir à la fois épanoui et motivé quand on carbure aux biscottes et qu’on mesure chaque effort au millimètre près. C’est ainsi qu’on en vient à se fixer des buts extrêmement modestes, à la mesure de l’énergie dont on dispose : exemple concret d’une décroissance joyeuse, on sent que ce mode de vie va connaître un succès foudroyant.

Et l’acceptation revendiquée bruyamment de cette non-existence sera fort utile pour les socialistes de droite et les socialistes de gauche qui nous gouvernent et qui, eux, n’ont pas tout à fait les mêmes contraintes (les biscottes, cela fait longtemps qu’ils n’en font plus acheter par leur coursier, ou alors, seulement pour le caviar) : il est bien plus facile de tondre des moutons lorsque ceux-ci sont calmes et dociles. On comprend dès lors pourquoi, consciemment ou non, les sbires de l’Etat font absolument tout pour aider ceux qui ne travaillent pas ; si la situation devenait intenable, la révolution ne serait pas loin : si le système communiste a pu tenir aussi longtemps, c’est essentiellement parce que la pauvreté était assez bien distribuée, les élites et apparatchiks suffisamment loin du peuple pour éviter de leur jeter à la face le faste et l’oppulence dans lesquels ils vivaient.

En outre, tout fut fait pour que, justement, les pauvres restent pauvres, mais pas trop : rien de pire qu’un ventre vide, qui conduit à toutes les extrémités. Alors qu’un ventre au trois-quart vide, c’est toujours une opportunité de se réjouir de l’avoir au quart plein, et le bonheur minuscule de se dire qu’en plus, on ne le doit à personne. Ou presque, puisqu’évidemment, tout ceci ne fonctionne que tant que des pigeons continuent à payer pour tout les autres.

Et lorsque le nombre de profiteurs, un beau matin, devient trop lourd à supporter par les pigeons …

Le pays est foutu.

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Commentaires61

  1. Boris

    Je suis assez d’accord avec votre vision analyse, sauf lorsque vous rapprochez le choix du non-travail des idées de la décroissance.

    « Exemple concret d’une décroissance joyeuse, on sent que ce mode de vie va connaître un succès foudroyant ».

    Pierre Rabhi concluait d’ailleurs son entrevue avec France Inter sur ce point : reconsidérer sa relation avec la société de consommation, c’est un choix à assumer, il ne faut pas le faire en s’appuyant sur les autres (comprendre : en profitant des aides sociales).

    D’ailleurs, aucun des protagonistes de l’article ne parle de décroissance. Ils parlent plus souvent de rejet du monde du travail que de rejet de la société de consommation.

  2. Flak

    ah oui j’ai connu un gars comme ca avec des grandes idees gauchiss et un heritage pour les maintenir.
    Il faut aussi avoir un gout prononce pour la mediocrite.

    1. Théo31

      Faudrait demander à un de mes voisins qui vient de passer 6 ans à cuver son litron de rouge devant sa télé, le tout aux frais des contribuables. Et qui se dit de droite, en oubliant l’étiquette socialiste qui va avec.

  3. ch

    J’ai lu l’article sur les Inrocks et ces fonctionnaires là, au moins ne me sont pas antipathiques. D’accord ils vivent – chichement – des subsides étatiques, mais au moins ils ne sont pas nuisibles, ils sont neutres. A comparer avec tout un tas de fonctionnaires et d’employés payés sur fonds publics, + les frais et gaspillage qu’ils occasionnent, d’institutions et de ministères complets, qui, même s’ils s’activent et transpirent très dur, ne produisent rien qui soit un tant soit peu utile voire sont carrément nuisibles…A comparer aussi avec tous les politicards, syndicalistes, en « activité » ou « retraités » qui braillent comme le dit H16 leur haine des générations plus jeunes, franchement je trouve que ces petits contemplatifs là sont pas bien méchants.

    1. Stéphane

      Méfiance tout de même, je pense qu’avec ce mode de vie on doit avoir beaucoup de temps pour manifester, lancer quelques pavés, piller quelques vitrines… Ca fait un peu d’exercice!

      L’article des Inrocks ne fait que les montrer sous leur jour le plus apathique. Imaginez un jour que la France soit vaguement exsangue financièrement (une hypothèse de délire intellectuel pure, n’est-ce-pas) et qu’il faille commencer à tailler dans quelques prestations sociales, réviser des critères d’attribution de telle ou telle rente.. Je doute qu’ils resteraient stoiques en ce disant « bon, ben maintenant il faut que je retrouve un boulot ».

      Et puis n’oublions pas, il y a toute la galaxie de ceux qui occupent leurs journées en se livrant gentiment à leurs petits traffics…

      Ceci dit, il y a peut-être quelques authentiques acètes d’un nouveau genre, même si je doute qu’ils soient nombreux. Le côté « je vis en étant un négociant sur eBay » peut être un excellent moyen de les ramener gentiment dans le monde de la création de valeur – et dans le rôle d’un entrepreneur, rien de moins! :)

    2. Ah non, ça, ils ne sont pas méchants du tout. En réalité, ils sont juste l’exemple frappant de l’absence totale d’ambition ou de quoique ce soit d’une partie de cette génération, n’aspirant à rien (et avec raison, puisqu’elle ne pourrait l’obtenir n’excellant que dans un médiocre mou et sans avenir).

      Maintenant, comme on dit, l’oisiveté est mère de tous les vices (qui ne sont pas des crimes, mais peuvent le devenir, hein ;) )

      1. Lny

        « En réalité, ils sont juste l’exemple frappant de l’absence totale d’ambition ou de quoique ce soit d’une partie de cette génération, n’aspirant à rien (et avec raison, puisqu’elle ne pourrait l’obtenir n’excellant que dans un médiocre mou et sans avenir). »

        Notre génération aspire à la liberté, à l’alimentation saine, à la culture, à l’indépendance, à la tranquillité, au respect de la nature et de l’environnement,etc.Tout l’inverse de cette société de consommation qui existe car vos générations ont acceptés ses dogmes comme des soumis et sans se poser de question. J’en ai rien à faire de la croissance, de la rentabilité, du profit,etc. tout comme je crache sur les politiques, les médias de masse, l’industrialisation, l’administration,etc. Bref, tout ce qui nous pourrit la vie !

        1. Comme il est rigolo de lire ceci.
          « vos générations ont acceptés ses dogmes comme des soumis et sans se poser de question »
          D’ailleurs, c’est de soumission servile que parle ce blog. Ca tombe bien. Rien que des petits soumis qui acceptent sans se poser de question. :mrgreen:

          « J’en ai rien à faire de la croissance, de la rentabilité, du profit,etc. tout comme je crache sur les politiques, les médias de masse, l’industrialisation, l’administration,etc »
          Joli patchwork de désintérêt. Et puis cracher sur les politiques, c’est tellement pas le genre de ce blog :mrgreen:

          Maintenant, avec tout ce désintérêt qui bouillonne, explique moi, représentant officiel autodéclaré de Ta Génération, comment tu fais pour – je te cite – aspirer à la liberté, à l’alimentation saine, à la culture, à l’indépendance, à la tranquillité, au respect de la nature et de l’environnement sans dépendre, même un peu, de tout ce qui fut construit avant toi, par cette génération que tu méprises ? L’article parle bien de ces gens qui, finalement, vivent du RSA, des aides diverses qui sont octroyées par l’Etat, donc par les autres, ceux qui fournissent les picaillons pour que ceux-là aient un minimum…

          Belle liberté que celle-là.

          1. Black Mamba

            Un jeune idéaliste, encore un peu, je parierai pour un intermittent du spectacle ou affilié bobo végétarien qui compte sur papa et maman …

            1. Lny

              Utiliser des stéréotypes comme vous faites ne met pas en avant votre esprit critique. J’ai abandonné ma foi en la politique française (du moins envers tous les grands partis) et je ne suis qu’un simple étudiant. Je ne compte sur personne, être idéaliste de nos jours semble dérisoire car toute pensée subversive semble être à bannir à croire qu’on doit continuer éternellement à croiser les bras à et à obéir gentiment…

              1. Black Mamba

                Tu ne comptes sur personne, O.K. …
                Petite question, comment fais-tu pour vivre (logement, nourriture, habit, déplacement, cours à la Fac, loisir) ?

                1. Lny

                  Je compte sur personne pour atteindre mes objectifs, mais bien évidemment je suis comme chacun un minimum dépendant du travail des autres. Mais j’espère travailler de manière indépendante, avoir sa propre culture, dépenser le moins possible et mettre de côté pour quitter un jour ce mode de vie occidentale que je trouve absurde. Le logement par exemple (que vous citez) atteint des prix de loyers exorbitants alors que des milliers sont libre, c’est un exemple parmi tant d’autres de ces absurdités. Le déplacement en bus est un service public qui devrait être quasiment-gratuit quand, idem pour les cours à la fac. Pour l’instant j’ai le droit à des APL et bourses (donc on pourrait insinuer que je compte sur la CAF et l’État) mais qui au finale me servent à payer la multitude de taxes et d’impôts même en tant qu’étudiant, donc les fins de mois ne sont pas toujours évidentes.

                  1.  » des prix de loyers exorbitants alors que des milliers sont libre, »
                    :lol: Oh, il y a des endroits avec des loyers extrêmement faibles, vous savez.
                    « oui, mais pas à l’endroit où je veux »
                    « ah mais mon brave monsieur, c’est justement le cœur du problème, ça : pas que des milliers de logements soient libres, mais qu’ils le soient à l’endroit où vous voulez. »

                    un service public qui devrait être quasiment-gratuit
                    Je crois que l’alteréconomie à de beaux jours devant elle. Parce que, bien sûr, Il Existe Une Telle Chose Qu’Un Repas Gratuit !

                    TANSTAAFL.

                    1. Lny

                      Pour l’instant je n’ai pas le choix d’étudier dans une ville où les loyers sont chers, j’espère la quitter dès que possible. Et on décide pas forcément de l’endroit où un peut trouver un travail qui nous correspond. En revanche je pense qu’une majorité de SDF accepterait d’aller vivre dans un logement (notamment l’hiver) même si c’est pas l’endroit rêver. Mais si c’est aussi cher dans certaines villes où régions c’est également à cause des agences immobilières et de leurs spéculations sur ce marché, et ça c’est anormale.

                      Et oui quasiment gratuit car le coût des transports en commun devrait être régler en partie grâce aux taxes sur d’habitations.

                    2. C’est touchant de n’importe quoi, notamment les agences qui spéculent et les transports gratuits qui ont un coût réglé en partie par la taxe d’habitation (l’autre partie est comblée par magie).

                2. Black Mamba

                  Tu comptes sur la CAF et l’état … pour faire court de « Moi » … tous les braves gens qui par cette société de consommation te permettent de vivre … chaque échange, chaque achat, chaque service est basé sur la consommation … sans le trafic d’argent, sans le travail il n’y aurait aucune aide sociale …

                  1. Lny

                    J’avoue que mes parents m’aident un peu également, mais vous ne prenez pas en compte que même un étudiant locataire doit payer des taxes donc au final ces aides que je reçois repartent dans les caisses de l’Etat, des collectivités, des banques, et des assurances. C’est le prix à payer pour pouvoir vivre dignement sans pouvoir autant faire d’excès.

                    L’échange par l’argent est un moyen honnête en soi certes, mais c’est la façon dont ont il est utilisé et spéculé dans nos sociétés modernes qui est alarmant. C’est avant tout une minorité qui profite réellement de tout son flux, au profit d’un bon nombre de pays pauvre et de l’environnement. Un des problèmes est cette consommation effrénée, est-ce vraiment rationnel de vouloir une croissance infini dans un monde fini ? C’est tout le fonctionnement du système qui est à remettre en cause, il a une emprise inédite sur les individus.

                    1. « une minorité qui profite réellement de tout son flux » : :lol: en gros, plus de 90% de l’humanité.

                      « consommation effrénée » : manque la définition de ce concept flou

                      « vouloir une croissance infini(e) dans un monde fini » : a/ c’est mathématiquement possible (toute suite croissante majorée répond à la contrainte) et b/ personne n’a jamais réclamé ça. Seuls les cocos et les écolos détruisent cet homme de paille régulièrement (et allez voir « homme de paille » dans wikipedia).

                    2. Black Mamba

                      « J’avoue que mes parents m’aident un peu également  » cet aveu est particulièrement délicieux surtout en mettant à côté de votre affirmation précédente  » Je ne compte sur personne  » .
                      le billet de H16 que j’ai découvert grâce à vous , met en lumière les fumistes qui veulent profiter tel des parasites des aides sociales sans contrepartie, sans un retour qui est la base et le fondement d’une vie en société , donner, participer par leur travail, par leur effort physique ou intellectuel … On est en droit de vouloir moins consommer, de moins travail , se contenter du minimal social mais c’est un choix personnel, si tout le faisait en même temps et en permanence, la société se déclinerai très vite …

                  2. Lny

                    Les agences immobilière ne s’en mettent pas plein les poches ? Qu’est ce qui explique que je dois payer 410€ par mois pour un 30M2 ? Les taxes d’habitations reviennent auprès des collectivités, non ? L’autre partie doit provenir de l’usager, 50 cents je veux bien, 1€20 c’est abusé !

                    1. Le prix que vous payez est un prix de marché. Distordu par les interventions de l’Etat, par les réglementations délirantes, par les contraintes légales folles, mais un prix de marché tenant justement compte de ces contraintes. Ce que vous voulez, c’est un marché administré, un prix d’état, autrement dit un prix encore plus contraint. Renseignez-vous : ce principe a foiré *toutes* les fois où il a été appliqué (toutes).

                      Vous ne comprenez rien à l’économie. Or, l’économie, c’est la gestion de la rareté. C’est important. Les animaux, confrontés à la rareté tous les jours, sont particulièrement bons en économie. Seuls les humains gavés et protégés peuvent s’affranchir des lois de l’économie.

                    2. HussardBleu

                      Et si on décernait le prix « Vegeta » de l’Economie ?

                      Pour le lauréat, 50 coups de fouet pour chaque hérésie keynésienne, administrés par un Saoudien recruté à cet effet.

                    3. HussardBleu

                      et Bing! « en attente de validation » : j’aurais dû trouver un autre nom pour mon Prix…

            2. Black Mamba

              @Lny
              Tu as dit que tu faisais des études, je peux supposer que tu as des objectifs dans la vie, ce n’est pas pour te tourner les pouces une fois ton diplôme obtenu …
              Dans quel branche comptes-tu t’épanouir, ou quel type d’études tu fais en ce moment ?

              1. Lny

                 » cet aveu est particulièrement délicieux surtout en mettant à côté de votre affirmation précédente »

                > En même temps je vais pas vivre d’argent facile lol, j’étudie justement pour pouvoir être indépendant et ne plus dépendre d’aides où de mes parents. Il est vrai que je pourrais travailler à côté mais avec les cours et le travail personnel qui va avec c’est pas forcément évident. Et quand je disais que je compte sur personne, je parlais plutôt des politiques et médias actuels qui font rien pour arranger la situation. C’est en tout cas l’impression qu’ils me donne.

                « les fumistes qui veulent profiter tel des parasites des aides sociales sans contrepartie »

                > Pour moi les parasites sont ceux d’en haut, ceux qui s’en mettent plein les proches sur le dos des populations, qui fraudes fiscalement, qui ont des comptes en suisse, etc. pas les petits assistés au RSA même si évidemment je ne cautionne pas ceux qui comptent vivre ainsi toute leurs vies car effectivement c’est rejeter la société actuelle tout en profitant.

                « si tout le faisait en même temps et en permanence, la société se déclinerai très vite … »

                > C’est toutes le croyances du capitalisme qui se déclinerait, mais c’est la planète et les animaux qui nous dirait merci. On tendance à oublier parfois l’importance de préserver notre environnement. Le système actuel serait vraiment viable si les ressources naturelles étaient infinis. Après c’est aussi une question de conviction propre à chacun.

                « Dans quel branche comptes-tu t’épanouir, ou quel type d’études tu fais en ce moment ? »

                > Actuellement je suis en licence information-communication qui est une formation pluridisciplinaire. J’ai quelques idées pour la suite (communication publique où pour un club de sport, sociologie, journalisme,etc.) mais rien de concret encore.

          2. Lny

            Bien sûr vous l’acceptez dans le sens où une majorité de la « masse » n’a pas consciences où ne remet pas en question les mécanismes et les rouages du pouvoir en place qui reste subtile mais omniprésent à travers le champ économique, politique, juridique, médiatique, etc. Après je me prétend pas pour qui que ce soit, j’ai pris énormément de recul sur cette société grâce à mon expérience, mes lectures, mes recherches, mes études, etc. et je suis du genre à tout remettre en question même si comme tout le monde je respecte un certain nombre de normes, nous vivons dans un système totalitaire marchand qui conforme les individus (cela a été démontrer par bon nombre de penseurs).

            ndh16 : hi hi hi – si tu pouvais comprendre à quel point tout ce que tu viens d’écrire est d’une consternante banalité, répétée partout, sur toutes les ondes francophones, et gobée par tous ceux qui ont bien lu « nombre de penseurs » – dans lesquels on va retrouver toujours les mêmes noms. Tiens, cites-en quelques uns, pour le fun.

            Et bien évidemment même dans ma génération les avis divergent, tout le monde n’a pas mon point de vue loin de là

            ndh16 : oh je t’assure que ton point de vue est d’une parfaite conformité avec des douzaines de milliers d’autres.

            donc je ne représente rien si ce n’est qu’un état d’esprit présent chez un certain nombre de jeunes.

            ndh16 : oui, des brouettées. En lutte contre la société de consommation, contre les zypermarchés méchants, les corporations vilaines, les OGM, pour la protection des pingouins et des kangourous, contre le nucléaire, etc…

            Et comment ferais-je pour aspirer à la liberté, à l’alimentation saine, à la culture, à l’indépendance, à la tranquillité, au respect de la nature et de l’environnement sans dépendre, même un peu, de tout ce qui fut construit avant toi, par cette génération que tu méprises ?

            Une longue question qui mériterait une très longue réponse argumenté mais déjà tout n’est pas à remettre en question, bien des choses qui ont été réalisés où inventés par les générations antérieures devaient amener à un monde meilleure mais c’est paradoxalement l’inverse qui s’est produit. Donc point par point :

            – l’alimentation saine : boycotter les hypermarchés et grandes enseignes, privilégier le bio, les artisans et produits de fermes locales, avoir son propre potager. Il faudrait, selon moi, réduire son budget pour tout ce qui concerne les technologies et le high-tech au profit d’une bonne alimentation qui coûtera forcément plus cher que l’alimentaire industriel. Mais la qualité n’est pas comparable.

            ndh16 : si tu t’imposes ça à toi même, banco, c’est ton trip, moi, je m’en fiche. Dès lors que ce « il faudrait » se traduit en loi, tu tombes dans le travers de tous les dictateurs qui ont largement montré que leurs belles idées ne marchent pas.

            – la culture : revaloriser les musées, l’histoire, la lecture qui instruit et éveil, le théâtre,etc. pour amener à la réflexion et à la dialectique des individus et notamment des plus jeunes plutôt que passer son temps libre devant la télé (dont je m’abstiendrais de faire une critique approfondit) où les écrans d’une manière plus générale.

            ndh16: tu sais que le budget du MiniCul est supérieur à celui de la justice, hein, bien sûr ? Et tu sais aussi que ce budget n’a pas cessé d’augmenter depuis les années 50 (à l’exception peut-être d’une ou deux années ou la hausse s’est muée en palier, tout au plus). Donc pour « revaloriser machin truc », tu procèdes comment ? Et puis au fait, comment tu concilies ceci avec la recherche de la liberté, i.e. sans obliger les gens ? Tu sais, certains aiment les musées, d’autres n’en ont rien à faire. Tu vas obliger les seconds à payer ?

            – l’indépendance : revoir le système financier, l’éducation, remettre en cause le sens du terme « emploi »,etc. le tout pour permettre aux individus d’être le plus débrouillard possible dans un système étatique qui contrôle et impose sans cesse. De plus le travail actuel sous forme de salariat n’est que pure aliénation, d’autant plus qu’une bonne partie des emplois servant cette logique de marché est rationnellement inutile.

            ndh16 : et là encore, tu procèdes comment pour ceux qui ne veulent pas te suivre ? Accessoirement, c’est beau les idées lancées comme ça, mais concrètement, « revoir le système fi », ça veut dire quoi, en terme opérationnels concrets ?

            – la tranquillité : cela est plus une aspiration personnelle, pour moi ça signifie être loin du monde politique,

            ndh16 : il va vraiment falloir expliquer comment tu concilies « être loin du monde politique » et mettre en place tes idées sans faire de politique. Ca promet un intéressant moment de bravoure.

            s’émanciper de l’État qui impose un bon nombre de contraintes, en gros cela n’est possible en occident et ses oligarchies. De plus j’espère au plus vite quitter la ville et cela afin de vivre d’avantage en contact avec la nature. Une vie simple mais libre, loin du stress, des embouteillage, de la pollution, du métro,etc. Certains vont me prendre pour un écologiste, pacifiste, communiste, anarchique,etc. mais non je ne demande qu’a être un homme libre.

            ndh16 : tant que tu en acceptes autant pour ton voisin qui lui, désire vivre en ville, proche d’un métro, pour aller à son travail salarié qu’il aime – à tort peut-être, mais il est faible et con, ton voisin – sauras-tu l’aimer et le respecter lui aussi -, et qui veut être loin du contact de la nature (la vraie, celle qui file le choléra et la malaria, la chiasse et les petites morsures d’ours, les tiques, etc…). Tant que tout ça, ok.

            – le respect de la nature et de l’environnement : cela commence par le boycott des multinationales, ensuite cela se traduit par une multitude de geste quotidiens, je dirais même que c’est une mentalité à adopter. Aimer la nature comme on aime son prochain, il suffit d’observer les animaux et les végétaux pour se rendre compte de la vrai magie de la vie. Les gens ne se rendent même plus compte de cela tellement ils sont concentrer sur leur train de vie occidentale, tellement l’argent est devenu roi chez l’homme dont les rapports sociaux continueront à se dégrader et être corrompus si on continue dans ce sens.

            ndh16 : « le boycott des multinationales » – j’espère que tu arrives à survivre en ayant un compte hotmail (Microsoft, multinationale), en écrivant tes messages sur un ordinateur dont les éléments sont conçus par des multinationales (intel, acer, asus, seagate, kingston, que sais-je encore), le tout alimenté par de l’électricité en provenance de centrales nucléaires opérées par EDF ou Suez (multinationale), etc… Pour boycotter les multinationales, il va falloir commencer par laisser tomber *tout* tes gadgets. Et tes vêtements. Et une bonne partie de ta bouffe. Là, c’est facile. Quand il s’agira de laisser tomber les médicaments, tu reviendras peut-être nous en parler. Bisous.

            Voilà j’ai essayer d’argumenter (très rapidement) mon premier commentaire même si évidemment je pourrais faire une thèse sur chaque thème que je viens d’aborder ^^

            P.S : J’allais oublier de parler de l’article lol, pour moi le travail actuel n’est bien souvent que contrainte donc je comprend les gens qui profitent des aides. Moi-même j’ai pas envie de me lever tôt pour aller trimer, et pourtant je me considère pas comme un fainéant. J’aimerais avoir un système de travail bien différent de celui qu’on nous propose actuellement, alors peut-être que cela deviendrais un « épanouissement » et non un devoir sociale qu’on nous impose et qui soit disant permet de sa valoriser, de se sentir utile dans cette société de (sur)consommation, d’avoir une vie sociale,etc. alors qu’en réalité cela reste de belles inepties dogmatiques !

            1. Black Mamba

              @H16
              le petit n’a pas répondu à tes observations , je suppose qu’il n’a pas vu tes interventions dans son commentaire d’origine ;-)

              1. ironbooboo

                Voyez ce qui ce passe quand on empeche les jeunes de se droguer; ils font des etudes, lisent des types louches et passent trop de temps sous l’egide des socialos de la fonction poubellique. Meme le wesh de base est plus coherent dans son envie d’argent et de filles faciles.

            2. Lny

              Déjà c’est appréciable de voir que j’écris pas des pavés pour rien :) Donc je vais répondre à tes interventions car les débats restent ce qu’il y a de plus constructifs même si sur Internet ça reste évidemment limité. C’est l’essence même d’une démocratie.

              « Sur toutes les ondes francophones, et gobée par tous ceux qui ont bien lu « nombre de penseurs » – dans lesquels on va retrouver toujours les mêmes noms. Tiens, cites-en quelques uns, pour le fun. »

              Bourdieu, Foucault, Levi-Strauss, Arendt, Lazarsfeld, Agamben, Le Bon, Rabhi, Durkheim, Weber, et de nombreux autres issu de courants de communication comme MacLuhan, Hardorno, Horkheimer, etc. Et j’apprécie également des personnalités comme Gandhi, Coluche, Balavoine, Luther King, Mandela,etc. Mais tu sembles remettre en cause leur travail, j’attends de voir tes arguments.

              Je vois. Tu sais bien sûr que ces gens, intéressants, ne sont pas exactement des économistes ? Y’en a des bons – libéraux, même ! – , y’en a des moins bons (Bourdieu, pleaaaase), mais la belle cargaison de « penseurs » que voilà n’a que peu de rapport avec ce que tu disais.

              « si tu t’imposes ça à toi même, banco, c’est ton trip, moi, je m’en fiche. Dès lors que ce « il faudrait » se traduit en loi, tu tombes dans le travers de tous les dictateurs qui ont largement montré que leurs belles idées ne marchent pas. »

              Bien sûr que ça doit être imposé à personne. Chacun fait ce qu’il souhaite avec sa santé. Il n’y aurait beaucoup moins de problème si la malbouffe ne serait pas répandu. Ça n’a bien évidemment aucun lien avec la prolifération de cancers et de maladies…

              Tu veux dire que ça n’a rien à voir avec le fait qu’on soigne de mieux en mieux les cancers, qu’ils sont détectés de plus en plus souvent, de plus en plus précisément et de plus en plus tôt, et que la santé globale de la population n’a jamais été aussi bonne dans l’histoire de l’humanité ? C’est ça ? Ouf. Au moins, je constate que tu as été regarder les stats et les évolutions de tendances. Voilà qui fait plaisir.

              « oui, des brouettées. En lutte contre la société de consommation, contre les zypermarchés méchants, les corporations vilaines, les OGM, pour la protection des pingouins et des kangourous, contre le nucléaire, etc… »

              Oui les hypermarchés sont des rapaces, aussi bien auprès des consommateurs que des fournisseurs et producteurs locaux. Je ne parle pas de la qualité de la majorité des produits qui sont vendus, mais cela semble normale. Quand aux hauts placé dans la finance, les multinationales, la politique, les médias, les banques, cela te semble pas important de limité le pouvoir à tout ce petit monde. Et donc les problèmes environnementales, géopolitiques, démographiques, etc. ne sont pas important…

              Alors ici nous avons : une pétition de principe, une généralisation (fausse en plus), un homme de paille, un non sequitur et plein de fautes d’orthographe. Décidément, c’est pas ça.

              « Donc pour « revaloriser machin truc », tu procèdes comment ? Et puis au fait, comment tu concilies ceci avec la recherche de la liberté, i.e. sans obliger les gens ? Tu sais, certains aiment les musées, d’autres n’en ont rien à faire. Tu vas obliger les seconds à payer ? »

              Ce que je veux dire par là c’est qu’on devrais d’avantage orienter les gens sur la vrai culture et l’art, pas cette pseudo-culture industrialisé que nous vend cette société marchande.

              Ah tu veux un Ministère de la Propagande plutôt que de la Culture. Que c’est original.

              Oui chacun est libre de faire ce qu’il souhaite, mais par exemple on prime le divertissement à travers des émissions absurde à la télévision au lieue de chercher à stimuler le sens auto-critique des spectateurs.

              Heureusement, toi, tu sais ce qui est bon pour le public. C’est ça, j’ai bon ? Ou sinon, qui ?

              « là encore, tu procèdes comment pour ceux qui ne veulent pas te suivre ? Accessoirement, c’est beau les idées lancées comme ça, mais concrètement, « revoir le système fi », ça veut dire quoi, en terme opérationnels concrets ?  »

              Ce n’est qu’une idée qui ne sera pas partagé par tout le monde évidemment. Ça veux dire changer les mentalités avant-tout, faire en sorte que le monde aille mieux et soit moins corrompu par l’argent. De nombreux projets et démarches sont déjà lancés, mais vous semblez vous contentez du système actuel et si vous êtes heureux alors tant mieux pour vous, ce n’est pas le cas de tout le monde malheureusement…

              Ooooh là, minute papillon, toute cette avalanche de choses concrètes m’ensevelit ! Changer les mentalités, c’est quoi, en clair ? Faire en sorte que le monde aille mieux, ce serait quoi et comment, concrètement ? Toi, dans ton petit pantalon et ton petit t-shirt, tu fais quoi, mettons, demain matin, pour obtenir ça après me l’avoir clairement défini ? Allez, sois chic, réponds.

              « « être loin du monde politique » et mettre en place tes idées sans faire de politique. Ca promet un intéressant moment de bravoure. »

              Je parle des grands partis politiques français, nous avons assisté à une vrai peoplisation à fond de corruption et d’escroquerie. Le choix se limite à 2-3 partis qui ne changeront jamais le fond des choses, c’est l’illusion du choix mais en réalité le suffrage universel ne semble pas servir la démocratie tellement l’avis du peuple est ignoré. Vous considérer que c’est ça la souveraineté du peuple vous ? Si je devais un jour me lancer dans la politique, ça serait pour servir réellement les intérêts du peuple de façon impartiale mais cela ne semble pas d’actualité lol

              Je vois que tu ne lis pas mon blog. En tant qu’anarchiste, je ne suis pas démocrate pour un rond de carotte. Donc bon. Accessoirement, tu es probablement assez jeune, ce qui explique ta tirade sur ce que tu ferais toi.

              « à tort peut-être, mais il est faible et con, ton voisin – sauras-tu l’aimer et le respecter lui aussi -, et qui veut être loin du contact de la nature (la vraie, celle qui file le choléra et la malaria, la chiasse et les petites morsures d’ours, les tiques, etc… »

              Chacun fait ce qu’il veux, c’est ce qu’on appelle la tolérance. Mais en revanche on est un peu dans l’impossibilité de trouver une alternative viable pour regrouper un bon nombre de personnes qui souhaiterait une autre société. En tout cas tous les endroits du monde ne sont pas victimes de ces épidémies que tu cite.

              Ben donc qu’est-ce qui t’empêche de t’y rendre au lieu de bavasser sur un site comme le mien, plein de vilains libéraux qui mangent des chatons et corrompent le monde à tour de bras ? Allez, go, go, go, ou alternativement, fournis moi une solide excuse…

              « Pour boycotter les multinationales, il va falloir commencer par laisser tomber *tout* tes gadgets. Et tes vêtements. Et une bonne partie de ta bouffe. Là, c’est facile. Quand il s’agira de laisser tomber les médicaments, tu reviendras peut-être nous en parler. »

              Pas si facile que ça de laisser tomber le PC je te l’accorde, surtout car il permet d’accéder à ce média génial et dangereux qu’est Internet. Je pourrais dans un autre contexte. Après je pensais plus à des multi alimentaire comme Nestlé, Mac Do, Coca-Cola,etc. mais cela est effectivement valable pour celle que tu as cité. Je t’invite à regarder le doc « The Corporation » qui dénonce bien la multitude d’impacts négatifs que les firmes ont sur la terre et les hommes.

              Et c’est vrai que ces impacts négatifs ne sont pas du tout fantasmés ni même contrebalancés par tous les impacts positifs, hein ? C’est ça, j’ai bon ?

              Je suis chez GDF-Suez mais pour le coup on a pas vraiment le choix..

              Ben si. Tu pourrais être chez EDF. Ou Poweo, tiens. Et puis rien ne t’oblige à utiliser de l’électricité, après tout. Alors ?

              Pour les vêtements ça commence déjà par laisser tomber les marques, pour la bouffe j’ai déjà commencer depuis un moment. Pour les médocs je me contente du strict minimum vitale, j’en prend très rarement. Un jour viendra peut-être ou j’aurais besoin d’en prendre, mais ça sera le dernier recours…Mais encore une fois tout un ensemble fait que nous dégradons nos santé, lentement mais sûrement.

              Ah zut, moi qui croyais que tu avais été sur Gapminder ou avais consulté les excellentes références statistiques du WHO. Elles disent exactement le contraire. Qui ment ?

              Je n’ai pas eu le temps de lire les autres articles de votre blog, mais concrètement êtes-vous satisfait de l’état actuel du monde ? A moins que cela t’es indifférent… En tout cas je vois que vous le temps de vous consacrer à ce site.

              Tu n’as pas eu le temps de lire d’autres trucs, ni de beaucoup voyager. Tu es jeune, tu en auras l’occasion. Fais toi violence et vas dans des pays qui te choquent. Les US. L’Allemagne. La Suisse. HK. La NZ. Allez, tiens, même le Canada si tu veux. Etc… Et si tu y restes un peu, tu comprendras peut-être un truc ou deux. En attendant, ta prochaine réponse devra impérativement comprendre des éléments clairs pour me dire :
              – comment, très précisément, avec des actes concrets, on « orienter les gens sur la vrai culture et l’art »
              – comment on fait pour respecter le choix de toutes les minorités sans écraser personne, en tenant compte du fait que la plus petite minorité, c’est l’individu. Là encore, je veux du concret.
              – comment changer les mentalités, et comment faire en sorte que le monde aille mieux, concrètement
              – ce qui t’empêche de te rendre dans ces endroits pas plein d’épidémies méchantes mais qui correspondent à ton rêve
              – pourquoi tu tiens absolument à payer GDF-Suez

              Ah et puis prend un Bescherelle. L’éducation « gratuite » a laissé des traces.

              1. Lny

                « Vous ne comprenez rien à l’économie. Or, l’économie, c’est la gestion de la rareté. »

                > Je ne suis pas un spécialiste de l’économie loin de là même si j’ai les bases, en revanche j’ai des connaissances en économie générale des systèmes de communication contemporains. En gros ma spécialité c’est plutôt l’information, les médias et la communication en générale. Mais je ne suis qu’en licence donc mes connaissances sont évidemment limités ^^

                Eh bien il va falloir travailler un peu. Dans ce que tu écris, tu fais de nombreux contresens, ou tu passes à l’as les travaux de nombreux économistes. Rien que sur l’immobilier, par exemple, tu as quelques éléments à reprendre au calme.

                « « consommation effrénée » : manque la définition de ce concept flou »

                > C’est la surconsommation tout simplement, on dépense tout son argent pour acheter des tonnes de vêtements, de technologies, de décorations, d’objets ménagers, la dernière voiture, etc. C’est tout miser sur le futile et l’apparence sans penser aux conséquences, c’est faire croire que consommez à foison rend heureux. Ça ne serait pas un problème si les ressources étaient infinis. Alors oui ça nous concerne pas directement, mais il faut savoir penser aux générations futures.

                Tu vas trop vite en besogne. D’une part, « dépenser tout son argent » est faux, l’épargne des occidentaux est énorme (on ne peut à la fois se plaindre de la taille des fonds de pension et de l’autre dire qu’on dépense tout, c’est absurde). D’autre part, tu oublies dans la foulées que ces biens de consommation sont achetés parce que les gens en ont envie, certes, mais surtout, pour la plupart, besoin (même si *ta* définition de besoin ne correspond pas à la leur). Et sauf à leur dicter ce qui est bon pour eux, il va falloir vivre avec ça. Enfin et c’est le plus important, tous ces biens sont produits par des humains qui, s’il n’y avait pas à les faire, seraient dans la misère. Jamais dans l’histoire autant d’humains ne se sont extraits de la pauvreté et à un tel rythme. Mais toi, tu ne trouves pas ça chouette ou tu l’oublies. C’est ça que tu veux, la misère pour une grande partie de l’humanité ?

                « Tu sais bien sûr que ces gens, intéressants, ne sont pas exactement des économistes ? Y’en a des bons – libéraux, même ! – , y’en a des moins bons (Bourdieu, pleaaaase), mais la belle cargaison de « penseurs » que voilà n’a que peu de rapport avec ce que tu disais. »

                > Bourdieu ne fait pas l’unanimité mais a quand même réalisé un travail qui a inspiré de nombreux sociologues. Et non ce ne sont pas forcément des économistes, ce sont des penseurs qui remettent en cause la condition humaine. Cela ne relève pas seulement de l’économie. Au passage j’aurais pu citer en plus Nizan, Orwell, Huxley,etc.

                Même remarque que ci-dessus. D’une part Bourdieu a raconté à peu près n’importe quoi (et plus personne d’un peu sérieux ne le prend en référence, sauf en France parce qu’on aime nos vieilles idoles poussiéreuses). Et d’autre part, les réflexions d’Orwell et des autres, bien qu’intéressantes, nous éloignent pas mal du sujet.

                « Alors ici nous avons : une pétition de principe, une généralisation (fausse en plus), un homme de paille, un non sequitur »

                > Il y a des preuves pour les hypermarchés, pour les médias, finances,etc. après peut-être que les documentaires ne sont pas des sources fiables selon-vous ?

                Des preuves de quoi ? Que tu fais des pétitions de principe, des généralisations, des hommes de paille et des non sequitur ? Ou des preuves que les hypermarchés ne sont pas tous voués à Satan ? Un peu de sérieux. Il n’y a pas de preuve que tes généralisations sont n’importe quoi, parce que, précisément, ce sont des généralisations.

                « Ah tu veux un Ministère de la Propagande plutôt que de la Culture. Que c’est original. »

                > J’ai bien utiliser le terme « orienter » et non « imposer ». Culture = Ressource lorsque l’individu a soif de connaissances intérieures + moyen de
                respirer pour l’individu, respirer de ce qu’il y a de plus noblement humain. L’art contient la rationalité de la négation. Il est le grand refus = la protestation contre ce qui est dans ses positions extrêmes. C’est un peu l’inverse de ce qu’on nous propose actuellement (Ex : des chaines privatisés, des radios qui passent de la musique purement commerciale et formaté, des tonnes d’émissions absurdes, etc.). Ceci-dit, chacun aime ce qu’il veux.

                Mais dis moi, tu sais que France Téloche n’est PAS privatisé ? Tu sais que Radio-France non plus ? Manifestement, ça ne suffit pas. Tu sais qu' »orienter », c’est le travail que font des milliers de publicitaires tous les jours, ceux-là même que tu ne sembles pas porter dans ton cœur ? Elle est où, la cohérence, dans tout ça ?

                « Heureusement, toi, tu sais ce qui est bon pour le public. »

                > Je ne sais pas ce qui est bon, en revanche je sais en partie ce qui est mauvais.

                Petite pirouette qui ne change rien. Tu sais ce qui est mauvais. C’est bien. Maintenant, si moi je ne suis pas d’accord, on procède comment ?

                « Changer les mentalités, c’est quoi, en clair ? Faire en sorte que le monde aille mieux, ce serait quoi et comment, concrètement ? »

                > Cela passe par des changements dans le système d’éducation, ne plus formater les élèves à devenir de simple travailleurs/consommateurs mais développer leur esprit de création et de critique.

                Ceci n’est ABSOLUMENT PAS concret. Ceci est une suite de mots qui font chouette mais ça ne dit pas le contenu de l’apprentissage que les élèves devraient suivre.

                C’est diffuser des programmes qui instruisent, c’est informer des effets néfastes des médias, de la commercialisation de la culture, de l’industrialisation de l’alimentation,etc. .

                C’est quoi, concrètement, un programme qui instruit ? Qui décide ? Qui sait ? Et pourquoi ne pas informer des effets positifs des médias aussi ? En outre, diffuser des programmes, c’est utiliser des médias. Tu informes des effets néfastes des médias en utilisant les médias. Là encore, question cohérence, ça se pose là.

                C’est moins gaspiller (ex : faire le tri des déchets, avoir un « Stop-Pub sur sa boite aux lettres pour ceux qui ne sont pas intéressés par la pub, nous sommes de plus en plus), mieux consommer et mieux manger (commerce équitable, produit locaux,etc.),

                Tu sais que le commerce équitable appauvrit les humains qui le subissent ? Tu sais que consommer local est dangereux pour l’environnement ? Tiens, lis ça : http://www.amazon.com/The-Locavores-Dilemma-Praise-000-mile/dp/1586489402 C’est malheureusement basé sur des faits vérifiables, et ça ne va pas du tout dans le sens que tu préconises.

                arrêter de tout miser sur les apparences et les futilités, être plus tolérant et plus rationnel, réduire les inégalités,etc.

                Avalanche de poncifs éthérés pas du tout concrets. C’est de la fumisterie, tout ça.

                bref une belle utopie quoi ^^ Je pense que ce sont des aspirations qui pourraient améliorer les rapports humains, mais évidemment ça ne va pas dans le sens du capitalisme néo-libéral.

                … que je te mets au défi de définir clairement.

                En fait c’est peut-être en changeant les croyances du système et des institutions qui ferait que les mentalités évolueraient, Gustave Le Bon l’avait très bien expliqué dans « Psychologies de foules ».

                « Je vois que tu ne lis pas mon blog. En tant qu’anarchiste, je ne suis pas démocrate pour un rond de carotte. »

                > Non pas encore le temps, mais une anarchie c’est un système sans hiérarchie et pouvoir ça ? Quel est son concept ? Comment fonctionnerait t-il ? Ça pourrait me plaire ^^

                Sans hiérarchie ? Ah non. La hiérarchie qu’on trouve dans tous les groupes humains ne peut pas disparaître sauf à souhaiter un Homme Nouveau (ce sera sans moi, les dernières expériences ont fait 100.000.000 de morts). Sans état, oui. Pour savoir comment ça fonctionne, regarde internet.

                « Ben donc qu’est-ce qui t’empêche de t’y rendre au lieu de bavasser sur un site comme le mien »

                > Tu connais des endroits où il serait possible de fonder une société/communauté alternative ? J’en vois pas moi perso,

                tu manques d’imagination. Qu’est ce qui t’empêche d’aller au milieu de nulle part (précisément, ça peut être au milieu de certains déserts où la terre n’est pas chère du tout et où personne ne viendra faire chier) avec tes petits camarades ? Tiens, prends les Amish aux States. Ils y arrivent bien, eux. Pourquoi pas toi ? Y’a les moines qui vivent en communauté, les phalanstères, etc… Il y a des douzaines d’exemples de par le monde. Vas-y ! Tu peux alternativement acheter un grand bout de terrain ou des îles désertes – les confettis pacifiques existent par milliers – et t’y installer. Ah oui, ça nécessite du pognon au départ, mais si tu rassembles suffisamment de gens autour de ta belle idée, je suis sûr que ce n’est pas insurmontable. Et puis, à plus petite échelle, qu’est-ce qui t’empêche de former des communautés au milieu du Larzac. Dans les années 60, tes grands-parents ou tes parents ont fait ça. Bon, ok, ils sont revenus la queue entre les jambes parce que c’était tout pourri comme idée, mais personne ne les en a empêchés. Alors, go go go !

                tous les endroits sur cette terre sont astreint à une autorité. Après c’est sûr qu’il est toujours possible d’aller vivre au Vanuatu où sur une île de Nouvelle-Calédonie à l’autre bout du monde, mais là c’est fuir et non construire. Et admettons que ça soit le cas, il faut quand même un minimum de moyens pour se permettre un tel changement de vie. Je ne les ai pas actuellement.

                Ah zut, il faut « des moyens »… Robinson Crusoe n’en avait aucun, il s’est pas trop mal débrouillé. Bon, ok, ça nécessite du travail, beaucoup de travail et … Ah oui, ça fatigue.

                « Et c’est vrai que ces impacts négatifs ne sont pas du tout fantasmés ni même contrebalancés par tous les impacts positifs, hein ? C’est ça, j’ai bon ?  »

                Ah parce que tu vois des impacts positifs chez MacDo, Coca, Nestlé, Monsanto et Cie…économique peut-être ? Mais à quel prix ? Je ne pensais pas que tu les aurai défendu.

                McDo emploie des centaines de milliers de personnes dont un gros paquet sans qualif. Coca aussi. Nestlé, je n’en parle même pas. Monsanto permet à des millions de personnes de ne pas mourir de faim. McDo fournit des millions de repas tous les jours. Coca sponsorise un tel paquet de charités, d’hôpitaux, d’associations non lucratives, comme Nestlé ou Monsanto, d’ailleurs, que leur disparition entraînerait des catastrophes humanitaires dans beaucoup de pays. Tu peux en dire autant, toi, dans ton petit pantalon et ton petit t-shirt ? Parce qu’en termes d’effets positifs, je crois que les millions d’emplois que ces firmes représentent ne peuvent pas être passés sous le tapis. Les services et les dons qu’elles fournissent non plus. Mais bien sûr, toi, tu sais mieux, c’est ça ?

                « Tu pourrais être chez EDF. Ou Poweo, tiens. Et puis rien ne t’oblige à utiliser de l’électricité, après tout.  »

                Je suis chez GDF car soit disant leur prix ne vont pas augmenter pendant 2 ans lol, après pour mon prochain logement je passerai peut-être chez EDF. Vivre électricité c’est revenir un siècle en arrière, ça serait pas impossible mais difficile je l’avoue.

                Aaaaah. Le terrible mur de la réalité.

                Pour autant je fais très attention à ma consommation. Donc oui c’est une invention qui a quand même bien améliorer les conditions de confort, sans laquelle il serait difficile de vivre aujourd’hui.

                Et tu ne peux pas imaginer une seule seconde que pour beaucoup d’humains, vivre sans téléphone portable c’est revenir à des situations extrêmement pénibles où on perd des heures, voire des jours pour effectuer une transaction commerciale vitale pour le foyer ? Oh, je ne parle pas du petit occidental farci de certitudes comme on en lit beaucoup, mais bien du paysan africain cherchant à vendre son troupeau, par exemple… Tu y as pensé, à lui ? Non, parce que bon, ce sont des centaines de millions de personnes, en Afrique, qui utilisent le cellulaire pour vivre et survivre. Pour toi, c’est un gadget dispensable. Pour eux, c’est la différence entre vivre au XXIème siècle et vivre sans électricité pour toi.

                « Elles disent exactement le contraire. Qui ment ? »

                Je sais pas, un mélange de pollution, de malbouffe et produits industrielle, de substances cancérigènes dans les produits utilisés dans la vie quotidienne (sans parler de l’éventuelle consommation d’anti-dépresseurs, d’alcool, de tabac, etc. à côté ) ? Alors oui la durée de vie augmente mais pour autant il y a plus de cancers de maladies, de dépressions,etc. paradoxale non ? C’est les industries pharmaceutiques qui se frottent les mains en tout cas.

                Je te dis que tu écris des bêtises et tu réitères. Il n’y a pas PLUS de cancers et pas plus de dépressions. Tu parles de ton petit cas franco-français, petite statistique marrante. A l’échelle du monde, ce que tu écris est complètement faux.

                « Tu n’as pas eu le temps de lire d’autres trucs, ni de beaucoup voyager. Tu es jeune, tu en auras l’occasion. »

                C’est justement un de mes buts dans la vie, voyager un maximum pour découvrir d’autres cultures, pays, coutumes,etc. Malheureusement pratiquement tout a été « souillé » par l’occident sur cette terre (je cite Levi-Strauss).

                Comme quoi, Levi-Strauss ne disait pas que des conneries, il en écrivait aussi. Plus sérieusement, le mythe ridicule de l’occident qui a souillé le monde est débile. Tu m’expliqueras pourquoi des milliards – oui, des milliards – d’humains aspirent au mode de vie occidental. Essaye de comprendre pourquoi et de sortir des clichés affolants que tu débites comme un perroquet, c’est tellement navrant.

                « comment on fait pour respecter le choix de toutes les minorités sans écraser personne, en tenant compte du fait que la plus petite minorité, c’est l’individu »

                > C’est une des grosses complexités d’une société, il est impossible de satisfaire tout le monde. Il existe peut-être quelques solutions pour consulter d’avantage l’avis de la population : utiliser d’avantage de référendum notamment via Internet, élection des élus grâce au système de tirage au sort, inviter des citoyens à participer à la vie politique locale, etc.

                Tu comprends le problème, mais tu restes coincés sur « consulter l’avis de la population ». Tu n’as pas compris que la solution consiste à ne pas consulter. On laisse la population tranquille. On ne consulte pas. On ne demande pas l’avis. On laisse les gens faire. Comme des grands. Et ça marche tout seul. En fait, ça a toujours marché comme ça.

                « Ah et puis prend un Bescherelle. L’éducation « gratuite » a laissé des traces. »

                Désolé pour les fautes mais je me concentre pas sur orthographe et la grammaire sinon je serai obliger de consacrer plus de temps et j’en ai pas forcément ^^ Je vois que tu me poses beaucoup de questions (technique de rhétorique), mais qu’au final je ne connais toujours pas ton point de vue sur les choses. Qu’est ce qu’il faudrait garder ? Qu’est ce qu’il faudrait revoir selon vous ? A moins que vous considérez que tout va bien , qu’il faut rien changer ? Car beaucoup de critique mais pas de propositions concrètes à la place, peut-être sont-elles dans les articles de votre blog !? Dans ce cas-là je vais commercer à les lire ;)

                Il y a des articles à lire, oui. Tiens :
                http://h16free.com/2012/02/08/12511-les-10-mesures-qui-sauveraient-la-france-mais-qui-ne-seront-jamais-appliquees
                http://h16free.com/2005/12/22/97-l-histoire-de-la-juste-banane
                http://h16free.com/2012/07/10/16042-ces-bobos-qui-reclament-la-liberte-de-non-reflexion
                http://h16free.com/2006/09/19/252-le-fluffy-massacreur
                http://h16free.com/2013/06/26/23855-et-maintenant-un-peu-de-resistance-active
                http://h16free.com/2013/11/01/26986-une-autre-forme-de-resistance-active
                http://h16free.com/2013/11/08/27041-resistance-active-nouvelles-methodes-pour-se-passer-de-letat

                Il y en a d’autres, un paquet même. Mais il va falloir te bouger pour te décrasser. TOUT ce que tu m’as dit, je l’ai déjà lu 1000 fois partout ailleurs. TOUT, sans exception. Et y’a pas un truc qui tient la route. Incohérence, utopie fumeuse, concepts flous, statistiques fausses, idées toutes faites, c’est la totale. Désolé.

  4. mrl

    Pour avoir bossé dans le social au sein d’une mairie, je ne peux qu’abonder dans ce qu’a dit ch.

    Je n’étais pas spécialement libéral avant cette période d’ailleurs, mais ce que j’ai vu dépassait tout ce que j’avais pû imaginer. La « voie royale » commençait à se dessiner et on me parlait bientôt de passer les quelques misérables concours pour devenir « titulaire », l’autre nom du fonctionnaire. Je suis parti de moi-même, absolument écoeuré, sans aucun boulot derrière. Au final, je coûtais moins cher au contribuable au chômage.

    J’ai vu des types qui n’étaient pas directement payés par la commune mais par l’Etat, et qui se retrouvaient dans une situation singulière: personne n’en avait rien à foutre de ce qu’ils branlaient. Ils étaient donc absents, ne faisaient absolument pas leur travail, j’en ai même croisé un en train de faire ses courses pdt les heures de boulot en plein après-midi. Il était tjs soi disant « débordé », mais personne ne le voyait jamais. Il n’honorait même pas les rendez-vous qu’il fixait. Leur technique ? Utiliser les contrats aidés pour embaucher des arpettes et autres « stagiaires » qui faisaient tout son boulot à sa place.

    Attention, j’ai vu certains de ces types rouler dans de belles berlines allemandes, ils devaient naviguer au-delà des 3000 euros.

    Faire un inventaire exhaustif de toutes les absurdités serait trop douloureux et il faudrait sûrement 3 tomes.

    En bref, j’ai dû mal à concevoir une quelquonque antipathie pour ces ascètes mineurs, comparé aux parasites majeurs et leurs dépenses somptuaires que j’ai cotoyé dans le service public. Eux, en +, on ne leur demande jamais de s’expliquer sur leurs choix, du côté moral notre société les classe dans la catégorie « successful ».

  5. Obsédé Textuel

    Ne vous y trompez pas. Ce sont ces gens-là, bien répertoriés par les syndicats, qui fournissent le gros troupes de TOUTES les manifs.
    Quels en soient les sujets !
    Ils ont juste à monter dans les bus gracieusement offerts.

    C’est ce qui permet à ces glandeurs professionnels de se racheter une modeste conscience politique en déclarant dans un forum ou bien un bistrot la phrase fétiche:
    « – J’ai été de tous les combats ».
    Mais oui ils osent appeler çà, des « combats » !

  6. VRP

    Les Inrocks… Un véritable torchon, qui fait généralement des critiques politiques proche des courants communistes, ils en sont même à minimiser la catastrophe économique soviétique parfois.

    1. simple citoyen

      Je crains que vous ne vous laissiez enfumer par l’image « communiste » des Inrocks. C’est avant tout un véhicule d’influence aux mains de Matthieu Pigasse (Codirecteur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe) grand ami de notre DSK international…

    1. Théo31

      Encore plus marrant quand ces communistes-là se réclament de Trotski :

      « La meilleure place pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, c’est le CAMP DE CONCENTRATION. »

      Trotski, “Pravda”, 12 février 1920

  7. edgar

    ah… si tu avais repéré ce passage, espèce de crapule libérale, tu aurais fait un article encore meilleur : « Il dit le bonheur de cette vie sans boulot, les lectures, la musique et la masturbation. »

  8. Alex6

    Meler le nihilisme a cela me parait douteux. Certes il y a peu d’auteurs aussi incompris que Nietzsche mais mon entendement de sa philosophie est que le nihilisme est tout sauf de la molesse.
    L’objectif de Nietzsche c’est bien l’engagement total pour viser le depassement vers le sur-homme, pas franchement l’archetype du glandeur subventionne.

    Maintenant sur le fond, entierement d’accord. Il se cree d’ailleurs une classe de jeunes parasites, arrogants et imbus d’eux-memes assez insupportable en France. Recemment, un membre de cette caste en visite downunder s’est permis de critiquer fortement mon mode de vie, trop axe sur le travail etc… (imaginez, il m’arrive de bosser 50h / semaine lorsque certains projets sont urgents) La personne est encore etudiante a 28 balais, dans une filiere qui devrait peniblement lui ramener un tiers de mes revenus si elle trouve un jour un boulot.
    Mais peu importe, ces gens savent comment vivre, assenent des lecons sur le meilleur moyen de pouvoir vivre sans trop en faire, partisans du moindre effort. Quand ce fichu systeme d’assistanat tombera l’arme a la main, je serais le premier a deboucher le Champagne et a me foutre de leur situation miserable.

    1. Ouh là, tu parles du nihilisme de Nietzsche, moi, je parle bêtement de la vague philosophie qui prône une négation des valeurs d’un groupe social, d’une culture, du sens de la vie, sans plus y mettre ;)

  9. rutabaga

    @alex6
    Ce n’est pas parce que quelqu’un a critiqué votre mode de vie en vous comparant à un esclave, qu’il faille necessairement lui souhaiter de tomber dans la pire des misères.

    1. Alex6

      Je ne souhaite la misere a personne mais simplement que chacun vive en rapport avec ses revenus. Je songeais, pendant que cette personne critiquait mon mode de vie, aux 3000euros d’impots que je payais en France pendant que des parasites vivaient dessus a ne rien foutre.
      Je ne suis pas dans l’absolu contre de payer un impot pour assurer le maintien des fonctions regaliennes de l’etat mais un impot pour payer la paresse des autres, c’est hors de question.

  10. Gaël

    J’aimais bien les Inrocks quand j’étais plus jeune. La version mensuelle, la « vraie », celle qui ne parlait quasiment que de musique, m’a fait découvrir plein de trucs super sympas, et une grande partie de ma culture musicale s’est construite autour de leurs articles.
    J’ai décroché quand ils ont changé leur fusil d’épaule et qu’ils se sont mis à parler de tout, et surtout du reste. Quelque part, ils ont passé l’arme à (l’extrème) gauche. Tristesse.
    (note pour H16, le « palpitant mensuel qui parlait jadis de musique » est donc un hebdo, depuis un bail déjà ;) )

  11. Ano

    Je me souviens d’un reportage de M6 sur une femme ayant décidés de vivre en « harmonie » avec la nature et tout le boucan. Jusque là rien d’antilibéral en soit, elle vivait comme elle le voulait et ne faisait chier personne à vouloir imposer son modèle de vie. Sauf que Madame, avait notamment refuser de toucher l’argent de la vente de sa maison après divorce parce que l’argent c’est le mal (*), et vivez donc de divers allocations.

    * Pourquoi d’ailleurs toujours considérer l’argent comme une personne ?

    1. Laglute

      Tout à fait, vu aussi.

      L’article de H16 m’a fait immédiatement penser à ce reportage qui date à peine d’une année.

      C’était encore pire que ce que vous décrivez : elle squattait un terrain, donc bonjour le droit de propriété et était, à ce sujet, en cours de jugement d’expulsion avec le proprio. Vivait ensuite de diverses allocations. Se voyait généreusement offrir un accès à Internet dans un local prêté par la mairie ( devinez payé par qui… ) etc, etc, etc.

      Bon, elle abhorre l’argent, mais vivait de diverses allocs : cherchez l’erreur…

      Quand je pense que ma mère ne gagne que 700 euros à 62 ans et n’est aidée en aucune façon : elle a vu cette émission et était dégoûtée.

      Soyons joyeux, l’alloc autonomie pour les non-qualifiés-ne-trouvant-pas-de-travail ( réponse dans l’énoncé ) vient d’être pondue par nos cocos de droite…

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