Et peu importe leur président, ils auront leur exit-tax

Vous n’en avez que très très peu entendu parler. La presse française est bien trop palpitante à l’idée de parler du hallal, des pénibles performances oratoires de l’excité de droite et des projets de suppression du mot « race » par la chiffe molle de gauche. Cela laisse peu de place pour évoquer les tsunamis de vexations fiscales qui vont s’abattre sur les Français dans les prochains mois, indépendamment du président élu.

Et pourtant, des vexations, il y en aura.

Certes, si l’on en croit l’adage boursier, les performances passées ne sont en rien gages des performances futures. Mais si l’on parle fiscalité, on peut au contraire être sûr qu’en pleine période où les déficits et les besoins de l’État explosent, une tendance à la folie taxatoire sera prolongée aussi longtemps que possible tant que le peuple le réclamera, même si c’est implicitement.

Notons qu’à l’explosion des déficits répond une avalanche de taxes. La raison en est simple : une explosion laisse toujours des victimes qui couinent fort, alors que l’avalanche étouffe tout le monde dans un silence sépulcral. Silence qu’on mesure d’ailleurs bien avec l’absence presque parfaite d’article sur ce que j’évoquais dans mon introduction, à savoir … l’exit-tax.

Elle avait disparu à la faveur d’un rebondissement de l’actualité, et on la croyait donc enterrée.

Que nenni.

Elle était simplement passée sous le radar des politiciens et des moutontribuables parce qu’essentiellement, le décret d’application n’était pas paru ce qui en avait arrêté les effets : comme l’expliquent Les Echos, bien qu’instituée depuis le 29 juillet dernier et pourtant rétroactive depuis le 3 mars 2011, le décret n’avait pas été publié.

Heureusement, Valérie Pécresse, ministre du budget, a confirmé que ce n’était que partie remise et que bientôt, tout rentrerait dans l’ordre, comprenez : la tonte va continuer, sévère et inaltérable. Et comme de juste, à peu près personne n’a relayé cette information ; d’ailleurs, je remercie mon collègue blogueur Lupus de l’avoir relevée. C’est étonnant, ce silence compact sur ce sujet alors que nous sommes en pleine campagne présidentielle et que ça sent bon la curée contre les riches, les fuyards et le 1% (dont Hollande et Sarkozy n’ont jamais fait partie, bien sûr)…

Il s’agit pourtant de ponctionner vigoureusement à un taux global de 32.5% le fuyard fiscal le moutontribuable qui a l’idée saugrenue de transférer son domicile à l’étranger, sur les plus-values latentes afférentes à ses participations dont la valeur excède 1.3 million d’euros. Eh oui. Vous êtes un bon mouton docile ? Vous pourriez, potentiellement, toucher un petit pactole si vous vendez vos parts dans une entreprise ? Alors on va vous imposer le pactole. Et si, lorsque vous vendez, finalement, vous prenez un bouillon, eh bien tant pis et bises à madame.

Je passe pudiquement sur l’idée générale de l’impôt comme moyen subtil de sanction contre les évadés de l’enfer fiscal français, que nos politiciens, opérés de la honte et pilotés par un peuple confit de jalousie, prônent comme une solution réellement efficace contre la fuite des créateurs de richesse. C’est tellement stupide que seule la démagogie la plus compacte explique sa mise en place inexorable ; ceux qui veulent continuer à nous gouverner sont depuis longtemps passés du mode de vente de rêve en barre, en sachet et en poudre (aux yeux) à celui, bien plus lucratif électoralement parlant, basé sur la désignation d’un coupable à haïr ; pas un, depuis Mélenchon jusqu’à Le Pen, n’hésite une seule seconde à désigner ainsi l’adversaire qu’il faut cogner : c’est le « riche », ou celui qui tente de le devenir, ou celui qui, pire que tout, tente de le devenir ailleurs qu’en France.

Et s’il est de mauvais aloi de stigmatiser (qui les races, qui les handicapés, qui les minorités visibles ou que sais-je encore), le riche, en revanche, c’est open-bar. Ce n’est pas très malin, ceci dit : des riches, il n’y en a pas tant que ça, et à force de les faire partir, il n’y en aura bientôt plus : chaque jour, depuis le début du quinquennat de Sarkozy, plus de deux contribuables à l’ISF quittent la France, et moins d’un y retourne. Si Hollande veut moins de riches et Sarkozy moins de pauvre, finalement peu importe le président qui sera élu : les Français n’auront bientôt plus que des classes de plus en plus moyennes, dépourvues de la moindre ambition, aigries, tristes, et appauvries (mais toutes de la même façon, bien en rang comme les oignons et les clous sur lesquels on tape à la chaîne) ; le bonheur socialiste chimiquement pur, en somme.

En attendant ce Nirvana sucré, toutes les institutions de l’État s’emploie à ratiboiser ce qui peut l’être encore. Et ce, j’insiste, quel que soit le patron qui décrochera la timbale en mai prochain. En effet, il apparaît maintenant clair que l’État français est aux abois.

La récente apparition, dans les fils d’actualités de la presse subventionnée traditionnelle, des problèmes de solde des militaires — évoqués dans ces colonnes depuis un moment, en réalité — gentiment placés sous la responsabilité d’un méchant logiciel qui ne marche pas comme il faut, est un élément de plus à apporter à l’observation évidente : nous sommes en Mars et il n’y a déjà plus un rond nulle part.

Baroin maîtrise la situation.

Or, comme l’explique fort bien le professeur Afschrift, l’impôt est, par nature, une extorsion de l’État basée sur la force et la contrainte. Dès lors que ce dernier est, justement, de plus en plus à l’étroit dans ses moyens financiers, l’usage de la force grandit d’autant ; plus l’État accumule les déficits et les dettes, plus il deviendra violent. Les récentes déclarations de Hollande sur la tranche supérieure à 75% illustre fort bien cette tendance.

Et ce qu’il y a d’intéressant tant derrière les déclarations idiotes de Hollandes que les velléités de Pécresse, c’est qu’au final, pour se renflouer, l’Etat ne peut pas compter sur ceux qui partent, riches ou pas. D’une part, une fois partis, c’est fini, on ne les reverra plus. Et d’autre part, ils sont de toute façon bien trop peu nombreux pour étancher la soif de liquidités diverses de l’Etat parti dans une spirale de dépenses démagogiques.

Ce sont donc toutes les classes pauvres et moyennes, celle-là même qui réclament actuellement à cors et à cris les tranches supérieures et les exit-taxes, qui vont payer la facture. Toute résistance à cette évidence et à ce qui va se produire est ici parfaitement futile : les mathématiques sont implacables. Il faudra trouver, cette année et les suivantes, quel que soit le président en place, des dizaines de milliards d’euros supplémentaires à ce qui est déjà pris par l’impôt. Les taxes, comme l’exit-tax et tant d’autres, vont donc continuer à pleuvoir. Les impôts vont continuer d’augmenter.

Que ce soit Sarkozy, le prétendu président des riches, ou Hollande, son challenger sous Tranxen, le peuple français va goûter à la bonne coercition étatique sur son portefeuille, quoi qu’il arrive.

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Commentaires99

        1. Stéphane

          « En demandant la nationalité d’un pays qui ne reconnait pas la double nationalité ! »

          Non. Il faut juste abandonner sa nationalité française, et ceci n’est possible que si le demandeur dispose d’une autre nationalité (les Apatrides sont interdits depuis la seconde guerre mondiale.)

          Pas besoin de passer spécifiquement par un pays refusant la double-nationalité.

  1. yp

    « […] nos politiciens, opérés de la honte et pilotés par un peuple confit de jalousie […] »
    C’est exactement ça – discuter avec la grande majorité des français, c’est se rendre compte à quel point ce peuple est constitué de petites personnes jalouses et qu’en fait, sans exonérer les politiciens de leurs responsabilités – nous n’avons que la classe politique que nous méritons. Pauvre France…

    1. Paf

      mouais, je me demande tout de meme si ca changerait si on se contentait d’enlever chirurgicalement les medias, le personnel de la tele et des grands quotidiens.Une fois le lavage de cerveau fini, qui sait ce qui se passerait…

  2. DoM P

    J’entends ce matin Sarkozy doctement expliquer que ceux qui auront quitté la France pour des raisons fiscales se verront, à leur retour (oui, je sais, il y croit…) contraints de déclarer à l’administration fiscale le montant des impôts payés à l’étranger, après quoi le fisc demandera à percevoir la différence.
    Vous avez raison : Ces types n’ont aucune honte.

    1. Porcinet

      Étant donné que les impôts français sont plus élevés que la plupart des autres pays, c’est donc la plupart des Français de l’étranger qui devront payer des impôts en France.

      1. Whynot

        Ça, ça dépend de s’ils reviendront ou pas. Et franchement, après l’avoir quittée, il faudrait être con pour refoutre un pied dans cette fange de voleurs (car cet argent n’appartient pas à ceux qui le réclament) et de fascistes (ie, le groupe contre l’individu – c’est la définition même, le summum de la chose étant atteint quand Les-tas chapeautent la chose : « Tout dans Les-tas, rien contre Les-tas, rien en dehors de Les-tas », comme disait leur grand ami Benito).

        Résultat, comme le dit h16 : ce seront donc ceux qui resteront qui paieront, et donc les fRançais de fRance. Et comme il n’y restera plus de richesse pour assouvir l’appétit insatiable de redistributions, de bisous sociaux et autres singeries, et bien, il sera plus simple d’abolir toute idée de propriété ou même de liberté individuelles (vu ce qu’il en reste, ce sera vite fait) ; et faire place à l’U-gnon Raie-publicaine des Sot-cialistes fRançais, une belle dictature à la Grand-Papa, comme on n’en fait plus beaucoup.

        Ce pays est décidément foutu : « So long, and thanks for all the fish ». Ma maison était déjà mise en vente, et je n’attendrai pas que ce soit effectif pour me casser, sans retour prévu, même occasionnel ; quand à ma nationalité, qu’ils se la carrent au cul : dès que possible, je m’en débarasse. Ils veulent la merde ? Que ces traîne-chiasse l’aient, et qu’ils se la gardent : ils n’auront qu’à la bouffer, quand il ne leur restera plus que ça.

    1. « Les pauvres , ils vont vraiment se sentir stigmatisés, incompris etc  »
      Peu importe. Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que le résultat de l’opération est bénéficiaire ou pas ?
      Ça fait plaisir aux jaloux, mais est-ce que ça permet réellement de réduire la pauvreté ? Non. Est-ce que ça aide vraiment les gens qui ne sont pas exilés ? Non.

  3. infraniouzes

    Et pour les paradis fiscaux ? On fait quoi ? On y envoie nos forces fiscales spéciales débusquer les ladres qui entreposent des biens mal acquis ?

    Il est amusant d’entendre Sarkozy nous clamer que depuis 5 ans il a TOUT fait pour la France, les Français et l’Europe avec une énergie et une force à faire pâlir d’envie un pilier du XV de France.

    Mais alors pourquoi nous sortir cette kyrielle de réformes, de lois, de propositions toutes plus fracassantes les unes que les autres. Il y aurait eu des ratés par-ci par-là. On nous aurait menti à l’insu de notre plein gré ? On aurait mal compris ce génial président ?… Vite, vite, un sondage qu’on y voit plus clair. …

    1. yp

      Ben pour les paradis fiscaux, notre futur président peut bien envisager d’envahir Nauru ou les Seychelles pour les éclairer de notre lumière. Mais bon, pas question de s’attaquer à Dubai ou à HK par exemple (qui jamais fait parti des « listes noires/grises » de l’OCDE) sinon les Emirats ou la Chine vont faire de gros yeux et ensuite il faudra aller cirer des pompes et ce sera tout de suite moins drôle…

      1. Paf

        ben, oui, faudrait pas que le president ait besoin d’une couille, ils ont egare celle du gouvernement depuis au moins…au moins…cent cinquante ans?

  4. Lib

    J’avais bien compris que les socialistes aimaient les murs. Mais je croyais que les socialistes de droite voulaient des murs pour empêcher d’entrer alors que les socialistes de gauche aimaient les murs pour empêcher de sortir.

    Sarkozy serait-il passé de socialiste de droite à socialiste de gauche?

    1. Whynot

      Quand on abandonne ne serait-ce qu’une seule liberté, on finit par toutes les perdre.

      Empêchez les gens de sortir, il ne s’en trouvera plus beaucoup pour vouloir risquer de rentrer ; empêchez les gens de rentrer, ça se terminera avec un sinistre ramassis de consanguins (d’abord mentaux, puis physiques), effrayés, voire écœurés, à la simple idée de sortir. Et l’un impliquant hélas l’autre, ça revient au même : c’est le principe des vases communiquants, du cercle vicieux…

      Corporato-sot-salauds, bisou-sot-salauds, éco-sot-salauds, national-sot-salauds, ou encore international-sot-salauds, ça ne change pas grand chose à l’affaire. Quand on tolère la moindre once d’abjection, on accueille dors-et-déjà n’importe quelle autre abjection à bras grands ouverts.

      1. Franz

        la liberté est insécable… Il y a la liberté, ou non. On ne peut pas perdre « une liberté » sans perdre sa liberté. Introduire « des libertés » c’est comme « des droits », ça permet de détruire La Liberté, ou Le Droit, respectivement.

  5. Le Gnome

    Faut taxer tout ce qui dépasse, les grosses entreprises, qui font de gros bénéfices, les riches parce qu’ils gagnent beaucoup, mais j’attends avec impatience le jour où les entreprises changeront leurs sièges sociaux, et que le dernier riche aura franchi la frontière.

    Un socialiste a dit: Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain , mais il était allemand.

    Rarement peuple se sera suicidé avec autant d’entrain en confondant égalité et égalitarisme.

    C’est consternant.

    1. Nicolas

      Bête, Jaloux, pleurnichard et méchant, voila le français !

      « sauf qu’en vrai, les riches entreprises, comme les riches, ne paient pas d’impôts.  »

      Pourquoi ils partent, alors ? Et ne s’installent pas chez nous ?
      C’est évident qu’en Europe, les gens vivent aux crochets des riches (d’ou l’irresponsabilité des gens qui se permettent alors de voter pour des utopies ruineuses, vu qu’ils pensent que jamais ca ne sera eux qui payeront la facture si ca foire).
      Cette injustice ne pouvait pas durer toujours…

  6. Sanksion

    Ouf, qu’on passe dans le prochain monde ou simplement à un autre monde, on pourra enfin payer les droits de sortie.

    Mais il faudrait être fou pour vouloir revenir…

  7. JB7756

    C’est bien beau de monter les taxes mais gare à l’effet Laffer : augmentation des impôts = baisse des recettes. Et là… et bien comment dire… ouille…
    Diète obligatoire pour l’état bien qu’on puisse tenir encore un certain temps en détruisant la monnaie avec la planche à billet.

    Je me demande comment les hommes politiques vont pouvoir gouverner après avoir raconté autant d’âneries pendant cette campagne.

    1. Whynot

      Si la bonne gestion des affaires était une moindre préoccupation pour nos gouvernants, vous croyez vraiment qu’on en serait là ?

      Leur seul but est de toujours plus taper dans l’assiette de leurs hôtes (qu’ils les appellent contribuables, et donc, qu’ils leur exigent un tribu à la con, n’y change rien). Et même de toujours plus taper dedans pour toujours s’engraisser davantage, et ainsi de suite.

      Le seul but de Les-tas, c’est de grossir toujours plus, et plus encore. C’est d’ailleurs ce qui motive que Les-tas voient un intérêt à toujours rendre davantage de gens dépendants de l’assistance :
      – j’ai faim, mais j’ai la flemme de me faire à manger
      – tiens, prends ce bout de sandwich : de toute façon, j’en ai déjà bouffé les deux-tiers, et puis surtout je l’ai barbousé (possiblement dans ton propre frigo), alors… ; et en échange, tu votes pour moi
      – ah ouais, trop cool !

      Que tout se casse la gueule ? Pas grave : il remettent à zéro des compteurs bidons (qui ne servent de toute façon déjà pas à dénombrer les richesses effectives), se posent en sauveurs incontournables, en ennemis des ennemis (qui que ces derniers soient, peu importe), et hop, l’affaire est dans le sac, et leur position de pique-assiette en chef est préservée. Ce qui est exactement en train de se passer en est une illustration assez claire…

  8. Higgins

    S’il y avait encore un imbécile pour penser que notre histrion ignare était un libéral, j’ose espérer que ses yeux se sont ouverts (quoique pour un imbécile, j’ai des doutes).

    Il y a longtemps que je n’ai plus d’illusion face à la caste qui tient ce pays dans ses rets mais nous atteignons des sommets dans ce cloaque électoral (je n’ose plus employer le mot campagne). Ce qui m’impressionne le plus, c’est de voir comment l’oligarchie a progressivement bi-polarisé le débat en évacuant doucement mais implacablement toutes ceux ou celles qui pouvaient un tant soit peut faire gripper la machine avec la complicité plus ou moins tacite des journaleux. Je note cependant que parfois, on a droit à des question qui détonnent: http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/information/68374/clash-en-direct-entre-laurence-ferrari-et-nicolas-sarkozy.html

    Pour anesthésier ce qui tient lieu de débat politique dans ce pays, le truc des 500 parrainages est absolument imparable. Grâce au robinet à subvention, les deux partis au pouvoir tiennent littéralement les maires (surtout ceux des petites communes) par les c… Et que si tu donnes ta signature à untel, tu peux te brosser pour avoir un financement pour tes projets. Un mien ami, maire d’une commune de 1000 habitants, me l’a confié récemment. Il ne donne aucune signature sinon, les 600 000 euros dont il a besoin pour construire une nouvelle école, s’envoleront. Au final, en dehors des deux candidats putatifs, un aréopage de personnes plus ou moins sympathiques (plutôt moins que plus d’ailleurs) dont on connait à peine les noms plus quelques agitateurs patentés style Mélenchon qui anime la galerie ou candidats de témoignage style Poutou.

    Ainsi va la douce France en cette belle année 2012. Plus que jamais, CPEF.

  9. BucheronAuvergnat

    Bonjour h16,

    Ce qui me désole, c’est comme vous le dites, la jalousie.

    Certes les PDG de grands groupes ont de très bons revenus. Les français qui crachent sur eux de jalousie et les stigmatisent oublient que ces « exécutifs » n’ont pas de RTT, ne sont pas aux 35h (mais plutôt au 70), que leur vacances sont très limitées et que leur boulot nuit à leur vie personnelle. Quand vous êtes en vacances, vous ne l’êtes pas vraiment: portable toujours ouvert en sonnerie, prêt à repartir au siège au moindre souci et pour couronner le tout, vous êtes sur siège éjectable.

    Cependant, une bonne question tout de même: qu’est ce qu’on fait avec 2 millions qu’on ne peut pas faire avec 1 million ?

    Sur ce je repars au boulot, donc si réactions il y a, je répondrais plus tard !

    1. Tiens, oui : l’état a 300 milliards d’euros de budget. Que fait-il avec ces 300 milliards qu’il ne pourrait absolument pas faire avec 150 ?
      Réfléchissez bien à votre réponse.

    2. Nicolas

      « Cependant, une bonne question tout de même: qu’est ce qu’on fait avec 2 millions qu’on ne peut pas faire avec 1 million ? »

      Qu’est-ce qu’on peut bien faire avec 2 smic qu’on ne peut pas faire avec 1 ?

    3. Pandora

      Si on gagne 2 millions, on peut bien se contenter d’un seul n’est-ce pas ?

      C’est de la fiscalité punitive : haro sur le riche qui gagne plus que moi !!

      Un argument facile de campagne politique ; ça fait longtemps qu’il a été inventé, surtout en fRance, pays socialo-communiste, qui vit toujours dans une éternelle lutte des classes où les riches « spolient » le travail réellement créé par les travailleurs.

    4. BucheronAuvergnat

      Ola ne vous enflammez pas 🙂 c’était du second degré !
      Pour te répondre h16, j’ai une suggestion: on augmente le nb de fonctionnaires au gouvernement et leur train de vie tout en sachant qu’ils ne produiront rien pour la nation!

    5. Théo31

      « les PDG de grands groupes »

      Ce ne sont en rien des patrons et encore moins des entrepreneurs. Ce sont pour la plupart des fonctionnaires avec un contrat salarié qui vont pantoufler dans le privé (le fameux capitalisme de connivence) histoire de s’en mettre plein les fouilles avant de retourner se servir dans les caisses de leur ministère. Et surtout qui en ont rien à foutre de gérer correctement ces entreprises et auxquelles des couillons d’actionnaire accordent leur confiance car tous ces gros connards sortent de l’ENA.

      1. Shnaffy

        Pas tous, la france n’est pas le monde!

        Et puis, il ne faut pas oublier la «fonction sociale » que joue le salaire dans les grands groupes : un patron gagne plus, au moins pour montrer que c’est lui le patron !

    6. Franz

      Remarque frappée au coin du bon sens… Et à méditer. Que fait on avec une traite de fonctionnaire que l’on ne pourrait plus faire avec la même minorée de 15 ou 20% ? Idem pour les retraites des mêmes fonctionnaires.

      Hop, la dépense publique s’améliore un bon coup. D’autant que rien n’empêche le fonctionnaire qui est « réellement sous-payé » de démissionner et de tenter sa chance chez ces « salauds de riches sur-payés » du privé. Ceux là, on ne les remplace pas. Encore un petit gain.

      Quelques privatisations légères (tous les collèges et lycées, les hopitaux, la poste, etc.) et on revient à des niveaux de dépense publique bien plus supportables, et on rembourse un peu de dette.

      On baisse un bon coup les impôts (et on les simplifie, genre flat tax à 15% sur les revenus du travail, même taux pour la TVA, l’IS et les « droits de succession »). Le tout prélevé à la source (hop on vire les 3/4 des fonctionnaires des impôts).

      Et pour être sûr que ça ne recommence pas, on interdit le cumul des mandats, dans le temps comme l’espace (jamais deux fois le même mandat, jamais deux mandats à la fois) et on impose le « semi-amateurisme » politique (tout élu doit rester à mi-temps dans son emploi précédent… et ne peut pas être fonctionnaire -juge et partie, tout ça…).

      Hop, réglée, la crise, on vivra tous bien mieux (surtout si on efface les 9/10 des lois votées depuis 1970 – à la louche)

  10. Pascale

    Non seulement l’État est aux abois mais ceux qui veulent la main mise sur lui, flattent les plus bas instincts de jalousie et d’envie de tous ceux qui vivent de ses rapines envers ceux qui réussissent à créer de la richesse.

    Cette mentalité est écœurante.

  11. Pascale

    J’imagine le gars qui a monté une affaire à l’étranger où il a payé ses impôts là bas, revenir (par miracle) dans la gueule du loup, et déclarer ce qu’il a gagné la bas, et l’État français empocher le surplus d’impôts, c’est à dire s’enrichir à bon compte, sans avoir fourni la moindre infrastructure pour que le gars ait développé son activité.

    Toute cette histoire est amorale de bout en bout

  12. Mateo

    « qu’est ce qu’on fait avec 2 millions qu’on ne peut pas faire avec 1 million ? »

    En quoi ça regarde quiconque autre que le(s) payeur(s) et le payé? En quoi ça me regarde? En quoi ça vous regarde? En quoi ça regarde l’État?
    Si la petite entreprise innovante que j’ai repéré a besoin de 1,5M€ de capitaux pour se lancer, que vaut votre question « qu’est ce qu’on fait avec 2 millions qu’on ne peut pas faire avec 1 million ? »?

    Le mec qui gagne 2M€ vous croyez qu’ils les met sous un matelas? Ou qu’il les dépense et/ou les place (et donc qu’ils seront investis quelque part)? Quand on sait que les investissements d’aujourd’hui font non seulement les emplois mais aussi et surtout le niveau de vie général de demain, on se dit qu’il faut être un illettré économique complet, un imbécile ou un menteur démago pour proposer de taxer autant les hauts revenus, ceux qui justement peuvent investir et/ou ceux qui sont simplement doués dans leur domaine…

      1. yp

        Le français n’est pas si illettré économique que ça ; il a bien compris que la fête est sur le point de se terminer. Il a certes un peu peur parce qu’il comprends que sans sa maman le monde sera un peu moins bisou pour lui.

        Le français est juste prêt à tout (voler) pour que la fête continue encore un peu… Il a bien compris qu’il hypothèque son avenir : il est mur pour la servitude.

    1. BucheronAuvergnat

      Second degré ma question… Je suis bien entendu d’accord avec vous puisque je dEfends les fortunés.

      Paf et vous avez raison et h16 l’avait d’ailleurs écris dans un billet: il ne faut pas compter sur l’educ nat pour enseigner l’economie aux français … Il faut apprendre par soi même.

      1. yp

        Je note que Nathalie Arthaud, candidate de lutte ouvrière, est « professeur d’économie et de gestion ». Très franchement, je me demande ce qu’elle peut bien enseigner à ses élèves…

        1. Whynot

          cf Calvin et Paf en-dessous : à voler, bien sûr.

          Elle se justifie d’ailleurs sûrement en disant que, de toute façon, l’économie, c’est un truc de voleurs (on n’est pas candidate de LO pour rien) ; et donc, que quitte à voler, autant bien voler, et donc voler le voleur originel…

          …ie quiconque détient un capital, qu’il n’a pu se constituer qu’en volant ceux qui n’en ont pas, les forçant donc à vivre avec moins que le nécessaire – car c’est bien connu : si on gagne moins que ce qu’il faut (quoi que ce puisse être), c’est la faute de ceux qui gagnent plus que ce qu’il leur faut, ce qui justifie donc de leur prendre tout ce qui dépasse.

          TOUT doit TOUJOURS disparaître ! Pour ces gens, mettre quelque chose de côté au cas où, c’est déjà ignorer le cas de ceux qui n’arrivent à rien mettre de côté, et donc c’est déjà de la spoliation…

          La liberté, c’est l’esclavage.
          Le voleur, c’est celui qui paye des impôts.

        2. nebukanetsar

          Les bonnes vieilles utopies économiques marxistes et léninistes que seule une bonne part des fRançais envie encore.
          Toujours ce voeu de l’égalité dans l’esclavage plutôt que l’inégalité dans la liberté.

    2. Pascale

      Et quand bien même il mettrait son million sous un matelas, il n’a pas de compte à me rendre, ni à quiconque sur ce qu’il fait de son argent une fois qu’il a payé ses impôts

  13. Calvin

    H16 : « Et s’il est de mauvais aloi de stigmatiser (qui les races, qui les handicapés, qui les minorités visibles ou que sais-je encore), le riche, en revanche, c’est open-bar. »

    C’est vrai que le deux poids, deux mesures est écoeurant…

    Pire encore, si on va par là…

    Le nanti, riche de naissance, n’y est pour rien. Il n’a pas choisi, ni sa couleur, ni sa taille, sa famille… Il est né comme cela.

    Mais le nouveau riche, celui qui a créé son entreprise, eu de l’audace, fait fructifier une idée ; ce riche-là, ce parvenu, est le vrai danger : il a sciemment cherché à faire du profit. Il a sciemment cherché à exploiter les autres. C’est le méchant mauvais riche !!

    D’ailleurs, en général, c’est lui qui quitte ce pays.
    Ceux issus de la vieille noblesse, ou d’une famille aisée, restent par patriotisme ou par convention.
    DONC OUI A LA TAXE SUR LES NOUVEAUX RICHES DES SECTEURS PROFITABLES QUI FUIENT A L’ETRANGER.

    Bon voilà, je me suis fait plaisir : j’ai prouvé que, moi, aussi, j’aurais pu me présenter à cette élection…

    1. Pascale

      «  » »Le nanti, riche de naissance, n’y est pour rien. Il n’a pas choisi, ni sa couleur, ni sa taille, sa famille… Il est né comme cela. » » »
      C’est surtout que je ne comprends pas pourquoi, ou au nom de quoi, on pourrait empêcher quiconque de laisser sa fortune à ses enfants. C’est à dire finalement opérer un vol.
      Car c’est toujours et uniquement de cela qu’il s’agit : voler l’argent des autres.

      1. Calvin

        On en revient aux fondamentaux : est-ce que le droit de propriété est reconnu en France, ou est-ce qu’il passe après l’intérêt national et/ou collectif ?
        Je crois qu’on se rapproche lentement mais sûrement de la deuxième option…
        Et cela du vivant (impôts) ou à la mort (succession).

        1. Paf

          « On en revient aux fondamentaux : est-ce que le droit de propriété est reconnu en France »

          non.Le droit de voler est par contre tres bien defendu, des impots jusqu’au comportement journaliers; voler est a peine mal vu en france, je l’ai constate d’innombrables fois.

  14. Talleyrand

    29 février, première loi de finances rectificative pour 2012.
    Les prélèvements sociaux (qui ne sont pas des impôts…) passent à 15,5%
    Après 4 lois rectificatives en 2011, c’est bien le signe que le pays est à bout de souffle et je suis prêt à parier qu’on s’écroule juste après le Portugal mais avant l’Espagne

  15. gautouf

    On ne peut qu’être d’accord avec cette analyse. L’idée de Taxer les français à l’étranger est un nouveau pétard mouillé de la campagne. Impossible avec l’Europe par définition, impossible avec la Suisse sans renégocier les accords etc…. Pour finir d’achever le bouzin, comment distinguer expatrié et exilé fiscal ? Au final, on stigmatise plus pour perdre plus…

    1. Calvin

      Pas sûr.
      Cela se fera, en tout cas certainement avec Flanby.
      Ce sera une méga usine à gaz percée et inefficace.
      Avec cette taxe, au total, cela rapportera moins d’argent qu’aujourd’hui.

      Mais ce sera une victoire « politique », Le Jour Où Le Peuple Aura Vaincu Les Riches.

    2. Stéphane

      Ne soyez pas trop dubitatif sur la possibilité de signer un tel accord avec la Suisse. Le gouvernement helvétique est tellement aux basques de l’Europe qu’il ne sait plus devant qui se coucher pour faire plaisir.

      Il embrassera servilement les pieds du prochain président français, quel qu’il soit. Du point de vue des politiciens, y’a pas beaucoup plus de couilles en Suisse qu’en France.

    3. nebukanetsar

      Bien sûr que si, on peut taxer tout de suite les expatriés.
      Exemple : On engage une taxe dès cette année.
      Le temps que les contribuables concernés se rebiffent, en appellent aux instances européennes, que tout cela se prononce, se signifie, se juge, se soupèse à l’aune des règlementations communautaires, etc… cela prendra bien trois à quatre ans.
      Mais dans les exécutions 2012,2013,2014, on trouvera une ligne pour rappeler que l’exit tax a rapporté 3 ou 4 MDs euros.
      La fRance sera condamnée à les rembourser + interêts, ce qui lui prendra bien deux ou trois ans, etc…
      Ne me dîtes pas que c’est impossible.
      La fRance vient de se faire condamner il y a un mois environ, pour avoir instauré il y a quatre ou cinq ans, une taxation à 40% des dividendes de société françaises que percevaient les investisseurs étrangers dans ces sociétés et qui prétendaient (les salauds) sortir tout ce bel et bon argent de fRance….
      Dans l’exécution du budget 200?, la ligne afférente permettait une meilleure présentation
      Soit 4,5Mds euros de pompés en leur temps.
      Quand il faut rembourser, il y a belle lurette que le ministre des finances indélicat n’est plus en poste, ni même le socialiste président…
      On invente donc une nouvelle taxe arbitraire et confiscatoire qui permettra de rembourser celle pour laquelle on vient d’être condamné.
      Quand on a le monopole de la force légale, on ne va quand même pas se priver de s’en servir!

  16. Paf

    que les politiques fassent cela ne m’etonne guere, ils ont besoin de pognon gratuit.Ce qui est deseperant c’est a quel point le francais appauvri par le systeme marche a fond dans la combine, le cerveau bien propre apres toutes ces annees de lavage.
    Il y avait une vraie inculture economique, et maintenant petit a petit il y a une vraie haine du ‘riche’ qu’on fantasme tres riche mais pour lequel n’importe quel petit bourgeois pourrait faire l’affaire, ce qui tombe bien puisque les vrais riches se font de plus en plus rares.
    Et quand je vois que ceux qui ont une culture economique, tout en critiquant gauche et droite, ne peuvent s’empecher de mettre la faute sur le mechant liberalisme, je me dis que prout, j’ai bien fait de me casser!

    1. yp

      « A quel point le francais appauvri par le systeme marche a fond dans la combine » ?

      Non. Les français sont majoritairement des aigris, des jaloux qui ont toujours voté communo-socialaud quand ils ne fantasment pas à l’idée du Grand Soir où ils pourront enfin aller piller la maison du voisin et s’installer dans son fauteuil. Ils n’ont aucune excuse.

      1. Paf

        meh, je ne sais pas: je me base sur la mentalite des gens de ma generation et de ce que j’ai vu autour de moi pendant des annees avant de partir, et j’ai surtout vu des gens pas forcement socialistes, ben souvent riendutoutistes mais qui sont baignes dans un aquarium de citoyennete sociale et festive miserabiliste ou tout le monde est une petite victime du grand capital; et plus c’etait dur pour tout le monde plus ca justifiait les discours a base de Les Miserables qui passent en boucle a la tele y compris Canal plus qui etait la chaine preferee des djeunz entre 90 et 2000.Peut-etre sont-ils devenus aigris et jaloux depuis, mais je n’en ai pas vu tant que ca a l’epoque.

        1. yp

          La situation a dû bien se tendre, en effet ; personellement je n’arrive pas à m’habituer à la façon dont beaucoup de français moyens (dont je pensais faire parti) considèrent les personnes qui ont réussi a construire un petit peu quelque chose…

          La plupart de ces gens sont devenus(*) vindicatifs par apport aux gens qui ont mieux réussi qu’eux. Le fait que quelqu’un ait mieux réussi qu’eux ne peut s’expliquer que par la malhonnêteté et la preuve de la malhonnêteté est d’avoir mieux réussi qu’eux.

          (*) En fait, je suis convaincu qu’ils ont toujours été comme ça, mais la prospérité avait temporairement appaisé leur jalousie).

        2. Aloux

          Pour ma part, je serais un peu plus optimiste : ce n’est qu’une question de matraquage. Dans ma génération (23 ans), mais je pense que ça vaut aussi pour les 2 ou 3 précédentes, le socialisme est souvent notre seul horizon politique, en tout cas moi ce n’est pas à l’école, ni en regardant la télé (beurk) que j’ai pu remettre en question ce système et tous les préjugés qui vont avec. Quand j’ai eu 18 ans et que j’ai finalement eu à m’occuper sérieusement de politique, je suis d’abord passer par une phase de désespoir, parce que je me rendais bien compte que quelque chose clochait, mais ne connaissant rien d’autre je ne pouvais tout simplement pas penser quelque chose en dehors de ce système. Quand je parle politique avec des amis, j’ai déjà pu amener des gens qui en début de conversation campaient sur des positions très conformistes à se ranger de mon côté, ce qui n’est pas inutile dans ce genre de conversation qui finit généralement en pugilat. Tout ça pour dire qu’à part quelques idiots fans de Mélanchon ou encartés au NPA, malheureusement très bruyants mais je pense pas si nombreux que ça, la majorité est juste socialiste par défaut, et en ressent un malaise plus ou moins latent. Il suffit généralement d’entrouvrir un chouïa d’autres perspectives pour qu’ils s’y engouffrent, ou du moins se mettent à douter.
          A 20 ans et quelques les gens ne sont pas aigris et jaloux, juste amers parce qu’ils ne voient pas d’alternative tout en sentant le problème.

        3. Whynot

          C’est normal : de l’idée d’égalité en droits, nous sommes passés à la notion totalement saugrenue que nous serions égaux en tout, notamment en courage, en chance, et même en capacités.

          Ainsi, nul ne peut réussir mieux que la masse. Tout au plus peut-on se croire meilleur que les autres (l’infâmie ! ), et donc, s’octroyer plus que sa part (ie la richesse totale divisée par le nombre de personnes).

          Et ça, c’est mal, car la richesse est limitée, mon bon Monsieur : jamais créée, tout au plus redistribuée. La preuve : « nous sommes tous égaux, je ne crée rien, donc personne ne peut rien créer » ! C’est limpide : ceux qui ont plus l’ont forcément pris de la gamelle de quelqu’un d’autre. Ce sont donc eux, les voleurs, et pas ceux qui demandent à couper tout ce qui dépasse (et à récupérer, équitablement, toutes les miettes qui tomberaient) !

          Et gare à ceux qui remettraient cette idée en question : toutes les idées qui valent la peine d’être connues sont déjà connues de tous (nous sommes tous égaux, donc nous pensons tous pareil ! ). Avoir une idée nouvelle, c’est déjà commettre le crime de croire qu’on vaut mieux que la moyenne (et en plus, c’est sûrement pour essayer de récupérer plus du gâteau à taille invariable qu’on n’en a déjà – quoi d’autre ? ) !

        4. yp

          Aloux (Concernant l’ouverture d’esprit des jeunes) > Je suis d’une génération précédante (40 ans) mais ce que tu dis a du sens, car pas mal de mes congénères (si je puis m’exprimer ainsi) se sont radicalisés – et moi aussi d’ailleurs (je ne vais quand même pas laisser raconter que noir, c’est blanc !) 😀

  17. Pascale

    Perso, j’entends toujours dire que l’Équateur est un pays de gauche. Il n’empêche, si mes souvenirs sont exacts, là bas c’est la flat tax qui s’applique sur tous les revenus : 10%

  18. Guillaume

    En tout cas, je suis frappé qu’il y en a encore qui réagissent aux déclarations orales de candidats.

    5 ans de nico n’ont pas suffi à comprendre que des déclarations ne servent à rien, sans contrat signé avec objectifs/sanction?

    On devrait les laisser parler, ce qu’ils ont à dire ne les engage à rien de toute façon.

    Ce qui est sur, c’est que les classes moyennes vont en prendre plein la tronche, nival impots…

  19. HS

    Ils vont réussir à mettre le feu au lac!

    Combien de Banques françaises au-dessus de la ligne de Flottaison ?

    Faillite pour tout le monde, interdit de quitter le navire, et surtout n’oubliez pas de boire le bouillon à la santé de vos élus.

    Vite, vite fermons les frontières, pas pour ceux qui rentrent, mais pour ceux qui sortent…

  20. floorshw

    Bin finalement le candidat le plus libéral compatible c’est encore Bayrou. Ses dernières interventions penche de plus loin des anti-libéraux. Il reste des traces, mais ça va plutôt en s’améliorant.

      1. floorshw

        Pour l’instant je reste sur ma ligne abstentionniste, je n’aime ni cette élection ni nos politichiens. Mais si un candidat favorable a mes intérêts se révèle, je le note.

    1. Théo31

      Bayrou n’est pas plus libéral que ses adversaires, il est un chouille moins socialiste qu’eux, ce qui n’est pas pareil. Ministre, il a voté tous les déficits publics et les dettes qui les accompagnaient, il a claqué tout le pognon qu’on lui a filé sans faire le difficile et surtout, il s’est couché devant les syndicats.

      1. floorshw

        Ce n’est certes pas un libéral pur jus, loin s’en faut et ça se voit. Mais étant un chouille moins socialiste il me semblait un chouille plus liberal-compatible que TOUT les autres. Je me trompe ?
        Un exemple ? Baisse conséquente du nombre de parlementaires et baisse (probablement moins conséquente quand même) de leurs salaires. Ca va plutôt dans le bon sens me semble t’il.

        Non que je saute de joie. Mais quand on note les conneries des programmes et la nullité des candidats, on peut aussi reconnaitre quand c’est moins naze. Ca ne dit pas si il sera élu et si il le ferait vraiment. Et ça ne suffit pas à me faire retourner voter.

        Mais bon, dans un soucis d’honnêteté et de partage de l’information, je signale. Voilà.

  21. Franz

    redit d’un commentaire mal placé…

    « Qu’est ce qu’on fait avec 2 millions qu’on ne peut pas faire avec 1 million ? »

    Remarque frappée au coin du bon sens… Et à méditer. Que fait on avec une traite de fonctionnaire que l’on ne pourrait plus faire avec la même minorée de 15 ou 20% ? Idem pour les retraites des mêmes fonctionnaires.

    Hop, la dépense publique s’améliore un bon coup. D’autant que rien n’empêche le fonctionnaire qui est « réellement sous-payé » de démissionner et de tenter sa chance chez ces « salauds de riches sur-payés » du privé. Ceux là, on ne les remplace pas. Encore un petit gain.

    Quelques privatisations légères (tous les collèges et lycées, les hôpitaux, la poste, etc.) et on revient à des niveaux de dépense publique bien plus supportables, et on rembourse un peu de dette.

    On baisse un bon coup les impôts (et on les simplifie, genre flat tax à 15% sur les revenus du travail, même taux pour la TVA, l’IS et les « droits de succession »). Le tout prélevé à la source (hop on vire les 3/4 des fonctionnaires des impôts).

    Et pour être sûr que ça ne recommence pas, on interdit le cumul des mandats, dans le temps comme l’espace (jamais deux fois le même mandat, jamais deux mandats à la fois) et on impose le « semi-amateurisme » politique (tout élu doit rester à mi-temps dans son emploi précédent… et ne peut pas être fonctionnaire -juge et partie, tout ça…).

    Hop, réglée, la crise, on vivra tous bien mieux (surtout si on efface les 9/10 des lois votées depuis 1970 – à la louche)

    1. Hussardbleu

      Je vote pour toi : ça fera dejà deux voix… ingrate nation, te laisserai pas mes os : pourtant si, me vois pas mourir ailleurs… je partirais si je pouvais, intellectuellement parlant, mais on n’emporte pas sa patrie à la semelle de ses souliers… mes petits Dieux lares, le grand-père spahi, l’autre servant de crapouillot : peux pas les abandonner…

      Mais vous avez totalement raison pour le reste : CPEF et ça arrive très vite….

    2. Calvin

      Très bon programme, sauf que c’est mal dit, question fonctionnaires des impôts…
      Il faudrait dire : prélèvement à la source, ce qui permet de redéployer le 3/4 des fonctionnaires des impôts sur des secteurs régaliens qui en ont besoin. Evidemment, inutile de dire que l’on ne remplace aucun départ à la retraite durant 1 an ou deux.

  22. Agathe

    Texte sympa, mais comme tous les gens bien élevés, vous n’envisagez l’entreprise qu’utile et intelligente : industrielle, avec ses services attenant, SSII…

    Franchement, croyez-vous que l’on cogite des trucs aussi compliqués sur le pont des yachts, pendant que junior triple ses années de fac ou chasse la dot en école de commerce ?

    « Que ce soit Sarkozy, le prétendu président des riches, » (…)

    Il est plus que jamais le président des riches, mais vous avez une vision vieillotte des riches. Les nouveaux riches dans son genre sont largement majoritaires en haut de l’échelle : parasites de la défiscalisation, tels que services à la personnes dont les cours par les crétins pour les crétins, ventes d’éoliennes, de panneaux solaires, de cahuttes, de 4 x 4 et autres engins de chantier Outre-mer ; vendeurs de dispositifs fonciers, bêtes de media exonérés de plusieurs façons dont les avantages exorbitants des artistes et des journalistes. Et les zones plus que franches si consensuelles et donc suspectes. Et puis les bien pensantes activités médicales pour la planète, toujours alimentée par les cotisations sociales des pigeons de cotisants. Et encore la petite dernière, l’auto-entreprise à grosse caisse que l’on installe quand même dans son HLM du 16ème ou d’ailleurs, même si c’est impossible à vos yeux. Et pour leurs dames, la nouvelle bourgeoisie associative ou la consultance fictive auprès des vieux gâteux ou dans les gâteaux publics. Bref la com’, la com’, du soir au matin. A votre avis, que savent-ils faire d’autre ? Remonter le cyclotron en route vers Genève ? Non, acheter des marques et de l’immobilier sous bulle subventionnée.

    Les amis du président comme ses adversaires de convenance, ont tous des sociétés foncières officiellement chargées de prêts qui ne valent… rien et des agences immobilières comme holdings. Et leurs loyers peu ou pas déclarés provoquent des déficits qui les exonèrent souvent totalement d’impôt sur le revenu, après versement éventuel d’une pension alimentaire supérieure à la moitié de leur revenu. Il faut souffrir pour être riche.

    Donc l’ISF, les droits de succession, la taxe des excités et la dernière tranche de l’impôt sur le revenu ne les concernent pas, c’est pour leurs serfs, les anciens des grands concours et les vieilles familles, c’est pour les besogneux comme vous, pas pour eux. D’ailleurs ils ont déjà délogé les anciennes élites. Allez lire les boites aux lettres et les interphones et les pages blanches des belles avenues.

    Apprenez à penser con, comme les nouvelles élites, vous y verrez plus clair.

    1. Paf

      mm si j’ai bien tout compris a ce post tres tres confus vous dites exactement ce que H16 decrit et vos arguments vont exactement dans son sens.
      donc je dirais euh… Kamoulox?

    2. « Il est plus que jamais le président des riches,  »
      Mais non. Il est le président de ceux qui gueulent le plus fort, c’est tout. Et ce ne sont pas tous des riches. Ou alors, s’il l’est, Hollande et les autres le sont aussi.

      Le reste de votre description est amusante et quelque peu confuse, mais ou bien n’est pas vérifiée dans les chiffres, ou bien (si j’ai compris) rejoint ce que j’ai dit…

  23. CCCP

    on se croirait revenus au 17ème siècle lorsque toute notre élite industrielle et artisanale protestante a fui les diktats « létacémoi » de Louis XIV (eh oui déjà à cette époque !)

    1. nebukanetsar

      Elle a été un peu obligée de le faire par le fait de la révocation de l’Edit de Nantes que le bon roi Henri IV avait eu l’intelligence politique de promulguer.
      Autres temps, autres moeurs…

  24. pi31416

    «pilotés par un peuple confit de jalousie»

    C’est l’éternelle fable du gars qui trouve une bouteille sur le bord du chemin. Il la ramasse, la débouche et… il en sort un djinn!

    — Pour te remercier de m’avoir délivré, ô mortel, je t’accorde un voeu. Mais sache que j’accorderai deux fois autant à ton voisin que ce que je t’accorderai à toi.
    — Laisse-moi réfléchir un instant, ô puissant et noble djinn…



    — J’ai réfléchi, ô djinn. Crève-moi un oeil.

    A contraster avec une blague australienne. C’est Paul Hogan (Crocodile Dundee) qui signe des autographes. Il est en train de signer sur le carnet d’un gars quand arrive un admirateur en Rolls Royce.
    Le gars lui dit: « Bet you’ve got one of them, mate. » (J’parie qu’t’en a une comme ça, de bagnole, mon pote »)
    Paul Hogan répond: « Two, mate. » (Deux, mon pote)
    Le gars: « Good on ya, mate. » (Bien joué, mon pote).

  25. Agathe

    Copie du message d’un certain Naindejardin, sur le site des Echos après un
    article qui explique le sursis de paiement en CEE et le taux de cotisations sociales de 15,5 % que peu d’exilés paieront de toute façon. Et de plus « Pour des titres non cotés, il conviendra d’estimer leur valeur, au jour du départ de France. » Hahaha ! Zéro, oui. A moins que les titres n’aient déjà été mis au non des descendant par une vente ou une donation à prix symbolique.
    http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/actu/0202007423195-impots-l-exit-tax-en-dix-questions-311932.php

    L’avocat dans cet article ne parle en fait que des ”petits épargnants“… c’est à dire ceux qui achètent encore leurs valeurs mobilières en nom propre….

    Pour les fortunes plus importantes , elles sont achetées à travers des trusts ou autres structures donc par une personne morale.
    Le transfert des valeurs de la bourse de Paris à celle de Londres ou Zurich se fait sans taxation car la société gérante des fonds (personne morale) aura été établie au Luxembourg ou à Londres…

    La personne physique française peut ainsi changer son domicile fiscal sans aucune taxation car les valeurs mobilières sont la propriété de la société de placement pas du contribuable. le contribuable pouvant élire de se verser des dividendes ou non. Il attendra donc d’être établi à l’étranger avant de se les verser.

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