Un problème d’eau

Pendant que les piposophes et autres chercheurs écocompatibles dépensent leur énergie à prouver que ceux qui ne pensent pas comme eux sont des malades mentaux bons à enfermer, d’autres, heureusement, planchent sur de vrais problèmes qui intéressent un peu plus que les riches bobos occidentaux en mal de sensations fortes. Et parviennent à des solutions étonnantes.

Il y a quelques semaines se tenait le Forum Mondial de l’Eau, dans lequel les éternelles associations subventionnées et autres organisations totalement gouvernementales se sont filé de grandes tapes dans le dos pour arriver à des conclusions palpitantes qu’il est bon de regarder rapidement :

1/ Vraiment, là, maintenant, fini de rire et de se tortiller la nouille, il faut agir. Vite. Hein. Pas comme les autres années et les autres forums mondiaux de l’eau, la situation est urgente, vite agissons.

2/ En terme d’agissement avec de l’action qui bouge et qui fait des choses, on va plaider « pour des modèles de production plus durable dans la perspective d’une population mondiale de 9 milliards d’habitants en 2050″. Et plaider, ça, c’est du concret en béton.

3/ Et puis pour faire bonne mesure devant toute cette action positivement revigorante, et « Pour réduire la pression sur l’eau, il faut changer de modèle de développement et arrêter de la considérer comme une marchandise ».

On comprend qu’avec autant d’action, l’épuisement des participants guette au point que l’avenir même des Forums de l’Eau soit un peu remis en question.

Si j’étais un libéral sans foi ni loi, je dirais que cette belle action concrète qui produit des trucs et des machins vigoureux mais qui décourage les participants est lié à la trop grande importance de ces associations frétillantes, humanitaires et stato-subventionnées ainsi qu’à la présence indéfectible de toutes les organisations méta-, para- et totalement gouvernementales qui ont ce don assez particulier de saboter consciencieusement tous les efforts, même vague, en transformant en purée insipide tout ce qu’elles approchent.

Mais comme j’ai peu de temps pour ça, je me contenterais de détourner le regard de ces branleurs coûteux et je m’intéresserais, par opposition, aux initiatives méchamment privées, honteusement capitalistiques, et cruellement réalistes qui tentent, à leur échelle et avec succès, de résoudre le problème d’accès à l’eau potable pour les populations les plus pauvres du globe.

Et que découvre-t-on ?

Dans la catégorie « Solution de crises », on trouve la société AquaSciences qui propose un système aussi autonome qu’étonnant : il s’agit d’un caisson standard (type container 20 pieds) qui dispose de sa propre source d’énergie (générateurs diesel, panneaux solaires) et permet de récupérer l’eau contenue dans l’air ambiant pour en faire une source potable de qualité hospitalière.

aquascience containerDéjà utilisée sur différents théâtres de sinistres (Haïti par exemple), le procédé permet de produire plusieurs milliers de litres d’eau par jour (pouvant fournir de l’eau potable jusqu’à 5000 personnes par jour). Il a même fonctionné en plein désert. Compte-tenu du coût de l’engin, il ne peut être employé que dans des situations de crise où la demande en eau potable est importante et ne peut être remplie par les canaux habituels. Typiquement, les situations de sécheresse, de tremblements de terre ou de tsunamis sont d’excellents exemples d’application de cette technologie.

Cela marche, c’est efficace et répond à des besoins précis dans des environnements très défavorables, le tout sans une intervention massive de Bono en concert, de Madonna sur place ou de Kofi Annan au micro. Pas étonnant que les associations humanitaires et ONG qui se sont bousculées au dernier Forum Mondial n’en aient pas parlé.

Dans une autre catégorie, celle des situations de tous les jours, qui s’adressent donc aux populations les plus défavorisées de la planète et que ne disposent, au mieux, que de quelques centimes par jour à consacrer à l’eau potable, on trouve une autre solution développée par, elle aussi, une initiative privée, évidemment capitaliste et donc forcément méchante : un filtre universel nanométrique pour obtenir de l’eau potable et même de qualité médicale, apte à nettoyer des blessures sans les infecter, par exemple.

Lifesaver bottleIl s’agit de la bouteille LifeSaver de Michael Pritchard. Cette bouteille (et sa déclinaison familiale, un jerrycan de 18.5 litres) permet d’obtenir de l’eau potable à partir de n’importe quelle source, même pleine de germes, boueuse ou trouble. Cette invention est particulièrement intéressante en ce qu’elle abaisse drastiquement le coût d’obtention d’un litre d’eau pure pour des populations où l’accès à l’eau est une bataille quotidienne. Typiquement, un jerrycan peut produire 20.000 litres d’eau potable dans sa durée de vie, soit assez pour une famille de 4 personnes pendant près de 5 ans.

Mais cette invention permet bien plus qu’un accès simplifié à l’eau : elle supprime le besoin de se rendre au point d’eau potable le plus proche. Ce gain considérable de temps et d’énergie, pouvant se monter à 4 ou 5 heures tous les jours, se traduit directement par la création de nouvelles activités. Typiquement, certaines femmes qui passaient la moitié de leurs journées à aller chercher et ramener de l’eau peuvent se consacrer à d’autres tâches plus productives (tenir un potager, éduquer ses enfants, effectuer des travaux rémunérés, …) qui modifient drastiquement leur avenir.

Cela va plus loin : l’accès à une eau potable élimine, par nature, un grand nombre de maladies courantes dans les pays en voie de développement. L’impact sanitaire est, tout simplement, gigantesque : le nombre de journées de maladies s’effondre, d’enfants morts en bas âge aussi. La conséquence logique est une baisse de la natalité, ce qui permet aux familles de sortir des situations de famines. Cet effet a été constaté partout où l’accès à l’eau potable s’est amélioré de façon sensible, les populations modifiant naturellement leurs fécondités d’une stratégie r vers une stratégie K.

On comprend dès lors qu’une distribution de ce genre de technologie entraîne des changements si profonds et si rapides qu’elle doit être urgemment réclamée par tout ce que le monde contient d’activistes des luttes contre les pauvretés et les misères mondiales. Heureusement, le dernier Forum Mondial de l’Eau en a abondamment parlé … Ah tiens, non.

Eh oui : pour l’accès à l’eau potable, les solutions existent. Elles sont technologiques, elles sont privées, elles sont rentables, et elles s’adressent aux individus, se passent des organisations étatiques et sont disponibles maintenant. Autant d’aspect qui les rendent parfaitement oubliables par une certaine catégorie de personnes.

—-
Pour information, une petite vidéo fort bien faite sur la bouteille Lifesaver, l’invention de Pritchard :

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Commentaires44

    1. simin

      Oui, en dépit aussi de ces institutions de recherche subventionnées et goulues qui n’en finissent pas d’enfler couvrant au passage toute voix discordante ou tout simplement critique…

      Que vivent les solistes,…moins les « sauveurs ».

  1. Ernest

    Merci pour le lien vers la bouteille LifeSaver, intéressant en effet.

    Il y a aussi la méthode SODIS, simple et bon marché (suisse en plus!), qui compte sur les UV du soleil pour purifier l’eau.
    http://www.sodis.ch/index_FR

    Sur le paragraphe à propos du temps gagné par les femmes qui n’ont plus à marcher pour trouver de l’eau: d’accord dans la plupart des cas, mais ça me fait penser à une anecdote intéressante. Dans un pays africain une ONG avait construit un puits au coeur d’un village dont les femmes devaient passer une demi-journée chaque jour à chercher de l’eau. Au bout de quelques mois, ces femmes ont bouché le puits! Car ça les privait d’un moment d’échanges entre femmes, durant lequel elles prenaient des décisions sur la vie de la communauté, par exemple en décidant des mariages. Elles ne se servaient absolument pas du temps gagné pour le consacrer à des activités productrices.

    « La conséquence logique est une baisse de la natalité, ce qui permet aux familles de sortir des situations de famines. »
    Oui, du point de vue de l’occidental. Dans beaucoup de pays pauvres les enfants sont vus comme 1) une force de travail supplémentaire dès qu’ils ont l’âge de tenir une pioche et 2) comme une assurance retraite. Ils sont censés rapporter plus à la famille qu’ils ne lui coûtent.
    La baisse de natalité consécutive à la diminution de la mortalité infantile n’a pas lieu consciemment ni immédiatement.

    Enfin, ranger toutes les ONG financées en bonne partie par des fonds publics dans la catégorie « branleurs subventionnés » est un peu rapide. C’est aussi vrai que de dire « tous ceux qui vivent du RSA sont des profiteurs ». Et qu’une ONG vive de fonds publics ne l’empêche pas ni de faire un boulot utile ni de tenter des solutions innovantes.

    1. « Oui, du point de vue de l’occidental. »
      Non. Cela a été constaté dans des pays où l’eau potable courante est arrivée récemment. Je parle donc ici d’un fait, indépendant du pays.

      « branleurs subventionnés » s’adresse à ceux qui étaient au forum de l’eau et ont pondu les « conclusions » décrites dans l’article.

      1. Ernest

        Oui oui on est d’accord sur le fait, je voulais juste souligner que la deuxième partie de la phrase, qui dit que moins d’enfants = moins de dépenses pour les foyers (« sortir des situations de famines »), est une constatation d’observateurs extérieurs. De l’intérieur, les enfants sont vus comme une force de travail permettant de se nourrir et non comme une charge.

        1. Talleyrand

          « Les enfants sont vus comme une force de travail permettant de se nourrir et non comme une charge. »
          C’est vrai ! En voyage à Ceylan, je me suis fait accompagner d’un guide à un $ par jour à l’époque. Je remarquais des enfants handicapés dont je n’arrivais pas à déterminer la cause, ils rampaient, dans l’impossibilité de se tenir debout. La réponse était systématiquement, polio. Lors d’une nouvelle rencontre je lui rétorquais qu’il arrête de se foutre de ma gueule et il se mit à table. A l’occasion d’une naissance mâle de préférence, le nourrisson est tabassé de partout et il se ressoude comme il peut. S’il survit, il sera destiné à mendier. Pratique des Tamouls, des Cinghalais ? Je ne sais, mais l’horreur n’a pas de civilisation. Il faut sortir un peu pour voir le monde tel qu’il est, et devenir irrémédiablement et primairement anti écocolo-socialo-bobo club Med.

  2. Aurélien

    On peut presque copier-coller la conclusion du billet précédent:

    « Et le seul obstacle [...] n’est pas technologique, technique, économique ou même environnemental. Il est exclusivement politique. »

    1. Julien

      +1

      La fécondité d’une espèce quelconque (ou d’une population de cette espèce) en est un paramètre intrinsèque, et avancer « les populations modifiant naturellement leurs fécondités d’une stratégie r vers une stratégie K » me paraît un peu gros…

      Si la fécondité peut effectivement être modulée en fonction de perturbations quelconques (maladies, carences ou encore amélioration des conditions de vie etc…), il me semble que la seule façon naturelle d’agir dessus passe par un processus évolutif. Si le fait de baisser sa fécondité confère à une espèce/population un avantage adaptatifs alors oui, elle a tout intérêt à le faire ( et le fera surement), mais certainement pas à l’échelle individuelle. Les processus évolutifs s’étendent sur des centaines et centaines de générations, loin de ce qu’on peut appeler un « court terme ».

      Comment les populations humaines arrivent-elles alors à modifier (relativement) leur fécondité ? Cf comparaison inter-nationale
      C’est simple: par des campagnes de contraception, par la mise en place de systèmes type planning famillial, par un changement de mode vie…
      On peut penser ce qu’on veut des fécondités des nations occidentalisées, leur faiblesse est totalement artificielle et ne résulte pas d’une capacité naturelle d’adaptation.

      1. Je vous encourage à aller sur google Gapminder, regarder la façon dont évolue la fécondité dans les pays intéressants (ceux qui ont subi de forts changements sanitaires récents) et en tirer les conclusions logiques.

  3. Nemrod

    Ouh là !
    Capter la vapeur d’eau de l’air pour la liquéfier !
    C’est antinaturel ! Si cette eau est gazeuse, c’est que Gaia en a décidé ainsi !
    Appliquons le principe de précaution et interdisons ce procédé pour ne pas hypothéquer « lesgénérationfuturesceseraittrophorrible »

  4. Calvin

    Il tombe bien ton article !
    Comme CPEF, je vais commander des Lifesaver maintenant.
    Je suis paré pour les futures géniales idées de nos futurs présidents – encore qu’on devrait être fixé dès le prochain !

  5. MarcusVinicius

    Pour la bouteille Lifesaver, encore faut-il avoir de l’eau, même boueuse, à proximité.

    Pour le climatiseur géant qui récupère l’humidité de l’air, c’est fort intéressant, mais cela semble ne pouvoir s’adresser qu’à une population restreinte. Pourrait-on alimenter une grande ville avec ces appareils ?

    En tout cas je suis d’accord avec le fait que ce sont des initiatives louables, et qu’il faudrait davantage faire confiance aux entreprises privées et à l’imagination apparemment inépuisable des hommes pour trouver des solutions aux problèmes les plus ardus.

    1. Paf

      ca n’est pas un climatiseur, ca ne recupere pas l’humidite: ca fait de l’eau avec de l’air meme sec en recombinant les molecules.

      1. BN

        Si, ça récupère l’eau contenue dans l’air. Simplement, ses performances permettent d’extraire de l’eau d’un air même quasi-sec. Et comme un air totalement sec n’existe pas…

        Pour former de l’eau en recombinant les éléments (et non les molécules) de l’air sec, il faudrait que cet air contienne de l’hydrogène. Ce qui n’est pas le cas (mis à part dans les molécules d’eau. Les pinailleurs pourront aussi parler des molécules de méthane et autre gaz présents à l’état de trace, mais bon, ça reste peanuts par rapport à l’eau).

    2. jmdesp

      Il y a presque *toujours* de l’eau disponible. En fait c’est plutôt le premier cas, aucune eau disponible, donc obligé d’avoir recours à une solution lourde, couteuse, et dispendieuse en énergie, qui est rare.

    3. gem

      Si ça peut alimenter une famille, ça peut alimenter chaque famille, qu’elle soit dans la cambrousse la plus profonde ou en ville. Mais pour alimenter une grande ville les systèmes classique (grosse usine + tuyaux) restent nettement moins cher, c’est dans la cambrousse que ça devient tip-top

  6. gem

    il y a quantité d’autres impacts majeurs qu’on peut voir (en plus de tout ceux qu’on ne voit pas )
    * plus besoin d’habiter près de l’eau douce naturelle (les rivières) ! les déserts peuvent se peupler même si ils restent secs (pourvu évidement qu’il existe quand même une raison d’y aller)
    * plus besoin de réseau d’adduction d’eau ni de traitement collectifs des eaux polluées (ils peuvent rester rentables pour de fortes densité .
    * les fameux conflits futurs à propos de l’eau dont les catastrophistes nous font la promotion s’évanouissent

    Tout cela a un impact sur le développement comparable à celui qu’à pu avoir le développement de la téléphonie mobile

  7. mr-kawim

    Comme vous le faites remarquer, la bouteille LifeSaver s’adresse avant tout « aux populations les plus défavorisées de la planète et que ne disposent, au mieux, que de quelques centimes par jour à consacrer à l’eau potable » (d’ailleurs je viens de remarquer une petite faute d’orthographe:) ).

    Mais alors, comment ces personnes peuvent se procurer un tel produit sans aide de l’Etat ??

    1. Comme expliqué, la bouteille (le jerrycan) apporte un gain quantifiable en santé, en temps, … qui peut être utilisé de façon directe pour payer le procédé.

      1. Ernest

        De façon directe, ça parait difficile. La bouteille de base coûte plus de 100€. Enorme pour des gens qui en gagnent moins d’1 par jour. Il faut passer par des micro-crédits, pas disponibles partout, pas accessibles à tous…
        Et puis la relation temps dégagé = plus de temps consacré au travail = plus de revenus est belle en théorie mais rarement vérifiée concrètement.

        1. wpe

          « Enorme pour des gens qui en gagnent moins d’1 par jour. »

          Si ils ne gagnent qu’1 euro par jour, c’est peut-être aussi parce qu’ils passent la plupart de leurs journées à chercher de l’eau et ne peuvent pas pendant ce temps là faire des activités plus rémunératrices ?

    2. gem

      Les états n’aident pas, jamais. Seuls des individus ou certaines ONG aident.
      Ce truc reste essentiellement une grosse pompe à main avec un filtre : rustique et pas cher à produire (sauf peut-être le filtre). En occident on te le fait pour 100 à 500 $ selon la version, mais avec une production de masse made in China ça devient un gadget à 10 balles, moins qu’un téléphone portable dont le prix n’empêche pas la diffusion de plus en plus massive jusque dans les coins les plus pauvres du « tiers-monde » (de moins en moins tiers…).

      1. Paf

        on peut en acheter une pour plusieurs familles, etc.L’argument est que la debrouille, la technologie et les initiatives privees offrent une vraie alternative a la necessite d’avoir un etat pour avoir des infrastructures de distribution d’eau, puisque c’est ce schema que voudraient promouvoir les machins comme le forum de l’eau: de bons gros etats bien lourds, en cheville avec de bonnes grosses compagnies semi-publiques, qui installent des tuyaux partout.Le but a terme pour eux etant clairement de faire en sorte que la distribution d’eau soit partout un monopole d’etat.

    3. gnarf

      Allez sur le site de Lifesaver. Vous pouvez faire un don qui permet de fabriquer et donner une bouteille, ou une bouteille achetee une donnee.
      Pritchard utilise des dons et l’argent recolte par la vente de ses bouteilles aux occidentaux (tres pratique pour la montagne ou en voyage!!) pour faire tourner des equipes qui distribuent des bouteilles partout ou il en faut.

    1. ph11

      Après tout, c’est une société capitaliste, donc, qui a forcément un impact négatif sur la nature, un capitaliste étant forcément coupable, même si la culpabilité n’a pas été démontrée ou même infirmée, ce qui dans ce cas est sûrement du au complot des lobbies pétroliers ou des mangeurs d’enfants communistes.

      1. gem

        En plus ce truc ça lutte même contre le SIDA, le CO2 et les maladies génétiques orphelines, c’est dire à quel point ils sont méchants.

  8. Crucol

    Le piège à Vent, enfin!!!
    Dune devient réalité, à quand les fremens, les boucliers, l’épice, toussa, toussa?

    H16, Bravo! Vous êtes toujours à la pointe, à l’écoute des innovations. Comment faites-vous?

  9. BA

    Jeudi 19 avril 2012 :

    Quelles possibilités de couverture contre un scénario d’éclatement partiel de la zone euro ?

    Avec la remontée récente des taux d’intérêt sur les dettes périphériques, la question de la pérennité de la zone euro dans sa structure actuelle se pose pour de nombreux agents économiques exposés à la monnaie unique.

    Parmi un ensemble des possibles très vaste, allant de la sortie d’un seul pays comme la Grèce à l’explosion totale de la zone euro, nous retenons un cas intermédiaire, à savoir la sortie de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Ce choix est motivé par le risque de crises politiques et sociales que les niveaux de chômage atteints, notamment parmi les jeunes, font peser sur ces pays.

    Nous estimons les impacts potentiels sur les changes et les taux d’intérêt des pays sortants et des pays core puis proposons des stratégies de couverture sur les marchés obligataires souverains et corporates, actions et matières premières.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63603

  10. PapyPihi

    Dans les innovations – pas forcement recentes- il y a aussi la steripen,utilisant les UV pour purifier l’eau…et la pas besoin de bouteille specifique!
    On en trouve pour une cinquantaine de dollars US

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