Game over : la guerre contre la drogue n’a jamais marché. Laissez tomber.

Bon, je fanfaronne, je fanfaronne, mais j’ai mis un peu de temps à me remettre de mon splif bedonnant de dimanche dernier ; mon corps d’athlète (mais si) s’accommode mieux de fins whiskies que de ces douteuses expériences herbacées. Cependant, puisqu’on parle drogue, profitons de quelques liens que me fournit l’actualité, afin d’apporter quelques réflexions intéressantes.

Et justement, puisqu’on parlait whisky — que n’importe quel connaisseur consommera avec modération, hein, bien sûr — une récente étude, parue sur The Lancet, et relayée par The Economist s’est intéressé à la relation entre les dégâts des drogues sur les usagers directement et sur la société en général. Les résultats obtenus par David Nutt et son équipe sont suffisamment intéressants pour que je me reprenne une rasade de cet excellent Dalwhinnie (à votre santé).

Bien évidemment, chacun sera d’accord pour dire que certaines drogues provoquent plus de dégâts que d’autres ; l’héroïne est généralement considérée comme plus dangereuse que le cannabis, par exemple. Et comme les gouvernements adaptent leurs politiques de santé publiques sur (notamment) les dégâts (supposés ou réels) provoqués par les drogues, les résultats obtenus par les recherches de Nutt me laissent un peu perplexe (mais pas assez cependant pour m’empêcher de me reservir un petit coup, slurp).

dégâts drogues

Évidemment, on ne pourra s’empêcher de pointer le fait que la dangerosité d’une drogue est assez directement liée à sa disponibilité aisée. L’alcool et le tabac étant globalement très disponible, on ne s’étonnera pas de les trouver l’un et l’autre plutôt en haut du tableau. Ce qui me semble plus intéressant que cette corrélation assez évidente (qui n’est d’ailleurs pas une causalité, n’allez pas trop vite en besogne) est le ratio entre les dégâts qu’une drogue provoque sur l’usager comparé à celui sur le reste de la société. Ainsi, l’héroïne, le crack et le tabac se classent facilement en haut de tableau, derrière l’alcool ; or, intuitivement, le tabac et l’alcool sont a priori plus facilement disponibles que le crack et l’héroïne.

Du point de vue des politiques publiques, il semble alors compliqué de justifier l’asymétrie de traitement entre l’alcool et le tabac, en vente libre, ou, a contrario, l’héroïne, la cocaïne ou le crack, pénalisés. J’en vois deux ou trois qui trépignent déjà à l’idée qu’on pourrait mettre sur le même plan héroïne et tabac… Reprenez donc, comme moi, une goulée de cet excellent whisky, pour vous détendre, burp, et lisez la suite.

Ce que semble montrer ce graphique, c’est que la distinction qui a été introduite dans les différentes drogues est relativement artificielle ou, à tout le moins, ne permet pas de justifier logiquement, pragmatiquement, les politiques publiques engagées en plus de façon assez foutraque : d’un côté, on lutte officiellement contre certaines drogues, de l’autre, on envisage des salles de shoot, d’un troisième, on aimerait éviter autant que faire se peut de saboter un secteur économique essentiel (et patrimonial), mais enfin, on se retrouve avec un casse-tête de santé publique ingérable (le pataquès avec les cigarettes électroniques est à mourir de rire à ce sujet, et hat tip à la pauvre Marisol Touraine, jetée dans ce bain avec une bouée Mickey trop petite pour elle).

fumer tue

Et au-delà de ce graphique revient la question lancinante de la lutte permanente, coûteuse et sans résultat des autorités contre les vices des gens : quand finira-t-on par comprendre que lutter contre ces vices n’amène finalement que plus de problèmes au lieu d’en résoudre ? Quand les gouvernements et ceux qui les élisent, obstinément tournés vers une répression qui a déjà montré ses limites, choisiront-ils de porter leurs efforts sur l’encadrement de la consommation, l’accompagnement des drogués pour les aider à se sortir de leurs dépendances et des problèmes psychiques ou psychologiques qui les accompagnent ?

En effet, une récente étude a montré que la répression et l’interdiction ont été particulièrement improductifs ; non seulement, les politiques menées jusqu’à présent dans le domaine de la lutte contre les trafics de drogues ont montré leur inefficacité globale, et ce au point d’épuiser lentement les moyens dont on dispose pour cette lutte, mais – et c’est relativement étonnant – ces politiques n’ont aucune réponse à apporter à la baisse drastique constatée sur les prix de ces drogues, ainsi qu’à leur hausse globale de qualité.

Tout se passe exactement comme si la prohibition d’alcool dans les États-Unis avait provoqué non pas une hausse des prix et l’apparition de distillats frelatés, mais une baisse des prix, une abondance de produits, et une amélioration globale de la qualité… Oui, vous avez bien lu : malgré des dépenses colossales dans la lutte contre la production, le trafic, la vente et la consommation de drogue, malgré des politiques répressives toujours plus sévères et coûteuses, non seulement la consommation n’a pas baissé, la production n’a pas baissé, mais (et c’est parfaitement stupéfiant) les prix observés sont en baisse et la qualité augmente.

Cette étude, réalisée par une équipe canadienne dirigée par le docteur Evan Wood, un professeur de médecine à l’Université de Colombie Britannique au Canada, est disponible ici et quelques articles en parlent déjà dans la presse outre-atlantique mais on attend avec attention ce qui en sortira lorsque la presse européenne et notamment française s’en emparera ; attendez-vous à quelques pignouferies savoureuses – pas autant que mon petit whisky dont je me ressers une petite lichette, parce qu’il ne faut pas se laisser abattre.

Les conclusions du Dr. Wood sont particulièrement explicites :

“By every metric, the war on drugs — which is estimated to have cost North Americans over the last 40 years over a trillion dollars — has really been hugely ineffective. Drugs are more freely and easily available in our society than they’ve ever been.” – Quelle que soit la mesure utilisée, la guerre contre la drogue, dont le coût est estimé à 1000 milliards de dollars en Amérique du Nord sur les 40 dernières années, a été réellement très grossièrement inefficace. Les drogues sont actuellement plus facilement disponibles qu’elles n’ont jamais été dans notre société.

Et en terme de résultats, ils sont difficiles à contester : l’héroïne, la cocaïne, le cannabis ont vu leurs prix chuter de 81, 80 et 86% respectivement, et leur pureté augmenter de 60, 11 et … 161% respectivement (ce qui explique que le splif de dimanche m’a cogné bien plus sévèrement que prévu).

(…)The average inflation-adjusted and purity-adjusted prices of heroin, cocaine and cannabis decreased by 81%, 80% and 86%, respectively, between 1990 and 2007, whereas average purity increased by 60%, 11% and 161%, respectively. Similar trends were observed in Europe, where during the same period the average inflation-adjusted price of opiates and cocaine decreased by 74% and 51%, respectively. In Australia, the average inflation-adjusted price of cocaine decreased 14%, while the inflation-adjusted price of heroin and cannabis both decreased 49% between 2000 and 2010. During this time, seizures of these drugs in major production regions and major domestic markets generally increased.

Heureusement, je vous rassure tout de suite : les producteurs actuels de whiskies modernes vous garantissent une qualité et une pureté constante. L’état, quant à lui, vous assurera par ses taxes toujours plus créatives une hausse constante du prix de ces breuvages délicieux, mais c’est un autre sujet.

Aubrigolo et son petit splifAu passage, on notera que cette facilité d’accès aux drogues vient quelque peu mâtiner le commentaire que je faisais sur le graphique précédent : certes, l’héroïne et la coke ne sont pas encore en vente libre comme le sont tabac et alcool, mais on a pu récemment vérifier que cela n’empêche pas franchement les gens de consommer les substances en question, au grand dam de Martine Aubry qui s’était toute fripée en apprenant que Lille, la ville dont elle est maire, est actuellement championne de France de consommation de cocaïne et de cannabis …

Comme on peut le voir avec ces différents éléments, ce que les autorités tiennent pour des vérités absolues, pour des méthodes efficaces et pour des choix de société pertinents … n’en sont pas. Cette société, mal guidée, leurrée même par différents groupes d’intérêts divers, a dépensé des fortunes colossales pour restreindre les libertés des individus, en pure perte.

Pire : en grignotant tant de libertés, en aliénant toujours plus les individus, elle a créé un autre commerce massif de drogues, très lucratif pour certains, et dont les productions sont distribuées dans des quantités affolantes. Pour rappel, la France détient le record mondial de consommation d’antidépresseurs. Ce n’est pas un hasard.

Et bien évidemment, je ne touche pas à ça. Surtout quand je me tape un excellent whisky.

Burp.

Je crois que j’ai un peu trop bu.

Burp.

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Commentaires268

    1. Nocte

      Merci pour le conseil, même s’il s’adressait à h16 😉 (j’ai découvert récemment le whisky japonnais, avec un Nikka – From The Barrel, c’est plutôt surprenant).
      J’ajoute à la liste donc, avec Dalwhinnie.

  1. Peste et coryza

    Y a un remède simple pourtant : soyez pauvre.

    Vous ne pourrez pas vous droguer : vous n’en aurez pas les moyens (sauf les champignons…).

    La prohibition est inefficace aussi vu la légèreté des peines et le fatras juridique : fusiller les dealers ou saisir tous leurs biens dès qu’ils se font choper ferait sans doute baisser le trafic de la dite substance (et accessoirement le nombre de sarrasins dans ce pays).
    Bien sur, reste le problème de la police et du sachet discrètement glissé dans le sac…

    1. Calvin

      Le pauvre consomme peu, mais deale « à pas cher » : il prend les plus gros risques (d’être pourchassé par la police), tandis que sa marge est minime.
      Le trafiquant, lui, se marre : gros profit, impunité…

          1. channy

            #c’est un peu le Village du Prisonnier là-bas#
            Ben voyons…les bordels sont legaux a singapour, comme les casinos..il y a pire comme prison.
            Pour la drogue il y a juste a lire la rubrique# behind the causeway# dans les journaux malaisiens pour voir que malgre la peine de mort les arrestations de traffiquants ne faiblissent pas.
            C est pareil en malaisie, ou malgre la peine de mort encourue pour ce delit, il y a au minimum 1 condamne a mort par semaine

          2. ertyu

            Au moins c’est propre et les gens comprennent pourquoi il y a 16.5% de corporation tax.
            Les lieux sont surs à toute heure là bas.

            Alors en comparaison du pays nommé France…

            1. channy

              #sauf que la police malaisienne#
              La corruption dans la police malaisienne est une plaie je vous l accorde..mais meme a Singapour des flics vereux sont tombes il y a 2 mois environ…
              Sinon oui niveau petite delinquance, c est plutot calme, hormis du pickpocketing, abus physique sur les maids indonesiennes.. on est bien loin de la Fraonce je confirme.
              Bon il faut dire aussi que Singapour ne donne pas des cartes de sejour, des passeports a tous les misereux..l immigration selective est une realite la bas..

      1. Aristarque

        Il faudrait que tu essaies la colle à PVC.
        Depuis que la dissolution à rustines est quasi introuvable, cela fait un ersatz convenable et c’est pas forcément plus cher au litre… 🙂

    2. gem

      Au contraire. le pauvre souffre et a besoin de compenser par des psychotropes … de pauvre. même si ça pèse sur son budget. Tabac, Quat, feuille de coca, picrate, pavot (qui contrairement à la légende récente est, ou plutôt était, un produit traditionnel en France )

    3. max

      il n’y a pas de société sans drogue

      pauvre ou pas les gens se droguent ( voir la consommation de solvants pour les pauvres des pays pauvres, ou les alcools frelatés etc etc )

      la strategie de base d’une société est de combattre et diaboliser la drogue de l’autre ( alccol vs kiff , alcool vs coca….)
      en effet les societe n’arrive souvent a gerer que leur drogue culturel dont la consommation est « ritualisé » et permet d’en tirer des effets « benefique » tout en minimisant les troubles ( macher de la coca pour ramasser les patate a 3000m d’altitude au perou ca se comprend mieux que sniffer le principe actif isolé , cf aussi toute les utilisation des drogues dans les rites de passages )

        1. géodith

          Notre dope à nous à l’origine c’est le pinard…
          Le problème c’est qu’on s’est rajouté toutes les autres substances (tabac…cannabis..et pour finir antidépresseurs)

      1. Black Mamba

        J’avais vu une émission très intéressante sur les cultivateurs de patates et de feuilles de coca .
        On pouvait voir dans ce cas que la consommation locale des feuilles était avant tout pour stimuler les performances des travailleurs, leur faire oublier la fatigue d’un travail pénible.

        1. Black Mamba

          Les chauffeurs routiers utilisaient aussi les feuilles de coca pour tenir de longs trajets et de nuit de surcroît pour affronter courageusement « la route de la mort », plusieurs kilomètres au bord de précipice en montagne où était sensé circuler qu’un camion à la fois mais bien sûr, il y en avait des camions et des autobus blindés de gens qui circulaient dans l’autre sens 😕

          1. Curieux

            Bah, non la feuille de coca fonctionne plutôt comme un vasoconstricteur et permet de compenser les effets de l’altitude.
            Vous pouvez en machouiller toute la journée… sans la moindre ivresse en vu.
            Ah, les légendes.
            PS si, en tant que touriste, vous allez dans visiter l’Altiplano, machouillez encore et encore ça vous évitera un sérieux mal de crâne.

    4. skunker

      a) Ce sont justement les pauvres qui se procurent le plus de drogues.
      b) >20% de la consommation nationale produite sur le territoire : laissez tomber les sarrasins, les français sont bien assez malin pour se dispenser d’aller acheter du pneu à Momo dans son coupe gorge. http://www.nirvanashop.com/fr/ (oui oui c’est aussi simple que ça).
      c) Aux États Unis on a déjà enfermé des gens à vie avec le résultat qu’on sait alors les peines plus sévères …

      Reste à se demander pourquoi on favorise la consommation de produits illégaux ou comment des milliards d’€ peuvent revenir dans le circuit sans que qui que ce soit ne trouve à redire.
      Début de réponse (avec des gros morceaux de foutage de gueule dedans) :
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/25/blanchiment-florence-lamblin-n-a-pas-pense-que-c-etait-de-l-argent-sale_1780996_3224.html

    5. Maximilien

      Ca ne marche pas du tout en Iran. Alors que des dealers finissent très régulièrement pendus sur la place publique (même s’il s’agit de temps en temps d’opposants politiques vendus à l’international comme trafiquants de drogue, c’est un autre débat), que le pays mène une véritable guerre aux trafiquants afghans (et on parle ici de tanks qui tirent sur des véhicules blindés, pas de gentils policiers bisous qui arrêtent des gentils adolescents français pour les relâcher trois jours après), la consommation d’héroïne a tellement explosé que le pays détient le triste record mondial du taux d’héroïnomanes.

    1. Guillaume_rc

      Eh oui mais à l’époque il y avait la régie des tabacs et des kifs (si !) et on pouvait à peu près librement consommer de l’opium (surtout en Indochine of course).
      Ce n’est qu’à partir des années 20 que les Etats-Unis puritains ont imposé stupidement au monde entier leur croisade anti-drogue.

      1. rasrhum

        Je me demandais justement d’où était venue cette dynamique répressive sur un segment particulier de drogues.
        Ce sont donc les USA qui ont lancé le revirement? On sait sur quels motifs/arguments/excuses…?

        1. jcdusse

          Oui ce sont ces braves ricains qui ont imposé au reste du Monde leur croisade anti-drogue. Après la fin de la prohibition, ils n’avaient plus de « grand ennemi » à combattre et donc ils ont trouvé leur bonheur en la drogue.

        2. Greg

          Une légende urbaine (e ne sais toujours pas à quelle degré de vérité elle tire…) dit que les USA ont commencé la guerre à la marihuana sous l’influence de lobbying de DuPont de Nemours qui voulait tuer la production de chanvre pour mieux vendre son nylon…

          J’avais trouvé un argumentaire logique et à mon sens cohérent à cette théorie lue je ne sais plus où…

          1. white Panda

            Selon mes souvenirs de collège …
            Le professeur de chimie nous avait dit que NYLON était un acronyme ( Now You Lost Old Nypon : maintenant tu as perdu vieux Japon).
            Il aurait été un substitut moins cher de la soie.

            1. Maximilien

              Moi j’avais appris ça (vu sur wikipedia)
              « L’explication suivante, donnée par plusieurs dictionnaires étymologiques (dont celui de Dauzat) est assez plausible : il s’agirait de l’acronyme formé par les initiales des prénoms des épouses des cinq chimistes de DuPont de Nemours qui collaborérent à la découverte du textile, à savoir Nancy, Yvonne, Louella, Olivia et Nina. »

            2. Greg

              Et moi j’avais trouvé que nylon venait de
              New-York – London, parce que le fils de nylon pouvait se fabriquer d’une pièce sur l’équivalent de cette distance…

            3. Greg

              Et ceci dit, le nylon datant de 1935, je ne vois pas en quoi les USA avaient une dent contre le Japon à cette date…
              Par contre selon mes souvenirs et les polars US situant l’histoire dans les années 40, la guerre à la marihuana qui était surtout fumée par les noirs et mexicains, et les musiciens, semble bien avoir commencée entre 1935 et 1940.
              Bref, peu importe…

    1. Calvin

      Ouf, y a pas la colle d’écolier.
      Je ne suis donc pas considéré comme drogué.
      Victoire !

      (l’autre commentaire était mal placé !! Remarquez, ma remarque était elle-même déplacée !!)

    2. yann

      j’avais lu un articles qui disait que l’huile de friture des frites et des chips était plus addictive que le cannabis pour certaines personnes : ils avaient plus de mal a se passer de manger leur gras quotidien que des consommateurs de joins a arrêter de fumer…

      il faudrait peut être qu’ils le rajoute sur la liste ?

          1. Greg

            Ah, un connaisseur ?
            Paraitrait que j’ai reçu une fessée mémorable à l’âge vénérable de 3 ans administrée par une mère excédée par mon insistance à en vouloir une de plus…

            Les addictions, chez moi elles ont commencés tôt, et pour mon bonheur j’espère les entretenir encore longtemps !

  2. Calvin

    C’est une question cruciale pour mes parents, la drogue : Ils ont tellement peur que je tombe dedans.

    Mais, n’est-il pas plus sain que ces substances soient légales, tandis que les parents reprennent la responsabilité de discuter avec leurs enfants, de leur montrer l’influence néfaste de ces produits, au lieu de laisser cette éducation à un Etat, inapte et inepte.

    Le problème de base, c’est que les drogues sont supposées (à raison) limiter le degré de liberté de ceux qui s’y adonnent.
    Or, avoir sa liberté et faire usage de sa liberté, le fait aussi !
    Si je décide devenir entrepreneur, je renonce à ma liberté d’être salarié. Si je prends la route de gauche, je renonce à ma liberté d’aller à droite ou à gauche.
    En jouant sur ce grossier mensonge, les élus montrent deux choses : un, ils ne savent pas ce qu’est la liberté. Deux, ils nous l’enlèvent à leur profit.

    Concernant la différence de traitement entre alcool (et dans une moindre mesure le tabac) et les drogues illicites, il me semble que, justement, c’est pour ne pas avoir à mesurer réellement les ratages de l’Etat Protecteur que celui-ci lance et encourage les guerres de la drogue.

    Wala, c’était la réflexion d’un gamin de 8 ans à la lecture de cet article.

  3. Nyamba

    Je suis étonnée : point n’est mention du café, ni même du Nutella. L’étude est incomplète, ou alors il y a erreur…

    Bon, c’est pas le tout, mais c’est bientôt la saison des champignons…

    1. jcdusse

      Ni même du Coca-Cola qui est très addictif aussi. Je connais un paquet de gans qui ne peuvent se passer d’en boire des litres…

      1. Black Mamba

        J’avoue qu’il m’a fallu du temps pour arrêter de boire ce poison industriel, j’en consommais des litres étant adolescente , je ne pouvais pas supporter de boire de l’eau 😉 , il faut dire pour ma défense que l’eau du robinet en Guyane est infecte avec une forte teneur en chlore. 🙁

        1. Peste et coryza

          @BM
          Si pas mal de guyanais arrêtaient de ch*er par les fenêtres et de balancer n’importe quoi dans la flotte, ça irait mieux je pense (dixit un de mes potes, technicien traitement de l’eau, qui n’a pas du tout aimé la Guyane).

          Ou alors, investir dans de nouvelles stations… mais qui paiera ?

          1. Black Mamba

            « Chier par le fenêtre » , c’est dans la cambrousse , on est plus civilisé en ville 🙂
            Et c’est normal de ne pas aimer la Guyane, surtout maintenant, seul ceux qui ont vécu depuis l’enfance peuvent apprécier les charmes de la Guyane.
            Par contre , je peux plus y vivre , la Guyane est un grand village, dès que je sors de chez moi aussitôt il y a des messes basses dans les maisons, c’est très agaçant. 🙁

            1. Le Gnôme

              Surtout avec ces tenues, les cancans doivent fuser. Mais où achète t’elle tout ça, c’est scandaleux et patati, et patata…

            2. Black Mamba

              C’était à Bordeaux, que je me faisais régulièrement aborder par des hommes qui me demandaient en passant si j’avais une culotte sous ma jupe !
              Avec un grand sourir pour les désarmer , je leur répondais que OUI, j’en avais une mais que je n’allais pas leur montrer et je continuais ma route tandis que qu’ils restaient là , à rêvasser 😉

          1. Black Mamba

             » L’acide phosphorique, incorporé au taux de 0,05 %, confère au Coca un pH de 2,4835. Il faut savoir cependant que l’ingestion répétée d’acide phosphorique est connue en médecine pour entraver le fonctionnement des reins et favoriser les calculs rénaux. Des chercheurs américains ont interrogé 500 personnes pour lesquelles une insuffisance rénale a été récemment diagnostiquée; ils constatent à partir de la description de leur régime alimentaire qu’à partir de deux verres de coca-cola par jour, le risque d’insuffisance rénale est multiplié par deux. Il en est de même avec le coca light. En revanche, aucune association n’a été trouvée avec les autres sodas, ce qui renforce la suspicion à l’encontre de l’acide phosphorique36. »
            🙁 Oui, mais à l’époque , il n’y avait aucune information sur le sujet et ma « gentille grand-mère  » illettré ne pouvait pas savoir les effets néfastes et c’était la boisson à l’époque la moins chère , elle en achetait deux à trois caisses pour m’éviter d’être grognon 😈

        2. hussardbleu

          Dangereux le chlore ! j’ai bien connu une Libanaise, qui tenait une petite taule du côté de Bien Hoa… elle en buvait des litres… et bien, souvent elle mordait jusqu’au sang la cuisse de ses amants… un certain Teddy de Montreal, son beau-frère sans doute, un fondu qui travaillait à la dynamite, a su la calmer… On en a retrouvé des morceaux jusqu’à Versailles…

      1. Black Mamba

        Mon époux a voulu travailler , il y a une époque à Dubaï, je lui ai dit qu’il pouvait y aller mais il ne devait pas compter sur moi pour l’accompagner.
        Je me serait fait lyncher dès les premiers jours, je suis très indiscipliné dès qu’il s’agit de privation de liberté surtout pour la gente féminine 👿

        1. Calvin

          Si tu n’es pas émirati »e », pas de problème en perspective.
          Ils ont énormément d’étrangères là-bas sans leur restreindre quoique ce soit.

          1. Black Mamba

            Désolé mais mon instinct de survie ne supporte même pas l’idée de côtoyer ces gens là. …
            J’ai trop de mauvais souvenirs avec ma propre famille pour être tolérante pour leur coutume .

            1. M51

              Lol ! c’est pour ca que tu préfères rester en france ? Le pays de la liberté. C’est vrai qu’a dubail tu ne peux pas te trimballer en porte jarretelles avec une mini jupe au raz du carbu. Lol ! D’un autre coté il n’existe aucun imprimé cerfa à remplir !)))))

            2. Black Mamba

              Et OUEH!
              Mais je n’ai jamais interdit à mon époux de partir , mais il a préféré rester avec sa Black Mamba , toutes les richesses du monde il n’en veut pas si c’est pour être loin de moi 😛

            3. Aristarque

              On appelle cela le syndrome de Stockholm :
              le bagnard de la génératrice à pédalier ne peut se passer de son bourreau sans ressentir un grand sentiments d’effroi qui le saisit à cette sombre perspective… 🙂

      1. vengeusemasquée

        D’ailleurs, la consommation de drogues est énorme des les pays où l’alcool est prohibé, au moins socialement. Pour avoir vécu en Egypte, je peux vous dire qu’on s’y drogue abondamment.

        1. M51

          L’alcool n’est pas prohibé à dubai mais il ne faut pas etre raide en pleine rue. C’est tolérance 0 au volant. Si tu es en infraction c’est la charria qui s’applique et là tu manges grave.

    1. Calvin

      Mais aussi :
      « s’est intéressée à la relation  »
      « me resservir un petit coup »
      « L’alcool et le tabac étant globalement très disponibles »

      Houlà, le whisky a des effets perturbants chez h16, pire que le splif !!
      Je vais encore relire l’article !!

  4. Guillaume_rc

    Le graphique me laisse quand même super dubitatif.

    D’abord le % il correspond à quoi ? le pourcentage d’alcoolos/junkies qui causent des dommages aux autres ? quels dommages ?

    Mais surtout quand on vient m’expliquer que l’alcool est plus dangereux que l’héro, ça me fait doucement rigoler.
    D’abord l’alcool en soi, ça recouvre plusieurs choses : bière, vin, liqueurs, alcools forts, etc.
    Ensuite mettre sur le même plan, le type qui boit deux/trois verres de vin le week-end et le pochetron du village c’est juste ridicule.
    Si on examine les dégâts causés par une drogue, la régularité et la quantité sont des facteurs primordiaux. Pour reprendre mon exemple, on peut être consommateur occasionnel de vin , beaucoup plus difficilement consommateur d’héroïne.

    Tout ceci n’enlève rien au fait que je suis globalement d’accord avec le fait que la prohibition est une impasse, tant sur le point de vue des principes que de l’efficacité.

    1. « D’abord le % il correspond à quoi ? »
      C’est pas un %, c’est une note, de 0 à 100 (qui n’est donc pas un rapport). Il faut aller lire l’article.

      « Ensuite mettre sur le même plan, le type qui boit deux/trois verres de vin le week-end et le pochetron du village c’est juste ridicule. »
      Ce n’est pas ce qui est fait. Franchement, avant d’émettre un avis, il faut lire un peu de quoi on parle, hein.

    2. max

      l’alcool est considéré comme plus dangereux car il cause de tres nombreux troubles dans la société ( les gens meurent des suites de l’ingestion répété , se battent , ont des accidents de la route etc etc )
      en fait il est techniquement peu simple d’être consommateur occasionnel d’héroïne ( en soirée uniquement ) alors qu’il est très simple de boire du vin a chaque repas , on pourra par exemple voir « l’alcoolisme mondain » cas typique de gens qui pensent ne pas avoir de consommation a problème .
      moi ce qui me fait doucement rigoler cest les gens qui pensent que l’alcool de la bière cest pas le même que celui du vin ( citation célèbre d’un gradé de l’armée disant qu’il ne pouvait y avoir d’alcoolique dans son rang puisque ses hommes ne buvait que de la biere ).

      1. Guillaume_rc

        Pour les pourcentages (qui n’en sont pas) merci pour la précision, j’ai effectivement lu trop vite.

        En revanche, j’ai lu. Et je maintiens : Quand on dit l’alcool est plus dangereux que l’héroïne, on amalgame tout.
        Merci max de ne pas me prendre pour un abruti, je sais qu’il y a autant d’alcool dans un demi de bière que dans un baby de whisky (par exemple).
        Et si effectivement, l’alcoolisme mondain existe, boire du vin régulièrement et en petites quantités est décrit par nombre de savants comme bon pour la santé (alors que l’héro franchement….).
        Par ailleurs l’alcool provoque une addiction mais moins violente et rapide que l’héro ou le crack.
        Ensuite si on compare les dégâts infligés aux autres, « l’alcool est considéré comme plus dangereux car il cause de tres nombreux troubles dans la société ( les gens meurent des suites de l’ingestion répété , se battent , ont des accidents de la route etc etc ) », c’est sûr que vu le delta qu’il y a entre le nombre d’alcoolos et le nombre de junkies, les problèmes posés par les premiers sont plus importants que ceux causés par les seconds. En masse.
        Mais si on prend par individu, j’en reviens au fait que tu peux être consommateur occasionnel d’alcool ou même consommateur régulier sans poser le moindre pb à ton entourage. C’est moins vrai pour un accro à l’héro ou au crack.

        Et, in fine, ce qui m’agace le plus dans ce genre d’amalgame, c’est que ce type d’argument est utilisé le plus souvent par ceux qui veulent tout interdire (pour notre bien naturellement) plutôt que par ceux qui veulent plus de liberté.

        1. max

          non , non loin de moi l’idée de vous prendre pour quoi que ce soit d’autre qu’un lecteur eclairé de ce site .

          si on voulait aller dans votre sens l’amalgame serait de comparer la consommation culturelle de l’alcool en france avec autre chose que le consommation culturel de l’opium…
          le point de vue que je défend est celui de dire que le produit n’est que rarement le probléme mais c’est bien sont usage , ce que vous en faite qui l’est.
          je ne joue pas au jeu du plus destructeur des produits mais l’alcool tiens le haut du classement, et on ne peut nier les effets destructeur de cette drogue sur de nombreuses populations qui n’avaient pas de culture de sa consommation.
          par ailleurs je ne veut pas minimiser les effets de l’héroïne (qui sont terrible nous sommes d accord ) , mais vous seriez peut être surpris du nombre de consommateurs réguliers qui ont par ailleurs une vie sociale tout a fait normal, sans compter que l’héroïne cest quand même une drogue tres 70’s , c’est naturellement les « delta » entre le volume des deux qui faits qu’on parle de l’alcool d’abord ( largement mis en avant , vendu légalement tout ca tout ca ), de plus c’est une étude anglaise , pays dans lequel le binge drinking fait des ravages.

  5. aristarque

    Meremptoire toujours aussi impayable! Quelles capacités! Quel Cador enjuponné! On ne le lui avait pas dit ! Elle n’ était pas au courant ! Elle vient en bon apparatchik PS de découvrir la lune ! Il y a au moins quarante ans que la Voix du Nord, le quotidien régional, est remplie, semaines après semaines, d’ arrestations de dealers locaux professionnels ou amateurs, de trafiquants de toutes importances depuis celui qui va chez les Bataves acheter son herbe par centaines de grammes jusqu’à ceux qui l’importent par camionnettes ou camions entiers, de saisies de cargaisons illicites. Même à l’ époque où il y avait encore des douaniers à Menin ou autres postes frontières, c’était déjà le cas parce que la moitié des routes (les petites) transfrontalières n’ étaient pas pourvues de postes de douane…
    Pauvre Meremptoire ! Et dire qu’elle implore ses séides accointés de faire un « dernier » (lire: en attendant le suivant) mandat de maire dans ce cloaque lillois… Casse-toi ! Va exercer tes ravages ailleurs, les Lillois ne s’ en porteront que bien mieux ! Encore une qui va « se dévouer » en cédant, à son corps défendant, à l’ affectueuse pression de ses amis (lesquels ? Elle serait bien en mal de donner une liste de plus de trois noms…). Elle, qui chérit tant son Lille Sud, vivier de ses électeurs d’ origines diverses, ne s’ est donc jamais étonnée de voir au pied des barres et tours, des voitures plutôt incongrues en ces lieux à cause de leurs prix de vente ? De ces modèles que beaucoup, après avoir contribué pour bénéficier des services de la société, n’ ont plus l’argent pour les acheter d’occase alors qu’elle en reluque là, des neuves… Ah, on me glisse dans l’ oreillette qu’ elle ne visite ses électeurs que dans la période des deux mois avant scrutin et, avant/après jamais sauf exception lorsque les télés sont là pour un fait divers…

  6. GG

    Évidemment c’est parce qu’on parle des effets sur celui qui consomme la substance, mais ça me fait marrer de voir le GHB avec aucun « dégâts aux autres » !

    H16, j’espère de mes voeux un prochain article sur l’intention de notre bonne NVB d’éradiquer la prostitution par des amendes au client « par souci de pédagogie ».

    Bonne journée !

    1. Calvin

      Non, c’est très cohérent.
      Le GHB n’a d’effet négatif que sur celui qui le consomme (la victime), pas d’effet négatif sur les autres personnes. Eventuellement, un seul effet positif pour celui qui lui a administré.

  7. DiasW

    Tiens à propos de la fin de l’article : en anglais médicaments se dit bien drugs. peut-être une explication à la non défiance des français face aux ordonnances généreuses (OK pour la secu gratuite aussi)

    1. Calvin

      Je pense qu’ils ont été effacés, vu qu’ils n’apportaient rien au propos.
      C’est un choix du propriétaire de ces lieux.

    2. Black Mamba

      Et encore soit heureux de ne pas être banni définitivement, H16 a prohibé les post qui font « prums ou premier » 😛

  8. adena

    Il y a un phénomène de dépendance propre aux drogues qui est complètement absent de votre post et qui fait qu’il est criminel de défendre la vente libre et le libre marché pour ce type de produits.
    Certes l’individu est responsable, seulement vous aurez beau le mettre en garde, lui montrer la souffrance physique et psychique de consommateurs réguliers de drogues dures (héroine par exemple), tant qu’il n’aura pas expérimenté lui-même cette souffrance, il sera incapable de se rendre compte combien il est difficile de se sortir de l’engrenage de la drogue une fois qu’on y est entré. En plus le principe d’une drogue est particulièrement vicieux, les premières prises vous font vous sentir bien, ensuite il vous faut augmenter les doses pour ressentir le même niveau de plaisir, puis vous commencez à vous sentir mal lorsque vous n’êtes pas sous l’emprise de votre drogue, puis très mal, très très mal et arrive un moment où la prise de drogue ne procure plus aucun plaisir, elle permet seulement d’atténuer la douleur.

    Le vendeur, le pourvoyeur de drogue est un criminel parce qu’il procure un produit qu’il sait être non seulement nocif mais surtout très addictif.
    Les guerres de l’opium menées au XIXe siècle par l’empire britannique contre la Chine pour pouvoir lui écouler sa came sont l’exemple le plus abject d’une guerre menée au nom du « libre » marché

    1. « Il y a un phénomène de dépendance propre aux drogues qui est complètement absent de votre post »
      Alcool. Premier de la liste.

      « il est criminel de défendre la vente libre et le libre marché »
      Alcool. Vendu librement.

      Bref : vous regardez l’arbre, oubliez la forêt et dites un peu n’importe quoi sur la guerre de l’opium.

      1. Vladimir Vladimirovich

        @ H16

        La dependance a l’alcohol se developpe infiniment moins vite que la dependance a l’heroine, par exemple, laquelle est l’affaire de quelques mois. Avant d’arriver avec de l’alcohol a un tel niveau de dependance physique qu’on peut observer chez les heroinomanes, il faut ecluser comme le barrage des trois gorges des annees durant.

        Ensuite il n’y a pas d’heroine aperitive ou digestive, ni de crack joint en accompagnement de l’expresso. Ce sont des drogues qu’on prend exclusivement (a ma connaissance) pour se defoncer. Pas un art de vivre auquel peuvent pretendre whisky, vin, cigares, etc…

        1. Vous répondez à côté de la plaque.
          D’une part, la dépendance à l’alcool est plus forte que celle à l’héroïne.
          D’autre part, vous partez du principe qu’actuellement, on n’a pas d’héro en apéritif, etc… Ceci n’a pas toujours été vrai, et ne permet pas la comparaison puisqu’on n’est pas à marché comparable.
          Mais surtout, la question n’est pas là : non seulement, interdire ne résout pas le problème, mais il l’aggrave. Que l’alcool soit ingérable sans déclencher de dépendance immédiate fait une belle jambe si les dégâts pour les gens et la société sont supérieurs ; que l’alcool soit moins mauvais (ce qui n’est pas ce que montrent les études, mais baste, passons) n’amène aucun réconfort si les mesures en vigueur aboutissent à une société plus malade, moins riche et avec des millions d’individus qui se droguent en cachette (drogues illégales) ou ouvertement (antidépresseurs).

          1. Vladimir Vladimirovich

            « Vous répondez à côté de la plaque »

            Vous etes trop aimable!

            « la dépendance à l’alcool est plus forte que celle à l’héroïne »

            Ouch! grande nouvelle…

            « actuellement, on n’a pas d’héro en apéritif, etc… Ceci n’a pas toujours été vrai »

            ???

            1. Guillaume_rc

              « la dépendance à l’alcool est plus forte que celle à l’héroïne »

              Illustration parfaite de ce que je disais précédemment sur l’amalgame entre tous les alcools.
              On confond le verre de rouge (ou de bière ou de whisky) quotidien et le vrai alcoolo qui commence tôt le matin, sort bourré de son déjeuner et est torché tous les soirs : celui-là a vraiment un pb grave de dépendance.

              On peut très bien boire un petit verre tous les jours sans pour autant être alcoolique (i.e. avoir un vrai problème de boisson). Et arrêter une semaine-quinze jours se fait sans problème.
              Pas impossible mais beaucoup plus difficile avec l’héroïne (marque déposée par Bayer qui synthétisé et baptisé la diacétylmorphine – ils font pas bcp de pub là-dessus).

              Comme le dit Deres plus bas, c’est un prisme anglo-saxon qui fait qu’on assimile tout et n’importe quoi quand on parle alcool vs héroïne.

              C’est à peu près l’équivalent du : « on commence par un joint, on finit par une seringue ».

            2. Vladimir Vladimirovich

              @ H16

              Au risque de paraitre insistant, est-ce que vous pourriez etre quelque peu specifique au sujet de:

              – la dépendance à l’alcool qui est « plus forte que celle à l’héroïne »
              – l’héro en apéritif, qui n’existe pas, mais « ceci n’a pas toujours été vrai »

              Ca m’ouvrirait des perspectives considerables!

              Bien a vous

              1. – L’effet de manque dure (considérablement) plus longtemps que pour l’héroïne, les risques de rechute sont plus forts.
                (Le sevrage peut commencer dans les six à 12 heures suivant la dernière consommation d’alcool. Les symptômes culminent dans les deux ou trois jours, mais peuvent durer jusqu’à sept jours. Le syndrome de sevrage subaigu peut durer des semaines, et se caractérise par de l’insomnie, de l’irritabilité et un état de manque. Pour l’héroïne, les effets sont perceptibles dans les 12 heures et durent jusqu’à une semaine.)

                – J’ai répondu pour l’héro en apéritif ; c’est caricatural, mais l’héroïne et la cocaïne se trouvaient dans de nombreux produits courants, en vente libre.

                morphine
                cocaine
                cannabis

            3. Vladimir Vladimirovich

              @ H16

              – Je ne suis pas sur de comprendre ce que vous ecrivez. Le sevrage d’un heroinomane durerait une semaine? Ca me semble fantaisiste. Un traitement standard dure 4 a 6 semaines. Et ca depend du degre de dependance, evidemment.

              Et cette maniere de calculer ne tient pas du tout compte de la facilite a devenir dependant. Il y a des millions de gens qui consomment un verre de vin tout les jours toute leur vie sans etre alcoolique. Par contre, les consommateurs journaliers d’heroine deviennent tres rapidement dependants.

              – Oui, la plupart des drogues dures ont des origines (et certaines utilisations) therapeutiques, on en mettait dans le coca, etc…

              So what?

              En attendant, l’usage qui en est fait consiste bien a se defoncer la gueule, comme les clochards de Moscou s’abattent a la vodka. On n’a pas jusqu’a nouvel ordre, et bien que le marche noir se foute eperdument de la regulation, vu apparaitre un art de vivre base sur l’heroine, le crack, ou la methadone, facon whisky on the rock dans un fumoir a cigare.

              1. « Le sevrage d’un heroinomane durerait une semaine? »
                Nan. Les effets du sevrage (la partie physique de la dépendance). La partie psy, elle, peut durer toute une vie, mais c’est un autre sujet (et il est vrai pour beaucoup d’autres drogues, légales comprises).

                « So what »
                Disponibles librement dans le commerce. « So » je n’ai pas souvenir qu’on dépeigne la fin 19e début 20e comme une époque où tout le monde se droguait. Loin de là.

                « un art de vivre base sur l’heroine »
                Depuis combien de temps est synthétisé le principe ? Depuis combien de temps c’est interdit ?
                Comparez à l’alcool (et même au tabac) Pour rire. Et vous prenez l’héro et pas l’opium ou le cannabis ou même la coca. Pourquoi ? Ah oui. Parce qu’il y a, justement, des usages familiers et courants, ancestraux, même, de l’opium, du coca et du cannabis.

                Bref. Non seulement vous n’êtes guère convainquant, mais vous vous tirez quelques balles dans le pied.

            4. Vladimir Vladimirovich

              Je prends l’heroine parce que vous la citez le plus souvent dans votre article, en la mettant sur le plan que l’alcool, si je vous comprends bien, ce qui est plutot absurde, pour les raisons que j’ai explique (c’etait ca mon propos, n’est ce pas).

              Pour les autres drogues, l’opium n’est pas l’heroine, pas plus que la feuille de coca n’est comparable en puissance a la cocaine en poudre, et le canna c’est encore autre chose. Bref, ca se discute au cas par cas, et on va s’epargner l’exercice a cette heure.

              Apres, la molecule heroine existe seulement depuis 1874 (sois quand meme 140 des annees les plus productrices de l’histoire humaine), c’est vrai, ce qui lui laisse neanmoins un avenir plein de decouvertes et d’experimentation joyeuses. Dans l’avenir, peut-etre qu’elle sera donc utilise differement et alors deviendra comparable a l’alcool.

              1. Bon, je ne mets pas l’héro au même plan que l’alcool, je me contente de reprendre les résultats des études que je discute dans mon billet :
                a/ les dégâts de l’un (alcool) sont supérieurs à l’autre (héro), pour l’usager et la société. On peut discuter, ensuite, des chiffres ou du bien fondé de l’étude, mais il n’y a pas de raison, a priori, de douter de son bien-fondé, sauf à la remettre directement en question et dans ce cas, le billet n’a plus vraiment lieu d’être, hein.
                b/ la lutte contre les drogues est contre-productive.

                Ce que je voulais dire en parlant opium & le reste, c’est simplement que l’héroïne est présente dans la société occidentale depuis bien moins longtemps que le tabac et l’alcool et qu’un « mode de vie » ou une « culture » ne s’est pas établi autour à cause de ce facteur (encore que pendant une période, se piquouser pouvait faire fashion, Arthur Conan Doyle pourrait en écrire quelques lignes à ce sujet). D’autant qu’en même temps, la société s’est progressivement puritanisée…

            5. Vladimir Vladimirovich

              NB : que l’hero soit comparable ou pas a l’alcool ne remet pas en cause l’echec de sa prohibition, que vous decrivez.

              Tres bon article donc! (a force d’argumenter, j’en oublie l’essentiel)

      2. pi31416

        Et le tabac, hein?

        Enfin, c’est ce qu’on dit.

        Quand je vais à Bali je pétune comme une cheminée. Un paquet de cigarillos par jour sinon plus. Au prix où ils sont pourquoi se priver?

        Quand j’étais étudiant je carburais au tabac à priser dans le Coca (une boîte de Coca, une pincée ou deux de tabac à priser et glou-glou). Je vous recommande ce… cet amalgame 🙂

        Quand j’étais au Vanuatu je carburais au kava (piper methysticum). J’aimais ce goût, cette odeur, de feuilles mortes dans un chemin creux. (Bien des années plus tard j’ai retrouvé cette odeur quand un richard de ma famille éloignée m’a fait goûter des truffes)

        Je devrais être une loque, accro à un tas de truc. Ben non.

        Pour un peu, j’essaierais la coke, juste pour savoir si j’y deviens accro. Mais pas au prix où c’est, non merci.

        1. hussardbleu

          Dans les années 20 (les « années folles ») on vendait même des crèmes de beauté radio-actives… Colette, qui toujours fauchée, avait ouvert un salon de beauté, en faisait la réclame….

          Me demande les effets sur le visage de ces dames…. et quand je dis le visage…

          Alors, hein, la Coke, moindre mal, n’est-ce pas….

    2. Calvin

      Les guerres de l’opium menées au XIXe siècle par l’empire britannique contre la Chine pour pouvoir lui écouler sa came sont l’exemple le plus abject d’une guerre « PROTECTIONNISTE ».
      Laissez le marché libre tranquille, svp.

        1. Calvin

          les guerres de l’Opium ont eu lieu alors que les nations européennes étaient TOUTES protectionnistes. Voyant leurs marges d’évolution restreintes les unes par les autres, ces nations et particulièrement les anglais et les français ont chercher un nouveau débouché et ont choisi la Chine, tout aussi protectionniste qu’eux, mais plus faible militairement, pour la forcer à ouvrir son marché intérieur aux exportations européennes.
          La guerre de l’Opium tombera en désuétude avec les premiers traités de libre-échange entre européens.

          1. Vladimir Vladimirovich

            Vous oubliez de dire que la balance commerciale UK/Chine etait deficitaire, car les anglais importait du the, et les chinois rien du tout. D’ou la tentation british d’obliger militairement les chinois a accepter le commerce de drogue sur leur territoire.

            Le fait que les marches europeens aient ete protectionnistes ne change rien au fond de l’histoire. Cette guerre n’etait ni liberale, au sens ou le « liberalisme » en question etait a sens unique, ni pour autant protectionniste.

            1. Calvin

              « Le fait que les marches européens aient été protectionnistes ne change rien au fond de l’histoire. »
              Puis « Cette guerre n’était ni libérale, au sens ou le « libéralisme » en question était a sens unique, ni pour autant protectionniste. »
              Je comprends pas ton point de vue, Vladimir !!
              Les états européens étaient à ce moment très protectionnistes. Les marchés étaient bouchés en Europe. Tiens, la Chine protectionniste était bénéficiaire vis à vis du RU. Paf, vendons-leur de l’Opium. Ok.
              Sauf que ce n’est plus devenu de l’échange, mais de la coercition. Donc guerre.
              Donc guerre protectionniste.

              Mais à la réflexion, vous avez raison.
              Le terme « guerre protectionniste » est impropre : toute guerre extérieure est faite par des états pour des raisons protectionnistes. Sinon, du point de vue libéral, rien ne justifie une riposte hormis de défense de ses biens ou de ses citoyens.

            2. Vladimir Vladimirovich

              « Le terme « guerre protectionniste » est impropre »

              Exact. La coercicion n’est ni liberale, ni protectionniste. Elle est hors-la-loi

            3. Vladimir Vladimirovich

              « toute guerre extérieure est faite par des états pour des raisons protectionnistes »

              La, par contre, non. Ca n’a pas plus de sens que de dire qu’on fait la guerre au nom du liberalisme. Le protectionnisme est le miroir legal du liberalisme. En ce sens il utilise des voies legales pour defendre ses interets.

              A l’inverse, la coercition par des moyens militaire est une predation non-fondee sur le droit mais sur la force.

              Repondre aux socialos qui disent « guerre liberale » que non, c’est « guerre protectionniste », c’est faire la meme erreur qu’eux.

            4. Vladimir Vladimirovich

              @ H16

              Oui, oui, bon, ma phrase est mal foutue, voir meme incorrecte.

              Je veux dire que le protectionnisme, a l’international, est l’oppose du liberalisme. Il lui fait miroir. Mais les deux sont legaux, et relevent d’une maniere legale de proteger ses interets.

    3. Nyamba

      Votre logique « l’individu est responsable » et, quelques lignes plus loin, [je m’autorise à vous paraphraser] « incapable de savoir ce qui est bon pour lui même si on lui explique lentement avec des images et des slogans très très choc », m’est tout à fait incompréhensible.
      Je n’ai ni besoin d’images (style photo comparative de poumon cancéreux dégueu VS poumon sain dégueu <– appartenant par ailleurs forcément à deux macchabées, comme quoi "fumer tue – mais pas seulement"), ni besoin de votre démonstration sur l'engrenage infernal de la descente inexorable dans l'addiction pour comprendre que, par exemple, la clope c'est pas très bisou pour mes petits poumons. Et il ne me viendra jamais à l'idée de traiter le gars à qui j'achète mon paquet de criminel…

    4. David

      J’ai l’impression de lire un commentaire de quelqu’un qui n’a jamais rien expérimenté. Moi meme, plus étant un grand consommateur de hash, j’ai eu l’occasion d’aller dans des soirées ou il y avait plus fort que ça. Quand j’ai vu dans quel état était certain avec de la coke et de l’héro, je crois que sans mentir, juste la vision m’a dégoûter. Pis sincèrement entre quelqu’un qui se prend son verre de whisky, un autre qui se fume un pet’, ou encore un autre sous anti-depresseur (anxiolytiques etc) c’est la même choses.

  9. christophe

    Bon sang, on apprend des tas de trucs rigolos chez H16.

    Ainsi le « butane » figure sur le tableau de la défonce. Je ne savais pas que c’était une drogue ! Je vais essayer de ce pas.
    😉

    Pour le reste :
    -prohibition : je ne crois pas à l’incompétence, ou à la folie (recommencer toujours la même chose… du style « on a essayé dans les années 20 avec l’alcool, ça n’a pas marché, mais c’est pas grave on recommence aujourd’hui avec les drogues »).

    Je pense plutôt que c’est une politique délibérée afin de :
    -maintenir la « pression » sur la société

    -maintenir des circuits occultes et de financements occultes (la culture du pavot était florissante en Afghanistan quand les troupes US étaient là bas)
    Plus ancien : la CIA qui finançait ses guerres secrètes au Laos / Cambodge durant la guerre du Vietnam en trafiquant de la came (héroïne encore).

    -nous emmerder (plus largement), en rappelant en permanence aux serfs que nous sommes qui est le maître.

    -quant au sujet de l’étonnante mansuétude vis à vis de l’alcool, ici je pense qu’il s’agit de maintenir disponible… le SOMA, comme le bouquin de Huxley. Le produit légal e qui calme un peu les gens (sauf accidents et autres crises de folie), qui leur offre une soupape de sécurité.

    1. Grodo

      C’est bien là qu’il faut voir le vrai bilan de la lutte contre la drogue… C’est qu’elle n’existe pas… Vous croyez que le Maroc ne sait pas où se trouvent les champs de beu ? Que l’Afghanistan ignore tout de ses champs de pavots ? Non, la drogue çà arrange bien les gouvernements qui palpent bien dessus, cela crée des caisses noires etc… Et en plus ces abrutis de contribuables sont empêtrés à essayer de de-scotchés leurs mômes du pétard, de la dope, cela évitera qu’ils aient le temps de nous demander des comptes ou de vouloir changer le monde…
      Oui nous ne sommes pas dans le monde des bisousnours…

  10. Hervé Dunoyer

    Comme tous les jours excellent article ! Merci.

    En plus du coût faramineux de la lutte contre la drogue qui aura démontré qu’elle est aussi coûteuse qu’inutile il est important de mentionner les dégâts que provoque cette lutte dans les pays producteurs ou sur le parcours de la drogue.

    2 exemples :
    En Colombie, les Etats-Unis financent des fumigations aériennes (« plan colombia ») afin d’éliminer la production de coca. Les indiens sont donc dans l’obligation de fuir leurs terres (villages et cultures) afin d’échapper à la fumigation d’un herbicide puissant et hautement toxique. Mais là personne pour parler d’usage d’armes chimiques !
    Au Mexique, pays par lequel la drogue circule, l’estimation est de 120’000 morts pour la période 2007-2012.

  11. Vince

    pour que le crack et l’héroïne soit juste en dessous de l’alcool, je pense que la disponibilité du produit à été prise en compte.
    l’étude est nommée « Drug harms in the UK: a multi-criteria decision analysis »
    bref que c’est l’impact dans la situation actuelle qui a été modélisé (et donc qui est déjà pondéré par le nombre de consommateurs)

    j’ai passé pour le boulot 5 mois en hollande et dans les coffee shop on y voit que des touristes et pas de hollandais, il est probable que le nombre de consommateur de canabis soit largement inférieur en % que la France, ça serait interressant de comparer, si j’ai l’occasion je trouverai l’info

    1. LeRus

      J’ai vécu quelques années en Hollande.

      Leur ‘expérimentation’ (qui n’a jamais fait lieu de loi permissive, simplement une tolérance) mise en place depuis en gros 40 ans commence à livrer ses conclusions et celles-ci ne sont pas jobardes.

      Il est clair que l’ouverture de coffee-shopa a permis de lutter efficacement contre le trafic illicite. Mais en parallèle du système de logistique ‘officiel’ s’est développé un circuit non-officiel pour tout le reste (drogue, armes et prostitution).

      Sans connaître les chiffres, je serais plutôt prêt à croire que les étrangers sont la majorité des clients. Mais là où ça se complique c’est que beaucoup d’étrangers vivent en Hollande (50% des habitants d’A’dam sont étrangers). Il m’est difficile de dire si leur politique fonctionne: j’ai connu beaucoup de gens qui ont arrêté la fumette après quelques mois de fun, mais aussi un bon nombre devenus des vrais drogués comme on en trouve partout. En ayant marre de voire débouler les paumés de l’Europe entière (mais surtout des français) venir acheter leur beuh, une nouvelle législation vient d’être mise en place, avec carte d’accès réservé aux résidents.

      Une telle carte existe depuis longtemps pour ceux qui ont besoin d’herbe pour raison médicale. Cet aspect là de l’expérience hollandaise est plutôt un succès à mon avis.

      Si j’ai plutôt tendance à croire que la prohibition est effectivement vouée à l’échec, je suis tout de même interpelé par la décision des hollandais de faire marche arrière. Une bonne moitié des coffee-shop a été contraint de fermer ces dernières années.

      Je pense que la peur du chaos joue beaucoup. On a affaire ici à un véritable principe de précaution: On est à priori prêt à dépénaliser mais on a tellement peur des conséquences qu’on préfère ne rien faire.

    1. gem

      Sans doute, mais la « Justice » dans son ensemble, n’a toujours compris que taper 5 ans après les faits (descente de police avec saisie de drogue en juin 2009, expulsion –peut-être — en avril 2014) c’est doublement injuste : injuste dans un sens d’abord (pas de répression quand il aurait fallu la faire), injuste dans l’autre ensuite (répression présente quand elle ne se justifie plus). Toute cette affaire aurait du être torchée en septembre 2009.

      1. Deres

        +1
        Surtout que maintenant, il est probable que la procédure d’expulsion va prendre entre 6 mois et un an au minimum en cas de zèle. Il faut compter avec les envois de recommandé, la trêve hivernale, un créneau libre pour un huissier, le besoin que la préfecture accepte de fournir des policiers (on se marre !), … Ils sont encore dans les murs pour longtemps …

        1. Deres

          Je ne parle même pas des associations gauchistes qui vont se mobiliser en vitesse … On en vas plus en parlé et en fait il ne se sera rien passé car les organismes HLM vont lentement mais surement céder sous la pression avec plein d’excuses face à la mauvaise volonté du système.

    1. bbph

      PS: je crois qu’ils devraient utiliser ces photos sur les paquets de cigarettes, ça le ferait à mon avis, dans le genre dissuasion.

      1. Black Mamba

        Ma cousine était une grande fumeuse, étant statisticienne en France, elle devait faire une étude sur les cancers, en fréquentant les centres de cancérologie et en côtoyant les malades et bien elle a été vaccinée.
        Elle travaille maintenant au Canada 😉

          1. Black Mamba

            Elle avait réussi à trouver un job dans la recherche et l’enseignement sur une période d’un an pour tester l’ambiance, et entre temps elle a rencontré un autre français à Toronto , ils se sont mariés et ont commencé à fonder une famille.
            J’ai déjà essayé de pistonner ma fille mais avec ma cousine c’est chacun pour soit et Dieu pour tous 😉

    2. Sauf que krokodil :
      a/ n’est pas une drogue inventée en Russie
      b/ c’est le mode d’administration débile qui provoque ces dégâts

      En fait, c’est une drogue issue du détournement plus ou moins malin de la tianéptine (découverte par les laboratoires Servier, au passage), qu’on retrouve dans des préparations commerciales comme le Stablon, le Coaxil ou le Tatinol et normalement utilisées par voie orale. C’est la même molécule, injectée par intraveineuse, qui provoque des déconvenues fort désagréables (la peau part en lambeaux, par exemple). Mais savez-vous de quoi vous parlez, ici ? Je n’ai pas l’impression.

      1. bbph

        « Sauf que krokodil :
        a/ n’est pas une drogue inventée en Russie[…] »

        Je ne l’ai jamais prétendu (le blog dont je donne le lien non plus d’ailleurs). Maintenant que vous soulevez le point, il semble tout de même que ce produit, sous cette appellation, soit un problème en Russie (Wikipédé dit « Street name in Russia for illicitly produced desomorphine », http://en.wikipedia.org/wiki/Krokodil_%28disambiguation%29 ).
        Un documentaire avec une esthétique assez intéressante est visible sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=JsUH8llvTZo , comme par hasard en Sibérie.

        b/ c’est le mode d’administration débile qui provoque ces dégâts

        Comme aurait dit casimir: ouais et alors? Vous suggérez qu’on légifère sur la connerie des gens, ou qu’on les dissuade de certains abus mauvais pour la santé (TM) avec des photos au moins aussi débiles qu’inefficaces? Ah non, vous avez répondu à cette question un peu plus haut.

        « Mais savez-vous de quoi vous parlez, ici ? Je n’ai pas l’impression. »

        Le premier intérêt de mon post était d’amuser la galerie, un peu comme vous le faites avec vos photos (fort bien réussies soit dit en passant), en restant sur le sujet de la drogue. Je pouvais peut-être m’attendre à une réaction de votre part. Je m’étais contenté de laisser parler les images, contrairement à ce que suggère votre question. Sortir ces images, c’est un peu comme si on montrait les images des dégâts collatéraux, conséquences des guerres propres, au journal de 20h. Ces dégâts là sont d’une certaine manière négligeables, mais jamais agréables à constater. Le bisounours qui pense que « la drogue c’est clean et cool du moment qu’on sort pas des clous », mais qu’il se dope, du moment que ça reste son problème et pas le mien, que demande le peuple? Qu’on autorise la vente et la consommation de toute ces substances récréatives, pourquoi pas. Seul bémol quand même, hein, ni vous ni moi ne pouvons dire la gueule que prendra le gentil graphique de The Economist.

        Et puis, tout décousu que je suis dans ma réponse: seriez vous pour l’interdiction du Krokodil, tel qu’on vous le présente dans les liens que je vous ai donné? Pourquoi? Qui choisit ce qui est une bonne drogue, une mauvaise drogue?

        Dans l’état actuel des choses, c.à.d. étant donné les branquignols qui gouvernent et ceux qui les élisent dans le jolis pays de fRance, je doute qu’élargir la vente et la consommation à un éventail de drogues plus élargi apporte quoi que ce soit à la société.

        Question subsidiaire: quid des sympathiques gaillards de banlieues? Vont-ils se laisser mettre au chômage (remarque, vu la contrebande avec le clopes, ce serait peut-être même pas le cas) aussi facilement. Quelles activités vont-ils développer pour rebondir et mieux nous divertir? Vous me direz, un peu de concurrence stimulera le marché.

        Bon, bla, bla, bla, j’ai pas que ça à foutre.

          1. bbph

            « j’ai pas que ça à foutre. »

            Histoire de dire qu’il faut que je ferais mieux d’abréger et de bosser à la place de dire tout et n’importe quoi.

            Je commentais en réponse à vos interrogations. Au pire, j’étale la médiocrité de mes capacités intellectuelles sous un pseudo, donc on limite la casse, et en plus, je me fais plaisir.

  12. gem

    Le problème c’est que le seul message qui peut passer, c’est le message simpliste , en tout ou rien : c’est interdit et réprimé par l’état, ou c’est autorisé. Point barre. On a forcément tort avec une position un peu plus nuancée (comme par exemple : interdiction sans répression, ou répression non policière — genre privation de droits et allocs divers –, etc. ).
    Et comme personne ne peut soutenir qu’il est « bien » de se droguer …

    AMHA la seule position qui peut passer c’est : stricte interdiction à l’égard des mineurs (hors l’accord et le contrôle de leurs parents, ie en leur présence ), autorisation pour les majeurs. Liberté d’ouvrir coffee-shop et salle de shoot, mais gare si on y trouve un mineur (et quand je dis « gare » c’est pas sur le mode bisounours, hein, c’est plutôt sur le mode Cayenne).
    Pourquoi ?
    Personnellement, étant parent je suis confronté au problème, et je contrôle la consommation de drogues de mes enfants. Certaines sont en consommation libre mais surveillée (c’est à dire que tout abus conduirait à des mesures de limitation), d’autres sont déjà limitées (un pot de Nutella par semaine ; jeux video seulement sous certaines conditions), et d’autres carrément interdites (tabac, shit). Etc. Et donc je souhaite logiquement que la société dans son ensemble participe à ce contrôle, et ne sabote pas mes efforts en tentant mes enfants à mon insu.
    Ça me semble un compromis présentable.

    1. Black Mamba

      « Personnellement, étant parent je suis confronté au problème, et je contrôle la consommation de drogues de mes enfants. Certaines sont en consommation libre mais surveillée (c’est à dire que tout abus conduirait à des mesures de limitation), d’autres sont déjà limitées (un pot de Nutella par semaine ; jeux video seulement sous certaines conditions), et d’autres carrément interdites (tabac, shit). Etc. Et donc je souhaite logiquement que la société dans son ensemble participe à ce contrôle, et ne sabote pas mes efforts en tentant mes enfants à mon insu.
      Ça me semble un compromis présentable. »

      🙂 J’approuve à 100%

    2. eheime

      @ Gem
      D’accord avec vous.
      Légalisation ne veut pas dire absence de controle.
      On peut imaginer que les drogues (et pourquoi pas l’alcool) soient vendues en pharmacie ou dans des magasins spécialisés comme au Quebec.
      On peut aussi imaginer une carte, pas forcément nominative, à présenter pour acheter la drogue/alcool. Et pour obtenir cette carte, vous auriez nécessairement un age minimum requis et suivi un petit stage d’information sur les méfaits, avec pour seule obligation de rester éveillé lors du stage pour obtenir la carte.
      Cette carte permettrait de détecter les prises trop répétées de drogue et de proposer de l’aide.

      1. gem

        Ah pitié. Et après ? une carte de santé où votre consommation de sucre, sel et graisse sont scrupuleusement notées ?
        Halte aux usines à gaz.

  13. eheime

    @ H16
    Je pense que vous oubliez un point important.
    Lorsqu’une drogue est interdite, on fait face à deux problèmes :
    – sa qualité n’est pas controlée,
    – sa quantité de produit actif est inconnue.

    Sur la qualité le JDD nous apprend que « 55% des échantillons contiennent moins de 20% de cocaïne » ..
    http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Cocaine-la-coupe-est-pleine-526685

    Sur la quantité, cela découle de la qualité. Si l’on vous vend 10g de produit alors que en général la pureté est de 20 % vous penserez avoir acheté 2g de produit. Sauf qu’en réalité il y en a peut-être 0% … ou bien plus que 20%. Vous n’en savez rien.

    J’ai l’impression que votre tableau semble montrer la nocivité « de fait » tel que prise dans une consommation illegale.
    Voici un tableau qui montre la nocivité des produits purs par classe :
    http://www.nadja-asbl.be/documents/Tableau_des_produits_psychotropes.pdf

    Pour le lire, il faut savoir que la « tolérance », c’est en fait la nécessité d’augmenter les doses. Le corps apprend à combattre le produit, ce qui nécessite des doses plus importantes pour un effet similaire.
    La dose létale indique que l’on peut mourir du produit en cas de prise trop importante. Mais sachez qu’à peu près tout produit comporte une dose létale. Y compris l’oxygène !
    Enfin la nocivité, ce sont les dégats provoqués par le produit sur le corps.

    On voit que certaines drogues réputées « dures », pures, sont en fait peu nocives, en tout cas moins que l’alcool ! Rappelons que cocaine et heroine étaient à la base des produits .. médicaux (contre la souffrance). Précisemment pour éviter les méfaits de l’alcool, qu’on utilisait alors comme anesthésiant ! L’héroine est d’ailleurs un dérivé de la morphine qu’on utilise tous les jours dans les hopitaux, et ne crée aucun dommage physique par exemple. A condition d’être pure , ce qui n’est jamais le cas au marché noir.

    En effet, voici un autre lien éclairant sur la pureté des drogues achetées au marché noir, pour avoir une idée du « cocktail » qu’un drogué est amené à s’administrer :
    http://www.pistes.fr/swaps/59_238.htm

    Si les drogues étaient légales, y compris et surtout les plus fortes, l’acheteur saurait ce qu’il achète et quelle dose il prend.
    Le risque de dommages liés aux produits de coupe et le risque de mort seraient considérablement réduits, voire nuls. Si la drogue était vendu en pharmacie (à un prix raisonnable) , vous pourriez attaquer le pharmacien en cas de produit avarié. Tandis que vous ne pouvez pas aller vous plaindre auprès de votre dealer de quartier puisque c’est au marché noir.

    Par ailleurs le pharmacien vous indiquerait clairement la dose mortelle et les risques. Il pourrait même vous orienter vers un traitement de soins (encore que ça irait contre son business). Mais en tout cas on connaitrait tres précisemment la population à traiter, ce qui permettrait d’etre beaucoup plus efficace dans la lutte.

    N’oublions pas aussi qu’un cout plus modeste, une disponibilité facile et légale, desociabiliserait moins le drogué, qui en l’état actuel est condamné à une mise au banc de la société très rapidement. Alors que concernant l’alcool, légal, le problème de désociabilisation est moins fort : par exemple, en Belgique 8% des hommes seraient alcooliques sans qu’ils soient condamnés à vivre dans des squats et à voler pour se procurer leur drogue : http://acta-diurna.over-blog.com/article-5-des-belges-sont-alcooliques-53092016.html.

    Ensuite sur l’inefficacité de la lutte, je vous rejoins complètement.
    La prohibition de l’alcool aux USA, la lutte de la cigarette par Hitler, de la Vodka par Staline, et comme vous le signalez, de la drogue dans les pays modernes, n’ont jamais rien donné de probant.
    Et même si je pense qu’il n’y pas de réelle volonté d’efficacité en matière de lutte contre les dealers en France, on voit que le jusqu-au-boutisme américain n’a rien donné.

    D’accord aussi sur la betise de vouloir supprimer les vices humains. L’homme trouve toujours un produit à s’administrer. Et parfois les pires : http://www.youtube.com/watch?v=fZRPfUiTcPM

    Pour moi, la meilleure façon de lutter , c’est d’informer et d’aider. Pas de supprimer.

    Le plus absurde dans tout ça est que l’alcool, légal, est sans doute le produit le plus nocif (voire tableau), et le plus dangereux pour les autres (automobiles, femmes battues, ..).
    Je suis souvente surpris dans les discussions, d’entendre des gens défendre l’alcool et condamner les autres drogues …

    Je ne developperai pas l’interet qu’on aurait aussi à produire sur place, et ainsi eviter d’enrichir des mafias et des pays qui nous font la guerre..
    Mais la encore la légalisation aurait un interet évident.

    1. Pour la discussion qté / qlté, je vous reporte à l’étude canadienne, qui a été faite en normalisant justement tant sur l’inflation que sur la coupe, la pureté, etc…

      1. peacefulJoe

        Sur la question de la quantité/qualité, si tant est que les chiffres de l’étude canadienne soient exact, il y a une explication très simple:
        – la vente de drogues est l’exemple parfait d’un marché « libre ».

        Certes les différends entre dealers se règlent généralement à la « kalashnikov » plutôt que devant les tribunaux, certes les prix sont plombés par les efforts déployés pour contrer les forces de police et de douane, mais dans l’esprit c’est un marché avec une libre concurrence (et de gros risques). Donc c’est parfaitement logique que les prix aient tendance à baisser et la qualité à augmenter…

        En légalisant les drogues et en les faisant entrer dans un marché « encadré » on pourra probablement diminuer les charges des trafiquants (0% de pertes via le risque d’interception, logistique plus « standard » – container ou avion cargo, à la place de l’estomac de « mules »), et donc diminuer encore le prix. On diminuerait probablement aussi la criminalité entre dealers (on repasserait de la « kalash » au tribunal de commerce).

        Mais si on le fait « à la française » (monopole de la Seita, taxes faramineuses) il y a fort à parier qu’on n’y gagnera rien ni en termes de prix, ni en termes de qualité.

        1. Deres

          J’avais lu un article qui expliquait que la majorité des overdoses provenait de l’absence du dealer habituel du drogué. Ce dernier se rabattait alors sur une autre filière et donc sur un produit dont il ne connaissait pas le dosage. Pour peu qu’on lui ait vendu un produit beaucoup plus dosé qu’à son habitude, c’était la mort assurée.

        2. eheime

          @ peacefuljoe
          « – la vente de drogues est l’exemple parfait d’un marché « libre ». »

          Alors vous devez avoir la meme conception de la liberté economique que Arnaud Montebourg.
          Une peine de prison si vous commercez, c’est ça la liberté pour vous ??

          Si la vente était libre, la cocaine vaudrait à peine plus que les quelques feuilles nécessaire à sa culture. Idem pour l’héroine avec le pavot (qui pousse absolument partout).
          Les laboratoires pharmacetique se disputeraient le marché et les producteurs produiraient localement et de façon industrielle pour réduire les couts.

          Le drogué paye surtout la corruption, les moyens de transports pour passer la drogue, les dealers, les intermédiaires, les gros bonnets, et un tout petit peu les producteurs qui utilisent des methodes artisanales et discretes donc tres tres peu productives.

    2. Nyamba

      Intéressant commentaire 🙂

      Commentaire quelconque maintenant, mais qu’importe : Je suis surprise que dans ce tableau récapitulatif on n’ajoute pas aux effets secondaires de l’alcool le « réveil surprise aux côtés d’un(e) (de) parfait(e)(s) inconnu(e)(s) ». Pourtant, je pense que c’est au moins aussi parlant que « troubles de l’équilibre » et « diminution de la rapidité et précision des réflexes »…

    3. Black Mamba

      « Le plus absurde dans tout ça est que l’alcool, légal, est sans doute le produit le plus nocif (voire tableau), et le plus dangereux pour les autres (automobiles, femmes battues, ..).
      Je suis souvente surpris dans les discussions, d’entendre des gens défendre l’alcool et condamner les autres drogues … »
      Il y a quelques années , j’avais subis les méfaits de l’alcool mon compagnon de cette époque était violent et jaloux . Il s’oubliait après quelques verres. Un jour, il a osé me violenter et s’était endormi comme un bébé.
      Moi, je ne suis pas du genre à laisser impuni un acte de ce type. … très furieuse je lui ai mordu le haut de sa cuisse tout près des bijoux de famille, je l’ai mordu au point de toucher mes dents bout a bout et de goûter son sang.
      Il ne s’était pas réveillé, aucune douleur 😈 , le lendemain il boitait et avait la cuisse toute bleu .
      Je lui ai fait un résumé de la nuit et je lui ai dit que la prochaine fois je le castrerais.
      Il n’a plus jamais bu une goutte d’alcool en ma présence et les rares fois qu’il me bousculait il ne dormait pas 😈

      1. Paroxystique

        Bien joué ^^…

        J’ai constaté que l’alcool était une sorte de révélateur du Moi profond des individus. Donc je n’ai jamais rien consommé, on sait jamais…

          1. LeRus

            Non, j’avais plutôt en tête Lisbeth Salander, l’héroïne de la saga Millenium, qui a aussi une façon assez expéditive de se venger des hommes violents. Vous avez toute ma sympathie.

    4. Eole

      Lorsque j’ai débarqué aux Etats-Unis au début des années soixante, j’étais installée en Caroline du Nord, qui était – et je crois encore – un « dry state », i.e. l’alcool n’était vendu que dans des magasins d’état, et les restaurants ne servaient que du Ice Tea, du café lavasse ou coca cola. Dans les clubs « privés », nous pouvions apporter de l’alcool dans des « Brown bags » et les placer sous la table, car défendu de les montrer.
      Je rarement vu autant de beuveries au cours d’invitations, les vendredi ou samedi soirs. Les gens ne savaient tout simplement pas boire.

      1. Deres

        D’une manière générale, j’ai constaté que les anglo-saxons et les nordiques ont un rapport à l’alcool différent du notre. Pour eux, boire de l’alcool à table ou très régulièrement à petite dose est de l’alcoolisme. Par contre, ils trouvent normal de faire des beuveries abjectes tous les WE.

  14. MJ

    j’aimerais bien avoir le détail des « dégâts aux autres » au moins distinguer les dégâts dus aux modifications de comportement suite à la prise du produit des dégâts induits par la difficulté à se procurer le produit et/ou son prix (autrement dit le « contenu délinquance » du consommateur).
    Autre point, les chiffres du tableau ne sont pas liés à la disponibilité du produit mais aux effets comparés « la dangerosité d’une drogue est assez directement liée à sa disponibilité aisée »
    l’alcool (vente libre très facile à trouver) abime autant que l’héro, le crack, la meth (illégal et vraiment pas aussi facile à trouver que l’alcool) D’ailleurs on voit que le tabac (tout aussi libre que l’alcool) abime beaucoup moins (2/3 de l’héro et du crack et 1/2 de l’alcool).

  15. Golvrak

    Comment peut-on faire l’apologie de ces boissons de pauvres cultivateurs de céréales quand nous avons chez nous des produits de haute qualité qui s’appelle les cognacs et qui, de surcroit, ont bien meilleur goût que ces boissons au goût de savon des engliches?
    Un verre de Bourgogne Grand cru le midi, un petit cognac XO (ou plus vieux) le soir, elle est pas belle, la vie!

  16. Calvin

    La grande question qu’il revient de se poser, désormais, c’est « dépénalisation » ou « légalisation ».
    Or, il me semble que c’est parce qu’aucun responsable ne veut réellement ouvrir ce débat, de peur de devoir se positionner et argumenter, que, finalement, on reste dans l’état de semi-prohibition (légal pour deux-trois substances, illégal pour les autres).
    Dépénalisation rassurerait beaucoup de gens, mais ne supprimerait pas tous les inconvénients ; légalisation semble faire peur, un peu comme face à l’inconnu.

  17. Rupert

    Theodore Dalrymple avait livré un point de vue intéressant et étayé sur cette question en 1997 (http://www.city-journal.org/html/7_2_a1.html) et je vous en livre la conclusion:
    « L’extrême élégance intellectuelle qui consiste à proposer la légalisation de la distribution et de la consommation de la drogue, présentées comme la solution à de nombreux problèmes (le sida, la criminalité, la surpopulation dans les prisons, et même l’attirance des jeunes idiots pour la drogue) devrait susciter le scepticisme. Les problèmes sociaux ne se présentent généralement pas ainsi. L’analogie avec l’époque de la Prohibition, souvent avancée par ceux qui voudraient légaliser la drogue, est biaisée et inexacte: c’est une chose que d’essayer d’interdire une substance dont l’usage est coutumier depuis des siècles par au moins neuf dixièmes de la population adulte, et c’en est une autre que de maintenir l’interdiction de substances dont l’usage n’est pas encore coutumier, dans le but de veiller à ce qu’ils ne le devienne pas ».

    1. Sauf qu’il y a ces intuitions bien écrites et les faits observables. Et lorsque les faits viennent filer des claques aux intuitions, il faut remettre en cause les intuitions et pas tortiller autour des faits.

  18. val

    Cette question de légalisation des drogues est tres complexe.
    L alcool est legal et son usage est croissant chez les jeunes et devastateur.
    Une de mes amies travaillant dans la desintox me l atteste. les addicts sont de plus en plus jeunes et de plus en plus détruits .
    Mais je n imagine pas interdire l alcool !
    Nous vivons dans une société schizophrène : on dit vouloir combattre les addictions , mais tout est fait pour rendre les individus accros.
    Addict aux jeux au modes aux series tv au porno et aux blogs 🙂 !!
    La vrai liberte c est de n être prisonnier de rien.
    Dans la sagesse des religions il existait le careme , le jeûne , ramadan qui entre autre permettaient de faire le point sur ses propres addictions.

  19. val

    Bon sinon petite pierre ds la jardin H16ien. : la lutte contre le crime c est cher et c est bien connu ça ne marche pas, mais doit on pour autant legaliser ? Depenaliser ?
    Bon H16 je provoque , mais c est ds ma nature rebelle…

        1. bbph

          Je voulais juste placer mon lancer de nain quelque part. J’avais pour ainsi dire pas trop fait attention, avant de balancer mes âneries, au caractère criminel ou délictuel de tel ou tel activité. Mais maintenant que vous faites la remarque, j’ai un peu de mal à la comprendre. Si je ne m’abuse, la consommation de stupéfiant est délictuelle. La pédophilie ainsi que la proxénétisme, peuvent aussi selon les cas être d’ordre délictuel, et pas forcément criminel. Je pêche par ma complète ignorance en la matière, c’est peut-être la raison pour laquelle je suis long à la détente.

          1. Nyamba

            Ouh la, la pédophilie, c’est un sujet à manier avec précaution !
            Mon humble compréhension (en version courte) de la chose est que le vice s’appuie, à priori, sur un choix (librement) effectué, dont les auteurs/acteurs sont des personnes en pleine possession de leurs moyens. Le crime, quant à lui, consiste en un abus sur des personnes en position de faiblesse.

            1. Nyamba

              Il a dit « selon les cas », Mme Black (je pense que la limite devient floue, par exemple, quand on parle d’ados sexuellement actifs. Le lycée, pour ne parler que de ce cas, c’est la rencontre d’individus majeurs et de mineurs, et les cas de pédophilie, au sens juridique du terme, doivent donc, je pense, être relativement répandus… L’autre aspect, quant à lui, est tout simplement abominable, et la castration est encore trop douce pour ses adeptes.).

            2. bbph

              Merci!
              Mais alors là, ça soulève une autre question: jusqu’à quand une personne est elle en pleine possession de ses moyens? Je pense à la dépendance, par exemple. Les fournisseurs ne s’exposent-ils pas, dans ce cas de figure, pénalement?

            3. Nyamba

              Je vous donne ici mon avis personnel sur la question : partant du principe initial que le fournisseur ne met pas de couteau sous la gorge de son acheteur, ce dernier est, à mes yeux, entièrement responsable. Il peut choisir de continuer à se fournir, ou alors, s’il ne parvient pas à se sevrer tout seul, il peut librement chercher de l’aide – ce n’est pas comme si celle-ci n’existait pas.
              Faut vraiment pas être Einstein pour se douter que l’héro ou le crack (au pif) provoquent une grave dépendance. Si, en connaissance de cause, on persiste à vouloir essayer, et qu’on cherche activement à s’en procurer, ben faut assumer les conséquences. Dans un contexte ou n’importe qui peut trouver l’information qu’il cherche sans grande difficulté, seule la coercition me paraît condamnable. De même, dans le cas où le consommateur sombre dans l’addiction à son insu (par exemple, on lui glisse à son insu suffisamment de pilules du bonheur pour qu’il ne puisse plus s’en passer – ça doit se faire dans certains milieux (?)), là non plus il ne s’agit pas vraiment de « marché », mais de contrainte.

            4. bbph

              Ca relève effectivement du bon sens ce que vous me dites là, mais si on suit l’idée qu’il faille s’affranchir de tout cadre légal pour ce qui relève du vice (difficile à définir, en passant), il serait pour vous tout à fait concevable par exemple de vendre des clopes, de l’alcool, ou que sais-je encore à des mineurs?

              1. Le vice est un penchant particulier pour quelque chose que la religion, la morale, la société réprouvent. Notez bien : pas que la loi interdit, ou pas « qui empiète sur les droits d’un autre ». Le vice, par définition, ne provoque pas de dommage, en lui-même, sur un tiers. Un crime, par définition, si.

          2. bbph

            C’est aussi ma compréhension de ce qu’est le vice, et c’est justement la question de savoir si et comment la société a à définir et faire respecter ce qu’est ce cadre moral.
            Prenons l’exemple peut-être simplet d’actes sexuels perpétrés sur la voie publique, par un adulte seul ou un groupe de personnes consentantes. La société condamne sur un plan moral et légal ce qui pourrait, à tort ou à raison, être perçu comme de l’exhibitionnisme. Là où je veux maladroitement en venir, c’est de savoir si ce que vous défendez est l’abandon de tout cadre moral défini par la société et défendu par une législation. Pour être bien clair: je ne demande qu’à comprendre, même s’il est évident que j’ai aussi un avis sur la question.

            1. La question n’est pas, justement de « si et comment la société a à définir » mais seulement de savoir si la loi doit s’en occuper (la société qui s’en occupe, c’est les comportements de groupes – le fait que, par exemple, on s’habille, on roule à droite ou on se serre la main le matin pour dire bonjour plutôt que se cracher au visage, qui pourrait être une façon alternative, mais qui n’a été choisie par aucune culture dans le monde, par exemple). Le respect du cadre moral par la pression de groupe est ok (c’est ce qui définit une société). Le respect du cadre moral par la loi est justement inefficace (ce que prouve les études) et liberticide.

              On sait que ça ne marche pas, on sait que ça aggrave le problème, l’attitude rationnelle est de s’adapter, pas de s’obstiner.

            2. bbph

              « […]Le respect du cadre moral par la pression de groupe est ok (c’est ce qui définit une société)[…] »

              Donc vous définissez le comment par « la pression de groupe ». C’est assez vague comme notion, et quels en sont les outils, la mise en pratique?
              Comme vous le faites remarquer ailleurs, c’est peut-être la peur, doublée d’un manque de maturité, qui me guide instinctivement à penser que l’abandon d’un cadre légal fera sauter encore un peu plus le cadre moral.

              1. Non non, ce n’est pas vague du tout. Je vous encourage à vous documenter en sciences sociales (oubliez la littérature française actuelle, cependant).

      1. Lambda Expression

        En langage H16, ‘!=’ veut dire ‘different de’
        D’un langage cabalistique ne dans les annees 1970, 10 ans apres le klingon.

  20. Deres

    Dans la série n’importe quoi de ce gouvernement, cela continue de plus belle avec les 2 journalistes otages …

    Alors qu’ils sont otages depuis juin dernier cette information n’a jamais été révélée. Bien entendu, tout ce petit monde affirme main sur le cœur que ce secret a été demandé par les familles. Si ce n’est pas sur conseil du quai d’Orsay, je serais bien étonné … Pendant ce temps là, aucune nouvelle de pleins d’autres otages français. Flamby n’en parle plus pourtant il avait tendance à dire qu’on allait voir ce qu’on allait voir en arrivant au pouvoir …

    Et le joli couac, c’est que comme la décision de révéler leur existence a été prise pour samedi, Ayrault a été victime du syndrome du micro mou (TM h16) : il a été incapable de ne pas se donner l’exclusivité de l’information …

  21. Tyler Dourdan

    1)Les mouvements prohibitionnistes (dans leur formes modernes) sont bien nés aux Etats-Unis mais plutôt dans le courant du XIX siècle (avec des racines plus anciennes remontant au XVIIIème). Il s’agit des ligues de tempérance dont l’objet était de promouvoir une consommation très limitée d’alcool voire une abstinence totale afin de réduire les violence familiales (noble cause) et la baisse supposée de productivité des classes populaires (on en revient toujours là). Ces ligues ont peu à peu inclus les drogues dans leur liste de produit à bannir. D’inspiration puritaine, largement soutenues et inspirées par les milieux aisés de la société nord-américaine, les associations de lutte contre le vice ont obtenu leur plus grande victoire avec la prohibition.

    Sur la consommation de substance psychotrope au cours des âges et de sa perception dans la société je conseille vivement la lecture du sociologue espagnol Antonio Escohotado dont l’ « Histoire générales des drogue » fait autorité. Il s’agit toutefois d’un pavé en plusieurs tomes, on pourra lui préférer l' »histoire élémentaire des drogues ». Le reste de son oeuvre n’est malheureusement pas traduite. Enfin pour ceux que la langue de Cervantes ne rebute pas il y a ce petit opuscule (~80 pages) Las Drogas. De los orígenes a la prohibición. (fr.scribd.com/doc/40114500/Escohotado-Las-drogas-de-los-origenes-a-la-prohibicion).

    On remarque que les premières mesures prohibitionnistes ne sont en rien liées à des questions de santé publique. Il s’agit au départ d’interdire la consommation en public, de même qu’actuellement il est interdit d’être en état d’ébriété sur la voie publique.

    2) Je me suis toujours demandé ce à quoi cette question de coutume renvoyait. Dans la petite déclaration de Dalrymple il y a comme un arrière goût de toute puissance et de la suffisance occidentale. Car tolérer un usage coutumier ( au fait la cigarette est d’usage coutumier depuis quand ?) et empêcher une épidémie d’un autre type renvoie à une géoéconomie des substances assez particulière tout de même. La consommation (légale) de feuilles de coca est largement « coutumière » dans certain pays mais reste pour autant interdite pas la convention de Vienne. Donc si on résume, le tabac peut être produit (par qui?) et consommée à grande échelle, mais pas la feuille de coca qui n’est même PAS une drogue.

    3) Les multiples rapports des Nations Unies se succèdent et se ressemblent. Il y a environ 300 millions consommateurs de drogues dans le mondes dont 10 % problématique. Voila, c’est comme ça et à priori ça sera toujours comme ça. Il y aura toujours des personnes fragiles qui auront un terrain favorable à l’addiction. C’est bien ce problème qu’il faut prendre en charge et pas la consommation. De même que c’est l’alcoolisme qu’on prend en charge et non pas la consommation de vin.

    4) C’est bien de parler nos chères têtes blondes à protéger. Par contre le massacre en cours à ciudad Juarez, l’épandage d’agent orange en Colombie et la pénétration de plus en plus grande des clans de la drogue dans les circuits de l’économie formelle (pour ne citer que quelques exemples.) ça ne dérange pas grand monde. Enfin si, quelques anciens président locaux comme Fernando Henrique Cardoso ou Cesar Gaviria (pas exactement des modèles de vertu gaucho hippie bobo bienpensant tralala ) se sont publiquement exprimés pour dire : W-T-F
    Bref la drogue ça tue beaucoup de gens innocents (mais basanés je vous l’accorde).

    5) La grande offensive contre la drogue date de 1971 avec Nixon. Il y bien eu une petite pause avec Carter, mais avec Reagan on est reparti de plus belle. En 1971 il y avait 300 000 prisonniers aux Etats-Unis, aujourd’hui plus de 2 millions. En France l’évolution de nombre de prisonniers suit une courbe équivalente depuis l’adoption de la loi de 1970. Après on dira qu’on ne vit pas dans une société disciplinaire mais laxiste au contraire, mouais…

    A la fin des années 80 Sauloy et Le Bonniec ont sorti un ouvrage magistral intitulé « A qui profite la Cocaïne ». Par cercles concentriques on découvre dans le livre un système pervers qui profite à tout le monde : des trafiquants aux agence de sécurité qui ont trouvé la un moyen de justifier de nouveaux budgets après la chute du mur. Je n’évoquerai même pas les opé barbouzardes ou foireuse à la Ellroy mis en place par celles-ci.

    Je suis stupéfait que les termes du débat (quand il y a débat…) soit encore : dépénalisation ou légalisation. Je suis effarée que le lavage de cerveau permanent, généralisé auquel nous avons tous été soumis depuis notre plus jeune âge fonctionne si bien qu’il soit impossible aujourd’hui pour nos politiques d’envisager de véritables mesures de rupture pour éradiquer la violence et la corruption, conséquences du trafic et donc des mesures de prohibition.

    Bravo H16 pour ce billet, ce combat est un combat juste.

    My two cents.

    1. hussardbleu

      « Work is the curse of the drinking classes…. »

      Dans une optique honteusement néo-darwinienne et eugéniste, je tiens qu’il est indispensable de laisser mourir sans soins les drogués et les alcooliques, en leur fournissant gratuitement par surcroît le moyen d’abréger leurs souffrances.

      La société en général y gagnerait très largement, le déficit de la SS serait vite comblé, les « banlieues difficiles » deviendraient des havres de paix et de tranquillité, et l’on pourrait égorger des chatons et manger des enfants communistes (ou lycée de Versailles) en toute bonne conscience.

      H16 avait, naguère, mis au concours « une seule idée pour sauver le pays » : je regrette de n’y avoir pas pensé plus tôt… ’twas a cinch…

  22. Hugeus

    Addendum :
    – Substance psycho-active étudiée :
    chronique H16
    – Origine :
    fermentation et distillat cérébral de la connerie humaine et de ses dérivés
    – Utilisation :
    absorption rétinienne
    – Effets recherchés :
    antidépresseur, stimulant, réveil-matin…
    – Effets secondaires :
    esprit critique boosté, échanges épistolaires garantis…
    Tolérance : aucune
    Dépendance physique : aucune
    Dépendance psychique : rapide et forte
    Dose létale : non
    Nocivité : maximale sur les cons !

    1. Nyamba

      Ben voyons. 10 % sur de l’épargne, soit sur un pécule sur lequel on a déjà payé des impôts.
      Ils veulent mettre le feu aux poudres ? Super ! Sortez le pop-corn, il va y avoir du spectacle !

  23. Tom P

    Je suis favorable à une dépénalisation des drogues, de toutes les drogues. En effet, si certains trouvent ça bon autant que certains trouvent bon le sadomasochisme, chacun est libre de faire ce qu’il veut de son corps. (même si arrive la question du consentement, mais c’est une autre histoire) Cependant, une question m’interpelle : Quels sont les dangers lors d’une grossesse ? Car certes la mère est responsable de son corps mais, dans ce cas, il compte pour deux. C’est une question qui est aussi valable pour la cigarette et l’alcool.

  24. mps

    Imaginons que toutes les drogues soient en vente libre, à 50 cents le shoot …

    Les producteurs en abandonneraient la culture au profit de la patate ou des oignons, plus rémunérateurs.
    Les grosses filières s’effondreraient, et n’auraient plus que leurs chemises à blanchir.
    Les petits dealers se recycleraient dans la vente de muguet.
    Les accros trouveraient au fond de leur poche la monnaie nécessaire à leur dose, et n’égorgeraient plus les petites vielles.
    Ceux qui veulent corrompre les gosses le feraient par addiction au réglisse ou aux pommes d’amour.
    Des milliers de policiers et de douaniers pourraient se centrer sur des tâches plus utiles, et les prisons se videraient.
    La banalisation ôterait à la drogue son parfum sulfureux et la joie de la transgression, et les jeunes s’en désintéresseraient. Quant aux autres, qu’ils se dopent à la drogue à à l’esprit de sel, c’est leur problème …

    C’est bien la prohibition qui entretient l’entièreté du marché.

    1. val

      Vous oubliez que le trafic de cigarette de contrefaçon explose . Imaginer une issue aussi favorable est vraiment trop « bisou »
      Dans la réalité , l’état mettrait ses grosses paluches sur ces nouveaux fructueux produits bien taxes. prenant le fric d’une main et disant « c’est pas bon pour toi » de l’autre.
      Le même état laisserait les sociétés productrices donner gratuitement tous ces charmants produits dans les écoles d’ingé et autres lors des multiples fiestas (comme c’est le cas pour l’alcool) et chouette ça fera une bonne brochette de bons à riens qui consommeront à tout va (et ne bosseront pas , ça tombe bien , y a pas de taf)
      D’autres sociétés produiront des produits bradés de contrebande (comme pour les clopes) et on aura juste déplacé le problème . Sauf que les jeunes seront bien plus défoncés .
      Comprenez moi bien : je ne suis ni pour ni contre la légalisation , je dis seulement : achtung minen , pas si simple .

        1. Paroxystique

          Et pourquoi pas imaginer une belle industrie chimique de pointe, qui nous fabrique une belle came 5 étoiles sans accoutumance et effets secondaires cérébralement cataclysmiques, genre vapoteuse à spliff contrôlé…
          Je précise que je ne consomme aucune drogue et que je n’ai pas un point de vue « partisant » de ce fait.

          1. vengeusemasquée

            Et si l’Etat s’occupait de ce qui le regarde, à savoir pas la consommation de quoique ce soit ? Si l’Etat se contentait d’appliquer la TVA sur toutes ces substances, ce qui est déjà énormes, et laissait les consommateurs et les vendeurs se démerder, pour la clope, l’alcool et tout le reste ?
            Perso je m’en fous, je n’achète rien d’autre que du e-liquide qui n’est pas encore surtaxé mais quand je vois la facilité confondante avec laquelle on trouve des clopes deux fois près de deux fois moins cher que chez le buraliste, je ne peux m’empêcher de me gausser.

  25. Karamba!

    Malgré toutes les précautions prises dans les banques et bijouteries, on constate qu’il y a toujours (voire plus) de braquages. Les techniques évoluent, les voleurs s’adaptent. Tout ce pognon foutu en l’air pour la sécurité, ne devrait-on pas simplement laisser les gens se servir en maintenant des campagnes de prévention, style l’argent c’est sale, ça rend con, devenez communiste français…

  26. C. Jérôme

    Un petit manque de pédagogie, peut-être ? La drogue, c’est interdit. Pourquoi ? Parce que la drogue, c’est mal. Oui mais pourquoi ? Parce que la drogue et patati et patata, discours officiel quasiment appris par coeur et répété comme un catéchisme. Entendre dire de la part de quelqu’un qui n’en a jamais consommé que le cannabis est mauvais ne peut qu’aiguiser la curiosité.

    Le meurtre, le viol, c’est évident, sont mauvais, parce que ça implique de faire souffrir quelqu’un d’autre. Là, c’est clair, pas besoin de pédagogie. Mais la drogue ? En y réfléchissant un peu, ça n’implique que soi (sauf au volant, etc.), pourquoi un acte solitaire, que je compare bien volontiers à la masturbation, serait illégal ? On me cacherait quelque chose ? On ne voudrait pas que j’accède à une certaine connaissance ? C’est en tous cas les réflexions que je me suis fait très jeune et qui m’ont décidé, très jeune, à goûter à toutes les drogues. Ce que j’ai fait.

    Maintenant je peux en parler, mais qui m’écoute ? Cela ne fait pas sérieux, j’ai forcément un problème, mon jugement est altéré. Lorsqu’un psychiatre me prescrit (oui, j’ai goûté à ces drogues-là aussi, facilement d’ailleurs et pour pas cher) un antipsychotique qui me transforme en zombie dès la première prise sans jamais en avoir testé les effets sur lui-même, quel sérieux dois-je accorder à son titre de scientifique ? Pire encore avec le sub(utex), la buprénorphine. Il suffit d’aller voir n’importe quel médecin, parce que vous avez honte d’en parler à votre médecin traitant, aborder vaguement vos « problèmes » sans jamais prononcer le nom d’héroïne et vous avez votre ordonnance. A la pharmacie vous prenez vos cachetons sans rien payer avec un kit de seringues, le pharmacien fait un peu la gueule, mais ça passe. C’est bien pourri le sub en intra, je ne vous dis pas de ne pas essayer, je vous dis juste que ça ne vaut même pas de la meumeu et que c’est tout autant addictif et destructeur.

    Profitons-en pour parler des drogues d’intellos, l’ayahuasca et l’iboga. Le problème n’est pas tant la drogue que la façon d’en prendre. Sans initiateur, sans rite, sans guide, toute substance ou comportement devient une drogue. C’est cette information capitale qu’il nous manque. Commencer le cannabis en sixième dans les chiottes du collège, ça fout en l’air le potentiel bénéfique de la plante. Une consommation encadrée et ponctuelle ne saurait être nocive. Idem pour ces braves champignons, ce n’est pas dans une soirée entouré de quinze gus bourrés qu’ils vous ouvriront les portes de la perception. Par contre ils feront de vous des addicts aux sensations et perceptions confuses dénuées de sens. Il existe des façons intelligentes et responsables de consommer de la drogue. La salvia, c’est une hérésie que de la fumer ! Le but n’est pas d’avoir une minute d’hallucinations démentielles ! En la chiquant ou en tisane, elle procure des heures d’intenses méditations. Mais ça a un goût immonde et ça ne va pas assez vite pour celui qui ne cherche que l’immédiate déconnexion du réel.

    La consommation de drogue, ça ne s’apprend pas dans la rue. Alors sortons la drogue du ghetto et montrons son vrai visage, en adultes responsables, avertis et initiés. Les drogues sont là, ce n’est pas un hasard, rien dans cette nature interconnectée n’est hasard. Quelles soient les souhaits des démons ou ceux des dieux, si certains se plaisent à ces images, elles ont quelque chose à nous apprendre. Comme le sexe, comme la pomme. Le libre arbitre n’est pas une liberté s’il est utilisé sans conscience. Informons, initions, laissons les gens choisir. Oui c’est terrible de préférer le crack à la vie, que faire ? Devons-nous tous être des clones, nier les individualités, nier les imperfections, nier les absurdités de l’existence ? Comment pourrait-il y avoir un réel bonheur avec la drogue puisque c’est artificiel ? L’esprit est donc artificiel ? Foutez-nous la paix !

    1. Paroxystique

      Beau témoignage, ça recadre un peu les débats.

      J’ai constaté de cette journée de diatribes brillamment lancée par H16, le clivage quasi Christique de la blogosphère au sujet des drogues.

      Pour résumer il semble y avoir deux types de conceptions, une qui prend sa source dans la fatalité de notre être, à savoir sa liberté (« la liberté humaine est la liberté pour autant qu’elle perce dans l’homme et le prend sur soi, la rendant ainsi possible »)… Et l’autre qui substitue à la croyance dans la liberté la connaissance des déterminismes.

      Je me sens plus proche de la fatalité de mon être, et oui…

      Foutez-nous la paix !

      1. En fait, tout provient de la peur de l’inconnu ; pour l’écrasante majorité des prohibitionnistes, on trouve un gros manque d’information et d’idées préconçues sur la façon dont l’homme réagit (pour caricaturer : si on laisse les drogues en vente libre, tout le monde va se ruer dessus). C’est le même mécanisme avec les armes (tout le monde va s’en acheter et se tirer dessus). Cela va en choquer plus d’un lorsqu’ils vont le lire, mais cette attitude est une question qui renvoie à leur psychologie interne, et notamment au fait qu’ils ne se font pas confiance eux-même, qu’ils ne sont pas complètement adultes (je pourrais retrouver les études psychologies & médicales liées, ainsi que référencer les ouvrages en psychologie correspondant, mais ça me gave & il est tard). De façon très grossière, c’est une question de représentation de l’autre.

        Bref. On n’est à la fin plus dans la rationalité, mais dans la gestion de la peur. Évidemment, il ne peut y avoir d’issue à un débat dans ce cas.

        1. val

          @c. Jerome : bien aimé le témoignage
          @H16 bien sûr il y a de la peur chez les prohibitionnistes . Elle peut se comprendre , on a tous eu peur qu’un de nos jeunes tombe dedans . On connait tous pas mal de gens qui se débattent avec (je mets toutes les drogues sur le même plan ) . Je suis d’accord avec le fait que chacun doit être libre de ses choix. Mais il y a le problème de la jeunesse : a quel age est on vraiment libre de ses choix ? Or plus on use de drogues jeune, plus il est difficile de s’en séparer . Les jeunes ont des conduites à risque , plus que les adultes , on connait tous des jeunes pour qui la drogue a été fatale, je ne suis pas certaine qu’ils étaient si au fait que ça des réels risques encourus. Bref , en toutes choses il faut avoir le libre arbitre , mais quand on est prêt pour cela . Le témoignage de C. Jerome est tres interessant dans ce sens .

          1. « Elle peut se comprendre , on a tous eu peur qu’un de nos jeunes tombe dedans . »
            En fait, c’est plus complexe. La peur est surtout pour soi-même (peur de n’avoir su éduquer son gamin comme il faut, peur de laisser les autres faire, peur, encore une fois, de l’inconnu). C’est d’abord une peur interne, tournée vers soi-même avant de se rationaliser en peur pour les autres. Du reste, le besoin de répartition, de collectivisation est exactement issu des mêmes mécanismes : peur que les autres viennent à manquer (= peur de manquer soi-même), peur que personne ne vienne en aide (= peur d’être soi-même rejeté par les autres), peur que l’ouvrier boive sa paye au lieu de cotiser pour sa retraite (= peur de ses propres actions devant son salaire), etc…

            « a quel age est on vraiment libre de ses choix ? »
            Voilà, c’est l’illustration de ce que je dis au-dessus. Pour certains, jamais. C’est, bêtement, une question de responsabilité et de confiance en soi. Cette confiance qui se transmettra à sa descendance ou pas.

            « je ne suis pas certaine qu’ils étaient si au fait que ça des réels risques encourus. »
            Je suis 100% sûr du contraire ; c’est précisément parce qu’ils étaient au fait des risques encourus qu’ils les prennent. Et la raison est que le passage par le risque est une nécessité pour, si l’on en réchappe, pouvoir s’affirmer adulte (notamment).

            1. vengeusemasquée

              Je suis assez d’accord avec tout ce qui est issu du témoignage de C.Jérôme. J’ai toujours été extrêmement gênée que certaines choses soient purement et simplement interdites en se basant sur un discours unique et mystique avec impossibilité d’en discuter. Certaines personnes ont besoin de cette sorte de carcan qui leur permet de ne pas réfléchir et de ne pas prendre leurs responsabilités, comme H16 l’a bien expliqué. Certains, au contraire, comme C.Jérôme, cherchent à savoir par eux-même, ce qui me semble une démarche plus rationnelle.

              Souvenez-vous, tous autant que vous y êtes, notamment Val, de la manière dont vous réfléchissiez quand vous étiez enfant/jeune et vous aurez la réponse à vos questions. Mes parents n’ont jamais été très portés sur la morale mais plutôt sur les explications aussi scientifiques que possibles.

              Exemple : quand j’étais au lycée, même si j’étais loin d’être dans une zone chaude, on pouvait facilement se procurer tout ce qu’on voulait. Cela ne m’a pas intéressée parce que je pressentais que ce n’étaient pas les bonnes conditions pour une découverte et j’avais un peu peur de ne pas savoir m’en sortir. En revanche, je pense que si ma mère m’avait gonflée en me disant que non non non, c’est très mal, ne t’en approche pas, c’est LE mAaâaAAalllll ! me connaissant, je me serais jetée dessus comme la pauvreté sur le monde. 😆

              De fait, c’est bien une question de représentation de soi-même sur autrui. C’est particulièrement vrai dans le cas des relations parents/enfants. La plupart des parents qui ont confiance dans leur propre libre-arbitre et dans celui de leurs enfants ne rencontrent pas ce type de problème.

            2. val

              Good morning H . Interessant dialogue , oui peut être , une peur interne . On a tous été ados et perso j’ai eu le goût des risques , tous les risques . J ai eu la grande chance d’être élévée dans une famille aimante dont un des crédos est « il faut vivre dangereusement » , pas donné à tout le monde .
              Je ne le regrette pas. Mais ça griffe les sensations fortes , pas besoin de drogues pour ça chez moi.
              (même si j’ai gouté bien sur ) . Mais le problème , le vrai , c’est le problème de liberté de nos jeunes . On les prive de toutes libertés , alors les seules qui seraient permises seraient les drogues ? Pour moi c’est la liberté de l’esclave (comme les femmes en afganistant) la fausse liberté du pauvre . Franchement je préférerai les liberer de beaucoup d’autres choses avant cette autorisation la !! Faire sauter les normes , les lobbies les coupes réglées sur toute la société qui les brident et les découragent bien avant qu’ils aient le courage de commencer. Liberer les drogue , oui , peut être mais apres tout ça . Je ne me suis jamais droguée vraiment car j’avais + fort et + intense à vivre , en live et sans filet.

            3. val

              interessant sujet , la liberté et son apprentissage , sujet sans fin , voir l’excellent film « Into the Wild ».
              Les drogues ne sont qu’une toute petite partie de l’iceberg .

        2. Calvin

          « la peur de l’inconnu »

          Exactement ce que je disais dans mon comm de 14 h 12 min !
          La vérité sort de la bouche des enfants !!

  27. Duff

    J’ai regardé vite fait les commentaires pour éviter un doublon mais j’en prends le risque : J’ai entendu à la radio que des scientifiques avaient analysé les eaux usées de plusieurs villes en Europe, le constat est sans appel, c’est en France que la consommation de Cannabis est la plus forte. Il y a clairement une hypocrisie à faire sauter.

    http://lci.tf1.fr/science/sante/drogues-les-egouts-revelateurs-des-habitudes-de-consommation-8274859.html

      1. Duff

        Oups :S mais l’analyse des eaux usées est à la fois marrante et inquiétante. Dans le monde qui se prépare, les révélations de Snowden présagent à peine de la suite effarante d’intrusion dans la vie privée qu’il sera possible de faire… Je crains que les mots liberté, transparence, droit à l’oubli, sphère privée risquent de disparaître du dico.

          1. hussardbleu

            Intéressant… plus je découvre l’emprise de ces sociétés sur notre quotidien sottement coopératif, plus je me dis que Walden, n’est-ce pas…

            1. hussardbleu

              remarque… hein… dès que tu mets le pied sur le sol américain, on s’occupe aussi de tes mains… alors, du tourisme à la mise en fiches… n’y a qu’un pas, si j’ose dire…

        1. Martin-Lothar

          Bref, ne pas pisser dans la cuvette ou le lavabo. Je suggère sur les grilles de la préfecture, un dimanche après-midi en revenant du bricorama (fermé pour cause de liquide action judiciaire)

  28. C. Jérôme

    Le parallèle du maître des lieux avec les armes à feu est plus que pertinent et peut s’appliquer au-delà de la prohibition.

    Si vous achetez un gun dans la rue sous le manteau, vous aurez la tentation de l’utiliser comme dans ces clips de gangsta-rap ou ces mauvais films d’action. Le pistolet tenu à l’horizontal vous risquez de vous prendre une douille brûlante dans le visage, de vous faire une entorse du poignet, vous n’aurez aucune précision de tir. Alors que quelques heures de pratique avec un instructeur peuvent suffire à vous apprendre la bonne position et les règles de sécurité.

    Bien sûr on peut vouloir, c’est une tentation commune avec les drogues, tout redécouvrir par soi-même. Combien de temps alors vous faudra-t-il pour faire l’apprentissage du coup de doigt lié à votre respiration, si jamais vous parvenez à le découvrir ? Il n’en reste pas moins que la drogue comme les armes peuvent servir à tuer. Volontairement ou non.

    Loin de moi l’idée de faire de l’angélisme ou de prôner une légalisation totale. Seulement l’infantilisation des comportements ne peut que mener à des catastrophes. Combien de fois s’entend-on dire « attention, tu vas te brûler » ? L’avertissement est logique, il n’est pas à remettre en question, mais il ne prend tout son sens que le jour, pour la première fois, où l’on se brûle vraiment. Et là ça fait tilt. On comprend. On établi un lien définitif qui plus jamais ne se défait.

    Toutes les drogues ancestrale sont liées à une culture, religion ou tradition chamanique. Des milliers d’années de savoir empirique accumulé, avec ses héros et ses accidentés. Les anciens ont fait le travail à notre place, profitons-en, marchons sur les épaules de ces géants pour nous élever plus haut encore. Il est absurde qu’un savoir se perde. Il est absurde, dans nos sociétés hyper-avancées, d’avoir oublié comment construire une pyramide !

    Merci de considérer mon écrit comme un témoignage, hélas, comme je le disais, maintenant je peux en parler, mais qui m’écoute ? Tout ce que je dis peut être vu comme totalement illégal, comme une apologie de la drogue ! Pour moi ça a fait tilt le jour où j’en ai consommé dans un cadre rituel. Peu importe ici la drogue ou le rituel, l’important est la relation que j’ai établie avec une personne rassurante dont je n’avais pas peur, dont je savais qu’elle ne me voulait pas de mal, qu’elle n’allait pas me carotte, me dépouiller, abuser de moi lorsque je serai out. Pour la première fois j’ai pris de la drogue en totale confiance. Cela a radicalement changé ma vision des substances et depuis ce jour, et bien, je n’en ai plus repris ! Quelques bières et quelques pétards par an ne comptent plus vraiment vu ce que j’ai traversé. Au même titre qu’une bonne branlette hygiénique.

    Il est vrai que l’on peut ne pas redescendre d’un trip. Ce qui est vu ne peut se « dé-voir ». Quelle que soit la drogue, aucune distinction ne doit être faite entre douce et dure, stimulante ou hallucinogène. L’expérience acquise l’est pour toujours. L’important est la relation que l’on entretien avec cette expérience, cette ouverture, ce souvenir. C’est beaucoup d’affectif, d’émotionnel, d’intime. C’est un traumatisme, oui, une blessure, une cicatrice, une scarification. Donc un gri-gri, une protection, une identité, la marque d’appartenance à une tribu. Traditionnellement c’est un rite de passage à l’âge adulte.

    Les drogues ne sont pas anodines, ce sont des armes blanches, des couteaux effilés, parfois, émoussés. Chacune possède un potentiel guérisseur et destructeur. En laissant leur contrôle aux seuls mafieux et mauvaises personnes de cette terre, seul leur côté addictif sera utilisé. De même que la pornographie qui est au sexe ce que le shit de pneu est à la ganja.

    Malheureusement ici je m’adresse à des anarchistes, dans le sens de personnes suffisamment instruites et conscientes pour se passer de toute forme de contrôle visant à réfréner leurs pulsions belliqueuses, donc pour vous rien de nouveau sous le soleil. Et ailleurs je passe pour un fou, un dangereux pervers polytoxicomane qui laisse entendre, très sérieusement, que la drogue c’est bon pour la santé mentale.

    Ceci dit, je m’en retourne dans ma caverne, égoïstement satisfait d’avoir pu m’exprimer.

  29. channy

    Bizarre, Pour ce que j ai pu voir au cours de mes voyages en Asie..la colle dans un sac en plastique est de loin la drogue la moins chere et la plus utilisee.

  30. Djedje

    Pourquoi la drogue est illégal et pourquoi sa consommation a-t-elle augmenté (ou s’ est diffusée) ces dernières décennies? Elle est « autorisée »:
    http://www.arte.tv/guide/fr/048058-000/aptes-au-service?autoplay=1
    à approximativement 35min.
    Par rapport à ce que l’ on m’ a appris, ce reportage peut-il être qualifier de révisionniste? Bonne réflexion à tous sur le vote, la démocratie, le rôle de BHV au Moyen-Orient et dans la fabrique de l’ opinion en France….

  31. antigauchisme

    L’argumentaire de la légalisation de la drogue au nom de la liberté des individus et du respect des toxicomanes est louable mais l’argumentaire sur l’efficacité et des résultats de la lutte anti-drogue ne l’est pas vraiment Je m’explique, le viol et la maltraitance contre les femmes ont beau etre interdites chez nous, elles n’ont toujours pas disparu, pire elles continuent d’etre la norme ailleurs dans le monde (inutile de préciser ou tout le monde aura pensé aux pays ou règne la fameuse religion de paix et d’amour) et semble en recrudescence ces dernières années (l’augmentation concomitante des adeptes de la religion de paix et d’amour en europe n’est sans doute qu’une malheureuse coincidence) Donc en conséquence légalisons la pratique de la violence envers les femmes, qui est assez répandue dans les pays sous developpés et les milieu pauvres-marginaux en général cela permettra de mettre fin a l’odieuse discrimination dont souffre les pauvres et les musulmans On pourrait sortir le meme genre d’argument pour la légalisation de la corruption en politique, du vol, du dopage de la a torture de la maltraitance animale environnementale de l’esclavage de l’exploitation des travailleurs

    1. Erreur classique (et banale) de confusion entre les vices (qu’on se fait à soi-même) et les crimes qu’on fait subir aux autres.

      Je me drogue != je viole.
      Je me drogue = je me fais du bien/du mal à moi-même et moi seul.
      Je viole = je fais du mal à un ou une autre.

      Patatras, l’argument s’effondre.

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