[Redite] Quand un piposophe analyse le Front National

Article paru initialement le 28 mars 2013

La campagne bat son plein, ou plutôt, avec Macron, elle bat son creux et avec ce dernier, elle nous donne même l’occasion de revenir sur les « propositions » du Front National. Contrepoints, à ce sujet, revient régulièrement sur les idées plus ou moins consternantes de Marine Le Pen, la candidate du Front. Le quotidien libéral n’est pas le seul puisqu’au milieu des troupes bigarrées des gauches diverses et alternatives, des brassées de philosophes inspirés se sont lancés dans l’analyse du phénomène frontiste. En 2013, c’était Stiegler qui se lançant dans l’aventure…


Si vous lisez des choses intéressantes et sensées, vous ne connaissez probablement pas Bernard Stiegler. Parfois, une petite pause-rigolade est nécessaire pour se décontracter de toutes ces choses intéressantes et sensées qu’on lit avec application. Et c’est là que Bernie la Philo entre en jeu. Ce qui tombe bien, c’est qu’il a récemment pondu un recueil de ses meilleures blagounettes sur le Front National au titre violemment évocateur de « Pharmacologie du Front national » et qu’il en parle abondamment dans un article sur Atlantico. Poilade.

Avant d’essayer de décrypter les pitreries de Bernie, il faut se rappeler qu’il n’en est pas à son premier essai. C’est à la fois un habitué de la production piposophique industrielle et un familier de ces colonnes puisqu’on se souvient de son acoquinement avec Philippe Mérieu qui lui avait permis d’exsuder un pesant ouvrage sur l’éducation, « L’école, le numérique et la société qui vient ». (Oui, Notez que c’est bien le titre, qu’il n’y a eu aucune retouche photo, c’est du brut de décoffrage, c’est comme ça, paf, direct, dès la couverture on assomme l’unique lecteur du livre). Il manque un peu de pandas et des chats mignons, mais on a déjà un beau pot-pourri de ce qu’on peut faire en matière de gloubisophie de combat.

bernie la philoCette fois-ci, Bernie a donc choisi de nous entretenir du Front National et il a décidé de sortir un livre pour lutter. C’est un livre de combat. Tout comme les grenades existent en plusieurs modèles (défensives, offensives et à plâtre), Bernie nous fait un livre modèle de combat, version offensive (et à plâtre aussi) : le poids et la taille de l’ouvrage permettent de le lancer vivement en direction d’un groupe de frontistes, par exemple. Et sinon, on peut aussi le lire, à l’occasion.

Et là, stupéfaction : on découvre qu’on nous a menti. Dans les années 80, le Front National ne s’est pas développé grâce à Mitterrand et au Parti Socialiste qui auront agité, à qui mieux-mieux, l’épouvantail du racisme par le truchement de SOS Racisme. Non ! Rien à voir. Bernard, il a tout compris : si le FN s’est à ce point développé, c’est parce que Jean-Marie se faisait passer pour Ronald. Oui, le père Le Pen voulait selon notre piposophe se faire passer pour le Reagan français.

Fichtre.

Et cela continue avec Marine : la fille a masqué le discours ultra-libéral fondamental du FN. Eh oui. Ce fameux discours ultra-libéral à base d’intervention étatique à tous les étages. Ce discours ultra-libéral de fermeture des frontières que notre vaillant piposophe, armé de ses dix doigts, aura découvert après une longue fouille sous l’épais nationalisme étatique buissonnant qu’il admet lui même trouver aussi dans le parti d’extrême-droite, dans un touchant aveu de confusion mentale difficile à décrypter dans sa tornade de termes compliqués.

Fichtre².

Et comment le FN arrive-t-il à camoufler son ultra-libéralisme galopant derrière tout ces gros nuages de fumée étatiste ? Eh bien il lui suffit d’instiller, je cite, « la perte du sentiment d’exister ». Ici, Bernard est un peu confus (trois fois rien, mais tout de même). Il fait quelques gestes vagues de ses mains pendant que ses yeux fixent le plafond. Il ne faut pas se perdre dans un détail, au risque, justement, de perdre ce sentiment d’exister.

(À tout hasard, j’encouragerai cependant Bernard à propulser l’une de ses tempes sur un coin de table : le sentiment d’exister, même très très perdu, reviendra alors très très vite.)

Mhoui vous la voyez la bonne grosse louchée de n’importe quoi ? Non ?

Je vous réexplique, c’est très simple : selon Bernard Stiegler, ce phare de la pensée moderne passé en mode stroboscopique (attention : l’utilisation prolongée peut provoquer migraines & hallucinations), le Front National est comme ces spécialités laitières industrielles un peu louches dans lesquelles on trouve une couche de yaourt insipide qui camoufle un coulis translucide de fruits indéterminés : sous une (abondante) couche d’étatisme et de nationalisme se cacherait un (délicieux ?) coulis d’ultra-libéralisme au contenu garanti en bifidus. Bifidus d’ailleurs si actif qu’il a manifestement beaucoup trop facilité le transit intestinal de Bernard qui en a mis partout dans son livre.

On comprend que pour avoir découvert ce fameux coulis, le Bernard a du s’avaler des litrons de yaourt fadasse, ce qui n’est pas sans conséquence sur sa propre production intellectuelle. Ce fut un sacerdoce, mais, au bout d’une telle épreuve, le Professeur Stiegler a trouvé (en plus du coulis d’ultra-libéralisme avec de vrais morceaux de capitalisme illimité dedans) un moyen pour combattre le FN ! En somme, Stiegler a trouvé une solution (pas aqueuse, manifestement) pour dissoudre le FN dans son analyse. C’est très fort. Et sa « solution » est simple : il faut élaborer une alternative au parti d’extrême-droite.

Eh oui : finalement, les idées les plus connes simples sont les plus bankables efficaces pour notre piposophe gobeur de yaourts à coulis. Et d’après lui, elles marcheront d’autant mieux que les électeurs du FN sont des abrutis. Oh. Pardon. Non. Ce n’est pas ce qu’il laisse comprendre puisqu’il nous dit en réalité que ces électeurs « souffrent plus que les autres d’une bêtise qui nous affecte tous » (autrement dit : « on est tous également bête, mais ça se voit plus chez eux que chez moi » – Confidence pour confidence, mon brave Bernard, c’est raté.)

On peut cependant se demander pourquoi aucune alternative ne semble émerger au point qu’il faille faire appel à Bernie la Philo. Pourquoi ni le Parti Socialeux (rires sur la droite), ni l’Union pour un Mouvement Perpétuel (rires sur la gauche) ne peuvent se poser en alternatives crédibles à l’abhôminable Front National ? Selon Stiegler, c’est très simple : c’est parce que tout le monde a arrêté de penser :

« Cela fait 30 ans que le monde intellectuel a cessé de penser et de critiquer tout cela. Une sorte de complicité moite et parfois même poisseuse s’est installée. »

Pourquoi s’est-il arrêté ?, peut-on immédiatement poser comme question à notre piposophe. Question à laquelle il répond par un Niagara de références et de name-dropping qui, même poussé dans le décodothron donne ce qui suit et qui n’est pas encore bien clair :

« Parce que. Parce que bon. Parce que en fait tu vois Adorno, Horkheimer, Foucault et Deleuze et je relance d’un Dérida et youplaboum je t’embrouille et je conclus par Milton Friedman et kamoulox. Comment je t’ai emballé le truc. Ahem. Oui enfin disons que si plus personne ne pense, plus aucun philosophe de gauche (sauf moi, bien sûr) n’essaye de comprendre pourquoi le FN s’est à ce point développé, c’est à cause, bien sûr, de l’ultralibéralisme et du méchant consumétisme débridé et tout le tralala. »

Un goldorak au développement synaptogénétique remarquable !

Oui, sa petite fixette sur l’ultralibéralisme et le nuage de mots rigolos qu’il a confectionné en s’enfilant son yaourt ressemble de plus en plus à un trouble obsessionnel compulsif, mais voilà : ça marche suffisamment pour lui valoir une place au chaud dans l’un ou l’autre organisme étatique (que l’ultralibéralisme / le consumétisme / le capitalisme n’a pas réussi à démanteler, apparemment)…

Je résume : sous une énorme couche d’étatisme, de nationalisme et de socialisme, le Front National est ultra-libéral. Il n’y a pas d’alternative crédible actuellement. Il faut lutter, par exemple en écrivant un livre. Et si rien n’est fait, eh bien le FN sera au pouvoir en 2017. Enfin, « sera », il y a encore quelques incertitudes :

Le facteur d’improbabilité des issues est alors extrêmement grand, ce qui fait que tout est possible à travers le jeu de grandes tendances.

Eh oui, c’est comme le loto, m’ame Ginette, à mi-chemin entre le ptêt-bien que oui et le ptêt-bien que non, c’est là que s’ébat joyeusement le piposophe politique dont plus rien ne rattache la pensée avec une quelconque réalité de terrain. Ce qu’il confirme d’ailleurs avec cette tirade, d’un optimisme béat assez affolant :

Je pense que le président de la République et le premier ministre sont capables de tirer les leçons de trente ans d’errance

Ou pas. Il faut bien comprendre que tous ces « facteur d’improbabilité des issues » qui se mêlent dans une grande partouze cosmique de variable multivaluées, ça rend tout bizarre et il devient très difficile de prédire quelque chose, surtout l’avenir. Le plus drôle est qu’alors même que Stiegler étale son inculture crasse du libéralisme et sa compréhension franchement différente de la politique française, un autre article, sur le même site nous apprend que les Chinois ont eux ouvertement choisi plus de libéralisme pour sortir leur nation de la pauvreté.

Comme tant d’autres en France, Stiegler démontre qu’il n’est pas du tout outillé pour comprendre la montée du FN. Il ne voit pas que ce parti est devenu l’exutoire, le défouloir de tant de Français lassés de l’autisme permanent et entretenu par toute une classe politique au sujet de leurs problèmes. Il ne voit pas non plus que ce parti n’a jamais eu de colonne vertébrale idéologique solide : tant le père que la fille le conduisent comme on conduit un esquif dans la tempête politicienne française. On ne peut pas retirer aux barreurs une certaine dextérité, mais le cap a toujours été secondaire puisqu’il s’est toujours agi d’être dans le sillage des grands partis pour récupérer leurs naufragés, déçus et cocus des promesses toutes aussi débiles les unes que les autres qu’ils n’ont pas arrêté de faire pour se maintenir au pouvoir.

Et tout l’avantage du FN réside justement dans le fait qu’il n’a jamais été au pouvoir : il est dès lors bien plus facile de vendre du rêve, de la non-compromission, des idées dites neuves puisque de toute façon, on ne les entend pas dans les autres partis. Ce que Stiegler refuse de voir, incapable d’envisager le monde autrement que noyé dans le libéralisme, c’est que le FN est un parti qui, s’il avait très vaguement des velléités libérales dans les années 70, les a progressivement toutes abandonnées pour ne plus être qu’un parti nationaliste et parfaitement socialiste, en témoigne le nombre de sympathisants et encartés PC et PS ouvertement passés dans les rangs FN.

Et c’est précisément parce que c’est un parti socialiste comme tous les autres, parce que Stiegler réclame encore plus de socialisme, et parce que lui comme les médias fustigent le libéralisme qu’on ne trouve aucune alternative audible.

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Commentaires95

  1. Le Gnôme

    Ah, je suis rassuré, le FN est un parti ultra-libéral comme les autres. Finalement, les non libéraux auront le choix entre Poutou et Arthaud, les autres n’étant que d’affreux méchants horribles sectateurs du libéralisme le plus débridé.

    De Mélanchon au FN, c’est un même combat pour plus de libéralisme. Chic, je vais tirer au sort pour qui voter.

  2. Loki dort

    Un festival de rigolade que cet article. Je suis aller me servir un apéro avant d’en continuer la relecture, pour que le moment de plaisir exhilarant soit complet.

    Piposophe: de pipeauter, jouer un air de pipeau discordant sans aucune cohérence ni harmonie mélodique: raconter n’importe quoi, et philosophe. Un piposophe fait de la philosophie du n’importe quoi discordant. Il y a des piposophes de comptoir, de quai de gare, de bouche de métro, de ministère, et même d’académie.

    Gloubisophe: syn. piposophe. Variante du piposophe mélangeant les principes et les idées dans un fourre-tout indigestionnant. Peut causer des incommodités digestives allant de la constipation à la diarrhée, en passant par les vomissements.

    Ultra-libéral: Grande Peste, Grand Croquemitaine, Faucheuse Honnie et Grand Fléau des milieux socialistes nourris au petit-lait de licorne bio. Par extensio, Grand Satan source de tout mal sur terre.

    Et donc ce grand illuminé avait découvert que la menace du FN, ce n’est pas tellement d’être d’extrême-droite, mais d’être ultra-libéral! Où l’on arrive encore à faire l’amalgame de bac à sable: libéral = facho.

  3. zelectron

    et comment fait-on, lorsqu’on voue tout autant, si ce n’est plus, aux gémonies le marxisme léninisme et ses avatars, les moult excuses de la mauvaise application d’icelui-ci ne lui donnent pas le droit de cité non plus.?

  4. kkun

    La vache, en un si beau dimanche c’est cruel…!
    Il y a quelques personnes dans ce pays dont la diction et les pauses savantes ont le don de me faire pousser douloureusement les dents et crisser des genoux ; c’est plus qu’épidermique, c’est au niveau de toutes mes molécules que ça se passe.

    Stiegler, Finkielkraut, Lelouch, Lordon, Besson Luc, ………………….

      1. kkun

        Stiegler est une caricature, de celles que le PS produit et couve depuis 30 ans.
        Sur le domaine où il se pose comme expert, le numérique, il n’a strictement rien produit, tous ses laius pesants viennent de concepts et d’idées produites par d’autres. Il les pille, emploie des termes ronflants pour faire genre savant, fait en sorte que ça semble coller à la ligne politicienne des caciques du PS (la diarrhée cérébrale sous vitaminée sur le cas FN est exemplaire de cela!), passe sa vie à lécher des réseaux de diners mondains en conférences mondaines.
        Cet homme est une synthèse de la « méritocratie » à la française, de celle chez les « socialistes » notamment mais pas que, il est le modèle abouti de cette caste de faux intellectuels pontifiants qui rampent avec vulgarité dans et autour des appareils, et glanent ainsi des subventions et des postes sans aucune mesure avec leur talent réel et leur apport.

        Sinon, très drôle le papier de h16, m’a fait rire.

  5. bmaguin

    Je ne me lasserai jamais de mettre en miroir le penchant malsain de ces élites pour le concentré de gloubigoulba abscon avec la simplicité enfantines de leurs propositions, que l’on peut résumer ainsi : le réel est complexe (quand ce n’est pas fasciste), il faut donc plus d’Etat pour le maîtriser.

    Par exception, la dédicace spéciale de Michel Onfray : le réel est foutu, l’Etat est donc foutu, il n’y a plus qu’à se foutre, en l’air de préférence.

  6. sam player

    Oh p’tain, dans son article sur Atlantico : la mauvaise éducation des enfants c’est à cause de l’hyperconsumérisme et du marketing qui est un crime contre l’humanité…
    Le crime contre l’humanité à toutes les sauces…

    1. Loki dort

      Oui c’est toujours la faute à des pressions sociales, c’est toujours « la consommation », « le capitalisme », « la pub », « l’ultra-libéralisme », c’est toujours la société qui conditionne les individus, mais jamais les individus qui font la société.

      Ces types sont incapables de penser en dehors de schémas idéologiques ou théoriques, ils sont complètement déconnecté des réalités concrètes.

          1. albundy17

            ça devrait être assez facile de faire émerger l’idée dans chaque mouvement politique se présentant prochainement…. Vite ! élargissons la TCA ! C’est pour sauver la planète !

    2. Aristarkke

      Il est temps que l’ Etat prenne en mains l’ éducation des marmots dès le sevrage et peut-être même dès la naissance. Un groupe de travail présidé par L’ Eau Rance Rossignol vérifiera s’ il est possible de la faire débuter dès le lendemain de la conception…

      1. zelectron

        yapukaristarkke : L’état doit s’occuper de la préconception, conception, gestation, mise à bas, nourrissage, forçage et enfin sevrage où là je te laisse la parole 😀

        1. sam player

          Quand on pense à toutes les discriminations que l’on fait quand on choisit une partenaire de jeux… il serait temps que l’état s’en occupe pour que les moches aient aussi leur chance… et puis ça ferait baisser l’alcoolisme…

          Dieu a créé l’alcool pour que les femmes moches baisent quand même.
          —- Coluche

          1. BDC

            Il n’y a pas plus grande injustice que la beauté chez les femmes. Vous, vous avez l’argent pour « ça », c’est tout pareil : ça ne fait pas le bonheur, mais ça y contribue !

            1. René-Pierre Samary

              « Il n’y a pas plus grande injustice que la beauté chez les femmes. » Comme c’est vrai ! Hélas, c’est un argument qui se retourne contre elles (en général), ou plutôt contre leur prétention à l’égalité. C’est admettre implicitement que, sans cet atout, le niveau humain du genre 1 est inférieur à celui du genre 2.
              Mais il reste don Juan (cette femme est trop vilaine, il me la faut), et le fait que l’attirance sexuelle peut être stimulée par des charmes bien éloignés de la pure beauté plastique. Le problème des femmes, c’est surtout de ne pas être à la mode du temps, question beauté. Les Rubens, aujourd’hui, ne font pas recette.

              1. BDC

                Les féministes essaient hypocritement de gommer cette injustice en traduisant les séducteurs en dangereux harceleurs, du coup on ne se fait plus draguer que par des psychopathes, qui n’en ont rien à faire de leurs histoires, et le combat contre les hommes normaux continue ! Encore une fois ces égalitaristes obtiennent l’inverse de l’effet escompté, et elles en redemandent.

                1. René-Pierre Samary

                  C’est une tendance souvent vérifiée que les femmes, encolérées parce que se heurtant au réel, finissent par tirer contre leur camp.
                  Des hommes « normaux », comme tu dis chère BDC, il n’en restera bientôt plus beaucoup. Il n’y a d’abus qui, d’abord insensibles, ne finissent par constituer un épais dossier, et générer une révolte. Révolte qui conduit les hommes, aujourd’hui, à faire le bilan de la conjugalité en général.
                  « Se marier signifie perdre la moitié de ses droits et multiplier ses devoirs par deux », écrivait Schopenhauer en 1850. Qu’en dirait-il aujourd’hui, quand les droits ont disparu et que les devoirs sont infinis ? Quel homme à peu près sain d’esprit peut envisager actuellement un engagement dans ce qui deviendra, de haute probabilité, un marché de dupes ?
                  D’où la raréfaction annoncée (par RPS) des producteurs* et des reproducteurs… La rareté de « l’offre » augmentant, renversement de tendance : la parenthèse féministe (les femmes « font la loi ») se refermera (exemples historiques ?). Mais après combien de dégâts ?
                  * Là, il faut bien se demander pourquoi les hommes travaillent, créent… Cela a toujours été pour les femmes. Double cause convergente d’une démission des producteurs, l’autre étant celle qui est étudiée sur ce blog. CPEF, pas seulement faute de libéralisme.

        2. Aristarkke

          A zelectron :
          Quand on vêle, on met bas…
          Quand on met à bas, on parle d’autre chose…
          Car techniquement, s’ il n’y a pas insémination, la gestation va être, comment dire, un peu compliquée ou ardue…alors là, il y aura effectivement mise à bas du projeton dans le lac, par exemple…
          Ces jeunes, ça n’ sait nin!!!

        3. René-Pierre Samary

          Pour ce qui est de la préconception, l’intervention de l’État a été une des grandes utopies des progressistes au début du XXème siècle. On s’indignait que l’on arrive à perfectionner les races animales et les plantes, et qu’on ne fasse pas de même pour l’espèce humaine. L’eugénisme (bonne naissance) a surtout été de gauche. « Convient-il de pratiquer la théorie du laisser-faire, ou bien est-il rationnel de réglementer les unions de manière à obtenir le meilleur rendement ? » (Georges Schreiber, 1922). Trotski ne voyait pas seulement dans la création de l’homme nouveau un résultat de l’environnement social mais aussi l’effet de la « sélection artificielle », pour créer « un surhomme ». (Littérature et Révolution, 1924). Il est vraiment comique de voir comment les socialistes s’indignent au présent de ce qu’ils ont adoré autrefois (colonialisme, eugénisme). Cela demanderait de longs développements, mieux vaut en rire.

  7. René-Pierre Samary

    Ouaah, que ça fait plaisir de lire un billet comme celui-ci, surtout parce qu’il a été écrit en 2013… un an après la tornade, oserai-je dire la torgnole que l’on sait.
    Il y avait en effet quelques soupçons de libéralisme dans le programme de JMLP, soupçons inaudibles, les médias s’acharnant sur … Fillon a ses casseroles, JMLP avait ses « petites phrases »…
    Oui, et j’en rajoute, patron, avec votre permission. Stiegler détourne l’attention de l’instrumentalisation par la gauche du FN, avec l’antiracisme, en bottant sur le « libéralisme » du FN. Soit.
    Il n’y a pas eu seulement instrumentalisation, bien que réelle. Il y a eu, auparavant, élection (de Mitterrand). Et… remember Copernic.
    Aujourd’hui, les mêmes vieilles recettes dans les mêmes vieilles casseroles. Macron, à Marseille, « stigmatise » à tout-va le « parti de la haine ». Le gamin se trompe d’époque.
    Les homélies pathétiques de Ségolène Macron ne fera pas gagner une voix à MLP (c’est fort heureux, elle a fait le plein), mais il va en perdre, avec ce genre de posture hystérique, au profit de Fillon, qui se garde bien (et c’est fort heureux), d’attaque frontalement le Front.
    Il est mignon, mais il est con, le Macron. Et c’est fort heureux.

  8. sam player

    Ce qui est étonnant avec les philosophes c’est qu’on s’attendrait à ce qu’ils soient moins sectaires, moins tranchés, plus dans l’analyse de ce qui fait que les gens se comportent ainsi, donc sans culpabiliser, moins dans l’idéologie etc…
    Mais en fait ils sont très souvent tout le contraire : aucune analyse, lancés à fond sur une ligne droite.

    PS : je ne suis pas philosophe

    1. Pat

      « plus dans l’analyse », « moins dans l’idéologie », pourquoi toujours « être dans » quelque chose ? Ces tournures de phrases m’agacent…

      1. sam player

        Ce qui est étonnant avec les philosophes c’est qu’on s’attendrait à ce qu’ils soient moins sectaires, moins tranchés, plus dans l’analyse de ce qui fait que les gens se comportent ainsi, donc sans culpabiliser, moins dans l’idéologie etc…
        Mais en fait ils sont très souvent tout le contraire : aucune analyse, lancés à fond sur une ligne droite.
        ___________
        Ca te va mieux ?

          1. Loki dort

            Tout à fait, d’ailleurs à ce sujet le grand piposophe Dominique Temple dit qu’au « XVIIIe siècle, c’est une situation totalement renversée par rapport à celle qu’étudiait Aristote qu’observe le père de l’économie capitaliste, Adam Smith :

            « L’homme a presque constamment l’occasion de recourir à l’aide de ses frères, et il serait vain de l’attendre de leur seule bienveillance. Il réussira mieux s’il parvient à intéresser leur amour-propre en sa faveur et à leur montrer qu’il est conforme à leur avantage de faire ce qu’il leur demande. Quiconque offre à une autre personne une affaire quelconque, lui fait la proposition suivante : donnez-moi cet objet dont j’ai besoin, et vous recevrez en échange celui-là qui vous est nécessaire. C’est le sens de toute offre et c’est de cette manière que nous obtenons les uns les autres de beaucoup la plus grande partie des bons offices dont nous avons besoin. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais de la considération qu’ils ont de leurs propres intérêts. Nous nous adressons non à leur humanité, mais à leur amour-propre et nous ne leur parlons jamais de nos propres nécessités mais de leurs avantages ».
            Adam Smith ne s’inquiète pas de l’avis de ces artisans. Il isole un réflexe biologique, réflexe sans doute de sa classe sociale pour la préservation de son existence, encore que le réflexe inverse, l’entraide, soit certainement plus efficace. À la bienveillance, il substitue l’amour-propre, à la chreia le besoin égoïste, à la loyauté l’hypocrisie… Et de fonder l’économie capitaliste sur la chrématistique, l’accumulation sans limites :

            « Le principe qui pousse à l’épargne c’est le désir d’améliorer notre condition, un désir qui quoique généralement calme et sans passion nous accompagne depuis le sein de notre mère et ne nous quitte pas jusqu’à la tombe. Or, une augmentation de fortune est le moyen par lequel la plupart des hommes se proposent et souhaitent d’améliorer leur condition. C’est le moyen le plus ordinaire et qui se présente le premier à l’esprit, et le meilleur moyen d’augmenter leur fortune, et pour les hommes d’épargner et d’accumuler une partie de ce qu’ils gagnent ».
            La privatisation de la propriété institutionnalisera cette profession [1]. Mais si dans une communauté donnée un seul défend son intérêt, n’oblige-t-il pas autrui à défendre le sien ? Une réaction en chaîne s’ensuit, comme une réaction nucléaire, qui engendre la société capitaliste. A. Smith n’en reste pas là. Il imagine à partir de son observation liminaire que ce qu’il dit vrai dans l’Angleterre commerçante de son temps et dans sa classe sociale est à l’origine de toute économie dans le monde.

            « Comme c’est ainsi par traité, par troc et par achat que nous obtenons des autres la plupart des bons offices qui nous sont mutuellement nécessaires, c’est cette même disposition à trafiquer qui aura dans l’origine donné lieu à la division du travail. Par exemple, dans une tribu de chasseurs ou de bergers, un individu fait des arcs et des flèches avec plus de célérité et d’adresse qu’un autre. Il troquera fréquemment ces objets avec ses compagnons contre du bétail ou du gibier, et il ne tarde pas à s’apercevoir que par ce moyen, il pourra se procurer plus de bétail et de gibier que s’il allait lui-même à la chasse. Par calcul d’intérêt donc, il fait sa principale occupation des arcs et des flèches, et le voilà devenu une espèce d’armurier ».
            A. Smith ne fait aucune référence au principe de réciprocité. Il ignore ou veut ignorer que dans toutes les sociétés archaïques de la planète le moyen de production (ici l’arc du chasseur) est inaliénable de sorte qu’à moins d’être transmis par filiation de génération en génération il est emporté par le chasseur dans la tombe. Soutenir que l’arc puisse être échangé contre du gibier est faire violence au principe de réciprocité qui institue la propriété comme la responsabilité d’une fonction sociale. Et il nie de la même façon, c’est-à-dire par omission, que le gibier soit partout et toujours systématiquement partagé.

            Mais le réflexe invoqué, l’amour-propre ou le désir d’améliorer sa condition, pourrait correspondre à une pratique réelle dans les sociétés primitives qu’il aurait malencontreusement illustrée de façon irréfléchie. Il poursuit cependant :

            « Un autre excelle à bâtir et à couvrir les petites huttes ou cabanes mobiles ; ses voisins prennent l’habitude de l’employer à cette besogne, et de lui donner en récompense du bétail ou du gibier, de sorte qu’à la fin, il trouve qu’il est de son intérêt de s’adonner exclusivement à cette besogne et de se faire en quelque sorte charpentier et constructeur ».
            Il ignore donc avec la même insouciance que dans toutes les sociétés humaines l’entraide pour la construction de la maison d’un couple qui fonde une famille est pour tous les membres de sa communauté une obligation de réciprocité à laquelle nul ne peut déroger sans être exclu de l’humanité.

            Il poursuit : « Un troisième devient de la même manière forgeron ou chaudronnier, un quatrième est le tanneur ou le corroyeur des peaux et des cuirs qui forment le principal revêtement des sauvages… ».

            Le tanneur, le forgeron, le cordonnier répondent également à une obligation de réciprocité vis-à-vis de la communauté : c’est pour fournir la houe aux paysans que le forgeron est casté, comme on dit en Afrique, c’est-à-dire obligé par la réciprocité, et il en est de même du tanneur ou du chaudronnier, du meunier ou autre. Bref, la division du travail est ordonnée par le développement de la réciprocité entre les uns et les autres de sorte que chacun ait quelque chose à donner à autrui pour accéder au titre de citoyen [2].

            Adam Smith se contente de redoubler son extrapolation liminaire d’une projection gratuite sur les premières communautés (les communautés des sauvages) et cela en dépit des récits qui depuis deux siècles rapportent de nombreuses informations sur les mœurs et coutumes des sociétés archaïques qui tous démentent son imagination. Pierre Kropotkine [3] précise même que le principe de réciprocité était déjà reconnu à Londres au fondement de la vie sociale des peuples jugés les plus primitifs (les Hottentots et les Fuégiens), à l’époque où Smith écrit, grâce à la traduction par M. Medley des travaux de P. Kolben [4].

            Lorsque A. Smith fait de sa croyance un postulat universel, il prétend donc donner à l’économie politique un principe. Mais rien n’indique qu’aucune société autre que la sienne ait jamais obéi à ce principe. Sa thèse fut néanmoins couronnée de succès lorsque la bourgeoisie devenue capitaliste réussit à inscrire la privatisation de la propriété dans la constitution de la cité, sous le prétexte qu’elle serait la garantie de la liberté, et qu’elle parvint ainsi à substituer à la fonction sociale de la propriété, le pouvoir d’en d’abuser. La privatisation de la propriété substitua la liberté comme pouvoir des uns sur les autres à la liberté comme pouvoir de servir les uns les autres. Et qu’importe alors la violence avec laquelle la liberté sera revendiquée par chacun, la force n’est-elle pas mise à son service ? L’essentiel est désormais de s’approprier d’un droit de privatisation que nul ne puisse contester sinon par une force supérieure. Cette privatisation s’exerce sur la terre, puis sur les moyens de production ou d’existence jusqu’à obliger celui qui en est privé à demander un emploi contre sa puissance travail. Le salaire est aussitôt considéré comme le résultat d’une transaction libre entre entrepreneurs et ouvriers alors que les ouvriers sont en réalité forcés, comme dit Marx, de vendre leur puissance de travail pour le prix de ce qui est seulement nécessaire à la reproduction de celle-ci. Dès lors que le contrat est hors réciprocité et autorise le plus fort à imposer son prix, la différence nourrit le profit capitaliste. Les enclosures en Angleterre, la vente des biens nationaux, la défense de la rente, et le Code civil en France témoignent qu’une bourgeoisie sans foi ni loi l’emporte sur la bourgeoisie révolutionnaire. L’Empire, la Restauration, coalisent toutes les forces du pouvoir militaire et monétaire au bénéfice du capital. La nouvelle référence de la société est le profit.

            La bourgeoisie capitaliste s’assure de l’Etat (la démocratie censitaire) pour imposer une nouvelle législation. Et pour maintenir l’ordre, elle recourt à la dictature. Le capitalisme prend son essor avec la révolution industrielle et la colonisation. La réciprocité est remplacée par le libre-échange ; la fonction sociale de la propriété par l’abus de droit. Le marché au lieu d’être mû par le besoin de l’autre l’est désormais par l’intérêt de chacun, et à la bienveillance s’est substitué l’amour-propre. »

            […]

            et bla bla bla *bruit de détonation étouffée*

            1. sam player

              Loki, je vais donc derechef écrire à ce piposophe pour qu’il m’envoie son livre au titre de la réciprocité hein !
              Je ne vais d’ailleurs même pas mettre de timbre sur l’enveloppe pour la même raison, je mettrais un mot sur l’enveloppe pour les postiers de la CGT qui seront, n’en doutons pas, sensibles à mes arguments.

              C’est quand même fou que cet auteur passe sous silence que ces communautés primitives n’ont plus rien à voir avec les sociétés dans lesquelles on vit depuis des centaines d’années, y inclus lui et Adam Smith. C’est seulement dans la famille et les proches que l’on retrouve cet état d’esprit.

              Et merci pour le mot du jour : chrématistique, le bonbon qui ne colle pas aux dents quand on le mastique

            2. Loki dort

              Avertissement: je ne suis pas responsable de la nature idéosophique de ces propos ni de leur caractère indigeste. Pour toute réclamation, s’adresser à l’auteur >.<

  9. Pheldge

    « PS : je ne suis pas philosophe » non, tu déconnes , sérieux ? sam, tu plaisantes là ! Al, t’entends ça ? le sam, il est pas philosophe, qui nous dit : PTDR le fiancé officiel, le futur mari N° 5 de Chanel Bonzaye, il est pas philosophe ? trop fort ! 😀

            1. Lark on the Wing

              On mesure, au niveau constaté de certains commentaires à la suite de cette resucée chroniqueuse de la plume de Monseigneur, un certain parallélisme de l’Untergang affectant ce Blogue :

              De première part, une charge étincelante qui contraste si fâcheusement avec les Rump Chronicles actuelles

              De seconde part, des commentaires que j’hésite à qualifier de façon sincère, tant je crains une épidémie de suicides dans la phalange des fidèles : de la part de l’AdP, soit, c’est usuel et admis, mais chez d’autres ? aaah! la perte quotidienne de 100 kneurones se fait durement sentir…

                1. BDC

                  Rémi Baillot fait œuvre d’utilité publique en redorant le blason de notre bien commun le plus précieux : la lèche !
                  Escorté d’auteurs prestigieux, parmi lesquels Molière, Érasme, Rousseau et Pascal, Rémi Baillot nous offre un tour d’horizon passionnant de la flagornerie, de ses charmes et de ses pratiques. Il nous livre ici le résultat d’une recherche érudite et amusée, et analyse dans le détail ce qui fait une bonne pommade: propos dithy- rambiques, lèche de survie, déclarations plus ou moins sincères, maîtrise du compliment, flagornerie… la lèche sous toutes ses coutures !
                  Ce livre en dit long sur cette tendance naturelle de l’espèce humaine, dont nous sommes tour à tour témoins ou acteurs dans notre quotidien. Soyons honnêtes! Qui n’aime pas une petite courbette de temps en temps? Qui n’a jamais pris un peu plaisir à caresser dans le sens du poil ? Des petits bonheurs inavouables enfin décryptés avec esprit, intelligence et légèreté.
                  « La lèche, c’est sujet, verbe, compliment ! »

              1. Pheldge

                Notre cher HB est obnubilé par des problèmes , euh, enfin, intimes et … postérieurs. Chez lui !
                C’est pour cela qu’il nous parle longuement des problèmes anaux, de sa thurne ! 😉

  10. Pheldge

    HS: j’apprends que pour le 1 er avril, Arte a diffusé un docu sur Aristarque ? Le « documenteur » d’Arte, sur le Néandertalien !
    lepoint.fr/medias/le-documenteur-d-arte-la-lecon-d-un-canular-sur-le-neandertalien-02-04-2017-2116666_260.php

    1. sam player

      Consternant mais c’est pas nouveau, c’est juste la première fois qu’un faux documentaire est diffusé le 1er avril… En général c’est n’importe quel jour.

    2. albundy17

      A propos de gag 1 er avril, on pouvait parait il entendre sur le répondeur d’un ambassade russe:

      «Vous êtes bien sur la messagerie de l’ambassade de Russie, votre appel est très important pour nous. Pour demander à ce qu’un diplomate russe contacte vos adversaires politiques, appuyez sur 1 […] pour bénéficier des services d’un hacker russe, tapez 2 […] pour une ingérence électorale, tapez 3 et attendez la prochaine campagne électorale.  »

      Associated Press a contacté le ministère et lui a demandé de «confirmer officiellement que le message enregistré était bien une blague».

      Dès fois que c’était de vraies propositions, hein :mrgreen:

  11. René-Pierre Samary

    Si le pipotage ne touchait que la philosophie, ce ne serait pas dramatique. Mais le mal est plus profond. Il touche à tout, les arts, la science, la politique…
    Le mal est profond, je pense qu’il mérite un début d’explication. La mienne est que notre époque privilégie le « dire » par rapport au « comprendre », ceci résultant de la féminisation de notre société de communication, plus verbale qu’analytique. Les perroquets plus ou moins savants tiennent le haut du pavé.
    « Les arts et les sciences inondés et engorgés d’un dilettantisme inouï, la philosophie mourant sous le flux d’un babil à perdre l’esprit, la politique plus fantaisiste et partiale que jamais, la société en pleine décomposition »…
    On avait pourtant été prévenus !

    1. Pheldge

      « ceci résultant de la féminisation de notre société » … RPS, y’en a des, qui vont te dire que tu radotes ! 😉

      1. René-Pierre Samary

        Y’en a des, qu’il faut leur répéter de nombreuses fois la même chose, parce que l’essentiel leur échappe…
        Pas ici, d’ailleurs, dans cette noble assemblée, îlot de bon sens battu par les flots pervers de la féminitude…

  12. Pheldge

     » les Dufflots pervers de la féminitude… » mesdames Bonzaille, BDC, Val, Loreleil , NathalieXXX apprécieront ! 😉

  13. Kazar

    On entendait encore ce matin sur Europe 1 un vague commentateur expliquer comment l’arrivée du FN au pouvoir couperait la France en deux (parce que bien sûr, en ce moment, la France n’est pas complètement fracturée en deux, trois ou quatre…), et comment d’éventuelles émeutes seraient évidemment imputables au FN !!!
    La question de la vie en société, et avec qui, sur quels projets, supplante la question purement économique. L’économie ne peut pas fonctionner quand une partie du peuple est déclassée, abandonnée, méprisée.

    Et pourtant, avec Macron, on atteint le summum de la connerie dans le mépris de l’identité : il n’y a pas de culture française, la France coloniale est coupable de crimes contre l’humanité, etc, etc.

    Nier l’identité d’un peuple pour transformer les citoyens en consommateurs mondialisés ne peut pas conduire au redressement du pays.

  14. Onaneur de Moosh

    Si j’ai bonne mémoire, la MNEF remboursait for bien la pharmacologie du PS.

    Mais comme tout mauvais dealer, le PS a fini par glisser au niveau de ses plus mauvais clients, en particulier ceux qui ne payent jamais.

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