[Redite] Monsanto, l’éternel coupable

Article initialement paru le 17.10.2016

Il y a un an, je notais la recrudescence dans les journaux de petits papiers enflammés relatant la tenue d’un procès, aussi bidon que stalinien dans son essence, visant à condamner Monsanto et ses abominables produits qui mutent du chaton mignon. Il faut dire que de brûlantes études menées par tout un CIRC prouvaient à qui mieux-mieux la nature absolument cancérigène de certains des vilains intrants vendus par la firme américaine.

Cependant, depuis quelques mois, les éléments permettant de remettre un peu de mesure dans les études du CIRC s’accumulent. Outre les évidentes exagérations dont l’institut parsème ses productions, il semble maintenant qu’il a quelque peu oublié certains pans entiers des résultats obtenus sur les études du glyphosate et notamment celles qui montraient l’absence de lien avec le cancer.

Zut et flûte, les choses semblent finalement bien plus complexes que prévu. Verra-t-on la presse s’empresser de revenir sur ce qui semble maintenant avéré et remettre l’église au milieu du village ? Ne rêvez pas.

Quoi qu’il en soit, en complément, on pourra aussi se reporter à cet article complet de Nathalie MP sur le sujet.

Pour fonctionner auprès des esprits impressionnables, une religion a besoin de quelques principes de bases immuables : l’apport de réponses à toutes les questions philosophiques importantes (qui suis-je, pourquoi suis-je là, pourquoi est-il impossible de trouver un plombier le dimanche ?), la description d’un but généralement plus grand que l’individu qui vise à le transcender et lui amener la rédemption pour toutes ses fautes, réelles ou imaginaires, et la désignation du mal, de ce qu’il ne faut pas faire, de la faute ou de l’ennemi ultime qu’il s’agira de combattre.

Dans la religion écologiste, les réponses sont fournies par la Nature qui Sait Pourquoi Les Plombiers Sont Introuvables Le Dimanche connaît et attribue un rôle à chacun, la purification transcendantogène passe par une syntonisation parfaite avec Gaïa, et l’ennemi numéro un est évidemment celui qui veut s’affranchir des limites imposées par l’univers.

nature is not always perfect

Dans ce triptyque, Monsanto joue bien évidemment le rôle de cet ennemi.

Et quel bel ennemi : multinationale roulant sur les dollars de la méchanceté et (forcément) de la corruption, firme capitaliste sans foi ni loi à l’origine de l’agent orange qui déferla sur le Vietnam et tua plein d’innocents dans d’atroces souffrances, c’est surtout la méga-corporation qui insinue des OGM (forcément méchants) partout où elle le peut et badigeonne de glyphosate des champs entiers remplis de petits travailleurs indiens dont les poumons se troueront plus tard dans des spasmes abominables avant une agonie misérable.

Peu importe que la firme qui fit cet agent orange n’a rien à voir avec le semencier. Peu importe même que cet agent orange n’ait pas été inventé par Monsanto. Peu importe qu’une demi-douzaines d’autres firmes ont aussi produit cet agent orange sans jamais se retrouver sous le feu des accusations écologistes à ce sujet. Peu importe que cette firme soit finalement bien plus petite que Starbucks ou Xerox. Peu importe que Monsanto ne soit pas du tout la seule entreprise à breveter des semences (tous les semenciers le font). Peu importe que tout ceci soit amplement sourcé : Monsanto est un diable pratique.

À tel point qu’une tripotée d’organisations non gouvernables a décidé d’organiser un procès factice de l’abominable firme qui fournit le monde en produits méchants pour dissoudre des agriculteurs en plein champ et empoisonner les 99% avec du maïs mutant dévoreur de tripes. Le 14, 15 et 16 octobre, Monsanto s’est retrouvé accusé de « violations des droits humains, crimes contre l’humanité et écocide » à La Haye, ou la firme sera jugée (et condamnée, soyez-en sûr) pour tous ces horribles crimes.

Évidemment, le choix de La Haye aux Pays-Bas ne doit rien au hasard puisqu’il s’agit aussi du siège de la Cour Pénale Internationale (CPI). Les activistes qui organisent leur parodie de procès tentent ici, par la proximité géographique, de laisser croire au public que Monsanto aurait maille à partir avec cette Cour.

Et pour parfaire l’illusion, les effervescents militants ont poussé le réalisme jusqu’à faire juger le cas par – je cite Le Monde, jamais en retard pour relayer une fanfaronnade écolo« cinq juges de renommée internationale », comprenant notamment une consultante sénégalaise pour la CPI pour le Rwanda, une assistante australienne auprès du bureau du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, un rapporteur mexicain au tribunal Russell sur la répression en Amérique latine, bref un quintuplet d’acteurs périphériques qui n’ont jamais été juges mais qui sauront trouver la force morale de tomber sur Monsanto à bras raccourcis, qui, au passage, n’est pas représenté dans ce tribunal.

organic food without pesticidesEn somme, des militants massivement anti-OGM, anti-pesticides, anti-capitalistes tiennent une imitation caricaturale de procès exclusivement à charge, ouvertement pour condamner la firme et seulement elle sur des chefs d’accusation particulièrement flous et attrape-tout, à commencer par le néologisme d’écocide, qui revient au menu une énième fois. L’écocide, c’est cette lubie écologique qui consiste à faire croire qu’il n’existerait pas déjà toute une batterie de lois relatives à la protection de l’environnement, et qu’il faut donc en créer de nouvelles pour à la fois définir cette abominable atteinte, et à la fois préciser la taille des geôles et des cachots qui attendent ceux qui s’en rendraient coupable.

Cela fait des années que ces militants tentent, par tous les moyens, de pousser cette notion d’écocide dans les petits papiers juridiques internationaux afin de matraquer toute firme qui ne s’aplatirait pas à leurs commandements religieux. Au passage, dans cet exercice grotesque, on retrouve d’ailleurs – et ça en dit long – Corinne Lepage, toujours à la pointe des combats gagnés d’avance et des procès en sorcellerie, cette avocate dont on n’aura pas de mal à rappeler les meilleures saillies sur la nécessité de tenir proprement à jour des listes d’opposants à ses théories fumeuses, afin de leur faire payer, le jour venu, leurs idées nauséabondes. La tenue de liste de déviants, que voilà une belle activité qui ne plonge pas immédiatement celui qui la pratique dans le bonheur sucré des heures les plus youplaboum de notre Histoire, n’est-ce pas ?

Vous l’aurez compris : on ne peut qu’être consterné par ce genre de petits prurits militants.

D’une part, il illustre assez bien le fond particulièrement nauséabond de ces individus qui ne rêvent que de grands procès, de tribunaux bien fermes et bien droits, de bûchers bien hauts et de prisons bien basses. Fut un temps, les communistes passaient leur temps à ce genre de lubies. L’écologie servant de roue de secours à ce collectivisme échoué sur les bancs sablonneux de l’Histoire, il n’est pas étonnant que les vieilles habitudes ressortent.

D’autre part, on doit s’étonner du choix de la cible, Monsanto, encore une fois Némésis indépassable des mouvements anti-OGM, anti-agriculture industrielle, anti-capitaliste, anti-tout. Pourquoi nos frétillants énergumènes ne s’attaquent-ils jamais à d’autres firmes ? Peut-être parce qu’elles seraient toutes nettement plus grosses et donc immédiatement trop dangereuses au vu de procès (réels, ceux-là) en diffamation que ces ONG et autres associations aspirateurs à subventions risqueraient fort de perdre avec fracas ?

Mieux encore, le choix du sujet laisse pantois. Pourquoi, avant d’essayer d’aider les proverbiales générations futures, nos belles-âmes écologiques n’essaient pas de sauver les générations actuelles ? Il est où, le procès contre les dictateurs les plus visibles et les plus néfastes de la planète ? Ils sont où, ces militants, lorsqu’il s’agit de dénoncer les responsables de tous ces morts, ici et maintenant ? On attend encore un procès monté par des ONG contre Obama et ses drones ; contre l’Arabie Saoudite ou le Qatar et leur vision si particulière des droits de l’Homme ; contre Maduro et sa politique économique catastrophique qui a plongé tout un pays dans la misère (au point d’obliger l’État vénézuélien à lâcher l’idée d’un contrôle des prix tant la situation était désespérée) ; et les exemples ne manquent pas. Mais apparemment, nos petits chevaliers de Gaïa préfèrent, de loin, s’en prendre – encore et toujours – à Monsanto, plus facile à faire détester après des décennies de propagande outrancière.

Enfin, comment ne pas noter le choix bien franco-français de notre presse si délicieusement neutre et balancée de relayer ces clowneries pathétiques ? Aucun organe ne manque à l’appel : Libération, Le Monde, RFI, France Inter, RTL, tous se sont dressés pour expliquer en détail ce qui ne relève à l’analyse que d’une mise-en-scène à charge grotesque.

Pignouferies de presse

En réalité, pas un article, pas un militant ne rappellera qu’il peut, justement, tenir ce genre de parodie de Justice précisément parce qu’il a le ventre plein grâce aux progrès apportés par Monsanto et toutes les autres firmes agro-alimentaires, semencières ou phytosanitaires de la planète. On assiste ici aux tristes pitreries d’enfants riches et repus vivants dans des sociétés si opulentes que ces guignols peuvent consacrer plusieurs semaines (!) – le « jugement » final ne sera pas communiqué avant décembre – à ce genre de spectacle sans souffrir de n’avoir pas labouré, planté, récolté et traité pendant ce laps de temps.

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Commentaires72

  1. Le Gnôme

    L’écologie est une religion panthéiste dans laquelle la déesse suprême est Gaïa. Il existe une multitude de petits dieux des arbres, des animaux et des brins d’herbe auxquels il est interdit de toucher sous peine d’être exposé au pilori médiatique.

    C’est une religion exigeante qui prône la disparition de l’être humain qui trouble Gaïa, ceux qui n’y croient pas sont des hérétiques qui ne méritent pas de vivre. Ils s’imaginent un âge d’or qui n’existe que dans leur imagination, celui du temps où le blé poussait seul, sans engrais, sans pesticide et où les torrents de miel et de beurre coulaient à flanc de coteaux pour nourrir une humanité peu nombreuse.

    Il est impossible de leur montrer qu’ils sont dans l’erreur, il ont la vérité.

    Vénérez Gaïa avant que la hulotte sacrée vienne vous dévorer le foie, votre salut est à ce prix.

    Amen.

    1. miniTAX

      L’écologie, c’est surtout le mensonge permanent et la manipulation mentale systématique, ce qui est loin le cas de toutes les religions. Lui donner le statut de « religion » serait trop la dignifier.
      C’est plutôt un culte, de la mort et de la destruction.

        1. miniTAX

          comme c’est bien dit ! Mais comme une religion ne peut pas exister sans pratiquant, ça confirme bien que l’écologie (la pseudo-science de l’écologisme) n’est pas une religion, plutôt une mythologie, une hystérie collective, un désordre mental.

          1. albundy17

             » hystérie collective »

            ça me parait le plus proche, et même les gourous réchauffistes qui réclament leurs séances de claping façon fin de séminaire y croit dur comme fer.

            Comment ces cerveaux sont ils capables d’oublier toutes les incohérences évidentes dès que l’on se penche un minimum sur la question restera un grand mystère dans les livres d’histoire.

            Parfois je deviens croyant en dieu, l’espoir qu’ils brûlent en enfer

    2. Pheldge

      Que c’est bien dit, ô Gnôme, (abominable Gnôme, puis qu’un gnôme ne peut être qu’abominable … ) Je me suis permis de te copier coller sur mon facebook plutôt que d’essayer vainement de te plagier 😉

  2. Bonsaï

    Arrêtons de délirer, l’écologie c’est tout bêtement le rapport des êtres vivants avec leur milieu naturel et il est normal que chaque espèce s’en préoccupe au mieux de ses intérêts. L’homo sapiens étant capable de penser son environnement, il peut le modifier et donc le cultiver, le protéger ou le détruire.
    Par acquis de conscience, j’ai été relire le billet original de 17.10.2016, ça donne quelques répartie rigolotes :
    « 17 octobre 2016, 10 h 01 min
    Malheureuse, vous allez vous faire tomber sur le râble.
    Répétez donc après moi : « l’Etat c’est mal, l’entreprise c’est bien »!
    Répondre
    Pheldge 17 octobre 2016, 10 h 16 min
    Pas d’inquiétude, on la tient à l’oeil la Suissesse « .

    1. René-Pierre Samary

      En effet, on mélange souvent écologie et écologisme.
      L’écologie est une science. L’écologisme est une croyance, une idéologie, un rêve pour fillettes en manque de catéchisme, un bréviaire illustré par des ours polaires pacifiques et menacés, d’eau limpide et de prairies verdoyantes, d’arbres complices et d’animaux gentils, d’humains rêvés tels qu’il n’en a jamais existé, dont l’archétype hollywoodien est l’Indien précolombien, fier et modeste. L’écologisme est une pensée confortable, riche d’affect et pauvre d’esprit, une pensée féminine, où approximations et contradictions ne gênent pas les dévots en manque de religions de substitution : un christianisme sans Christ.

  3. René-Pierre Samary

    « C’étaient toujours les femmes, et spécialement les jeunes, qui étaient les bigotes du Parti : avaleuses de slogans, espionnes amateurs, dépisteuses d’hérésies. »
    (1984, George Orwell).
    Il en est de la religion écologiste comme des autres, les femmes y sont sur-représentées. Leur « esprit impressionnable » est tenté par les certitudes, alors que le réel est toujours nuancé. La place qu’elles prennent dans les cercles du pouvoir explique pour une bonne part notre actuel déclin.

    1. Bonsaï

      René-Pierre, vous écrivez avec beaucoup de talent, mais vous avez tendance à manifester à toute occasion votre misogynie latente, ce qui déprécie quelque peu la teneur de vos propos. Vous devriez faire une bonne psychanalyse pour vous en débarrasser.
      Et Nicolas Hulot, écologie ? écologisme ? intérêt dévoyé pour l’environnement ?
      Lui trouvez-vous une approche virile de cette question ?

          1. René-Pierre Samary

            S’intéresser au psychisme du locuteur plutôt qu’à ce qu’il décrit, c’est regarder le doigt qui montre le lune plutôt que le lune. Triste résultat du nombrilisme féminin, que stigmatisait Houellebecq. « Impitoyable école d’égoïsme, la psychanalyse s’attaque avec le plus grand cynisme à de braves filles un peu paumées pour les transformer en d’ignobles pétasses, d’un égocentrisme délirant, qui ne peuvent plus susciter qu’un légitime dégoût. »
            La psychanalyse est à la psychologie ce que l’écologisme est à l’écologie. Pour l’essentiel, une escroquerie, qui dans le domaine de l’esprit humain a ouvert toutes grandes les portes du supermarché de l’excuse, si plaisant aux esprits faibles.

          2. miniTAX

            La psychanalyse est à la rue depuis au moins deux décennies depuis Le Livre Noir de la Psychanalyse (et depuis bien plus longtemps hors de la fRance).

    2. bibi

      A la prochaine réunion d’EELV, j’y vais en m’étant fait au préalable tatouer un slogan écolo sur la bite genre : La contraception écolo c’est la sodomie à sec.

      1. miniTAX

        EELV, c’est 0% aux primaires des présidentielles 2017. Donc à la prochaine réunion d’EELV, amène ta femme, ce sera une partouze à 2.

    3. douar

       » les femmes y sont sur-représentées. »
      sur les 54 député(e)s fde LREM qui ont demandé l’interdiction du glyphosate, j’ai noté qu’il y avait 32 femmes.

      1. Pheldge

        Je le répète, la décadence à commencé avec l’émancipation de la femme, puis le droit de vote … Finalement, à tout prendre, le califat … 😀

        1. albundy17

          :mrgreen:

          Oui, elle sont plus douées pour les coulisses (sic), mis à part quelques spécimens conscientes.

          C’est marrant de voir comme les féministes s’autodétruisent, enfin façon de parler, ça me fait iech de penser à ma fille obligée de chat dehors, ça va prendre du temps avant un retour à la réflexion.

              1. Pheldge

                regarde le côté positif : tes femmes redeviennent soumises et obéissantes comme elles ‘auraient jamais dû cesser de l’être … 😉

                1. bibi

                  Les femmes sont toujours soumises et obéissantes et elles ont juste changé de maitre, comme aujourd’hui c’est l’état plus que leur mari qui leur permet d’assurer leur train de vie, elles votent socialistes.

  4. kekoresin

    Entre les juges acquis à la cause, les militants écolos prêts à trucider tous les déviants du vert universel, les salopards de grainetiers et les revendeurs de pesticides à la tonne, tout le monde à raison donc tout le monde à tort. Monsanto et consorts n’ont pas non plus les fesses proprettes et les études sont un brin orientées. Les grainetiers et semenciers poursuivent tous ceux qui tentent de commercialiser ou simplement semer hors catalogue avec la bénédiction des autorités étatiques. Les écolos procèdent à leur propres analyses avec leur experts en expertises maison en dirigeant les tests de façon à prouver ce qui va dans leur sens. Quant aux juges, ils savent que l’échafaud est déjà installé dans la cour et qu’il doit servir.

    Personnellement, je préfère bouffer autre chose que du pesticide au p’tit dej et avoir la liberté de faire pousser ce que je veux dans mon potager, de préférence des graines que je peux resemer d’année en année. Cependant, une utilisation raisonnée de la chimie est parfois nécessaire voir vitale pour les cultures et il ne faut pas être extrémiste dans un sens ou l’autre, mais il semble qu’il faille choisir un camp dans ce pays qui n’a que deux vitesse: -200km/h – + 5000 km/s…

    1. miniTAX

      « Personnellement, je préfère bouffer autre chose que du pesticide au p’tit dej et avoir la liberté de faire pousser ce que je veux dans mon potager, de préférence des graines que je peux resemer d’année en année. »
      ———————-
      Tu avales déjà plein de pesticides en bouffant n’importe quelle plante venant de ton jardin. Naturels certes mais pesticides quand même, sinon, tu boufferas que des pestes.
      Mais si ça peut te consoler, tu peux resemer tes graines comme et quand ça te convient, si tu crois que c’est pas possible, c’est qu’on t’a menti. Par contre, tu ne peux pas les revendre, comme tu ne peux pas vendre le cochon fumé dans ton jardin et l’appeler « jambon de Bayonne », je n’insulterai pas ton intelligence à t’expliquer pourquoi.
      Soit dit en passant, si je me casse l’arrière-train à faire pousser les plantes dans mon jardin, à biner et à arroser tout l’été, tant qu’à faire, je préfère autant que ce soit avec des graines venant de pros avec un taux de germination garanti, et non de graines obtenues avec des méthodes à la vas-y-que-je-te-pousse, question de spécialisation et d’efficacité, mais c’est juste moi…

      1. kekoresin

        J’ai des graines de mon grand père (tomates, haricots…) que je resème. Dans le commerce, ce sont des graines stériles et tu passes à la caisse tous les ans. Pour les pesticides, je parle de l’industrie chimique et pas des éléments naturellement produits par les plantes elles-mêmes. Cela dit, la nature sait produire des poisons violent sans l’aide de l’homme. Les hippies qui croient que mère Gaïa leur veut du bien sont complètement cons. On en retrouve tous les ans raides morts pour avoir bouffer la mauvaise plante, le mauvais champignon ou la bonne plante avec un putain de parasite dedans. Ces amoureux de la nature sauvage quittent leur tipi et se traînent (pour ceux qui le peuvent) leur chiasse jusque dans un hôpital plein de vilains médocs fait par des nazis chimistes!

        Sinon, les semenciers font des procès à tous ceux qui tentent de commercialiser des graines même lorsqu’elles ne sont pas référencées. Dans un autre registre, un type s’est vu condamné pour avoir donner la recette du purin d’orties sous prétexte que les autorités sanitaires n’avaient pas statué sur sa dangerosité! Bref, il y a quand même un gros foutage de gueule dans le domaine. Affirmer que des pesticides sont inoffensifs mais que le purin d’orties représente un risque est juste une énorme blague!

          1. kekoresin

            Pas que, mais l’histoire du purin d’ortie était passée au 20h de la télé d’état il y a quelques années. Mais on peut aujourd’hui s’en procurer dans le commerce. Cela dit, les autorités de l’époque avait bien affirmé que l’étude du purin d’ortie devait être effectuée pour voir s’il n’existait pas d’effets nocifs.

            1. La version des journaleux et la réalité pratique était déjà sujette à caution à l’époque, le travail de la mémoire et internet ont fait le reste.

            2. albundy17

              Le purin d’orties reste dangereux, j’en ai fait quelques litres et stocké en bouteilles plastique, ben ça fermente encore après et a ruiné ma cave quand ça a explosé

        1. bibi

          C’est un hoax la condamnation pour avoir donné la recette du purin d’ortie, la loi condamnait juste la vente de produit sans autorisation de mise sur le marché.
          Depuis l’Arrêté du 27 avril 2016 établissant la liste des substances naturelles à usage biostimulant, le purin d’ortie est autorisé à la vente.

        2. miniTAX

          « Dans le commerce, ce sont des graines stériles et tu passes à la caisse tous les ans.  »
          ————————–
          Certainement pas « stériles », non, tu dois sans doute parler de graines hybrides. Ces hybrides sont rarement présents dans les graines pour potager, ça concerne plutôt les grandes cultures de l’agri-business (blés, maïs, soja). Par reproduction sexuée, les graines de la génération suivante perdent forcément leur caractère hybride et les bénéfices associés mais elles ne sont PAS stériles. Un agriculteur a parfaitement le droit de resemer les graines de ses parents et grand-parents, personne ne le lui interdit (si tu trouves un seul contre-exemple, j’aimerais bien le voir). Seulement, le rendement est merdique et aléatoire, peu d’agri peut se permettre une baisse de rendement de 50%, au prix où coûte le foncier, autant se tirer une balle dans tête tout de suite au lieu d’attendre les récoltes. Si un agri fait appel aux semenciers, c’est parce qu’il a fait ses comptes et qu’il y trouve un intérêt à la spécialisation et la division du travail, il n’a certainement pas besoin d’écolos des villes qui n’ont jamais su faire la différence entre le cul d’une vache et les seins de la crémière pour lui dire comment planter et équilibrer charges et recettes.

          « Pour les pesticides, je parle de l’industrie chimique et pas des éléments naturellement produits par les plantes elles-mêmes. Cela dit, la nature sait produire des poisons violent sans l’aide de l’homme. »
          ——-
          Oui, donc quand tu disais préférer « bouffer autre chose que du pesticide au p’tit dej », c’était du sarcasme.

          « Sinon, les semenciers font des procès à tous ceux qui tentent de commercialiser des graines même lorsqu’elles ne sont pas référencées. Dans un autre registre, un type s’est vu condamné pour avoir donner la recette du purin d’orties sous prétexte que les autorités sanitaires n’avaient pas statué sur sa dangerosité! »
          ————–
          Non, pas à « tous », à Kokopeli peut-être mais c’est surtout parce que ce sont des escrocs. Et personne n’a été condammé pour avoir donné la recette du purin d’orties. Tes infos ont l’air tout droit sorties de chez les enverdeurs.

          1. kekoresin

            Hey du genou, je ne suis pas un boboïde qui fait pousser son pied de tomate sur son balcon en donnant des leçons aux agriculteurs. Mes graines je les resème d’une année sur l’autre avec des supers rendements. A chaque fois que j’ai essayé la chose avec des graines achetées, le rendement allait de nul à nul à chier. C’est en gros la même chose avec tous ceux que je côtoie.

            Je ne suis pas céréalier et je n’ai rien contre le fait que les semenciers perçoivent de l’argent pour des semences à haut rendement mises au point par leurs soins. Je n’ai jamais dit qu’il était interdit de réutiliser ses graines et d’en refiler au voisin. Ce que je dit par contre c’est qu’il est interdit d’en vendre hors catalogue ou référencées sans payer une patente.

            Et oui, si j’ai le choix, je préfère manger des produits qui ne sont pas aspergés de pesticides. Cela étant, mon grand père (et à peu près tous les jardiniers après guerre) n’y allait pas de main morte sur les produits. Au moindre doryphore c’était la guerre chimique totale – pour ceux qui pensent que c’était mieux avant!

            1. theo31

              L’agriculture bio, c’est celle qui se pratique depuis 6000 ans avec les brillants résultats que l’on connaît : les cimetières sont remplis de ses clients.

              On peut la généraliser à nouveau mais il faudra choisir entre exterminer la majorité de la population ou détruire toutes le forets pour accroître les surfaces cultivées ou prier pour que le réchauffement de la planète fasse fondre le sol en Sibérie.

              1. kekoresin

                Quelque soit le mode d’alimentation, personne ne vit plus de 6000 ans. Quelque soit le mode. de culture, nourrir 10 milliards de bipèdes sera un vrai défi. J’ai déjà mal aux esgourdes en pensant à tous nos grands artistes chantant contre la famine entre deux galas avec buffets à volonté !

            2. miniTAX

              « Je n’ai jamais dit qu’il était interdit de réutiliser ses graines et d’en refiler au voisin.  »

              Tu parlais de semenciers qui poursuivraient ceux qui veulent « simplement semer hors catalogue », c’est à ça que je réagis.

              Sinon, je suis plutôt d’accord que pas mal de graines vendues POUR LE POTAGER ont des rendements minables parce que ce sont des espèces sélectionnées pour être jolies, exotiques, à la mode, etc… le rendement n’étant qu’un paramètre de vente. Mais si tu vas chez un vrai pro en qui tu peux confiance pour les conseils, pas un vendeur de grande surface qui tourne tous les 6 mois, tu trouveras de très bon produits.
              Et c’est pas très poli de m’appeler du machin.

              1. kekoresin

                Les graines achetées sont ok la première année, la deuxième les plans sont improductifs ou presque. Sinon je sais, je ne suis pas très poli et encore c’est pas si trop pire en ce qui te concerne car tes propos sont argumentés 😉

            3. douar

              « aspergés de pesticides »
              aïe, même kekoresin se met à utiliser le vocabulaire des escrolos. C’est dire à quel point la machine à laver le cerveau est efficace.
              Parce que le terme « aspergé » n’est pas du tout adapté ( 1 à 2 kgs de matière active par hectare, ça fait combien au M2?). Avec ce qualificatif, on s’imagine que les agris passent leur temps à traiter leurs cultures. Mais c’est bien le but de la manoeuvre.

              1. miniTAX

                « 1 à 2 kgs de matière active par hectare, ça fait combien au M2? »

                @douar,
                les pesticides se décomposent aussi hein, faut pas oublier le temps de rémanence. La durée de demi-vie du glyphosate, c’est même pas un jour avec une averse. C’est pas parce qu’on « asperge » 1kg de matière active qu’on retrouve 1 kg dans les récoltes, généralement, au moment de récolter, il ne reste rien de ce qui a été pulvérisé.

                A part ça, l’idée qu’il vaut mieux éviter des fruits & légumes avec des traces infimes de pesticides pour préférer ceux non traités et farcis de moisissures, patuline, mycotoxines et autres joyeusetés au caractère cancérigène avéré, est d’un obscurantisme sans nom. Je veux bien que ça puisse avoir une raison esthétique, phililosophique, religieuse ou que ne sais-je, mais ça pourrait au moins être moins stupide.
                Ma femme, qui est biologiste de formation, aime le faire savoir haut et fort à chaque fois qu’on lui propose du bobio, sa réponse, c’est « alors là, sûrement pas, j’ai pas envie d’avaler des moisissures et autre saloperie ». Son petit plaisir sadique, c’est de voir la tronche ahurie du vendeur.

    1. miniTAX

      Arrêt sur l’info, un regard « libre » sur l’actu, venant d’un rouge coco, lol.
      C’est comme rRpublique « démocratique » de Corée.

        1. Bisphenol

          +1. MiniTax confond ce site Suisse avec le nôtre (qui est bien le repère de Daniel S., coco à ses heures perdues). Nous n’avons pas de quoi être fiers…

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