Comment la Fed a déclenché une révolution au Moyen-Orient

Quand on n’a qu’un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous. Pour les socialauds-démocrates, le keynésianisme constitue un tel marteau, et la crise des subprimes, des dettes souveraines ou des bulles immobilières ne sont qu’une poignée de petits clous qu’il suffira d’enfoncer prestement dans le cercueil du capitalisme responsable dans lequel, jadis, rien n’était jamais too big to fail.

Et c’est donc sans surprise que nos joyeux économistes de Prisunic s’en sont donnés à cœur joie ces dernières années. On ne compte plus les conseils lumineux et éclairés des frétillants tenants de la dépense étatique sans bretelles, et il est toujours amusant de ressortir, quelques mois ou années plus tard, les plus belles citations de ces ahuris toujours prompts à dépenser l’argent des autres.

On se souviendra ce que Krugman proposait sans rire, fin décembre 2001, comme solution à la bulle des valeurs technologiques :

« Low interest rates, which promote spending on housing and other durable goods, are the main answer. »

Effectivement, la manipulation éhontée des taux par la Fed a permis de transférer cette bulle des hi-tech vers une nouvelle bulle, immobilière celle-là, qui explosera quelques années plus tard avec les conséquences qu’on connaît et qu’on subit encore aujourd’hui. Sacré Krugman.

Côté Stiglitz, ce n’est pas mieux puisqu’en 2002, l’économiste des altermondialeux nous rassurait en faisant savoir, petite calculette en main, que la probabilité que Freddy Mac et Fannie Mae se retrouvent en faillite était inférieure à 1/500.000 et plus probablement au alentours de 1/3.000.000 ; ce qui justifiait sans doute, à ses yeux, que ces organismes continuent de soutenir les prêts immobiliers destinés à construire des maisons en placoplâtre dont la garantie serait assise sur la bonne mine des emprunteurs multi-hypothéqués.

Et c’est auprès de cette fine équipe de bras cassés à force de se les fourrer dans l’oeil que nos politiciens, jamais en manque d’inspiration pour leurs conseillers, se sont renseignés pour faire diriger la Federal Reserve Bank, vénérable institution dont tout indique maintenant qu’elle a promptement suivi les enseignements des pires escrocs de Wall Street.

Calculant que la seule façon de rembourser une dette astronomique consistait à la dissoudre dans plusieurs cachets d’inflation effervescente, l’Oncle Sam s’est transformé en imprimeur fou. C’est les babines et les doigts encore maculés d’une encre épaisse et collante qu’il est allé convaincre les nigauds utiles de l’Union Européenne, et rapidement, les deux principales institutions de production d’argent gratuit du monde se sont donc employées, sur ces derniers mois, à cracher de la monnaie comme jamais.

Production papetière rigolote qu’il a bien fallu, à un moment ou un autre, commencer à écouler et transformer en biens réels. Petit à petit, les masses monstrueuses d’argent gratuit — injectées sous haute pression par de gros pipelines aux noms exotique comme Quantitative Easing, Plans de Relances et autre FESF — ont commencé à dégouliner sur les marchés. Les plus réceptifs sont ceux des matières premières et des commodités (blé, maïs, riz, pétrole, caviar).

Et ça n’a pas manqué : les cours ont commencé à grimper. Vincent Bénard l’explique ici fort bien : alors que la production n’a pas cessé d’augmenter, les prix, eux, ont commencé à se tendre.

Wheat price evolution

Cette augmentation est vécue sans surprise pour ceux qui ont bien compris comment fonctionnent les marchés, d’autant que la bulle sur les commodités s’est rapidement gonflée à mesure que les pays du Maghreb ont senti les estomacs de leur population gargouiller nerveusement : anticipant la grogne, ils se sont rués sur les marchés pour faire des stocks, ce qui a encore accru les tensions sur les marchés, … et dans les populations.

Il est toujours intéressant de voir comment, par la suite, les fins analystes de la presse se lâchent pour expliquer les tensions observées : on trouve plus d’incidents climatiques, moins de surfaces agricoles, plus de biocarburants, et un peu de malthusianisme pour faire bonne mesure.

Prix agricoles

Que la production augmente plus vite que la population mondiale – cf l’article de Vincent – ne semble pas défriser nos petits économistes en herbe : même si la population a augmenté de 8% et les productions agricoles de 8 à 35% dans le même temps, il y a, puisque les prix augmentent, une pénurie quelque part, forcément je vous le dis c’est sûr c’est logique ah mais enfin quoi d’autre hein bon.

Et si jamais vous envisagez l’idée saugrenue que les matières premières s’envolent à cause de l’inflation et des choix calamiteux des états en matière de planification, rationnement et organisation générale, et qu’en plus, horreur des horreurs, vous écartez la spéculation de votre explication, vous aurez rapidement le Président Français himself sur le dos, qui va vous péter un câble sur le mode : « Non mais franchement d’où est-ce que tu débarques ? »

Pour lui, comme pour le reste de la presse, comme pour, d’ailleurs, nos manipulateurs de marteaux à la Fed et à la BCE, il n’y a qu’une seule explication : la méchante et vilaine spéculation.

En attendant, les prix montent. Partout.

Et les gesticulations pathétiques de nos dirigeants ne semblent en rien atténuer le problème (on comprend, du reste, leur agitation : ça commence déjà à sentir le roussi pour certains).

Encore une fois, avec les différents éléments mis en place et le nécessaire reculs pris, le constat est sans appel : les états sont massivement intervenus sur les marchés, ont créé des distorsions, des bulles et ont refusé les sanctions pourtant normale de ces marchés. L’obstination bornée de vouloir absolument tout réguler (des prix agricoles en passant par la finance, de la production de riz à la production de papier monnaie) est en train d’aboutir à un véritable cauchemar duquel il ne sera pas possible de s’éveiller en sursaut.

Les prochains mois s’annoncent déjà problématiques : le lien entre les expériences idiotes menées sur la monnaie par nos apprentis-sorciers n’ayant toujours pas été fait, les marchés risquent bien d’aller vers toujours plus de volatilité (au passage, on note déjà en Chine des petits soucis interbancaires – si ça vous rappelle quelque chose, c’est normal).

Heureusement, on sait déjà qui seront les coupables : le méchant turbolibéralisme et le vilain ultracapitalisme.

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Commentaires40

  1. Raoul

    Vous n’y êtes pas du tout. Le problème, c’est le réchauffement global. Il suffit de regarder les courbes que vous proposez. La crosse de hockey, ça ne vous rappelle rien?

  2. Baltazar

    T’as raison Raoul, la preuve est aujourd’hui faite qu’en augmentant la quantité de monnaie, on augmente la température globale. Celui qui nie cette relation de causalité, est négationiste, nihiliste, Claudallègriste, une insulte à La Science !

        1. Raoul

          Sans vouloir vous offenser en aucune manière, c’est tout de même frustrant d’être pris pour un altercomprenant (et c’est la deuxième fois cette semaine!) Je pensais pourtant avoir dit une énormité assez conséquente pour éviter d’être confondu…

        2. Before

          « Je pensais pourtant avoir dit une énormité assez conséquente pour éviter d’être confondu… » : faut croire que c’est pas assez énorme !!!!

  3. Manassas

    Si les prix montent, c’est qu’il n’y a pas assez d’argent pour tous et donc il faut en imprimer davantage. Je pense que c’est le raisonnement tenu par les « économistes de Prisunic »

    S’agit-il d’un complot fomenté par Epson, HP et le conglomérat papeto-forestier scandinave ?

  4. DiscoTonio

    Il n’y a pas que la production, il y a aussi la hausse de la demande, avec des milliards d’habitants des pays émergents qui voient leur niveau de vie augmenter et se mettent à consommer beaucoup plus…

    Surtout que généralement, quand on sort de la misère, l’amélioration des repas est généralement un des premiers (sinon le premier) poste budgétaire qui se voit alloué la hausse des revenus.

    Ça serait intéressant aussi d’avoir la hausse de la consommation de ressources alimentaires au Brésil, en Inde, en Chine…

    1. Justement, dans les liens fournis, il y a quelques éléments qui permettent de mesurer l’évolution de la consommation des pays émergents. En fait, le nombre de personnes qui sont mal nourries diminue aussi. De toute façon quand on voit les croissances des productions (+19% pour le blé, +35% pour le maïs, en 7 ans) et celle de la population (8%), même en imaginant que le nombre de bouches à nourrir au régime occidental augmente dans des proportions importantes, on est encore loin d’arriver à fond des capacités…

        1. Non non, regarde bien : il y a d’un côté les productions et un peu plus bas la quantité de personnes mal nourries (c’est confirmé quand tu regardes dans google gapminder, d’ailleurs). Tiens, en outre (ce qui confirme d’ailleurs ce que tu dis un peu plus haut sur la Chine) : http://www.zerohedge.com/article/rice-next
          Ce sont de très gros producteurs de riz, mais les prix augmentent quand même.

          Je reste persuadé qu’il s’agit avant tout d’un problème monétaire, pas de production :

          « While the United Nations says global food prices climbed to a record in December, grain stockpiles have been replenished since 2007-2009, when the U.S. State Department estimates there were more than 60 food riots around the world »

      1. pythéas

        Si je suis d’accord avec le fond, vous oubliez un élément important, mon cher H16 : la croissance de la production de viande. En effet, ces millions de personnes qui ont maintenant l’estomac plein ont aussi des envies qu’ils peuvent satisfaire (les bougres) : ils veulent manger de la viande tous les jours.
        Or le bétail ne mange plus d’herbe depuis longtemps…
        Il se trouve que je ne dispose d’aucun chiffre. Et en plus, je n’ai pas l’intention de les chercher. Mais qu’une part importante de l’augmentation de la production céréalière parte dans l’augmentation de la production de barbaque de toutes sortes me parait pas totalement déconnant.
        Qu’en parallèle, les QE1, 2, 3, et autres viennent foutre un peu plus le brin sur des marchés mondiaux tendus, OK. Mais pour tout juger par ce biais là, faut vraiment être sur de son coup (mais vraiment, hein).

        Sinon, je pensais acheter une brouette ; ça facilite le transport du foin ou de billets et par les temps qui courent, ça risque d’être utile.

        1. douar

          En 2010, la production d’aliment pour animaux en Chine a augmenté d’environ 20 M de tonnes (les stats chinoises ne sont d’une fiabilité extraordinaire, mais c’est une fourchette): c’est grosso modo, la production d’aliment en France. Le niveau de vie augmentant, les chinois améliorent leur quotidien.Et en Chine, la viande n°1, c’est le porc, qui n’est pas prêt à consommer de l’herbe.

  5. DiscoTonio

    Qui plus est, la vraie inflation monétaire, c’est pas aux USA ou en Europe qu’elle se trouve (y’a qu’à voir la tronche du M3, des réserves non utilisées des banques à la FED ou encore de la vélocité). C’est tout juste si le MV est stable. C’est en Chine, en Inde et dans ces pays émergents…

    Si j’ai bonne mémoire, le M3 chinois augmente de 30% par an…

  6. Cultilandes

    La population augmente, la production agricole augmente davantage, mais la consommation de produits agricoles augmente encore plus: niveau de vie, viandes, agrocarburants!
    Lorsque les stocks diminuent en dessous d’un certain niveau qui se mesure en nombre de jours de consommation, les prix augmentent. Des décisions politiques (embargo sur les exportations d’un côté, achats étatiques massifs de l’autre) accentuent le phénomène.
    Les spéculateurs, dopés peut-être à « l’argent gratuit » se ruent sur l’aubaine, mais s’ils se trompent (bulle), c’est à dire si la pénurie ne menace pas réellement, c’est tant pis pour certains…

    Attribuer l’augmentation des matières premières agricoles seulement à la politique monétaire me paraît abusif.

    1. Cf les commentaires ci-dessus. Certes, les niveaux de vie augmentent, et certes, plus de viande consommée. MAIS les augmentations de productions céréalières et animales sont aussi conséquentes, ce qui devrait largement amoindrir l’effet des nouveaux besoins.

      Enfin, et c’est l’argument principal, l’augmentation du niveau de vie s’étale depuis au moins 10 ans ; la hausse des prix, c’est 3 mois.

      1. DiscoTonio

        A mon avis, le vrai problème dans l’affaire, c’est la violence des mouvements des marchés.

        C’est le mode interrupteur on off lié. On n’a pas d’ajustement souple et progressif d’un paradigme de marché à l’autre. On bascule directement d’un état à l’autre avec une pente verticale.

    2. Baltazar

      Tous les commentaires ci dessus se concentrent sur l’offre et la demande de produits agricoles pour expliquer la variation de prix des produits agricoles … et tous les commentaires ci dessus négligent l’offre ET la demande de monnaie.

      H16 met l’accent sur l’offre de monnaie. Noter que ce ne sont pas seulement les produits alimentaires dont le prix augmente aussi, il y a aussi l’énergie, les actions qui sont retournées à un niveau défiant la pesenteur, la bulle obligataire etc…. Nos élites géniales luttent contre la réalité et cherchent à regonfler la dernière bulle et à enfler plus encore celles qui n’ont pas encore éclaté, c’est pourquoi elles augmentent l’offre de monnaie.

      « A mon avis, le vrai problème dans l’affaire, c’est la violence des mouvements des marchés.  »

      Ces variations brusques sont dues à une diminution de la demande de monnaie.

      Lire et relire : http://herve.dequengo.free.fr/Mises/Tmc/TMC_1_1.htm

  7. Epicier vénéneux

    Il y a tellement de monnaie en circulation que Visa et American Express ont monté une joint-venture pour développer des cartes de crédit au format A4.

  8. Paulo

    Pourquoi incriminer l’émission de monnaie de singe
    et nier le rôle de la spéculation ?
    Avec quoi ils spéculent les spéculateurs ?
    Elle va où au juste la monnaie de singe ?
    Ironie à part, c’est une vraie question.

    1. Il n’y a rien de gênant avec la spéculation, puisque c’est le thermomètre qui mesure la fièvre. Et comme vous le dites, ils spéculent avec quoi, les spéculateurs, si ce n’est avec la monnaie fraîchement émise ?

    2. Ieremenko

      Pas trop envie de m’attarder sur le mot valise « spéculation » et dérivés, mais (de manière assez simple) :

      La masse monétaire augmente.

      (quantitative easing la Fed rachète pour plus de 1000 milliards de bons)

      Donc nécessairement la quantité de monnaie disponible pour les produits augmente. Donc le prix augmente.

      (de manière assez simple je répète)

      Les «  » »spéculateurs » » » anticipent (c’est un peu leur « métier ») : les banques avec l’argent récupéré par la vente des bons à la Fed, rachètent d’autres produits : actions (ça augmente) matières premières (ça augmente)

      Ce qu’il faut comprendre c’est que ce mouvement est unstopable : cet argent doit se retrouver quelque part, ou il faut interdire aux banques de l’utiliser (et alors autant ne pas leur donner cet argent : c’est du vol).

      Tôt ou tard cet argent « sera dans la vie de tous les jours » et augmentera les prix.

      Après pourquoi les matières premières ? Il y a beaucoup de bonnes raisons.
      Certes c’est dur de voir l’augmentation des produits de premières nécessité, mais cet augmentation va engendrer de nouveaux investissements et augmenter la production à termes (ainsi que, peut-être, changer la répartition de la consommation).
      Par exemple la hausse du baril (pété les 100$ à Londres) suite à la situation en Egypte, c’est plus la « spéculation »… mais peut-être n’ont-ils pas tort. C’est le principe, on sait pas. Ceux qui disent que tout ira bien joue à la roulette Russe avec une balle : ils ont probablement raison. Ceux qui disent que tout va mal y jouent aussi mais avec 5 balles dans leur six coups, ils vont probablement se planter.
      Le résultat c’est le prix du marché, un compromis instantané entre tous les acteurs en fonction de leurs capacités et leurs volontés.

      Ensuite, si on trouve que les marchés sont trop nerveux, il existe des manières de lisser les prix : par exemple en agriculture, des coopératives proposent aux agriculteurs d’acheter leur blé au prix moyen sur un an. etc.
      Si les marchés sont trop nerveux de telles initiatives se multiplieront (marchés à termes) à condition que la réglementation le permette…

  9. Pierre-Yves

    Les spécualateurs ont une responsabilité dans la montée des prix: leur activité consiste à relayer la politique monétaire à coup de crédit fiat.
    Pour le reste l’article est bien.

  10. géant

    ****Attention aux raccourcis simplistes: *****

     » même si la population a augmenté de 8% et les productions agricoles de 8 à 35% dans le même temps, il y a, puisque les prix augmentent, une pénurie quelque part, forcément je vous le dis c’est sûr c’est logique ah mais enfin quoi d’autre hein bon. »

    —>>>Il y a bien pénurie car les besoins de la population changent.
    Quand un indien ou un chinois se met à manger de la viande rouge, il faut 5 fois plus de céréales pour produire le bœuf lorsqu’il mangeait lui même ses céréales.

    Et tout ces pays dit « émergents » consomment de plus en plus de bœuf et laitage d’où un demande croissant de façon logarithmique.

    1. Il faut lire les autres commentaires. Parce qu’alors, vous allez nous expliquer pourquoi les prix du blé et du riz ont subi une telle augmentation en quelques mois, alors que les changements que vous décrivez prennent des années. Accessoirement, ce genre de croissance n’est pas logarithmique.

      1. géant

        Non les changements ne prennent pas des années.
        Chine, Inde, Brésil: croissance à 2 chiffres

        Plus: sécheresse en Amérique du Sud (El nina)
        Plus: Inondations en Australie, pile poil dans la zone de production de blé au moment de la récolte, toujours El nina
        Plus: faible stock des gros producteurs d’Europe de l’Est
        Plus forte demande africaine: l’Afrique se développe aussi rapidement.
        Tout est là pour une pénurie.

        1. La bonne blague ! On parle d’un changement de plus de 10% en 4 semaines pour le prix du riz ; 4 semaines, c’est beaucoup trop court compte-tenu des stocks. A qui allez vous faire croire que la consommation a bondi de 10% sur la même période ? En outre, avec toutes les sécheresses, inondations et le reste, la production a tout de même augmenté de 19% sur 7 ans. Bref : oui, il y a certainement des changements de modes de consommation pour une partie de la population, mais ces changements sont étalés sur des années et des années et n’expliquent pas la brusque montée des prix récente.

        2. géant

          croyez le ou non, peu importe.
          Moi c’est mon job! et je le connais
          ET les stocks sont au plus bas!

          Et c’est pas fini, il y a pénurie de semences aussi

  11. adnstep

    @géant : attention aux raccourcis simplistes. « Quand un indien ou un chinois se met à manger de la viande rouge, il faut 5 fois plus de céréales pour produire le bœuf lorsqu’il mangeait lui même ses céréales. » est faux.

    Les défenseurs du végétarisme citent le ratio scientifique qui veut que le nombre de denrées végétales nécessaires pour produire de la viande soit de 5 pour 1 en moyenne et puisse même atteindre le seuil de 10 pour 1. Cet argument part du principe que les animaux ne se nourrissent que de végétaux dont pourraient se nourrir les hommes, ce qui, en réalité, n’est pas le cas. Une approche plus nuancée consiste à comparer la quantité de terre nécessaire pour élever des animaux à celle qui est nécessaire pour produire d’autres denrées aussi nutritives pour l’homme que la viande. Dans ce cas, le ratio entre végétal et animal est de 1,4 pour 1.

  12. adnstep

    A court terme, il semble que ce soient surtout les émeutes dans les pays arabes qui provoquent l’augmentation des prix. Les gouvernements craignent les émeutes, et stockent les denrées alimentaires, provoquant une hausse de la demande.

    Dans quelques semaines, les cours vont donc baisser (il faudra bien qu’ils déstockent).

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