La Grèce entre la mort et le suicide

Et c’est donc une belle sortie de route à laquelle nous avons assisté en fin de semaine dernière pour un pays pourtant piloté par la fine fleur de l’intelligentsia de gauche collectiviste : malgré un programme politico-économique cuisiné aux petits oignons à base d’improvisation et de fuite en avant, à l’étonnement général, la Grèce se retrouve en fâcheuse posture, à quelques heures d’une échéance de remboursement trop importante pour ses finances exsangues.

C’est ballot. Alors que la plupart des observateurs s’étaient déjà largement détendus et prévoyaient un retour à la normale avec un plan de sauvegarde (encore un) pour éviter au pays de sombrer au premier juillet, badaboum, c’est la déroute. Avec une finesse stratégique un peu difficile à décrypter, le premier ministre grec Tsipras est reparti chez lui en envoyant paître ses créanciers.

Comme prévu, les marchés — qui ont bien évidemment toujours su anticiper tout cela avec un flegme quasiment britannique — ont réagi avec quelques petites sautes d’humeur. Du reste, on ne pourra s’empêcher de noter le timing impeccable de ces innovations grecques puisqu’elles interviennent alors que l’indice de Shanghai subit des petits passages à vide ces derniers jours.

my big fat greek debtComme prévu, les taux sur les bons souverains remontent pour les autres pays les plus exposés aux rigueurs de la météo financière. Italie, Espagne et Portugal ont vu ainsi nettement augmenter les taux de leurs bons d’État, pendant que les deux plus grosses économies de la zone euro (Allemagne et France) les ont vu descendre, presque mécaniquement.

Comme prévu, les Grecs ont continué de se ruer sur les distributeurs automatiques, pour sortir autant de liquide que possible dans l’hypothèse d’un gel des capitaux. Hypothèse qui s’est révélée très raisonnable et logique puisqu’il n’a pas fallu longtemps pour que le gouvernement ordonne une fermeture d’une semaine de toutes les banques du pays, et une restriction des retraits aux distributeurs. On peut à présent s’attendre à ce que cette situation dure quelques jours encore.

Comme prévu, on assiste aussi à une ruée sur l’or, et comme prévu, les cours du métal précieux montent descendent comme il faut dans ce genre de marché transparent et honnête. Parallèlement, le Bitcoin a pris une dizaine de dollars en une journée. Ce n’est pas une coïncidence.

Ceci dit, on ne pourra s’empêcher de féliciter Tsipras pour son idée de référendum. Certes, quelle qu’en soit l’issue, les problèmes économiques grecs ne seront pas résolus par une réponse par oui ou non à une question politique, mais pour le premier ministre grec, c’est finement joué : qui, à part quelque dirigeant européen vraiment pas doué en communication, pourra en effet lui reprocher de demander au peuple la direction qu’il veut prendre ?

Et puis, soyons lucides deux secondes : peu importe effectivement la réponse qui, on s’en doute, servira bien plus d’exutoire au peuple que de solution réelle à ses soucis.

S’il répond oui (et qu’il accepte donc le compromis qui avait été décidé il y a quelques jours), ce qui serait pour le moins surprenant compte-tenu de la façon dont ont été présentées les choses par l’actuel gouvernement, cela ravira peut-être les dirigeants de la zone euro qui pourraient dans ce cas desserrer leurs sphincters et relâcher un « ouf » de soulagement en imaginant pouvoir trouver, peut-être, une issue sinon heureuse du moins contrôlée à la sortie de route grecque. Mais le peuple aura mangé son pain blanc. Désavoué, Tsipras partirait peut-être, pour être remplacé par … On ne sait pas qui. Si le meilleur est possible, il est assez peu probable, au contraire du pire.

S’il répond non, on rentre en terre inconnue, parsemée d’hypothèses rigolotes comme le retour à la drachme (qui irait immédiatement à la poubelle ou presque), une économie rapidement délabrée par l’impossibilité totale du gouvernement à se financer, et une austérité pratique et complète impossible à amoindrir pour le peuple … qui aura mangé son pain blanc. Tsipras aura bien du mal à rester vu le grabuge qui aura toute latitude pour s’installer.

Vous avez noté que, dans les deux cas, le peuple grec prend cher. C’est triste, mais n’oublions pas que l’ensemble de la situation n’est pas non plus arrivée complètement par hasard. Les dix, vingt, trente dernières années d’empilement de décisions catastrophique, d’État-bien-trop-providence, de laxisme budgétaire total et décontracté, tout ça a été mis en place tant par le peuple que par les dirigeants qu’il s’est choisis. Certes, l’euro a accru les problèmes (comme le montre cet intéressant graphique ici), mais il ne les a pas créés en premier lieu.

Cependant, parallèlement à ces considérations relativement peu réjouissantes, on se doit de noter que les Grecs, pas tous fous (loin s’en faut), ont réussi à sortir une somme assez coquette du système bancaire avant que celui-ci ferme son rideau. Et si on peut supposer que la baisse des fonds bancaires disponibles, quasi-continue depuis 2009 et qui se monte maintenant à plus de 60 milliards d’euros et atteint son plus bas depuis 10 ans, n’est évidemment pas entièrement due à un retrait des dépôts (l’appauvrissement du pays étant en soi une assez bonne raison), il n’en reste pas moins que depuis septembre 2014, 33 milliards ont été retirés des banques :

flight risk - greek bank deposit withdrawals - june 2015

On peut raisonnablement penser que cette somme ne peut pas être entièrement imputée à l’évaporation de la richesse grecque. Autrement dit, les Grecs ont un bas de laine de plusieurs milliards d’euros en petites coupures, et il sera fort intéressant de voir comment ils vont s’en servir, surtout si le pays voit réapparaître une monnaie locale dont on imagine sans mal qu’elle ne pourra pas rivaliser avec l’euro. Par ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser que les Grecs, pour disposer d’une telle somme, ont depuis longtemps compris ce qui les attendait, et qu’ils n’accordent en définitive qu’une confiance très modeste à leur gouvernement.

Devant cette situation, on ne peut trouver qu’étrange la réaction immédiate du valeureux Gouroutoumou président français lorsqu’il déclare que la France n’a rien à craindre de la situation. Ce genre de déclarations péremptoires, faites par quelqu’un qui a plusieurs fois déclaré la crise finie, le chômage en baisse et la croissance de retour, devrait normalement déclencher une nervosité maximale chez tous ceux qui se rappelleront donc l’historique du pépère en matière de franchise, d’exactitude et de clairvoyance. Si les autres éléments ne vous ont pas fait paniquer, ce dernier est décisif pour passer en mode « danger immédiat ».

grexit la france rien a craindre

D’autant qu’on doit y ajouter les déclarations consternantes d’un Juncker encore une fois au top :

« Un ‘non’ voudrait dire, indépendamment de la question posée, que la Grèce dit ‘non’ à l’Europe. (…) Je demanderai aux Grecs de voter ‘oui’, indépendamment de la question qui leur est posée. (…) Il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort. »

Répondre sans tenir compte de la question, un non au compromis qui veut immédiatement dire une sortie de la zone-Euro et de l’Union en tant que telle, et un final sur un dicton qui nous ferait presque regretter les haïkus de la serpillère belge, ah, franchement, y’a pas à tortiller, le Juncker a fait très fort.

what wtf whaaat

Voilà en effet qui met les Grecs au pied du mur en transformant ce qui ressemblait encore de loin aux âpres transactions « normales » de gouvernants « responsables » à un ultimatum même pas voilé. Politiquement, peut-être le président de la Commission Européenne a-t-il cru bon de forcer le peuple contre un Tsipras devenu fort encombrant, mais c’est un jeu dangereux dont on voit mal qui pourrait sortir gagnant. Quelque part, cela en dit long sur la lucidité de nos élites. Cela en dit aussi très long sur ce qui attend la France.

Tout ceci n’est vraiment pas rassurant.

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Commentaires325

  1. Sémaphore

    Quand on se souvient des commentaires degoulinants de béatitude soce à l’ énuméré de toutes les réformes prévues par Tsipras, à base unique de pognon des autres, qui furent déversés sur nos têtes il y a cinq mois seulement…

      1. Sémaphore

        C’est rassurant de constater qu’une minorité (les libéraux)puisse avoir la vérification grandeur nature et en live des avertissements qu’elle publiait malgré tous les dénis, les diatribes, la virulence de la majorité socialisante. Car cela m’ennuirait profondément de devoir constater avoir tort avec Aron et de voir d’ autres avoir raison avec Sartre…

        1. john

          C’est sans doute rassurant. Malgré tout le manque total de lucidité de la plupart des gens, ça fait peur. Je crois bien que pour une bonne partie de la population, dire que quand j’ai 10 sous, j’en distribue ou dépense 11, ça ne choque pas leur logique, alors que forcément il y a une entourloupe quelque part quant au 11e.

          Et je me dis que si les gens sont capable de ne rien comprendre à ça, alors c’est qu’il y a beaucoup d’autre vessies que les gens sont capables de prendre pour des lenternes, et qu’à peu près tout peut arriver, comme l’Histoire l’a souvent montré malheureusement.

          1. Honorbrachios

            Oui sur, enfin bon, là, c’est pas je gagne 10 et je dépense 11, c’est je gagne 1, je dépense 10, et je fais passer ceux qui me prêtent pour des méchants quand ils veulent plus me prêter…

    1. Deres

      Là où ce référendum est un foutage de gueule bien prononcé est qu’il est annoncé après des mois de négociations, 3 jours avant l’échéance finale connue de longue date et se déroulera bien entendu après cette échéance. Donc en réalité, c’est en premier lieu un moyen de forcer la main à tout le monde pour un supplément de temps. Si vous mettez la Grèce en dépôt de bilan avant le référendum, vous êtes un dangereux nazi anti-démocrate bouh ! Et si vous laissez couler une semaine, pourquoi pas plus longtemps ?

      D’ailleurs, je vois bien Tsipras annoncé au dernier moment un report du référendum d’une semaine pour des problèmes organisationnels. Ce serait le comble de l’humiliation pour les autres pays européens. Le but étant juste de flouer encore quelques milliards aux autres pays …

      1. albundy17

        De toute façon, les referendums… Entre celui de 2005 dont on aurait pus faire l’économie, et celui de l’écosse ou des bourrages d’urnes ont été constatées….

        L’avantage pour Tsipras avec le oui, c’est qu’il pourra renier ses engagements de campagne au nom du peuple. et recevoir des petites tapotes affectueuses de juncker

        1. royaumont

          Juncker s’est prononcé pour le oui. Avec sa cote de popularité en Grèce, c’est un sacré atout pour le non.

          The yes need the no to win the no.

          1. Caton

            La dernière de l’alcoolique de service: lepoint.fr/monde/grece-juncker-a-propose-a-tsipras-une-solution-de-derniere-minute-30-06-2015-1941095_24.php

            1. royaumont

              Si j’ai bien compris, la « nouvelle » solution, c’est celle qui a été refusée hier avec un bisou en plus.
              Il est au top, Junkie !

                1. Deres

                  Et je négocie pendant des mois puis au dernier moment je dis que je ne suis pas habilité à décider. Elle est forte aussi celle là. Elle s’appelle mener en bateau ses interlocuteurs pour gagner du temps. C’est exactement le coup du vendeur qui dit qu’il ne peut pas et qu’il faudrait qu’il consulte son patron (il n’en a pas en fait …).

  2. Le Gnôme

    Djà la Grèce antique avait constaté que la démocratie était gravement pervertie par la démagogie. 40 ans de démagogie arrivent à la perpecfive qu’ils vont manger grave, et qu’il n’y a pas de pognon gratuit et que ça se paye un jour ou l’autre.

    Toute ressemblance avec un pays commençant par un F est évidemment complètement fortuite. Nous sommes des parangons de vertu.

    1. Adrien

      « La dette publique de la France a augmenté de 51,6 milliards d’euros au premier trimestre pour atteindre 2.089,4 milliards fin mars, soit 97,5% du PIB, selon les statistiques publiées mardi par l’Insee. »

      C’était combien déjà, les critères des Maastricht ? 60% non ?

        1. Deres

          Tout le monde le prend tellement au sérieux à l’international. C’est sa stature international d’homme d’état qui assurera sa réélecvtion …

      1. mlallier

        Mais Sapin prétend que la dette, il l’a trouvée en arrivant (syntaxe socialiste, brevetée SGDG). Depuis, il n’a pas emprunté un centime, peut être…

        Il faut avoir subi une modification massive des gènes pour raconter de telles conneries sans éclater de rire.

        1. Jeff84

          Les meutriers aussi arrivent à rationnaliser leurs crimes. Souvent, « C’est pas ma faute, c’est celle de la victime/la société/mes parents » etc…

          1. john

            Quoi d’anormal en cela ??
            Ce qui est surprenant en revanche c’est que normalement, celui qui s’est fait violer, taper dessus, voler, se souvent du malfaiteur et veut sa peau, quitte à y perdre beaucoup de temps et de sueur.

            Les politiciens actuels la mettent bien profond, et volent sans que les victimes ne s’en plaignent. C’est ça qui est anormal.

    2. Aristarkke

      Je ne suis pas convaincu de la fortuité de cette ressemblance, baptisant systématiquement notre pays contemporain de Grance comme vous l’ avez remarqué sûrement. La faveur de traitement par les créanciers, provenant de l’ appréciation du capital accumulé précédemment par nos aïeux, ne sera pas éternelle pour autant… Et partant de plus haut, la chute sera plus violente…

      1. Pheldge

        Tiens, tu tombes bien ! justement , le Gnôme 9 h 07 évoquait « la Grèce Antique » , tu t’en souviens, tu y étais avec tes potes Platon et Ari ? (Ari se tote , pas se tarque ) pas vrai , hein ?

      2. john

        On ne sera pas le dernier grand empire à tomber de haut. Quand on voit ce qu’a été la Grèce et ce qu’elle est aujourd’hui .. Idem pour l’Empire Ottoman, Rome, l’Egypte. Ou encore la Chine antique qui se relève un peu aujourd’hui il est vrai. Ou encore les Mongols …

        1. MadeInCH

          Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler d’en « empire » mongol.
          C’étaient des pillards, c’est tout.
          Ils ne géraient pas les territoires conquis.

    1. Black Mamba

      Un méga facepalm pour la phrase:

      « Il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort. »

      Et dire qu’il est « Le président de la Commission européenne » ,
      Consternant, il ne s’écoute même pas parler .

        1. Pheldge

          HS , on a eu un record lors d’un contrôle routier : 6.19 g ! Oui, vous lisez bien , ça fait 4 l de rhum ! 🙂
          Là je dis , franchement , respect ! 🙂
          Tant qu’on y est, voici le Pr Choron, inimitable et regretté, qui raconte comment le tabac et l’alcool l’ont guéri de la tuberculose :
          https://youtu.be/cnleYyst6ms

          1. Caton

            Le record français, établi en 2005, est à 9,75 g/l.

            Le record européen, établi en 1995, est à 14,8 g/l.

            Le record mondial est sud-africain, établi en décembre 2010, est à un surprenant 16 g/l.

            Quand à Juncker, il a choisi: il ne conduit pas.

    2. Bonsaï

      Cigales peut-être, mais mélomanes.
      Les Grecs refusent en effet de danser au son des violons du FMI et de son arrogante chef d’orchestre qui exige des « adultes » comme cavaliers !
      Ce sera les éphèbes éternels ou rien, madame Lagarde

  3. Aristarkke

    Typo, Mgr : (…) sur les bonDs souverains du moins si vous utilisez la graphie anglo-saxonne et financière. En revanche, il manque un i à serpillière. Voilà ce que donne l’usage immodéré de la wassingue!

      1. Aristarkke

        Mille excuses, Mgr! J’en suis resté à la graphie initiale de serpillière. Question d’âge, probablement et d’utilisation préférentielle de wassingue. 😳

              1. Aristarkke

                J’ai laissé tomber les fautes d’accord qui passent en dommages collatéraux parce que cela deviendrait lassant pour tout le monde et que j’admire la constance quotidienne de notre taulier à nous écrire gracieusement de longs articles fouillés, ce qui mérite l’ indulgence de son lectorat. Je suis une bonne douzaine de blogs qui sont beaucoup plus succincts s’ils sont quotidiens ou aussi fournis en équivalence de textes mais moins fréquents. Je me borne maintenant à signaler les inexactitudes flagrantes ou donnant un sens erroné mais compte tenu du lobbying forcené d’ Anti-Calcaire et de ses dons aux bonnes oeuvres, Mélusine semble devenir de plus en plus sourde ou engourdie…

              2. Aristarkke

                Choisir est un verbe transitif qui ne perd pas ce caractère quand il devient pronominal « accidentellement » ou occasionnellement. Les règles d’accord du participe passé demeurent inchangées en ce cas, même en présence du verbe être. Sa phrase est donc correctement accordée. H16: 1, GO: 0 (dura texte sed texte 😐 )

                  1. Aristarkke

                    Mes pauvres yeux! Ne se sont-ils donc tant usés que pour pareil brouet , devoir suçoter? Encore qu’en cliquant sur le lien, je m’attendais à bien pire quant à l’orthographe.

        1. Black Mamba

          Cible privilégiée des critiques eurosceptiques, il sera victime d’attaques violentes dont celle du député britannique Nigel Farage qui dira de lui qu’il avait le charisme d’une « serpillère humide » marquera les esprits.

  4. Higgins

    L’euro, belle idée politique mais catastrophe économique, sert de révélateur dans cette affaire et le moins qu’on puisse dire, c’est que le roi est nu et bien nu. Quelle que soit la réponse qui sortira des urnes dimanche, le peuple grec va manger froid (ça tombe bien, il y a canicule). Quant à la zone euro et la conception européenne telles qu’elles ont été construites jusqu’à présent, les mois qui viennent vont être douloureux.
    Moi, ce qui m’étonne le plus, c’est que tout le monde oublie ou feint d’oublier que la coalition au pouvoir en Grèce se réclame avant tout de l’extrême-gauche. Voilà des gens qui réfutent l’économie de marché et les fondements capitalistes des économies modernes. Il n’est donc pas surprenant de voir la farce se jouer. Quand on pense que nombreux sont en France ceux qui se réclament de cette idéologie, je dois avouer que c’est avec grand plaisir que je les verrai se prendre le seau de m… dans la gueule.

    1. royaumont

      Tsirpas s’est révélé très surprenant. Quand il est arrivé au pouvoir, je pensais voir un gauchiste pur sucre qui allait empiler les c******* avec une régularité d’horloge.

      En fait, il s’est révélé plus fin que prévu :
      – il a compris que la Grèce n’avait aucun avenir au sein de l’euro, qu’il fallait en sortir mais que les institutions bruxelloises feraient tout pour s’y opposer.
      – à partir de ce constat, il a travaillé dans l’intérêt de son pays (ou de ce qu’il pensait l’être) : de nos jours, ce n’est pas si fréquent.
      – il joue et il jour bien. Il faut aussi noter que le contrôle des capitaux a été instauré le plus tard possible, histoire de constituer, au frais de la BCE, un trésor de guerre disséminé dans les poches des citoyens. Il compte donc sur les bas de laine, donc sur les décisions et les initiatives individuelles des citoyens grecs pour relancer le pays. Mine de rien, c’est assez libéral d’inspiration.

      Si on rajoute à cela le référendum, il se pose en défenseur de la démocratie face à la tyrannie institutionnelle. On est aux antipodes de la logique du traité de Lisbonne par lequel les souveraineté nationales et populaires ont été bafouées.
      Plus d’un dirigeant pourrait en prendre de la graine.

      1. « il a travaillé dans l’intérêt de son pays »
        Alors ça, non. Il a travaillé pour ménager ses possibilités de conserver le pouvoir. Proposer ce qu’il proposait, c’était complètement con. Il s’est rapidement rangé, a diminué ses exigences et a juste occupé du temps en espérant qu’à la fin, les Allemands paieraient. Zut, ça n’a pas marché. Le référendum est politiquement malin, c’est clair. Mais ça ne résoudra rien et ça va juste asperger la merde au-delà de la Grèce. Mine de rien, c’est assez typiquement gauchiste.

        Mais politiquement parlant, c’est bien joué en effet.

        1. pactol

          Je pense aussi qu’il a finement joué mais pas pour le bien de son peuple mais pour le bien de ceux qui avaient encore un peu d’argent. Le temps qu’il a gagné a permis aux grecs ,un tant soit peu fortuné, de retiré l’argent des banques. Il a fait profiter aux grecs du mécanisme de solidarité des banques européennes. Et maintenant, c’est la BCE qui a un problème avec les grecs et donc nous. et je ne suis pas sûr de l’inverse.

          1. Calvin

            Pas forcément les plus riches (ceux qui possèdent les actifs, les usines, les biens, la production) mais surtout ceux qui avaient un salaire en euros alors qu’ils n’apportaient rien au pays.
            Ceux là ont converti du rien en valeurs utilisables en Europe.

          2. Bonsaï

            N’oublions pas le rôle discret, pour ne pas dire occulte de l’Eglise orthodoxe grecque dans cette affaire. En effet, son poids considérable en terme de biens immobiliers, de terrains et de capitaux sous diverses formes en font un allié de poids du gouvernement Tsipras.
            « En décembre 2010 le Saint Synode, regroupant treize évêques a dénoncé, dans un texte distribué dans toutes les paroisses, la « troïka », représentant le FMI, la Commission Européenne et la BCE, comme une force d’occupation étrangère.« 

            1. Higgins

              L’église orthodoxe joue un rôle très particulier en Grèce. C’est grâce à son influence et à son action que la population n’est pas devenue musulmane pendant la très longue occupation turque (ne jamais occulter l’opposition féroce entre les deux pays. Ca frise parfois la guetrre ouverte avec entre autres des combats aériens au-dessus de la mer Egée). Elle est donc de ce fait un des piliers de la nation grecque et défend sa position au nom des sacrifices consentis par le passé pour défendre l’âme du pays. Je serai surpris que la majorité de la population ne l’entende pas de cette manière.
              Maintenant, je ne pense que ce soit à cause de sa position très particulière que le pays est dans le mouise. Prétendre que c’est en lui piquant son pognon que le pays sera sauvé; c’est aussi con que les socialo qui gueulent: « les riches paieront » alors qu’ils (les socialo) pètent dans la soie à longueur de journée.

              1. Aristarkke

                Lui piquer ses immeubles permettrait probablement de soulager les nerfs de beaucoup. Cette étape accomplie, comment transformer tous ces tas de pierres, béton, ferrailles et autres tuiles en beaux dollars américains pour une valeur à la revente pas trop éloignée de l’ estimation d’ avant le chyprage??? That’s the question et les bateleurs qui imaginent cette étape comme une simple formalité sont aveuglés par leur haine ou jalousie de soces révélés ou encore crypto…

        2. sam00

          J’aime beaucoup votre image H16 : « ça ne résoudra rien et ça va juste asperger la merde au-delà de la Grèce »

          Je sais bien que l’explication la plus simple est la meilleure, et qu’imaginer un complot ourdit par cette brochette de baltringues est une façon de refuser l’évidence : ils sont incroyablement cons.

          Pourtant, franchement, j’en arrive par moment à penser très sérieusement que c’était le but recherché.
          Foutre tous les autres dans la merde pour essayer de sucer encore un peu de fric et jouer les victimes …

            1. sam00

              Faut reconnaître qu’à défaut d’être une arme absolue, l’odeur de la chose semble déranger pas mal de monde depuis quelques jours.

              Quand je voyais la tronche de Junker l’autre soir, par moment je me demandais si il y avait pas un truc qui l’indisposait encore plus que le fait de s’être fait lustrer le fondement …

          1. Ce qui arrive est la conséquence de petites décisions court-termistes de nos politiciens. Tous, individuellement, ne font que le minimum pour sauver leur parcelle de pouvoir. L’ensemble est une cacophonie qui va droit au mur. Il n’y a pas besoin de complot là où la stupidité et l’incompétence suffisent.

            1. Calvin

              Et le pire, c’est que les politiciens reprochent aux capitalistes, aux actionnaires leur prétendu court-termisme… La paille, la poutre, toussa….

                1. Calvin

                  Les politiciens sont des cyclopes myopes souffrant également de tritanopie.
                  (Forme de daltonisme qui rend indétectable le bleu pour des nuances de rouges, roses et verts)

      2. Deres

        C’est certain que si tous les pays européens prennent l’exemple grec et décide d’arnaquer au maximum leur partenaire commerciaux avant de quitter l’euro en leur faisant un doigt d’honneur, un avenir brillant nous attend en Europe … C’est rigolo d’encourager les petits challengers, mais au final n’oublions pas que c’est dans les poches des autres qu’ils piquent la thune … La Grèce doit bien 1000 euros par Français. Et vu que la moitié est à peine imposable, il faut bien doubler ou tripler ce chiffre si vous gagnez correctement votre vie …

        1. MadeInCH

          A un certain niveau de « puissance », la survie, c’est justmenent de tenter d’arnaquer tout le monde à son profit.
          A la bourse: Ce que vous gagnez, c’est ce que d’autres perdent.
          En économie internationale: Tout les pays veulent avoir uen balance positive. Mais dans ce cas c’est qui qui est en négatif?
          La Grèce est en conflict avec la Turquie depuis bien longtemps. Et l’UE, au lieu de soutenir son membre-frêre veut faire rentrer la Turquie dans la famille…
          Il n’y a AUCUN exemple ou des pays avec un peu de puissance ne joue pas à essayer d’arnaquer les autres.

          Croire l’inverse, c’est être naïf, c’est croire que tout le monde est gentil dans un monde bisounours! Ou de Télétubbies…
          Croire l’inverse, c’est avoir un penchant pour le socialisme.

          1. Deres

            Justement … La plupart des français (y compris nos dirigeants …) soutiennent en fait les grecs alors que c’est nous qu’ils veulent arnaquer. C’est vraiment l’escroquerie ultime quand les arnaqués sont consentants et volontaires !

          2. dede

            « A la bourse: Ce que vous gagnez, c’est ce que d’autres perdent. »

            Non, en période de croissance (état normal d’une économie qui marche) c’est gagner une part de l’accroissement des richesses.
            Bien entendu dans une économie stagnante, le jeu devient plus sanglant.

  5. brunoarf

    Aujourd’hui, en Europe, nous avons 19 nations qui ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique. 19 nations ont détruit leur monnaie nationale pour créer une union monétaire : la zone euro. Mais elles croyaient vraiment que ça allait marcher ? Elles y croyaient vraiment ? Depuis 1918, il y a eu 67 créations d’union monétaire. Et à chaque fois, l’union monétaire a fini par éclater. 67 tentatives … et au final 67 explosions.

    Alors oui, la zone euro va éclater. Oui, chaque nation européenne va retourner à sa monnaie nationale. Oui, dès sa naissance, la zone euro était destinée à éclater. Il fallait vraiment être taré pour penser que cette expérience allait marcher. En Europe, la création d’une union monétaire est une expérience qui a complètement foiré. Comme d’hab.

    L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

    1. Il y a un contre exemple flagrant : le dollar us, qui est une union monétaire et marche au-delà de ses frontières.

      Pour qu’une monnaie fonctionne sur un territoire, il faut un étalon métallique et/ou une unité fiscale, c’est tout. Ca explique pourquoi le franc en France ou le dollar US fonctionn(ai)ent très bien. Retirez l’étalon, vous voyez l’inflation et la perte de confiance. Enlevez l’unité fiscale, et vous voyez des arbitrages apparaître.

      1. Deres

        Oui, lors de la création de l’euro, les discours était très clair sur l’avenir. Il fallait continuer la convergence des pays. Mais ces efforts nécessaires ont tout de suite été oublié par les politiciens locaux, soucieux de leurs objectifs personnels. Par contre les dividendes de l’euro ont été immédiatement récoltés, c’est à dire des taux d’intérêts bas (allemands en fait) permettant un endettement beaucoup pus grand.

        Autrement dit, c’est comme une équipe de relais contenant un champion du monde. Tout les autres coureurs promettent de s’entraîner pour lui ressembler mais en fait tout le monde s’empiffre car ses résultats a lui tout seul assure la victoire. Mais cela ne peut pas durer éternellement …

      2. Sabo

        Je crois que même l’unité fiscale ne suffit pas. Il faut aussi que les contrats puissent gérer les fluctuations de valeur de la monnaie … Difficile à faire avec les réglementations et la culture grecques, et la monnaie allemande…

        1. Deres

          Et une mobilité de la main d’oeuvre qui n’existe qu’en théorie en Europe à cause des barrières linguistiques et administratives.

        2. gameover

          « Il faut aussi que les contrats puissent gérer les fluctuations de valeur de la monnaie »

          Pour moi c’est même la seule et unique nécessité pour que ça fonctionne.
          L’immobilier ça monte et ça descend mais pas les locations.
          Le kilo de tomate ça monte ou ça descend mais pas les salaires.
          Etc…

      3. albundy17

        Il n’y a pas des disparités fiscales aux US ? A moins que ce ne soit à la marge ?

        Sinon je suis assez étonné que vous proniiez un retour à l’étalon, le US$ restant encore finalement le dernier refuge, encore vu hier et ça se poursuit aujourd’hui. S’ils se raccrochaient sur un métallique ils n’auraient plus la liberté des QE, alors que leur programme militaire maintien l’hégémonie du billet qui n’a pus de valeurs

        1. Honorbrachios

          « S’ils se raccrochaient sur un métallique ils n’auraient plus la liberté des QE, alors que leur programme militaire maintien l’hégémonie du billet qui n’a pus de valeurs »
          Je crois que tu as tout dis !
          Les militaires sont payés avec du papier printé, assis sur 60000milliards de dettes, et qui donc ne vaudra strictement plus rien un jour ou l’autre

        2. Les disparités fiscales sont moindres d’un état US à un autre qu’entre états européens, c’est certain.

          « je suis assez étonné que vous proniiez un retour à l’étalon »
          Vous ne me lisez pas assez ou pas assez bien ou pas depuis assez longtemps alors.

      4. Calvin

        Certains prétendent néanmoins que la Crise de 29 découle,en bonne partie, de cette union monétaire américaine.
        Mais il est vrai que l’homogénéité des états des USA est plus évidente que celle du continent européen…

      5. Sabo

        La grosse différence est que les etats US se sont construit avec le dollar … Ils y sont donc adaptés. Et pour l’adoption de USD en dehors des US, elle est volontaire, et bien souvent en dehors de l’État local… Donc ça se passe bien.
        Moins il y a d’État, ie de contraintes violentes arbitraires, plus le changement de monnaie est facile.

      6. Patatrac

        le dollar us, qui est une union monétaire et marche au-delà de ses frontières

        Le dollar us fonctionne bien hors des frontières des Etats Unis car une grosse partie du commerce mondial et des matières premières se traite dans cette monnaie, qui est aussi la monnaie de réserve dominante de la plupart des banques centrales. L’Euro aurait pu aspirer à un rôle similaire, mais c’est une autre histoire.

        Il y a bien quelques pays qui ont adopté cette monnaie comme devise interne (Panama, Equateur, …), mais de là à en faire une union monétaire, un doute m’assaille.

      7. Peste et coryza

        Normal, le dollar US est la monnaie de l’empire américain.

        Contrairement à ce que beaucoup de bisounours croient, ce n’est pas les traités et le commerce qui supportent les monnaies internationales, mais la force : en premier lieu l’acier froid et le plomb fondu, ensuite la puissance agricole/industrielle/commerciale/financière.

        Bref, le monde tourne au dollar car les USA ont l’armée la plus puissante que le monde ait jamais connu depuis 1945, qui a des vassaux et des bases partout, et n’ont connu la paix que pendant 7 ans… les USA sont avant tout un pays en guerre… et il est présent partout. Donc capable de faire peur à tout le monde.
        Et comme pour l’empire romain et son Denarius (qui objectivement ne valait pas un pet de lapin), on prend du dollar (qui objectivement ne vaut même pas le prix du PQ) pour s’acheter de la tranquillité géostratégique. En clair, si on refuse le dollar, on mange le poing des USA en pleine face (et pas seulement l’armée, il y aussi toute la force financière et commerciale). Et ça fait mal.

        Si la force des USA tombe, le dollar ne sera plus monnaie internationale.
        Et si tout le monde se met à craindre les chinois, le monde tournera au yuan.
        Et si rien ne convient, on trouvera autour chose pour servir de référent.
        L’UE, elle, est un nain diplomatique, une larve militaire, et n’a pas la force de frappe commerciale et financière des USA. Voilà pourquoi l’euro est une aberration.

        1. theo31

          L armée la plus puissante s est pourtant bien ramassée à Saigon.

          Explique moi comment un pays sans colonie est un empire.

          N oublie pas de prendre tes gouttes.

          1. Peste et coryza

            Un empire n’a pas forcément besoin de colonies (c’est cher à administrer une colonie), mais de vassaux et de garnisons. Or, ça, les USA en ont à foison.
            On a fait d’énormes progrès depuis les empires antiques.

            Juste pour rire :
            – Japon : vassal américain, occupé.
            – Allemagne : vassal américain, occupé.
            – France, vassal, membre de l’otan (donc vassal militaire), était occupé.
            je continue ?

        2. gameover

          Avant de prendre les gouttes :

          « ce n’est pas les traités et le commerce qui supportent les monnaies internationales, mais la force : en premier lieu l’acier froid et le plomb fondu, … »

          Après avoir pris les gouttes :

          « …ensuite la puissance agricole/industrielle/commerciale/financière. »

          Donc ce n’est pas… mais c’est quand même

    2. john

      L’euro était une excellente idée. La monnaie était stable et solide. Le problème n’est pas l’Euro mais la gestion de certains Etats qui en l’ont pour monnaie.

      Dire qu’une monnaie commune n’est pas possible pour un ensemble d’Etats est aussi faux (stupide?) que dire que ce n’est pas possible pour 100 départements ou 36000 communes. Enfin l’or a servie de monnaie commune pendant des millénaires à des centaines d’Etats, et on peut faire un constat : cette monnaie a parfaitement fonctionné (ce qui n’a pas empeché certains Etats, ici et là, de faire faillite, ce qui n’a juste rien à voir avec la monnaie mais avec sa gestion interne).

      Regardez le Franc Suisse qui est aussi la monnaie d’une Fédération (autrefois une Confédération comme l’Europe aujourd’hui). Ca marche très bien. Et l’Euro prennait d’ailleurs le même chemin que le Franc Suisse, jusqu’à Draghi.

      Je pense que Draghi a sabré l’Euro avec sa politique de « sauvetage » des Etats/banques en dépis des traités.

      1. MadeInCH

        Il y a tout de même une très grosse différence entre l’UE et la Suisse des origine.
        Une UE comme la Confédération Helvétique, ce serait une Europe des Nations, une Confédération. Or l’UE veut Effacer ses nations, comme l’URSS voulait effacer les siennes, et effacer (écraser?) les cultures locales paske « Eux », ceux du Comité Central de Sécurité (ou quelque soit son nom) savent mieux.
        Les Suisses et les Cantons Helvètes se méfient d’un pouvoir central fort.
        Lorsque Napoléon a voulu faire la « République Helvétique Une et Indivisible », ben ça n’a pas marché!
        L’UE actuellement tend plutôt, non pas vers une Confédération de Nations, mais vers une Union Soviétique, avec une Parlement qui n’a officiellement que peu de pouvoir, et un Conseil de l’Europe qui a presque tout les pouvoirs.
        On peut faire une comparaison quasi 1=1 aves l’URSS.
        Mais on peut aussi la faire avec la méchante Syrie, qui a un parlement, mais qui n’a aucuin pouvoir. Une fausse démocrassie très creuse, juste pour donner le change.
        Une telle structure politique n’est PAS bonne. L’Euro était en plus mal fichue.
        Les deux ensemble font un ensemble qui ne peut PAS fonctionner.

      2. theo31

        L’euro était une excellente idée.

        Une monnaie utilisée dans des pays qui n’ont pas la même productivité, le même taux d’inflation/déflation et le même taux d’intérêt ne peut pas fonctionner, même pas en rêve.

  6. yoananda

    Juste une petite remarque :
     » qu’ils n’accordent en définitive qu’une confiance très modeste à leur gouvernement »

    j’aurais plutôt dit au gouvernement ET surtout à la troïka.

    Pour le reste, oui, quand Hollande dit que les conséquences pour la France seraient minimes … lol
    Entre les effets directs et indirects (par ricochet sur les autres pays), je suis effectivement partisan d’un raisonnement simple :
    s’il vient se déplacer à la TV pour « rassurer », c’est qu’il y a de la panique dans l’air.
    C’est ça la vraie info.

  7. Villon89

    Hallucinant comme la démocratie semble gêner de plus en plus nos gouvernants ..Au niveau politique, la démocratie fait naître et prospérer les extrêmes (La question de leur éviction pure et simple du jeu politique revient de plus en plus souvent) et au niveau économique, la Grèce nous apprend que nos gouvernants européens sont terrorisés par le fait que la population puisse voter non dimanche prochain (La démocratie, oui, mais pas pour tout !). Au final, Tzipras sera débarqué pendant que tous les assassins de la Grèce de ces trente dernières années peuvent continuer à vivre une retraite paisible (dans un paradis fiscal ?).

    1. Sabo

      Ah le mythe que la dette des États vient des méchantes personnes qui ont refusés de se faire racheter. C’est ça, le vol c’est le bien et quand l’économie s’écroule c’est qu’il en fallait encore plus.

    2. Deres

      Il ne faut pas confondre démocratie et référendum. Si on élit des représentants, ce n’est pas pour qu’ils improvisent des référendums au dernier moment afin d’éviter de se mouiller. Si pour Tsipras, son mandat électoral est de refuser les négociations, soit il doit le faire, soit il doit démissionner. Ce référendum n’est qu’une ruse pour lui permettre de botter en touche afin de gagner du temps pour lui et pour le pays. A mon avis, quel qu’en soit le résultat, il ne démissionnera pas de toute façon. J’y suis, j’y reste et tous les problèmes sont la faute des autres.

          1. Calvin

            Oui mais pour vivre, il faut de l’argent et le pouvoir sert à gagner de l’argent sans travailler, juste en le prélevant.

      1. Caton

        Oui, la démocratie c’est de voter pour décider ce qu’on va faire semblant de faire avec le pognon piqué à ceux qui n’ont pas réussi à le cacher assez bien.

        1. Peste et coryza

          Non. Tous les régimes et « ismes » reposent tous sur la même chose : tondre les productifs, agriculteurs et artisans en premier lieux.
          Un indice : dans absolument tous les régimes et les les « ismes », jamais les productifs ne gouvernent.
          Et les démocraties occidentales n’en sont pas : ce sont des oligarchies. Je n’ai jamais vu un plombier écrire voter les lois. Les seules vraies démocraties qui ont existé ne dépassaient pas les dimensions d’un village…

            1. Peste et coryza

              Ah bon ?
              Cites moi une seule situation ou les productifs ont gouverné. Perso, j’en vois pas une seule, sauf dans l’antiquité, avant les premières cités.
              Sachant qu’un productif se définit par :
              – n’a pas la force ni les armes (pas un guerrier).
              – n’a pas le savoir (religion, droit, sciences, etc…).
              – n’a pas le contrôle de l’argent et de son échange (pas un marchand, les banquiers étant des marchands).
              – produit forcément un bien ou répare/entretien un bien, ne serait ce que de la nourriture ou des biens manufacturés.

              1. Non seulement tu dis des conneries, mais en plus tu n’es pas foutu de répondre aux remarques qui te sont faites. Les régimes en « isme », ça veut rien dire. Et comme toute généralisation, c’est bourré de clichés, d’erreurs et de grosse bévue. Par exemple, ta liste correspond à peu près à 0 individu. Un artisan, par définition, a la maîtrise du savoir, de son art. Il n’est donc pas productif selon toi. Un banquier n’est pas productif. Là encore, c’est faux (ne serait-ce que parce qu’il produit effectivement quelque chose : un système prudentiel). Même un agriculteur ne rentre pas dans ta définition. C’est complètement con.

                  1. Peste et coryza

                    @H16

                    Bien sur, un plombier ou un paysan a la maitrise de son art. Tout comme le guerrier, le marchand, et le savant ont la maitrise de leurs arts.
                    Mais il n’empêche qu’ils appartiennent des ordres différents… et donc leurs places dans la hiérarchie sociale sont différentes.

                    Il y a une différence entre les savoirs. Ceux relatif au droit, à la théologie, à l’économie, et à la science sont placés au dessus des autres. C’est con, mais c’est comme ça. C’est pour cela que ceux qui les maitrisaient étaient appelés des clercs (clercs veut dire savant, pas opposition au non clerc(=laic) qui est ignorant de ces choses et dont on lui demande de croire car il ne peut pas comprendre).
                    Le guerrier, c’est simple : il a le monopole de la violence, et il administre.
                    Le marchand, à la base, ne produit aucun bien. Il produit un service d’échange et de mise en relation. Le banquier est un marchand, il produit un service monétaire.
                    Mais ni clerc, ni marchand, ni guerrier n’ont jamais produits de biens mangeables ou manufacturables. Ils rendent un service (l’instruction pour le clerc, la protection pour le guerrier, l’échange pour le marchand).

                    Je veux bien admettre que je me gourre complétement. Après tout, j’apprends tout cela sur le tas.
                    Dans ce cas, montre moi un seul système politique où paysans et artisans ont dominé ?

                    1. « système politique où paysans et artisans ont dominé »
                      Ca ne veut rien dire, ça. Par nature, le leader dans un système n’est plus – par définition – autre chose (i.e. qu’agriculteur ou paysan). Je peux te citer plein de cas de paysans, d’ouvriers ou d’artisans qui sont parvenus à des postes très élevés au pouvoir, mais ils n’étaient plus alors ouvriers, paysans ou artisan, … par définition même. Autrement dit, tu as construit une magnifique tautologie.

                      Ton problème, assez constant, est que tu es sans arrêt à patauger dans des définitions floues, obscures, mal cadrées, qui permettent de dire un peu tout et n’importe quoi, pour arriver aux conclusions que tu imagines. Certaines sont basées sur le bon sens, alors ça tombe bien, d’autres sur ton intuition, et donc 50% d’erreurs en gros, et d’autres sur des préjugés ou des présupposés pas étayés, donc faux.

                    2. gameover

                      P&C c’est une conception marxiste de la production.
                      Tu opposes la classe laborieuse à celle qui dirige et que Marx appelait la classe dominante et celle qui encadre qu’il appelait la petite bourgeoisie.

                      Cette notion de productif et d’improductif est restée très longtemps ancrée du coté du management des ressources humaines et même très tardivement du coté direction financière. Comme tous les « improductifs » étaient chargés dans le taux de l’heure général de la BU au lieu d’être chargés sur des projets on avait des taux de l’heure faramineux.
                      Un des meilleurs exemples que j’ai vécu de l’intérieur étant AREVA avec des taux actualisés de 500E/h ce qui conduisait les chefs de service à sous-traiter des études à l’extérieur quitte à laisser sans boulot les techniciens en interne.

                      Mais ce n’est pas spécial à AREVA. Dans l’entreprise où je travaille actuellement j’ai intérêt à prendre des interims à 40E/h et d’affecter la facture de l’ETT directement à mon projet plutôt que d’utiliser des ressources interne qui me seront facturés par l’ERP à 120E/h qui est le taux de l’heure de la BU mais dans ce taux de l’heure il y a le magasinier, le chef de prod, les méthodes, le peintre… même si je ne les utilise pas.

                      Quand j’étais resp de prod en Australie je devais imputer au moins 70% de mon temps de travail directement sur des projets. Et idem pour le cariste, le peintre etc… et j’avais un taux de l’heure BU de $70 et ça faisait que même sur des bricoles on était bénéficiaire.

              2. tn

                « n’a pas le savoir (religion, droit, sciences, etc…). «
                Donc selon toi , un ingénieur, un docteur en science ou en médecine, un avocat,… n’est pas productif ! Ben voyons.

          1. MadeInCH

            Ma Suisse, il me semble qu’elle se débrouille pas mal, la démocratie…

            Et les forces politiques, soutenues par leurs alliés médiatiques se prennent parfois de belles roustes lors des référendums et initiatives.

            Mais… C’est ptet pask’elle sont non-bloquables et respectées…

            1. john

              Je pense que ça tient à plusieurs choses mises ensemble.
              Le fait que ce soit une fédération : comme les iles de la Grèce antique, chaque canton se trouve heureux de son indépendance et veut le rester. Le referendum : il permet de désavouer les gouvernements illégitimes dans leurs décisions. Le gouvernement par Directoire (premier truc que Napoléon a viré) : ça évite les « moi Président ». Le service militaire : chaque citoyen homme (potentiellement femme) sait manier une arme. Les élites le savent et doivent faire attention, elles ne peuvent pas tout se permettre.

            2. theo31

              En GB, tous ceux qui ont perdu contre Cameron ont laissé leur place à d’autres comme cela se passe dans les pays civilisés.

              La chiasse mentale qui sert d’élite en fRance passe son temps à conchier les Suisses et les Américains en oubliant que ces peuples n’ont jamais eu de régime totalitaire ou fascisant.

      1. Caton

        Si je fais un gros emprunt en votre nom, que je claque le pognon en alcool, cigares et pépées, puis que je vous laisse rembourser pendant 40 ans, vous verrez mieux le rapport?

          1. Caton

            C’est inutile. Quoi qu’il arrive les Grecs vont bouffer de la merde pendant des décennies. Ils se sont fait enfler. La seule question qui reste c’est de savoir s’ils vont rester dans la merde tous seuls — ou jusqu’à ce que les Français les y rejoignent — ou vont-ils tirer toute l’UE dans leur merde…

    1. royaumont

      Le rétropédalage de Valls est, comme à l’accoutumé, assez navrant. L’argument est toujours le même : « vous interprétez de travers ce que je dis, c’est que vous êtes idiots et de mauvaise foi ».

      1. Calvin

        Et plus, il s’enfonce et ce n’est que plus tard qu’il reconnaît la bévue.
        Il a de la chance que les médias soient très gentils.

  8. theo31

    « on rentre en terre inconnue »

    Ca ne sera que le que sixième défaut de paiement de l’Etat grec depuis 1800, le dernier datant de 1932.

    Si défaut il y a ce soir, demain les sphincters vont se refermer, les taux bondir et le pays finira dans le club très fermé des pays socialistes à avoir des obligations pourries.

    1. Roi Heenok

      Les défauts de paiement depuis 1800 qui tournent sur internet oublient de préciser que la plupart d’entre eux venaient soit d’une époque où la capacité de taxation et d’emprunt était beaucoup plus restreinte pour nos très chers dirigeants soit de temps de guerre.

      Que les états puissent continuer à faire faillite en dépit d’une dépense publique au delà de 50% du pib, en temps de paix de plus, est une preuve assez flagrante du progrès de l’espèce humaine dont on nous rabâche les oreilles.

      1. Peste et coryza

        Bah, l’Allemagne a fait défaut plein de fois, et s’en ai toujours remise. Mais c’est l’Allemagne : grosse industrie, beaucoup d’export, même s’ils sont moins agressifs que par le passé.
        En fait, Historiquement, c’est normal pour un état de faire défaut régulièrement…

    2. royaumont

      On peut compter 2012 dans la liste de défauts de paiement de la Grèce, même si le terme a été soigneusement évité. L’ardoise est quand même de l’ordre de 100 milliards pour les créanciers…

      1. Patatrac

        Non pas vraiment. Techniquement il n’y a pas eu officiellement de défaut de paiement en 2012. Cela aurait eu pour conséquence d’activer les Credit Default Swap -entre autres- ce qui aurait eu des effets désastreux, bien au-delà des 100 yards, l’équivalent notionnel des dérivés sur crédit étant bien plus important que le notionnel sous-jacent.

          1. gameover

            Exact… je crois qu’ils avaient décidé que ce n’était pas un défaut car plus de x% avaient accepté le deal, c’est ça ?

            … Alors que cette notion n’a jamais existé dans la définition de défaut…

            1. royaumont

              Si mes souvenirs sont bons, le choix était d’accepter d’échanger des bons de 100 euros à 8% d’intérêt contre des bons de 50 euros à 3%.
              L’autre alternative était le défaut pur et simple.
              La plupart des créanciers (amicalement encouragés par leurs autorités de tutelle) ont fini par accepter… Ce qui a permis d’éviter officiellement le terme de défaut.

              Pour rebondir sur le post de Patatrac, si on active les CDS sur les 320 milliards de la dette grecque, que va-t-il se passer, au juste ?

  9. MadeInCH

    Bon, ben puisqu’il FAUT réponde « OUI », indépendamment de la question, je propose la question suivante:

     » Voulez-vous condamnder à mort tout les représentants de l’UE, BCE et FMI sur le territoire Grec et envoyer des assassin pour asassiner ceux qui sont sur le territoire de l’EU? »

    1. albundy17

      L’Islande s’en est sortie sans assassinats, et je trouve plus juste qu’ils croupissent en prison, avec les droits communs afin qu’ils connaissent ce qu’ils nous font

        1. albundy17

          Merci pour ces rappels.

          Il reste néanmoins que 2 ans après le témoignage de Bjamason, cette petite ile à l’air d’être en moins mauvaise posture que n’importe quel pays sous euro. Peut être un effet kiss cool des banquiers en taule

          1. Vous n’avez pas lu l’article. D’une part, la petite île n’est pas franchement en bonne posture, et il y a eu 2 incarcérés en tout et pour tout (pour des raisons assez éloignées de celles qu’on présente).

            1. albundy17

              Ha. Pourtant le chômage, la dette, le pib/habitant, la balance commerciale, tout ces indicateurs vont dans le bon sens.

              Sinon, il y a eu 6 dirigeants et cadres condamnés a de la prison sur deux banques, pour des manipulations de cours (qui n’ont rien a voir avec la crise), pour des bilans délirants de 10 fois le PIB (quand on pense à la bundesbank….) et la suite des dossiers n’est pas close.

              Même si les peines restent symbolique, ça reste un autre traitement que pour ceux qui ont manipulés libor, comex, etc etc et qui s’en sortent en faisant payer les banque des amendes qui au final se trouvent être payées par les clients.

              1. « le chômage, la dette, le pib/habitant, la balance commerciale, tout ces indicateurs vont dans le bon sens. »
                a/ N’oubliez pas de regarder par quoi ils sont passés.
                b/ Et vous savez pourquoi ? Parce que, selon les Islandais eux-mêmes … ils ont fait ce qu’a demandé le FMI (horresco referens). Et ça ne passait pas par une nationalisation des banques, hein.

          1. Sémaphore

            Les auditeurs ont joué l’ explication possible aux dès. C’est cette option là qui a surpassé les autres aux points… Il y a quelquefois des explications simples aux phénomènes…. 😥

  10. Roi Heenok

    En dépit d’une politique fiscale musclée, la Grèce est un « paradis fiscal » de fait (on envierait cela en Grance), vu que tout le monde esquive le fisc et tout le monde s’en fout.
    Par contre plus de gens encore qu’en France sont dans le secteur prétendu public. Le reste est acheté par un état providence des plus détendus du chéquier.

    Une dette explosive était absolument imprévisible.

  11. bibi

    Pépère, il est à l’image de l’état français qui se sont tous les deux bien engrècés depuis 2012, mais hélas le temps n’est plus à la pluie pour Flamby mais à la canicule et je crains fort qu’une exposition prolongé à de telles températures n’aboutisse le 6 juillet à un dégrèçage incontrôlé.

  12. Calvin

    Et l’INSEE publié aujourd’hui même un mauvais chiffre : la dette de la France atteint les 97,5% du PIB au 1er trimestre 2015 plus que le fantastique 96,3% promis par le gouvernement.
    Une très belle courbe.

    1. Deres

      Et donc on va prestement emplafonné les 100% de dette brute cette année, ce qu’évite de dire tous les journaux. C’est la dette nette plus faible qui est mise en avant. D’ailleurs, la Cour des Comptes a récemment dénoncé les maquillages comptables pour transférer de la dette sous le tapis (en mettant dans le Plan d’Investissement d’Avenir des dépenses qui ne devrait pas y être).

  13. NicolasPimprenelle

    « Autrement dit, les Grecs ont un bas de laine de plusieurs milliards d’euros en petites coupures, et il sera fort intéressant de voir comment ils vont s’en servir, surtout si le pays voit réapparaître une monnaie locale dont on imagine sans mal qu’elle ne pourra pas rivaliser avec l’euro »

    Je pense qu’ils vont au maximum assurer leur survie, tout simplement.
    Ne vous attendez pas à ce qu’ils achètent des biens technologiques.
    Ils vont avoir tendance à acheter des biens de consommation courante, payer leur loyer pour les locataires, acheter des produits agricoles locaux, de la nourriture qu’ils vont tenter de produire eux-mêmes pour ceux qui ont des terrains.
    Ils vont passer en mode survie, quelque soit le montant de leur bas de lainet et quelque soit la parité entre l’euro et leur future monnaie.

    C’est en gros, ce à quoi nous devons nous préparer en France.
    Perso cette année j’ai agrandi mon potager et je pense l’agrandir encore pour les prochaines années … (Si tant est que l’on puisse encore vivre un tel merdier plusieurs années encore, en France).

    Enfin, je pense qu’il va se passer quelque chose d’assez énorme avant la fin de l’année.

    1. royaumont

      Oui, nous allons voir de grandes choses. J’en suis assez curieux, même si je pressens que je n’en sortirai sans doute pas indemne.

    2. « ils vont au maximum assurer leur survie, tout simplement »
      Bien sûr. L’intérêt n’est pas de savoir exactement ce qu’ils vont faire avec, mais plutôt comment ils vont procéder et la trajectoire comparée euro/nouvelle drachme.

      « Ils vont avoir tendance à acheter des biens de consommation courante, »
      Ca, je n’en suis pas sûr.

    3. Deres

      Il est fort probable, surtout en sachant que de nombreux grecs ont stockés des euros, que les drachmes ne soit pas acceptés pour beaucoup de transactions, ou alors avec une décote en plus de la valeur officielle. Le risque d’avoir un cours officiel de la monnaie et un cours effectif sur place est important.

        1. Deres

          Non, le truc c’est que l’Etat et les salaires seront versés en drachmes mais que ceux-ci ne seront pas toujours acceptés lors des transactions. Certains achats se feront en euros obligatoirement. Comme il y aura un contrôle des changes, il y aura un marché noir de l’euro avec une valeur plus basse de la drachme.

  14. Chieur chiant

    Je ne suis pas calé en économie, je peux même vous assurer que je n’y comprends rien, mais la Commission a accepté la Grèce dans la zone euro, déjà la base est faussée, pour finir en un immense gâchis, nous vivons dans une société de fadas… oú est le bon sens???

    1. bibi

      Le bon sens commande de ne pas faire une monnaie unique dans une zone aussi disparate en terme de niveaux de vie et de compétitivité que l’UE ou les travailleurs ne sont que très peu mobiles à cause de la langue mais aussi des différents systèmes sociaux des états qui font que par exemple cotiser 30 ans en France et 15 ans Allemagne vous assure juste une retraite de misère pour ne citer que cet exemple parmi tant d’autres barrières.

      C’est une bénédiction que la Grèce ait rejoint le festin quasiment des le début (2002 lors de l’introduction des billets le passage à l’euro ayant lui était fait en 1999) ça permettra de mettre fin plutôt à ce Frankenstein économique qu’est l’euro.
      Le rôt aura juste permis à la Grèce de s’endetter bien aux delà du raisonnable en empruntant à des taux allemands, idem pour l’Italie mais en moins grave pour l’instant, trop de maisons en Espagne, toujours plus de fonctionnaires et de dettes en Grance et trop d’usines en Allemagne grâce à une compétitivité acquise pour partie par un euro trop bas par rapport à ce que serait aujourd’hui le deutschemark (dévaluation compétitive du deutschemark par rapport à la peseta, au FRF et la lire), ce qui fait que si l’état Allemand s’y retrouve aujourd’hui le peuple allemand lui ne voit pas les fruits de son travail justement récompensés car rémunéré avec une monnaie sous-cotée.

      1. « Le bon sens commande de ne pas faire une monnaie unique dans une zone aussi disparate en terme de niveaux de vie »
        Vous avez vu le différentiel de niveau de vie entre la Creuse et Paris ? Ou même entre le Nord et Paris (et pourtant, le Nord ne se dépeuple pas). Pourtant, le Franc fonctionnait.

        1. Peste et coryza

          Histoire commune, même religion, même culture, même ethnies, même langue, intégré depuis longtemps, connections économiques, le tout conquis à la force de l’épée et renforcé par la volonté des romains, des rois de France et de la république d’unir tout cela. Avec une monnaie acceptée par la population car échangeable de Lille à Marseille.
          Et toute velléité de sécession a été écrasée dans le sang, ça aide à garder un ensemble uni. Ajoutez à cela l’éducation et le roman national (formate le cerveau des gens, c’est fait pour ça), et voilà !
          Mais vu la situation actuelle, pas sur que ça tiendra encore longtemps.

          1. Bon, tu ne comprends pas plus l’économie que le reste, je crois. L’union latine a très bien tenu pendant plusieurs décennies. Ce n’était pas à cause de ces fadaises, et elle n’a pas été abandonnée parce que ça ne marchait pas.

            1. Peste et coryza

              Tu le dis toi même : elle a tenu plusieurs décennies… à l’échelle historique, c’est pas grand chose.
              En plus, les cours relatifs des métaux fluctuaient, et elle a capoté à cause de la guerre, car les gens thésaurisaient l’or alors que les états émettaient du papier pour financer la guerre et ont même fini par interdire la convertibilité or/monnaie papier (normal).
              Même le Denarius coupé au fer a fait mieux.

              1. Elle a tenu plusieurs décennies, c’est nettement mieux que l’Euro, et c’était avec des pays qui sont très disparates et si elle s’est arrêté, ce n’est pas à cause de la faillite de l’un d’eux. Bref, tu n’en tires aucun enseignement. Business as usual.

                1. Peste et coryza

                  Je ne connais pas bien l’histoire de l’union latine… je suis meilleur en histoire médiévale et antique.
                  Mais ce que j’ai appris, c’est que rien n’est éternel, surtout pas une union monétaire.

                  L’union latine a fait mieux que l’euro, j’en doute pas un seul instant. D’après ce que j’ai pu en lire, c’était mieux ficelé. Mais il n’empêche que la première guerre mondiale l’a coulé. Alors que d’autres unions monétaires ont pu supporter des guerres longues et couteuses.
                  Selon toi, quels enseignements dois je en tirer ?

                  1. « rien n’est éternel, surtout pas une union monétaire »
                    Ni une monnaie en général, nous voilà bien avancés.

                    « la première guerre mondiale l’a coulé »
                    Ben c’est un peu logique vu les acteurs de la guerre et les acteurs de l’union. Ce n’est donc pas un problème intrinsèque de la monnaie.

                  2. gameover

                    « rien n’est éternel, surtout pas une union monétaire »

                    Après le « tout est dans tout »… le « rien est dans rien »

            2. theotimedesavoie

              Cher H16,

              Argument pas de votre niveau. Que je sache entre Paris et la Creuse, il y a un même système économique, fiscal et administratif. En outre, une même langue, une même culture, les mêmes monuments aux morts!
              Allez lire Charles Gave qui a tjs été contre l’euro. Je ne sache pas qu’il soit anti-libéral!

              Non à l’euro, non à l’UERSS!

              Et finalement, vive Tsipras qui risque de nous libérer de ce monstre monétaire totalitaire de gauche…paradoxe!

        2. bibi

          Vous êtes sur?
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Creuse
          Creuse 1954 : 172702 hab => 2008 : 123907 hab -28%
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_du_Nord
          Nord 1954 : 2 098 545 hab =>2008 : 2564959 hab +25%
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l'%C3%8Ele-de-France
          IDF 1954 : 7317228hab => 2008 : 11659260hab +60%
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_France
          A comparer en gardant à l’esprit l’évolution de la population de la France Métropolitaine qui passe sur la même période de 40M à 60M soit une hausse de 50%.

          1. Ben ça confirme ce que je disais : le Nord ne se dépeuple pas, le niveau de vie n’y est absolument pas comparable avec l’IdF, et pourtant, tout le monde avait la même monnaie sans que cela soit problématique. D’après certains ici, c’est impossible.

            1. bibi

              Je persiste et signe qu’il est impossible d’avoir une monnaie FIAT qui convienne à la fois à l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne pays qui représentent à eux quatre les 3/4 du PIB de la zone euro, et c’est bien ce que l’on voit depuis 1999.

              1. gameover

                par rapport au x raisons que tu évoques à 12h20 :

                – niveaux de vie : flingué par la Creuse vs IDF
                – compétitivité : si elle a lieu par la dévaluation elle flingue l’épargne et la consommation.
                – la langue : donc c’est la langue le problème et pas la monnaie. l’anglais est utilisé dans toute l’Asie depuis l’Inde jusqu’au Japon et pourtant ce n’est pas leur langue natale. Et la langue natale des turcs n’est pas l’allemand… et pourtant.
                – les systèmes sociaux : donc ce sont les systèmes sociaux étatiques qui posent problème, pas la monnaie
                – mobilité ; toi même avec la Creuse tu viens de nous montrer que des gens peuvent être mobile pour gagner leur vie.

                Donc le problème c’est la monnaie ! « C’est le bon sens » bibi TM.

                1. bibi

                  Vous pouvez faire les choses à l’envers comme avec le traité de Maastricht en établissant une monnaie unique dans une zone qui ne réunit pas les conditions pour cela et après venir dire que le problème n’est pas la monnaie alors qu’au moment de sa création les données du problème étaient connues.

                  Quand on veut créer une monnaie unique FIAT il faut peut être se préoccuper de faire les choses dans l’ordre, et ne pas s’étonner du foirage total quand on met la charrue avant les boeufs parce que qui dit monnaie unique dit gouvernement fédéral harmonisation fiscale et sociale notamment et ça fort heureusement pour l’instant on y est pas encore.

                  1. sam00

                    Il faudrait surtout qu’il y ai une vraie volonté des peuples d’aller dans la même direction plutôt que de tirer la couverture à eux pour beaucoup d’entres eux. Or c’est loin d’être le cas.

                    Déjà, on partait d’une situation très divergente en termes de systèmes sociaux, ainsi que de lois, normes, et réglementations. De plus les niveau de productivités étaient loin d’être les mêmes.

                    Mais il y avait (soit disant) là volonté d’uniformiser tout cela (façon lit de proscuste je suppose).

                    Comme on l’a vu, le volonté n’était que de façade.
                    Les français avaient compris qu’on allait aligner tout le monde sur leur système social que le monde entier leur envie.
                    Les allemands imaginaient qu’en montrant la voie les autres allaient suivre.
                    Les grecs se disaient qu’étant tous petits, personne ne chercheraient à leur demander des comptes
                    etc etc …

                    Déjà qu’avec un taux de change fixe et de telles disparités de taxes, redistribution, productivité, etc … c’était pas gagné d’avance vu les conditions initiales.
                    Une fois que vous ajoutez que les politiques, une fois signés les traités, sont repartis chez eux et on continué comme avant (interdiction de la libre assurance maladie, taxe par ci, taxe par là, 35h et retraite à 60ans, tout ça …), il ne faut pas s’étonner du résultat de l’expérience.

                    1. sam00

                      Oh, moi aussi!

                      Mais j’ai comme dans l’idée que ce n’est pas se que les politiciens français ont compris … Hélas

            2. Beldchamps

              Le Nord et la Creuse font partie d’un même État, ce qui implique une harmonisation salariale, fiscale et sociale, une solidarité organisée entre les individus via les impôts (et taxes, contributions, cotisations, prélèvements en tous genres), une mobilité certes relative du marché du travail. Nous avons donc tous les ingrédients de la réussite , cf. théorie des chocs asymétriques de Mundell. La bonne nouvelle c’est qu’on a gardé nos banques centrales nationales, comme si on n’y croyait pas …

                1. Beldchamps

                  Un doute m’assaille … »bel et bon »… J’avais pris cette remarque comme purement fortuite mais elle coïncide à merveille avec un de mes anciens commentaires sur l’accord du masculin au féminin. Quel génie !

              1. MadeInCH

                Si seulement ça pouvait marcher…
                De la solidarité Européenne! De la Vraie!
                Sans passer par des banques, des politichiens!

                Et si ça marchait, que feraient les grecs?

                En profiteraient-ils pour reaprtir aur un bon pied?

                Ou bien pour réemprunter, paske les gentils gens vont l’aider si ça plante encore?

                1. Black Mamba

                  Cela ne peut pas marcher, c’est juste une échéance parmi tant d’autres … Si la Grèce ne peut payer aujourd’hui, elle ne pourra pas payer demain non plus …

  15. sam00

    J’ai une question complètement idiote qui me trotte dans la tête depuis quelques jours.

    Sachant que l’on a fait disparaître le code pays sur les billets en euro et que même si il reste les codes imprimeurs:
    https://en.wikipedia.org/wiki/Euro_banknotes#Printing_works

    Qu’est ce qui va empêcher la banque de Grèce d’imprimer des faux-billets (y’a pas d’autre mot) qui auront l’air aussi vrai que les vrais? Dit plus simplement: qu’est ce que l’on fait si la banque de Grèce décide de faire tourner la planche à billet (la vraie, celle qui débite du papier à chiotte) sans se soucier de ses partenaires?

    Vu que ce sont des bons gros cocos bien rouges à la tête du pays, je ne serais pas étonné si il avaient une idée du genre :
    « foutu pour foutu, on va en profiter pour faire s’effondrer cette pourriture d’Europe Capitaliste vendue au Néolibéralisme, comme ça ont pourra construire la glorieuse révolution sur les cendres des capitalistes »? (ok ok j’en rajoute)

    J’avoue que je ne vois pas trop comment on peut faire si ils se mettent à imprimer des masses de « faux billets » et font des lâchés par hélicoptère (mode B2) …

    Vos idées?

    1. sam00

      Au passage, si ils se mettaient à imprimer comme des malades, ont est au moins rassuré: grâce à Sapin, ils auraient du mal à venir les dépenser en France du fait de la limite à 1000€ pour les paiements en espèces.

      Au passage, au détour d’un article, on découvre que la lutte contre le terrorisme à déjà fait long feu :
      http://www.boursier.com/actualites/economie/les-paiements-en-cash-de-plus-de-1000-euros-seront-bientot-interdits-28447.html

      Par contre, je ne comprend pas bien l’histoire du planfond de 500€ pour le paiement des métaux que l’on semble avoir supprimé. Quel est le but? permettre d’acheter de l’Or rapidement et sans trace? Où faciliter la vie de la famille en cuivre quand elle a du câble tombé du camion à revendre?

  16. Bernard

    Gouroutoumou déclarait en 2012 que le déficit de la France serait ramené à 91,5 % du P.I.B. en 2015.
    On constate qu’il a une nouvelle fois dérapé à 97,5% (Et ce malgré les taux à 10 ans exceptionnellement bas).
    Si à cela on rajoute les 60 milliards de la petite sauterie grecque.
    On arrive tout doucement mais surement à 100,76%

    1. sam00

      Vous ne voyez pas combien cela est fort commode?

      Comme Karcher 1er qui justifiait le dérapage budgétaire en utilisant la crise comme bouc émissaire,
      Molande nous expliquera que le dérapage du déficit, c’est tout la faute à la Grèce.

      Et comme le peuple ne sais pas compter et s’en moque dès que c’est des grands chiffres, on continuera comme devant lors de la prochaine élection. Soit Molande sera réélu, et il accusera ses prédécesseurs et la Grèce d’avoir laissé des tonnes de dettes. Soit il sera battu, et son successeur accusera la Grèce et les prédécesseurs …

      Business as usual

  17. MadeInCH

    Ben voilà!
    J’en étais sûr!
    Ce ne sera pas un officiellement un « défaut » au sens habituel du terme!

    « Pour Simon Smith, analyste chez FxPro, le non-remboursement au FMI «ne constitue pas un défaut, au sens où cela ne provoquera pas de voir la note de crédit du pays passer à une situation de défaut étant donné que ce ne sont pas des sommes dues sur des obligations mais à une institution internationale». »
    http://www.lematin.ch/economie/direct-c-jour-j-grece/story/31211475

    Donc, c’est pas grave.
    Et il n’y aura PAS de déckenchement des CDS.

    Tout va bien, dormez, braves gens.

  18. Adolfo Ramirez Jr

    Bon! Au train ou vont les choses, qui a envie de monter une petite filière d’importation d’Au direct petit producteur péruvien?

  19. sam00

    HS … mais :

    Pendant ce temps, en Fraônce, le ciel est bleu, et c’est donc l’heure du festival de la merguez :

    – Grève MyFerryLink: Tunnel sous la Manche : pas d’Eurostar « jusqu’à nouvel ordre »
    http://www.europe1.fr/economie/tunnel-sous-la-manche-pas-deurostar-jusqua-nouvel-ordre-1362692

    A noter que l’efficacité de l’action des taxis a bien été comprise. Je cite :
    « Les marins brûlent des pneus et tentent de démonter les rails. »

    – Grève dans les crèches à Paris : 49 établissements fermés
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/greve-dans-les-creches-a-paris-49-etablissements-fermes-29-06-2015-4904687.php

    – Grève des contrôleurs aériens le jeudi 2 et le vendredi 3 juillet : des perturbations à Orly et Roissy
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/greve-des-controleurs-aeriens-le-jeudi-2-et-le-vendredi-3-juillet-des-perturbations-orly-et-roissy-759827.html

    – Assurance retraite : à Périgueux, les agents de Carsat en grève mercredi
    http://www.sudouest.fr/2015/06/30/assurance-retraite-a-perigueux-les-agents-de-carsat-en-greve-mercredi-1977523-5458.php

    Et il y en a d’autres ….
    C’est normal, il fait beau, ils vont quand même pas travailler non?

    1. DoS

      Ils ont Neutralisé deux dangereux capitalistes et magouilleurs pour une société inconnue : uber.

      Pendant ce temps l’Etat peut refiler des licences aux Taxis pour un bouchée de pain.

      Atlas Shrugged est là !
      Faites réviser vos voitures….ou achetez des armes et des boîtes de conserves.

      1. vegeta

        La France est en alerte attentat, et l’ennemi c’est le patron, l’hétéro, celui ou celle qui pense par lui même, celui qui possède un peu de richesse ( à partir de 4000 euros vous êtes un traitre à la nation et hollande ne vous aime pas)

        1. Mickey Mahousse

          On dira ce qu’on voudra, mais la réforme du collège H16 powered, mode « schlague », c’est d’une efficacité totale !

  20. Karamba!

    C’est drôle que ce soit une ordure comme Junker qui incarne l’Europe et sa défense. Ca inspire vachement confiance, ça donne vraiment envie de dire oui…

  21. lxy

    On entend de tout chaque jour à propos de la Grèce : du superficiel, du démagogique, du ridicule, du comique, du tragique, de l’idéologique, du politique , du larmoyant, du pathétique, mais très rarement de l’arithmétique. Si je croise comme info celle donnée par h16 ici et celle que j’ai lu par ailleurs (20 millions de touristes pour un pays de 6 millions d’habitants (sauf erreur) ce serait l’équivalent pour la France de 200 millions, une paille!. Or l’activité touristique est principalement réglée en liquide, donc non déclarée. Pratiquement pas d’impôts, pas de Tva, des « inputs » de faible coût. Résultat : des bénéfices énormes sous forme de liquide dont une partie , mais une partie seulement se retrouve dans le circuit bancaire et encore moins dans les recettes fiscales de l’Etat. Conséquense statistique : revenus moyens très faibles « officiellement », mais en fait importants. Les suventions européennes sont donc venues principalement abonder le traitement des fonctionnaires, qui ont augmenté de 30% en 10 ans (alors qu’on nous fait pleurer sur ces salopards du Fmi qui voudraientt les faire baisser de 15% : 30 – 15 ça fait quand même 15 qui restent) Idem pour les retraites.
    On peut faire un parallèle avec la Corse qui d’après l’Insee apparaît comme l’un des plus pauvres des départements français; Mais par ailleurs c’est celui ou la circulation monétaire sous forme de billets est la plus élevée, et de loin , de tous les départements. Où les montants d’épargne bancaire battent des records, où les conseillers financiers des établissements bancaires croulent sous les demandes de placement d’argent liquide, où la puissance moyenne des automobiles est la plus élevée (il suffit de comparer le parc automobils des étudiants corses sur le parking de l’Université de Corte, avec celui des étudiants rennais, c’est édifiant). Et la Corse, comme la Grèce bénéficie de subventions nationales et européennes colossales, pas perdues pour tout le monde.
    Je pense que les experts du Fmi (surtout eux) qui ne sont pas des rigolos savent tout ça beaucoup mieux que nous et ne sont donc pas disposés à se faire, une fois de plus, « empapaouter » par les Grecs; Pendant que d’autres nous sortent leurs mêmes violons, qui ont tellement servis, de la misère, de la détresse et de la solidarité pour ces pauvres Grecs.

        1. Aristarkke

          Officiellement, il y aurait de l’ ordre de 85M de touristes annuels en Grance. Mais le panier moyen d’ iceux est nettement plus faible que dans d’autres pays comme l’Espagne ou Portugal ou Italie. C’est parce que la Grance fait de la gonflette avec la définition de touriste où elle englobe ceux qui sont en transit de quelques heures à Roissy. En revanche, étonnamment, l’ administration qui devrait être en charge de ce secteur dans notre Ripoublique Soviétique Compatible, n’est pas et de loin la plus fournie. Ce qui semble correspondre au décalage entre la réalité réelle et sa version en mode Potemkine…

  22. DoS

    Je cherche un lien,
    une ligne de cohérence. A priori il devrait exister une certaine cohérence entre l’ecologie mondiale, Kim jung one, Hollande, Valls, mario, les terroristes, l’Euro, la Grèce….les USA.

    Comment est ce possible d’etre dans un tel bordel mondial ?

    Si qq’ un ou une à une théorie, même « debile », je prends.

    1. sam00

      Quand ils s’appellent au téléphone, ils hurlent Wazaaaaaaaaa

      Ensuite, ils se lancent des défis pour voir qui arrivera à faire passer la plus grosse connerie pour une chose très intelligente par exemple … ou, suivant les différentes sensibilités, celui qui arrivera à faire passer dans la presse l’exécution la plus sordide (point bonus si la vidéo est diffusée à une heure de grande écoute) …

      Sinon, on peut aussi émettre l’hypothèse que la maladie de creutzfeldt jakob a fait plus de ravages qu’annoncé.

      Où tout simplement qu’ils sont incroyablement cons … c’est pas mal ça aussi …

      1. DoS

        +2
        Car Dieu est à priori exigent. Il nous demande beaucoup de choses:

        – de l’écologie
        – du terrorisme
        – du communisme

        Je pense que c’est peut être finalement l’humain qui déteste l’image de devenir bon. Ça l’effraie, du coup, il préfère la guerre, la mort, la misère sociale.

        Et Dieu la dedans….je crois qu’il en a rien à carrer de notre misérable existence pathétique . Imaginez, si il y avait un Dieu !! Mdr.

        Il serait Mdr avec nous.
        Ou alors peut être sommes nous les bouffons de Dieu

    2. sam00

      Ou alors, c’est peut-être par peur face à l’ascension fulgurante de la chine?
      Il se disent: les chinois ont déjà les usines, que va-t-on faire si ils ont en plus la monnaie de réserve mondiale?
      En plus on comprend pas s’qu’ils disent

      Alors, il font des réunion en secret pour trouver des stratégies de déstabilisation du monde, cela de façon à amener les peuples à penser qu’il faut créer une nouvelle monnaie unique mondiale.
      Lors de la dernière réunion, l’un d’eux à eu l’idée de fusionner l’euro, le rouble et le dollar …

      Comme ça avec une monnaie qui s’appellerait l’EuRoubLar, tout les citoyens sauraient à quoi s’attendre? 😉

    3. greg

      Ils, les dirigeants, ne sont peut-être pas de plus en plus cons, mais ils s’adressent à une population de plus en plus conne.
      C’est pour cela qu’il sont encore en place, sinon la population les débarqueraient (dépédaloraient ?) fissa.

      Ma théorie perso : le monde occidental est remplis d’individualistes égoïstes qui veulent tout, tout de suite. Cela a presque fonctionné ces 30 dernières années, mais la mariée était trop belle…

      Anecdote certes, mais je croise de plus en plus de jeunes cet été avec un tattoo
      Carpe Diem.
      J’y ajoute le Today is life, tomorrow never comes des hippies, et je vois les forces vives de mon pays, les 20-30 ans, occupés à se shooter aux loisirs. Je doute que cela ne nous mène bien loin…

  23. Rillettes et politique

    J’aimerais prendre la défense de la Grèce.
    En Grèce, une partie de la population a bien profité de l’euro: les fonctionnaires en particulier. Pour le reste…Pas mieux pas pire qu’avant. L’industrie grecque est quasiment morte aujourd’hui. Seuls métiers restants: fonctionnaires, tourisme, un peu d’agriculture.
    Personne ne payait d’impôts en Grèce. Maintenant, hors église et armateurs, tout le monde s’y met. Pour éviter le black, une loi précise que l’on peut refuser de payer un bien ou un service si le marchand refuse de délivrer un ticket de caisse/une facture. De très importants efforts ont été faits en terme de recouvrement de l’impôt.

    Oui, les grecs ont bien profité…comme les français! Non mais regardez nos fonctionnaires genre Hidalgo avec leur retraite à 55 ans etc…
    Maintenant, la Grèce est entrée dans l’euro avec des comptes faussés. Au manettes: Draghi, aujourd’hui directeur de la BCE.
    En 2011, quand la Grèce aurait dû faire défaut auprès des banques privées, qui avaient prêté à qui mieux mieux à ce pays en sachant son état (mais en pratiquant des taux énormes et en se gavant), il a été décidé de transférer cette dette au public! Si je prête 1000€ au glandouillard du coin, personne ne me plaindra ou prendra ma défense si il ne me rembourse pas…Là c’est pareil!
    Les banques se sont donc débarrassées de leurs dettes pourries, ont liquidé leurs positions les plus risquées (coucou le Crédit Agricole!)…puis se sont mises à prêter à la Grèce à nouveau à taux quasi usurier, faisant exploser le coût de la dette! Dette transférée à tous les contribuables…

    Alors oui, la Grèce a triché, a fraudé…Mais ceux qui leur prêtaient le savaient très bien. Le risque se paie. Eux ils prennent zéro risques, et encaissent le coût du risque, en en faisant peser les mauvais côtés sur le dos du contribuable.

    Oui les Grecs ont fraudé. C’est bien facile de dire qu’ils ont fraudé. On est mieux en France, avec le black, les fonctionnaires, l’argent gratuit? Sûrement pas! Vous aimeriez que l’on vous accuse d’être un fraudeur, qu’on vous fasse payer tout et n’importe quoi sous prétexte que le branleur du dessous est une fainéasse qui cumule les aides? Je ne pense pas. Là c’est ça qui se passe en Grèce. Quand il y a eu l’article sur le seul et unique gars qui a payé la taxe sur les petites surfaces à Paris, tout le monde a rigolé. Si personne ne payait, si vous n’aviez aucun risque, vous les payeriez vos impôts? Non, et vous vous moqueriez de ceux qui le font.

    Maintenant qui paie? Les fonctionnaires, un peu et c’est normal. Les gens du privé, énormément, alors que ce sont eux qui en ont le moins profité. Ceux qui se sont gavés? Ils continuent à se gaver, et avec votre fric.

    C’est facile d’agiter le chiffon rouge du « ils ont fraudé ». Mais qui a complètement pipé les dés, raflé la mise, et vous a complètement endettés (48 milliards pour la France)? Qui a joué avec risques et vous en a transféré les conséquences? Bordel on est en pleine connivence là, et tout le monde râle sur le restaurateur grec qui se fait payer en cash (et qui le fait de moins en moins, les grecs jouent le jeu actuellement).

    Je connais des grecs, des potes d’études. Un est parti. L’autre vit carrément dans la misère maintenant. Cette fille, elle ne méritait pas ça. Elle elle paie à mort. C’est horrible ce qu’elle a vécu depuis 2011, c’est inhumain. Mais elle joue le jeu. Faut pas croire, ils sont conscients des histoires de fraude ect, ils voient le problème! Là ils savent qu’ils sont en excédent primaire (comme quoi il y a quand même de scarés efforts qui ont été faits, on en est loin en France!), mais ils ont l’impression que malgré les efforts faits, ils ne s’en sortiront jamais.

    Et ça nous attend aussi. Dans quoi, cinq ans? Il faudra qu’on paie notre dette, et celle des grecs (et peut-être d’autres). Pour ceux qui ne peuvent pas partir, vous serez étouffés comme les grecs. Actuellement, vous savez que le gouvernement distribue de l’argent gratuit clientéliste, vous n’en profitez pas, vous payez un max d’impôts. Et c’est déjà sur vous que ça tombe quand les impôts augmentent, et ce sera pire. Ca vous plaira qu’on vous dise que c’est bien fait parce que vous êtes un fraudeur? Il faut peut-être commencer à réfléchir à ça, et voir si c’est vraiment ça qu’on veut.

      1. Rillettes et politique

        Mine de rien ils ont levé plus de 400 000€ en quelques heures. Impossible de donner maintenant, le site est down…
        Finalement ça paraît dérisoire, 3€ par européen pour arrêter tout ce cirque (et éventuellement éviter une nouvelle crise style 2008).
        Après, cela ne change rien au fond du problème, cela le reporte juste sur un autre (et plus gros) pays.

        1. gameover

          Ah bah R&P le niveau s’arrange pas…

          … et ça fait même que 15 cents par doigt ou orteil d’européen… les 500 millions d’européens hein… les roumains, les lituaniens, les polonais, les vieux, les jeunes, ceux qui viennent de naître… Pourquoi s’arrêter d’ailleurs à l’europe… ça ferait 2 centimes par doigt si on prend la planète.

          C’est sympa d’ailleurs d’avoir mis les anglais dans la boucle alors qu’ils ne sont même pas dans l’euro ni dans le mécanisme du MES…

          … et toussa juste pour 1.6 milliard alors que la dette est de plus de 320Mds soit 200 fois plus… et là ça fait 600 euros par européen et donc 2400 euros pour un couple avec 2 enfants.

          Vous êtes un guignol… et le pire c’est qu’avec de telles façons de présenter les choses, les gens vont vous suivre : la majorité sont des cons avec des idées alakon et c’est pour cela qu’on en est là

          1. Rillettes et politique

            C’est quoi que vous ne comprenez dans « cela ne change rien au problème »? Je parle justement du succès de la campagne qui s’explique par une « idée à la con ». Que tout va s’arrêter si chaque Européen donne 3€, alors que c’est faux. Tout ce bordel est en énorme partie dû au fait que les gens ne comprennent rien à ces histoires de dette, ont été éduqués à ne rien comprendre, et veulent toujours croire au « demain on rase gratis » (ou pour 3 euros ici).

            1. Bonsaï

              Et que toute cette affaire n’est qu’un énorme jeu de dupes, un montage financier à l’échelle d’un sous-continent. Une expérience délirante en temps réel…

            2. gameover

              R&P c’est le « Mine de rien » et le « Finalement ça paraît dérisoire, 3€ par européen » qui m’ont fait penser que vous trouviez que c’est une bonne idée.

              Mine de rien : 400,000E sur 1.6Md ça fait 0.025% et 0,000125% de le dette totale de la Grèce.

              « Finalement ça paraît dérisoire, 3€ par européen.. » : c’est comme cela que l’on introduit de nouvelles taxes.

              Même en relisant votre commentaire de 0h15mn j’ai l’impression de lire quelqu’un qui trouve que c’est une bonne idée…

              1. Rillettes et politique

                Voici l’argumentaire de la page:

                « €1.6bn is what the Greeks need. It might seem like a lot but it’s only just over €3 from each European. That’s about the same as half a pint in London. Or everyone in the EU just having a Feta and Olive salad for lunch.

                So come on, order a Feta and Olive salad, maybe wash it down with an Ouzo or glass of Assyrtiko greek wine and let’s sort this shit out. « .

                D’où mon commentaire…

                1. gameover

                  Oui R&P ils ont le droit d’écrire ce qu’ils veulent, le message est très bon, mais c’est de votre commentaire dont je parle et qui semble optimiste pour partie.

                  Ca me rappelle quetout petit (3 ou 4 ans) je me disais que si chaque français me donnait juste 1FF alors je serais tranquille jusqu’à la fin de mes jours… et puis j’ai appris que le loto existait déjà…

                  1. Rillettes et politique

                    Je sais pas où ils en sont, mais en quelques heures plus de 40 000 personnes pensaient sauver la Grèce et le système de dettes en filant quelques euros…C’est ça que je voulais souligner. Sans comprendre que ça ne changeait rien au problème, voir l’amplifiait.

                    1. gameover

                      Ca prouve juste une chose c’est qu’il y a des gens qui pensent que l’on peut vider un lac avec une petite cuillère… et ,50,000 abrutis, tous ne se sont pas fait connaître on dirait… nous on en a18 millions.
                      Je suppute aussi qu’ils se donnent bonne conscience car si le quota n’est pas atteint mardi alors ça ne coutera rien à personne

                    2. Black Mamba

                      Le compteur est en ce moment 950 550 euro.
                      Ça laisse songeur tout de même , cette somme me suffirait pour être accepté en Australie comme investisseur potentiel ou jeune retraitée .
                      Pourtant je me vois mal faire un appel en ligne pour défendre ma cause . Snif …

                    3. gameover

                      Super, ça fait 0.0019E par européen… mâme pas 1 cent, même pas 1/2 cent ! Ca va peut-être donner la mesure à certain de ce que ça fait 1Md d’euro…

    1. gameover

      Tout ça pour dire ça… on dirait qie vous vous adressez à une classe de CE2… et entre parenthèses vous avez écrit un paquet de conneries sur la dette et les renégociations…

      1. Rillettes et politique

        Le fameux cut off de 50% sur les dettes privées? Arrivé après avoir laissé des mois aux banques pour se retourner et faire leur beurre en prêtant à court terme à des taux délirants? Je me souviens bien de cette époque, j’hallucinais tous les jours…Franchement si avec des taux pareils elles n’ont pas fait leur blé, c’est qu’elles avaient vraiment des gestionnaires de m…

        1. gameover

          Ce commentaire montre que vous n’avez aucune idée de la façon dont s’établit le taux d’une obligation sur un marché… et donc un taux ne peut pas être délirant…

          1. Caton

            Il y a trois faits incontestables : les banques ont prêté à la Grèce en connaissant sa situation. Une partie importante des pertes des banques ont en fin de compte été assumées par les contribuables européens. Et les Grecs remboursent aujourd’hui l’argent emprunté par leurs politiques pour acheter des voix.

            Notre situation, en tant que Français, n’est hélas pas très différente. Et ne me dites pas que les Français auraient dû voter autrement : on a vu avec le référendum de 2005 ce qu’il en est.

          2. Rillettes et politique

            Mes cours remontent effectivement à quelques années. La notion de risque était bien présente. Si on s’en tient à la théorie, c’était sous-pricé. A cette période là, mais surtout toutes les années précédentes (comme pour l’Espagne, le Portugal, ou la France actuellement).
            Le marché est totalement faussé, la notion de risque est totalement faussée.
            Si l’on s’en tient à la théorie, les banques auraient dû prendre leurs pertes en 2010.

        2. lxy

          Si vous avez des économies et qu’un copain fauché, pas très sérieux, vous demande de lui prêter de l’argent, vous lui prêtez à 0.5% ou à 15 % pour couvrir le risque d’un non -remboursement? (oui je sais avec vous ce sera 0% parce que vous êtes un brave type) .M. Melenchon et ses amis se répandent partout pour dire que les banques se sont « gavées ». Auraient-ils accepté,eux, de prêter à l’Etat Grec pour aujourd’hui s’entendre dire « désolé M. Melenchon y’a plus rien dans la caisse pour vous rembourser » ?

          1. Rillettes et politique

            On est en plein dedans…Les banques n’auraient pas dû prêter, ou à des taux beaucoup plus forts (ce qui aurait diminué les velléités de distribution d’argent gratuit) bien avant 2010…
            Toujours cette notion de risque (ou de perte d’opportunité c’est selon).

    2. Je travaille avec des Grecs tous les jours. Ce ne sont pas des branleurs. Il n’empêche : la majorité des Grecs a porté les gouvernements successifs au pouvoir qui ont foutu la Grec dans le trou. Ce n’est ni par hasard, ni un malentendu. Ce sont bien les Grecs qui sont responsables de leur situation, pas les autres Européens.

      Et savoir que les Français sont dans le même cas ne change rien : oui, ce qui arrive au Grec est un retour normal des choses, et oui, ça va arrive aux Français et ce sera bien fait pour eux. Les uns comme les autres l’ont réclamé.

      Ceux qu’on peut plaindre, ce sont ceux qui ont, de tous temps, dit que tout ceci allait se produire. Mais ceux-là sont très minoritaires et déjà conspués. Ils ont l’habitude.

      1. Caton

        Vous avez voté pour la constitution européenne en 2005 vous? Moi pas. La majorité des Français n’en a pas voulu. Et donc on l’a eue quand même, juste avec un nom différent.

        Les enfants croient au Père Noël et les adultes votent, disait Desproges.

      2. Rillettes et politique

        Une seule question: que pouvions-nous faire pour éviter cela? Cette gabégie d’argent public? Tout ce bazar?
        Voter? Pour qui?
        Ceux qui ne voulaient rien de tout cela n’ont eu aucune marge de manoeuvre, aucun moyen d’action. En France comme en Grèce. Même le départ à l’étranger risque de ne pas suffire: en 2011 déjà, les textes étaient dans les cartons pour que les français de l’étranger paient la différence entre les impôts payés dans leur pays d’adoption et ceux qu’ils auraient dû payer en France avec leur salaire. Ca reviendra vite…

        Juste un vieux souvenir: en primaire on nous avait distribué, avant Maastricht, un livret expliquant pourquoi l’Europe et l’Euro (l’Ecu à l’époque) c’était trop bien…Si ce n’est pas de la propagande.

        Grecs, français sont éduqués au culte de l’argent gratuit depuis des décennies. Les contribuables français e grecs doivent-ils être les seuls à payer tout cela? C’est vaguement la question là…

        1. Caton

          La réalité est qu’on ne peut rien faire, sauf se sauver vite et loin à la première opportunité. Pour sauver le pays c’est trop tard

        2. Beldchamps

          Itou, même en primaire j’étais capable de comprendre que c’était de la propagande, dommage que je n’avais pas l’âge de voter en 1992.

    3. theo31

      « Personne ne payait d’impôts en Grèce. »

      Si c’est vrai, comment l’Etat grec fait-il pour dépenser près de la moitié de la richesse produite dans le pays ?

  24. Alzheimer

    Question.

    Un gentil Grec possède aujourd’hui une assurance-vie de 150k€.
    En cas de grexit et apparition d’une neo-drachme, rapidement dévaluée (-20% -40% ?), qu’est-ce qui lui reste ?

    1. Rillettes et politique

      Le gentil grecque vient d’avoir plusieurs semaines pour retirer en cash/transférer sur un compte à l’étranger son magot (ce qu’ils sont nombreux à avoir fait visiblement). Il lui reste 150k€ qui valent rapidement beaucoup de drachmes.

  25. hop hup

    La salle d’audience de la cour du district de La Haye ne devrait pas revivre une telle effervescence de sitôt. Mercredi 24 juin, dans l’enceinte exceptionnellement bondée de ce tribunal, la justice a ordonné à l’Etat néerlandais de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le pays d’au moins 25 % d’ici à 2020 par rapport à 1990, donnant raison à l’ONG de défense de l’environnement Urgenda, à l’origine de cette action en justice. La décision, lue devant des dizaines de plaignants, fait date.

    « C’est un jalon dans l’histoire de la législation sur le climat, mesure Wendel Trio, le directeur Europe du collectif Réseau Action climat. C’est la première fois qu’un gouvernement est ordonné de relever ses ambitions climatiques par un tribunal. » « La décision est historique, on franchit un cap dans la construction d’une justice climatique », confirme le spécialiste du droit de l’environnement Laurent Neyret.

    « Depuis le début des années 2000, une dizaine d’actions sur le thème du réchauffement climatique ont été intentées en justice aux Etats-Unis, poursuit le juriste français. Aucune d’elles n’a abouti, les juges considérant systématiquement qu’il n’était pas de leur ressort de traiter de ces questions. » Une analyse réfutée par le tribunal de La Haye. Pour les trois juges en charge du dossier, les effets dévastateurs des émissions polluantes ont bien été prouvés scientifiquement, le gouvernement doit donc agir pour protéger ses citoyens : L’Etat doit « faire plus pour contrer le danger imminent causé par le changement climatique, étant donné son devoir de protection de l’environnement ».

    ho spinouze voila qui va donner de mauvaises idées a nos écolos d’ici

    1. gameover

      Il semble que le jugement se réfère aux engagements signés par les Pays Bas lors des différents protocoles sur le climat (Kyoto, Rio etc…) en les qualifiant de traités. Je ne sais pas comment ça se passe aux Pays-Bas et si ce traité a été ratifié par leur parlement et quelle valeur il a donc.

      Si cet exemple pouvait éviter de faire signer n’importe quoi aux gouvernements lors de tels sommets ça serait bien… surtout que sur celui de Paris en cette fin d’année nul doute que les engagements ça va être niveau turbo-lol vu comme c’est parti.

      1. Black Mamba

        Calvin fait dans le subtile, dans la légèreté, dans la finesse tandis que d’autres font dans le gras, la lourdeur et du vulgaire …
        Rien de comparable 😈

          1. Black Mamba

            Ton ode est fort joli mais comme toujours ton interprétation est erronée, mais il se peut que se soit ta façon d’appeler ton bien aimé …

  26. lxy

    Touta la Presse française cherche les boucs émissaires de la crise grecque, fidèle à ses habitudes et à son idéologie. Et si le vrai et le seul coupable était tout simplement l’Euro. Vous faites entrer un pays à faible niveau de technologie et de performance industrielle dans un ensemble où des géants mondiaux de l’industrie existent déjà…des pans entiers de son économie disparaissent illico. Parallèlement sous prétexte de « rattrapage » vous inondez le pays de subventions européennes. dans un pays dirigé par des démagogues et des corrompus de tous bords,ces sommes gigantesques se retrouvent dans un premier temps dans des augmentations de salaires et de postes dans la fonction publique, qui se retrouvent dans le circuit de la consommation, Le déficit commercial et public explose (en moyenne 12% de déficit public entre 2000 et 2008).Pas de problème on fait marcher la planche à emprunt dont les niveaux de prêts sont très bas…et attractifs. Au diable l’avarice. Arrive la crise de 2008. Tout le système bancaire mondial menace de s’écrouler; On se rend en compte que le système de garanties(cds) qui soutient ce château de carte des subprimes ne peut pas tenir. Les banques européennes sont menacées – non pas par des prêts immobiliers à des acheteurs de maisons fauchés américains (subprime) – mais à des états européens fauchés . Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on fait appel au pompier de service européen, la Banque Centrale Européenne, comme le fait la FEDdu côté américain. Et là miracle ! la BCE peut prêter allègrement à fonds perdus sans avoir à s’encombrer de garanties formelles. La machine du financement de l’Etat grec (et autres) repart alors de plus belle….et ça fait 5 ans que ça dure. Le petit caillou dans la godasse de ce merveilleux système de Ponzi, c’est le FMI. Le FMI, organisation largement contrôlée par les Etats-Unis a des statuts rigoureux, contrairement à la BCE qui n’en a plus. En cas de défaut d’un état débiteur le FMI est tenu, juridiquement, de déclencher un certain nombre de manoeuvres de sauvegardes, lesquelles techniquement déclenchent des « défauts de paiement », qui déclenchent à leur tour des appels de garanties auprès d’autres banques et assurances qui ne disposent évidemment pas des réserves prudentielles correspondantes (cf supra la Deutsche bank).
    Inutile de dire que l’Europe continuera son « soutien abusif » à la Grèce aussi longtemps qu’il faudra, car Il ne faudrait surtout pas que les citoyens européens découvrent le pot-aux-roses de l’Euro qui est la principale source de leurs problèmes.

    nb – les secteurs économiques qui ne sont pas en concurrence frontale avec celle des économies des pays forts continuent à fort bien se développer, comme c’est le cas du tourisme en Grèce. Ce n’est pas demain que l’on verra fleurir dans la Baltique des îles Ioniennes ou Eoliennes paradisiaques baignées de soleil dans un cadre idyllique!

    1. gameover

      C’est super facile de dire c’est la faute à l’euro.
      Pourquoi ne pas dire aussi quand on est obèse que c’est parce que la nourriture est trop grasse, trop sucrée, trop salée. En l’écrivant ainsi vous remarquerez que j’ai éludé le fait que c’est moi qui fait le choix d’acheter cette nourriture comme si c’était le seul choix que j’avais. On retrouve ce même raisonnement à tous les niveaux : il y a des accidents car les voitures sont trop puissantes (on oublie le conducteur), même chose pour les inégalités, l’insécurité etc…

      1. Rillettes et politique

        Vous avez un certain niveau en économie. Ce n’est pas le cas de tout le monde. De plus, il y a une propagande clientéliste terrible depuis des décennies sur le « c’est gratuit » ou « c’est pas cher ».
        Parlons tabac (où les effets physiques ne sont pas visibles immédiatement): l’individu qui fumait dans les années 40/50, à qui l’ont disait que le tabac ne présentait aucun risque (voir avait des bénéfices), se rendait-il compte qu’il se pourrissait la santé?
        S’il n’y avait pas cette fichue propagande, cette inculture économique organisée (vous avez déjà lu un cours d’éco de lycée?), ces fausses promesses, je suis d’accord, chacun serait pleinement responsable.
        Là, vu l’état des choses…Combien de français comprennent que l’on dépense plus que l’on ne gagne depuis plus 40 ans? Que l’Etat emprunte pour boucler son budget? Le gars qui râle parce que la piscine n’est plus gratuite pour le petit dernier comprend-il qu’elle n’a jamais été gratuite? Qui l’a un jour dit et expliqué?
        Si ces concepts étaient maîtrisés (et que l’on mettait autant d’énergie à les faire maîtriser qu’avec le manger/bouger), pensez-vous que les français feraient forcément les mêmes choix? Je ne crois pas…de ce que je vois, on est tout de même loin des américains en matière de surendettement au niveau domestique, les français épargnent…S’ils comprenaient ce qu’est vraiment la dette, pas sûre qu’ils continueraient à voter pour le rase gratis.

        1. gameover

          Assez marrant de défendre la propagande anti-tabac, celle qui informe les gens, et de fustiger la propagande étatique (tout gratuit). Faudrait voir à être cohérent.

          Vous identifiez mal le problème car vous comptez les victimes d’un coté mais pas de l’autre. Et vous analyser des conséquences pour y remédier au lieu de remonter aux causes.

          Personne n’avait intérêt à contredire les assertions des marchands de tabac : pas l’état grâce aux taxes, pas les medias grâce à la publicité, pas les assurances sociales car collectives.

          Maintenant ce n’est pas exactement une histoire de maitrise des concepts, mais plutôt que 2/3 des gens profitent de privilèges dans le sens où ils sont bénéficiaires net du système, souvent avec très peu et c’est ce qui fait que si le petit dernier n’a pas droit à la piscine gratuite alors la famille bascule de l’autre coté.

          Pour ce qui est de l’épargne il faut faire gaffe dans l’analyse : si les gens épargnent c’est aussi parce qu’ils n’ont pas confiance dans l’avenir. Et à ce titre il faut croire que l’ensemble des français est plus intelligent que l’on pourrait croire puisque les hausses d’impôts avaient été anticipés dès 2007 par une stagnation et un retournement de la consommation et une hausse de l’épargne, celle calculée sur le revenu disponible.

          Pour ce qui est des US qui épargnent peu, ne pas oublier que leur système de retraite est un peu moins pourri que le nôtre… donc ils ont plus confiance.

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